DarkyBlog

L’antre du Loup, façon Nofrag le blog de DarkWolf.

[PC]Blue Estate

Dimanche 23 octobre 2016 à 8:59

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INTRIGUE : “Blue Estate”, c’est l’histoire d’un fils à papa de la pègre qui va se mettre dans une sacré merde, et va causer des ravages tout le long de sa pseudo rédemption. C’est aussi l’histoire d’un ex-forces spéciales, embauché pour réparer les bourdes du fiston. Et au milieu de tout ça, un cheval : Blue Estate…

GAMEPLAY : “Blue Estate”, c’est du rail shooter, dans la pure tradition du genre. Si vous avez connu “Time Crisis”, “House of the dead” ou encore “Virtua Cop”, vous savez de quoi on parle.
Jouable à la manette, mais aussi au combo clavier/souris, voire avec des pistolets factices spécifiques, votre but sera de tirer sur tout ce qui bouge à l’écran, les ennemis bien évidemment, mais pas seulement, certaines parties du décor permettant des interactions, ou encore des easter eggs disséminés un peu partout, et gonflant votre score une fois explosés.
Viser et tirer ne sera pas votre seule activité, vous aurez aussi à activer certaines touches pour récupérer des munitions (pour votre arme secondaire, la principale ne se souciant guère de ce genre de désagrément avec des munitions illimitées), de la vie, ou encore ouvrir certains passages.

RÉALISATION : Exploitant l’Unreal Engine, le titre n’est pas vraiment une reine de beauté. Adapté d’un comics, il emprunte de temps en temps l’aspect (au niveau des arrières plans par exemple, ou du grotesque des personnages). Cela joue sans doute en sa faveur, le jeu étant extrêmement fluide (une quasi obligation pour ce genre). Reste à savoir pourquoi certains filtres n’ont pas été utilisés, comme le Cell Shading, fonctionnant très bien pour les adaptations de BD ou comics en jeux vidéo.
Autre bémol, si les voix en version originales sont excellentes, c’est dommage de ne pas avoir eu d’adaptation en français. Car tirer tout en essayant de lire les sous-titres afin de comprendre les références subtiles, c’est vraiment pas évident.

DURÉE DE VIE : Plutôt courte, car les 7 chapitres de l’aventure se bouclent en plus ou moins trois heures. C’est court, mais le jeu étant disponible actuellement dans un Humble Bundle, son rapport qualité/prix devient raisonnable. ne pas oublier plusieurs modes de jeu, et sa rejouabilité, car l’envie de se faire un jeu du genre de temps en temps, pour se détendre, est fréquente, et le genre n’est pas vraiment majeur en ce moment.

INTÉRÊT : “Blue Estate”, c’est typiquement le bon défouloir lors d’un week-end pluvieux.
Techniquement pas trop moisi, et doté d’un certain humour, hélas souvent gâché à cause d’un jonglage visuel entre les ennemis à gérer à l’écran et ses foutus sous-titres, le titre offre le minimum syndical du genre.
On se marre donc quelques heures, on peste parfois à cause de ses nombreuses cinématiques venant couper le rythme (sauf que quand on joue avec un flingue, ça permet de reposer les bras), mais au final on passe un bon moment. Et vu que le genre est trop peu représenté sur PC ces derniers temps, autant ne pas renier notre plaisir, même si l’ensemble aurait pu se montrer bien plus consistant et efficace.

12/20

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[PC]DuckTales Remastered

Vendredi 7 octobre 2016 à 18:41

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INTRIGUE : “DuckTales Remastered” est comme son nom l’indique un remake d’un jeu sorti sur NES en 1989. Il s’agit d’un totale refonte graphique, vous permettant d’incarner Picsou (Uncle Scrooge en VO) sur plusieurs niveaux, tous renfermant un précieux trésor gardé par un boss.
Picsou sera aidé par toute sa bande, à savoir ses neveux Riri, Fifi, Loulou, Flagada Jones, Geo Trouvetou, Gérard Mentor, mais il devra aussi affronter ses pires ennemis, comme les frères Rapetou, Miss Tick ou l’infâme Gripsou.

GAMEPLAY : Dans ce jeu de plateformes, on fait dans l’ultra-basique. Comme le jeu original se jouait avec une manette deux boutons, il en est de même ici : un pour sauter, et un autre pour frapper des objets. Le deux combinés vous permettent de faire un pogo, une sorte de saut à la canne permettant de toucher les ennemis, ou de rebondir sur des surfaces sensibles. Assez linéaire dans son approche, on constate tout de même la présence des endroits à parcourir dans des wagons de mine ou encore des zones cachées, à ne pas négliger. En effet, certaines vous permettrons d’améliorer votre barre de santé, ce qui ne sera pas superflu face à certains boss.

RÉALISATION : Bien évidemment le rendu est agréable, et surpasse l’original, mais il reste tout de même en retrait par rapport à d’autres jeux du même style. Car si la charte graphique est respectée, l’ensemble reste un peu trop simpliste voire vide, surtout quand on compare à des fleurons comme “Ori”, “Dust…” ou le dernier “Rayman”, et cela tout en sachant pertinemment que le jeu ne cède pas à une surenchère en 3D parfois inutile.
Un bémol pour la bande son, on a pas droit aux voix françaises (ce qui peut s’expliquer), mais c’est dommage pour les plus nostalgiques de ne pas retrouver la voix déjantée de Flagada Jones, et de se taper des sous-titres.

DURÉE DE VIE : Très courte bien évidemment (environ 3 heures), le jeu propose divers environnements variés, qui une fois complétés, vous donnerons accès un dernier chapitre. Rejouabilité faible, à moins d’être à fond dans le trip.

INTÉRÊT : “DuckTales Remastered”, c’est typique du remake fait correctement, mais sans plus. On s’amuse certes, mais on ne retiendra pas grand chose. Celles ou ceux ayant connu la première version seront sans doute ravis de se remettre dans le jus, mais pour les autres, la concurrence fait bien mieux, ne serait-ce que d’un point de vue visuel.
De là à voir débouler un autre remake encore plus à jour…

11/20

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[PC]Thi4f

Samedi 10 septembre 2016 à 17:44

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INTRIGUE : Garrett est un expert dans l’art de voler des objets de grande valeur. Alors qu’il accepte un contrat avec son apprentie, cette dernière fait une chute en plein milieu de ce qui semble être un rituel. Son corps disparait, mais Garrett va vite deviner qu’elle est toujours en vie, et va tout faire pour la retrouver.

GAMEPLAY : Si vous avez joué au précédent Thief (”Deadly shadows”), vous ne serez absolument pas dépaysé. Le principe reste le même : on incarne Garrett, maître voleur, et on enchaîne les chapitres (8 ici) avec comme but de dérober tout ce qui a de la valeur. Bien évidemment, un fil conducteur lie les différents lieux visités (la recherche d’Erin) et un hub, comme dans “Deus Ex”, permet d’apporter un semblant de liberté, avec des quêtes annexes, des énigmes supplémentaires, et des environnements variés. Du coup, entre chaque chapitre, on crapahute sur les toits de la ville, et on sent que notre personnage est bien plus maniable qu’avant. Car comme Faith, il peut piquer un sprint et éviter des obstacle en pleine course. Il s’agit là bien évidemment de fuite, ce qui n’est pas l’essence même du jeu. Car ici, on est dans l’infiltration pure et dure, se cacher dans l’ombre, éviter de se faire repérer, et “glisser” rapidement d’un recoin à un autre. Cette fonctionnalité est vraiment agréable, on en use et abuse, mais l’endurance de Garrett étant limitée, il faut faire attention de ne pas s’essouffler au moment même où une ronde pas dans le secteur. Pour le reste, Garrett retrouve son arc et ses nombreuses flèches (eau, feu, explosives, gaz, corde), lui permettant de mettre à mal ses opposants, ou au contraire modifier l’environnement et sa clarté pour faire le minimum de victimes. Il dispose aussi d’une matraque pour assommer les ennemis de dos, ou en face lors de combats au corps à corps, ce qui est plutôt déconseillé.
Enfin, Garrett dispose d’un atout majeur, son œil hybride, lui permettant via une barre de concentration, de mieux voir dans l’obscurité, mais surtout de mettre en surbrillance les objets importants ou de valeur. La concentration ne se régénérant pas automatiquement (comme la santé), il vous faudra trouver de quoi vous réapprovisionner (cela peut se faire via des fleurs disséminées un peu partout, ou chez les marchands. Mais aucune crainte si vous êtes à sec, la concentration peut s’activer de façon très furtive une fois épuisée, ce qui vous permet tout de même de ne pas louper un précieux élément caché dans le décor.
Enfin, votre arsenal, mais aussi vos compétences, pourront être améliorés, moyennant finance (la revente des objets volés), ou contre des points.

RÉALISATION : Il semblerait que certains (presse et public) trouvent le jeu moche. Personnellement, le jeu propose une vraie direction artistique, entre steampunk et gothique, le tout dans une ambiance oppressante (qui évoluera durant l’aventure), et bien évidemment sombre. Et c’est là qu’on voit l’énorme travail fait sur les jeux de lumière, les textures très fines, bien plus que d’autres jeux AAA.
Idem pour la bande son, et des bruitages permettant de vraiment s’immerger dans l’intrigue (et on sait que l’ambiance sonore est importante dans un jeu d’infiltration). La localisation française est correcte, mais un poil en dessous de la version anglaise.

DURÉE DE VIE : 36 heures de jeu, c’est très bon, tout en sachant qu’il ne s’agit pas d’un 100%, certaines quêtes secondaires ayant été évitées. Chaque chapitre de l’intrigue est consistante, et l’exploration du hub, des quêtes annexes et secondaires, gonfle la durée de vie. Sans compter les caprices de l’exploreur, où on s’amuse à abuser des sauvegardes pour tenter toutes les approches possibles (pour chaque endroit, plusieurs façons d’y accéder). Pas sûr par contre d’y revenir une fois le jeu fini.

INTÉRÊT : “Thi4f” pourrait être comparé à “Dishonored”, avec qui il partage de nombreuses similitudes (univers, gameplay). Si “Dishonored” l’écrase sur de nombreux points, ce quatrième volet narrant les aventures de Garrett n’est pas du tout désagréable. Il n’est certes pas parfait (il manque comme dans son prédécesseur une vue à la troisième personne pour mieux aborder l’environnement, ce qui se fait juste le temps de courtes phases de plateformes), mais on se prend au jeu, jusqu’à son dénouement. Presque un remake du troisième volet (on retrouve une nouvelle fois un niveau à vous glacer le sang), on aurait apprécié qu’il en efface les inconvénients, comme ces temps de chargement dans le HUB parfois poussifs.
Un conseil, optez pour une épuration maximale du HUD, afin d’avoir l’immersion la plus totale.
“Thi4f” reste donc un jeu très correct, qui souffre d’un mauvais bouche à oreille ou d’une comparaison avec “Dishonored”. Si le jeu est loin d’être parfait, il ne prend pas le joueur pour un pigeon, propose une belle intrigue, de beaux environnements, un certain challenge pour celles ou ceux voulant terminer le jeu sans tomber dans l’effusion de sang, tout en sachant que la patience, l’analyse de l’environnement seront toujours récompensés.

13/20

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[PC]Serious Sam III : BFE

Jeudi 11 août 2016 à 17:25

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INTRIGUE : Les Serious Sam n’ont jamais fait preuve d’une grande originalité concernant l’intrigue. Donc en gros vous êtes Sam, une sorte de guerrier badass qui va de nouveau foutre une raclée à des extraterrestres venus envahir notre belle planète…Tout ceci se passera en Egypte, une nouvelle fois.

GAMEPLAY : Cela reste du Fast FPS basique de chez basique. En gros on fonce dans le tas, face à des hordes impressionnantes d’ennemis. Ne cherchez pas de subtilité là dedans, il faut juste foncer dans le tas. La petite originalité de cet opus est de livrer certains niveaux plus modestes en ennemi, dans un environnement moins ouvert, et surtout plus sombre. Ainsi, certaines catacombes remplacent les aires ouvertes et ensoleillées, pour une ambiance proche d’un survival horror.
Pour le reste, les zones sont vastes à certains moments, et aucune évolution de votre personnage ou de vos armes à gérer : on reste dans l’ultra classique. Pour les plus patients, il est toujours possible de partir à la recherche de tous les secrets disséminés dans les niveaux, certains étant vraiment tordus à trouver, et heureusement vous rapportant des munitions, de l’armure ou encore quelques armes inédites.

RÉALISATION : Sans doute le plus gros point noir de ce titre. Alors que les premiers volets offraient des textures d’une finesse impressionnante pour l’époque, ici c’est tout l’inverse. Hormis des éclairages réussis, les décors sont vides, les textures vulgaires, donnant au titre un caché ultra-daté (comme si le jeu était sorti 10 ans en arrière). La modélisation des personnages et des ennemis est en tout cas plus réussi, mais ne vous attendez surtout pas à prendre une claque visuelle. Oh que non! Du coup, on comprend facilement que SS3 arrive à envoyer du pâté niveau quantité d’ennemis à l’écran. C’est tout bonnement impressionnant, surtout vers la fin où l’action devient frénétique.

DURÉE DE VIE : 14 heures passées sur le titre pour en voir la fin, c’est correct. Si on accroche au titre, on y retournera volontiers, avec certains challenges (mode survie, chrono, etc…). Il faut compter à peu près une heure par niveau, n’étant pas forcément énormes, mais bien peuplés pour vous occuper pendant un bon bout de temps.

INTÉRÊT : C’est quand même une déception ce “Serious Sam 3″…Pas fan à la base des deux premiers, cette suite souffre de gros défauts, comme sa réalisation, dès les premiers niveaux. Cela s’améliore par la suite, car il faut avouer qu’à un moment, entre la difficulté en dent de scie, la répétitivité de l’action, et les phases souterraines vraiment molles, j’ai lâché l’affaire. Ne pas faire cette erreur, car la seconde partie du jeu est un poil meilleure, même si elle reprend abusivement ce qui s’est fait par le passé (armes, ennemis, décors).
“Serious Sam 3″ n’est pas vraiment à la hauteur des deux premiers, plombé par quelques défauts, mais arrive cependant dans sa seconde moitié à redresser la barre pour éviter le naufrage.

10/20

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[PC]Deadfall Adventures

Lundi 18 juillet 2016 à 19:08

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INTRIGUE : Nous suivons James Lee Quatermain durant son périple autour du monde, à la recherche d’une pierre mystérieuse segmentée aux 4 coins du globe. Il devra faire face aux nazis, russes, mais aussi aux momies et autre créatures surnaturelles…

GAMEPLAY : “Deadfall Adventures” est un croisement entre un “Call Of Duty” et un “Tomb Raider”. En vue FPS, vous allez parcourir de façon linéaire différents environnements, avec de temps en temps une horde d’ennemis à abattre (ça c’est pour l’aspect COD). Vous ennemis seront humains ou surnaturels, et contre ces derniers, et comme dans un “Alan Wake”, il faudra utiliser la lumière pour les affaiblir et leur infliger des dégâts. Mais en dehors de ces combats, votre intellect sera mis à rude épreuve avec de nombreuses énigmes, à la sauce TR (activer des socles dans un bon ordre), utiliser de façon mathématique certains leviers…), etc…tout cela pour soit progresser dans l’aventure, soit trouver les trésors cachés un peu partout dans les niveaux.
A ce sujet, et pour vous éviter de remuer tout le décor, ces trésors seront décelables via une boussole en votre disposition. Dès que vous vous approcherez d’une relique, une petite icône clignotera et vous avertira de la présence d’un objet précieux à proximité. A vous alors de suivre la flèche de votre boussole, tout en évitant les pièges dressés sur votre chemin. Chaque trésor appartient à une catégorie spécifique (3 au total), vous permettant un fil du temps de faire évoluer les capacités de votre personnage (comme son endurance, sa santé, la vitesse de rechargement de son arme, etc…).

RÉALISATION : On peut dire que Farm 51 n’en est pas à son coup d’essai (”Necrovision”, un “Painkiller”) et si la modélisation des personnages laisse à désirer (aucune expression faciale et un bon gros balai dans le fion), du point de vue des décors, c’est franchement pas mal, voire même parfois surprenant. Ils ont bien réussis à restituer l’ambiance de certains films comme “Indiana Jones”, et même d’un point de vue sonore, c’est plutôt agréable.

DURÉE DE VIE : Plus qu’honnête en vue du petit prix proposé et de la durée de l’aventure, avoisinant les 14 heures. Cette durée prend bien évidemment en compte la recherche des objets cachés. A noter qu’ un mode multi est disponible. Le nombre de niveaux tient de la dizaine, mais ils sont assez longs pour ne pas être torchés comme ceux d’un COD.

INTÉRÊT : Si au début l’aventure peut s’avérer peu glorieuse, avec certains niveaux poussifs, une prise en main délicate (le personnage à un peu de mal au niveau de déplacement, et une simple baignade lui est fatale), il faut faire l’effort de continuer pour avoir quelque chose de plus intéressant. Déjà d’un point du vue intrigue, mais aussi les décors (comme la base enneigée, le complexe sous-marin, ou encore un niveau délirant dans les mines) et surtout des aptitudes débloquées faisant de notre personnage un avatar plus malléable. L’originalité du titre avec son alternance entre FPS et réflexion, est vraiment bien dosée. Seul bémol, le feeling des armes est quand même en deçà de la moyenne, avec une médiocre gestion des dégâts (les headshots ne servent quasiment à rien, si ce n’est gaspiller des munitions).
“Deadfall Adventures” n’est pas l’infâme bouse comme on peut le lire sur certains sites. Il a déjà plus de profondeur que certains titres récents, et même s’il pèche sur certains points, il se rattrape par la suite avec une belle aventure et l’envie de se prendre encore pour un archéologue.

13/20

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[PC]Remember Me

Mardi 21 juin 2016 à 18:24

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INTRIGUE : Paris, dans quelques années. Nilin se réveille dans un immense complexe, sans trop savoir ce qu’elle fait là. une voix la guide peu à peu afin de sortir de cet endroit, et lui révèle partiellement son passé, ainsi que les possibilités de son interface greffée à elle, le Sensen.
Elle apprend que son job était de remodeler les souvenirs des gens, afin d’arranger certaines histoires. Ironie du sort, c’est sa mémoire qui est maintenant compromise, et son but va être de rassembler les pièces du puzzle, tout en déstabilisant l’hégémonie d’une corporation bien décidée à exploiter les souvenirs des gens pour un marché lucratif, tout en faisant fi d’une certaine éthique…

GAMEPLAY : “Remember Me” se présente comme un jeu d’action/plate-formes, avec phases de combat. Pour la première partie, on se retrouve dans une sorte de “Assassin’s Creed”, le monde ouvert en moins. ici, c’est plutôt dirigiste, voire un peu trop avec des marqueurs vous renseignant sur le chemin à suivre. De ce côté, quasiment aucune difficulté, le jeu vous demandant juste de sauter à un endroit bien précis, parfois avec un peu de timing, mais en aucun cas on est face à la sévérité d’un “Tomb Raider”, dans ses premiers volets. Les phases de combat, elles, sont plus travaillées. Nilin n’utilise pas d’armes à feu, seulement ses poings et ses pieds. Les combats se font comme dans un “Batman - Arkham xxx” : un flot d’adversaires à maîtriser en passant de l’un à l’autre via des esquives. Mais la partie élaborée concerne la mise en place de combos poings/pieds, à composer soit même au fur et à mesure qu’on débloque des actions poing ou pied. Ces dernières sont classées par catégorie : du coup permettant de récupérer de la vie, à celui réduisant le temps de récupération pour sortir un coup spécial, ou encore une amplification. A vous de composer vos enchaînements, de sorte de pouvoir récupérer de la vie rapidement dès les premiers coups portés, ou au contraire réactiver un coup spécial. Ces derniers sont d’ailleurs débloqués au fur et à mesure de l’aventure. On commence avec une sortie de furie amplifiant notre force et notre vitesse, puis viennent la neutralisation temporaire, la pose d’une bombe, un passage en mode furtif. Vous obtiendrez aussi par la suite une sorte de gant vous permettant d’envoyer des impulsions. Très utile contre des ennemis mécaniques, ou pour activer des mécanismes. Dommage seulement que ces phases soient parfois perturbées par un blocage de Nilin, qui refuse de frapper un ennemi sans raison particulière (ce qui est encore plus frustrant quand on a activé exprès un pouvoir pour asmater un flux d’ennemis le plus rapidement possible).
Enfin, certains niveaux se terminent par des phases dites de reconstruction de la mémoire. Vous devrez alors durant une cinématique rembobinez, mettre en pause, trouver l’élément qui permettra de remodeler la mémoire de la victime. Des phases sympathiques, qui permettent de casser une certaine monotonie.

RÉALISATION : Du beau boulot, avec de belles textures, de jolis effets de lumières, une belle modélisation des personnages et surtout un level design et un chara design inspirés. On retrouve un peu de l’inspiration Besson concernant la ville futuriste de Néo Paris, le design des personnages, etc… Globalement, vous croisez “Le 5ème élément” pour l’environnement urbain ainsi que certains antagonistes avec “Deus Ex : Human Revolution” (sans ses filtres pisseux, et avec bien plus de couleurs) pour le look de certains PNJ. Pour le score audio, là c’est moins impressionnant, avec un thème pas vraiment accrocheur, et certaines voix en français trop caricaturales ou proches.

DURÉE DE VIE : Le jeu compte 8 niveaux, tous d’une durée à peu près similaire, pour environ 15 heures de jeu (un peu plus si on essaye de trouver tous les items à collecter). Pour la replay value, c’est moins évident. C’est une belle aventure, mais c’est pas sûr qu’on y retourne directement, contrairement à un “Tomb Raider” (les derniers en date).

INTÉRÊT : Capcom a bien fait de faire confiance aux petits français de Dontnod (”Life Is Strange”), car cette licence a de quoi satisfaire bon nombre de joueurs. Certes, on peut pester contre la rigidité de Nilin, sur le fait que parfois, elle refuse obstinément de frapper un adversaire car on est pas dans l’axe, ou encore des ralentissements intempestifs lors d’un niveau.
Mais l’ambiance, le design en général sont de haute voltige, couplés à une technique flatteuse. L’aventure est intéressante, même si elle abuse de certains clichés (le personnage amnésique qui permet au joueur de découvrir le monde en même temps que le personnage) ou mécanismes érodés (des sauts et des combats).
C’est donc globalement un bon titre, qu’on espère encore plus solide dans sa suite telle qu’elle nous est annoncée dans le générique de fin.

14/20

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[PC]A Story About My Uncle

Samedi 7 mai 2016 à 17:37

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INTRIGUE : Un père raconte à son enfant une histoire afin de l’aider à s’endormir. Il raconte alors comment il partit à la recherche de son oncle, scientifique de talent, disparu mystérieusement. C’est en fouillant chez lui qu’il trouve une de ses inventions, une sorte de lasso capable de le hisser tel Spiderman, alors qu’une autre invention va le projeter dans un univers parallèle, peuplé d’êtres au physique de grenouilles, mais pas que…

GAMEPLAY : “A story About My Uncle” se présente comme une sorte de parkour dans un univers fantasy, où il vous faudra traverser un niveau en vous aidant de ce fameux lasso, puis par la suite avec des bottes à propulsion, sans oublier des sauts démesurés suite à une concentration, vous permettant de passer certains obstacles.
L’ensemble se présente aussi comme un jeu de plateformes où certains sauts demanderont de la minutie, de bons réflexes, voire de la réflexion pour trouver le bon chemin.

RÉALISATION : C’est plutôt propre, chaque univers représenté est plutôt bien conçu, avec une direction artistique plutôt sympathique : des paysages à perte de vue, etc… L’ensemble est plutôt coloré, chatoyant, et il se peut qu’on s’arrête à certains moments pour contempler le paysage. Même constat d’un point de vue sonore, où sans vous charmer les oreilles, la musique vous accompagne plutôt de façon agréable. Petit bémol, pas de localisation française, et lire les sous-titres tout en combinant certaines actions n’est pas aisé. Heureusement, ces phases de dialogue avec les autochtones ou les échanges entre le père et son enfant ont généralement lieu durant les phases les plus calmes. Les effets de vitesse ou de vertige sont plutôt bien rendus, et il n’est pas rare d’avoir un petit rictus suite à une succession de sauts grisants.

DURÉE DE VIE : 5 heures, une durée de vie plutôt courte qui prend aussi en compte pas mal de “Die & Retry”, certains passages étant vraiment frustrants, tant l’effet aléatoire de certaines actions viendrait vous pourrir l’expérience dans les moments les plus exigeants (surtout vers la fin, et des stalactites s’actionnant au bon vouloir).

INTÉRÊT : Pour résumer “A Story About My Uncle”, on peut le décrire comme un croisement entre “Mirror’s Edge” et “Spiderman”, le tout dans un univers très fantasy, avec certaines influences liées au travaux de Miyazaki. Si le jeu est plaisant au départ, il va progressivement augmenter sa difficulté, et proposer un vrai challenge. En ce sens, il est dommage que la maniabilité soit parfois défaillante, nous pénalisant alors dans un saut à priori bien exécuté.
Si vous cherchez un petit jeu pas trop long, pour donnant l’impression de voyager et exercer vos réflexes, “A Story About My Uncle” est un bon défouloir le temps d’un week-end.

14/20

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[PC]Battlefield Hardline

Samedi 23 avril 2016 à 18:17

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INTRIGUE : En tant qu’inspecteur fraîchement promu dans un commissariat où la corruption règne. En tant que flic intègre, vous allez devoir faire la loi dans la rue, mais aussi démasquer vos petits collègues corrompus. Vous découvrirez alors que toutes les affaires sur lesquelles vous officiez sont reliées entre elle. De quoi voir du paysage, entre Miami, la Louisiane, Los Angeles ou encore le Nevada.

GAMEPLAY : Pour cette épisode un peu à part des derniers Battlefield, les petits gars de chez Visceral (les Dead Space) nous gratifient d’une approche furtive, qui manquait cruellement dans les précédents volets.
En tant que policier, vous êtes là pour arrêter les suspects, et leur tirer dessus qu’en cas d’ultime recours. A vous donc les contournements accroupis, avec les sommations avant de pointer votre arme et d’arrêter le suspect. Cette possibilité ne s’applique que sur 3 ennemis en même temps, ce qui apporte un aspect stratégique à l’ensemble, où comment guetter le moment opportun pour sortir les menottes. A l’image d’un Far Cry, il sera possible de scanner la zone pour taguer les ennemis visibles sur la carte, et les suivre sur votre interface. Il sera aussi possible de déceler les alarmes, afin de les désactiver nous ne pas rameuter les renforts.
Ces possibilités high-tech vous seront permises via un simple smartphone, qui vous permettra aussi de trouver des indices lors de votre avancée. Une vibration se fera alors sentir pour vous avertir de la présence d’un indice, à vous de le retrouver et de le scanner.
les arrestations, comme les découvertes de preuves, vous permettent de marquer des points, nécessaires pour débloquer certains bonus, comme des armes, des customisations, etc…

RÉALISATION : Globalement, le titre est une réussite avec de beaux décors, une bonne mise en scène. La modélisation des personnages est correcte, et refait apparaître l’aspect “ciré” de certains titres. De ce côté, on est loin du photo-réalisme d’un “Crysis”. Par contre, la bande son est en retrait par rapports aux volets 3 & 4. Du classique de chez classique.

DURÉE DE VIE : 17 heures pour boucler le solo dans quasiment ses moindres recoins. C’est une excellente durée de vie, sans compter le multi très fourni. Ces 17 heures s’expliquent par le biais de l’approche furtive, possible dans 90% du jeu, apportant une tension supplémentaire et un sens de la stratégie amplifié par rapport aux précédents volets. Boucler tous les bad guys du niveau demande du temps, il n’est pas question de foncer dans le tas tête baissée. De ce point de vue, “Hardline” est un bon investissement, mais si la replay value pour le solo n’est pas sûre du tout.

INTÉRÊT : “Battlefield Hardline” propose une alternative aux Battlefield axés guerre, pour plus de finesse. Copiant sur d’autres titres en se basant sur un aspect épisodique (chaque niveau est présenté comme un épisode d’une série télé), la progression réserve bien des surprises, avec comme on le suppose de nombreux rebondissements. Ces derniers permettent de varier l’action, vous faisant passer d’un entrepôt à une virée dans le désert en mode fuite, sans compter un camp de rednecks, des marécages, un building et surtout une île, rien que ça. on peut encore conduire certains véhicules, même si cela ne représente pas les meilleures scènes du jeu (bien au contraire). On sent quand même quelques emprunts à Battlefield 4 (le personnage asiatique, ici modélisé sur la somptueuse Kelly Hu, ou encore le passage lors d’un tempête).”Hardline” permet de s’occuper raisonnablement avant la sortie de Battlefield 5, prévu cette année.

15/20

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[PC]Collapse

Dimanche 10 avril 2016 à 19:06

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INTRIGUE : Vous vous réveillez dans un monde post-apocalypse, où plusieurs factions s’affrontent pour le pouvoir. Vous seul êtes capable de mettre un terme à ce bain de sang, et pour cela, il vous faudra mettre la main sur plusieurs clés ouvrant un certain artefact…En gros c’est ce que j’ai cru comprendre de ce titre russe traduit en anglais.

GAMEPLAY : Vous prenez Gears of War, vous lui rajoutez la possibilté de manier une épée, avec laquelle vous pourrez sortir des combos, vous ajoutez des super-pouvoirs comme l’onde de choc, le clone hologramme, la foudre et l’arrêt temporel, et vous obtiendrez “Collapse”, un titre développé par les russes de chez Creoteam (à ne pas confondre avec les petits gars de Croteam, à qui on doit les “Serious Sam”). L’action se présente comme une succession de zones à nettoyer, soit avec vos armes à feu, soit avec votre lame aiguisée. Dans les deux cas, les sensations ne sont pas vraiment au rendez-vous.
C’est l’ensemble qui se révèle être approximatif, à tous les niveaux, et c’est pénalisant lors de certaines scènes de plate-formes, agencées au millimètre près. Les combats ne sont pas vraiment convaincants, et certains boss ou ennemis doivent être achevés avec des QTE.

RÉALISATION : Si l’ambiance post-apocalyptique est à peu près bien rendue, le reste peine à convaincre : animation hésitante, textures datées, musique horripilante, sans parler de ce design plus que douteux (franchement le héros avec des chaînes en or, des rastas et un bandeau rouge à la Rambo). Le titre, pas si vieux, nous renvoie une bonne dizaine d’années en arrière, si ce n’est pas plus.

DURÉE DE VIE : 10 chapitres avec un prologue, ça semble être peu mais certains niveaux sont vraiment pénibles et tirent sur la longueur, alors que d’autres se parcourent en seulement quelques minutes. Comptez globalement 10 heures pour en venir à bout, en comptant les multiples retours bureau, et une difficulté trop mal dosée (le niveau final est une vraie plaie, accumulant tout ce qu’il ne faut pas faire pour clôturer l’expérience dans un gros relent de frustration).

INTÉRÊT : Qui dit titre russe dit galères en vue : instabilité du titre, avec quelques retours bureau, absence de localisation (un poil gênant pour comprendre les “subtilités” du scénario) ou encore cette fichue maniabilité horripilante lors des phases de plateformes.
A moins d’être un fanatique du “Gears Of War-like”, il est recommandé de s’orienter vers d’autres titres d’un niveau supérieur à ce “Collapse”.

06/20

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[PC]Shadow Complex Remastered

Mercredi 30 mars 2016 à 14:18

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INTRIGUE : Lors d’une randonnée dans la forêt avec votre petite amie, vous découvrez une étrange installation militaire. Votre compagne est capturée, et vous allez tout faire pour la retrouver, et en même temps mettre un terme à un vaste complot…

GAMEPLAY : Ce “Shadow Complex Remastered” se présente comme un Metroïd like. Vous devrez vous frayer un chemin dans un immense complexe, où vous pourrez à tout moment vous repérer via une carte (et en ayant pensé à récupérer les fragments de cette dernière aux endroits stratégiques). La progression se fera au fil du temps, de façon évolutive dès que vous mettrez la main sur les bonnes armes ou accessoires. Au début simplement armé d’un pistolet et d’une lampe torche, vous ne ferez pas le fier. Mais progressivement, après avoir mis la main sur les grenades, la mousse, les missiles ou encore le grappin, vous pourrez alors explorer chaque zone, chaque recoin de la carte, certaines zones ne s’ouvrant que sous l’effet d’un accessoire (exemple, les portes blindées qui ne s’ouvriront que sous le choc répété d’un missile, ou encore les rochers sous les explosions de grenade). Vous aurez en plus de cela certains pouvoirs, liés à une étrange armure.
La progression se fait donc de salle en salle, avec quelques boss à des points stratégiques, et délivrant au compte goutte une intrigue “légèrement” bis/nanar.
Un petit bémol concernant le gameplay, car parfois votre personnage, pouvant s’agripper aux murs pour rebondir, s’évertue à l’oisiveté. un conseil si cela vous arrive : patientez jusqu’à la fin, vous trouverez alors de quoi passer n’importe quel obstacle sans encombre.

RÉALISATION : Le jeu fait appel à l’Unreal Engine pour nous proposer un gameplay 2D avec un environnement en 3D. Le résultat est plutôt plaisant, même si les textures et la modélisation ne sont pas le point fort. Idem pour la version française, et des voix peu impliquées (en même temps, ça renforce le côté cheap du scénario).

DURÉE DE VIE : Comptez 10 heures pour boucler le jeu à 100%. C’est d’ailleurs l’intérêt du titre, car tous les objets cachés ne sont pas là que pour le fun, ils vous apportent d’innombrables options, si bien qu’à la fin, le jeu en devient presque trop facile (on devient quasiment invincible). Le titre a une forte replay value, une fois qu’on sait le maîtriser et partir dans certains trips “chrono”.

INTÉRÊT : A la base, il s’agissait d’un titre Xbox. Son portage a mis du temps à arriver sur PC, mais on a la chance de le voir dans une version “Remastered” (bon, ça saute pas aux yeux de prime abord), mais surtout offert gratuitement dès les premiers mois (avant qu’il ne sorte sur Steam et consorts). Un beau geste, un poil entaché par une expérience de jeu gâchée par certains bugs frustrants (comme celui des sauvegardes corrompues). Heureusement, après quelques patchs, le jeu est 100% jouable. Et même si les débuts sont un poil frustrants avec un personnage répondant mal à certaines commandes (clavier comme manette), on apprécie cette montée d’adrénaline progressive. Sur ce point, et en l’état des lieux, ce titre bénéficie d’un excellent rapport qualité/prix. A tester si vous appréciez le genre.

15/20

JeuxVideo.com

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