DarkyBlog

L’antre du Loup, façon Nofrag le blog de DarkWolf.

Archive pour novembre 2017

[PC]Neon Struct

Lundi 27 novembre 2017

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INTRIGUE : Vous incarnez Jillian Cleary, un agent de “l’agence”, spécialisée dans la récupération d’informations par tous les moyens, si possible sans laisser de traces.

Mais vous allez vous rendre compte que l’Agence vous cache bien des choses, et de prédateur, vous allez devenir leur proie.

Commence alors une chasse à l’homme qui vous mènera dans bien des contrées.

GAMEPLAY : Le jeu se joue en vue à la première personne, et si on devrait résumer son ambiance, ses idées, son gameplay, on pourrait facilement dire qu’il s’agit d’une combinaison entre Thief et Deus Ex.

Découpé en une vingtaine de missions, “Neon Struct” suit une intrigue découpée, où chaque niveau ne sera pas systématiquement synonyme d’infiltration. Au contraire, dans certains niveaux, votre tâche principale sera de parler à un protagoniste, puis de vous diriger vers la sortie.
Mais l’infiltration prend une part très importante dans le jeu, et certains niveaux totalement dédiés reprennent les codes du genre; a savoir, s’accroupir pour faire moins de bruit, éviter les caméras, se fondre dans l’obscurité, jouer avec le timing des gardes…
Vous aurez quelques gadgets en votre possession (devenir silencieux, être invisible, se téléporter, sonner les adversaires ou mettre temporairement HS les éclairages), mais pas d’arme. Au pire, vous pourrez assommer un adversaire ayant le dos tourné, et faculté généralement oubliée dans la plupart des jeux de ce genre, transporter son corps pour éviter d’éveiller les soupçons.

Très rapidement dans le jeu, vous allez mettre la main sur un terminal de décryptage (ou hacking tool si vous préférez), vous donnant l’occasion de pirater des portes à verrou digital, mais aussi des coffres, rendre HS les caméras ou encore mieux, les alarmes (ce qui vous facilitera grandement la tâche).
Dans certains coffres, ou en devenant pickpocket, vous pourrez récolter de l’argent. Ce dernier vous permettra d’acheter divers gadgets, voire d’aider certaines personnes en échange d’un objet précieux ou d’une clé. D’ailleurs abuser du pickpocket sur les ennemis, vous avez toujours quelque chose à récupérer d’utile).

RÉALISATION : Le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu utilise une charte graphique très spéciale, dont le maître mot serait “épuré”.
D’abord les niveaux, ce sont tous des mini-cartes carrées, avec un ou deux bâtiments à visiter, et leurs alentours. Tout cela confiné entre 4 immenses murs. Les personnages, les animations, sont minimalistes, c’est du Minecraft un peu évolué, mais ça fonctionne. Couleurs criardes, chansons à forte connotation synthé, l’ensemble regorge de références aux années 80, et les assume totalement.

DURÉE DE VIE : Comme toujours dans un jeu d’infiltration, la durée de vie dépend de votre façon de jouer. Si vous cherchez à obtenir le rang S sur chaque niveau (récompense ultime, où il faudra éviter de déclencher les alarmes, ne pas avoir recours à la violence, ne pas laisser de corps découverts, ne pas se faire repérer et récupérer les 5 geocaches par niveau), vous allez passer bien plus de temps qu’une personne ne cherchant pas le challenge. D’autant plus que certains niveaux, non basés sur l’infiltration, ne comportent qu’une quête principale (parler à une personne). Mais ce serait passer à côté de plusieurs petites quêtes secondaires, où l’intrigue vous est narrée selon un autre point de vue, avec des récompenses à la clé. la recherche des geocaches, ces petites pièces disséminées un peu partout, sont aussi là pour voir faire parcourir le niveau de long en large. Et elles vous seront utiles, car une fois récupérées, vous pourrez les utiliser pour détourner l’attention d’un garde.

INTÉRÊT : “Neon Struct” est un pur jeu d’infiltration développé par une toute petite équipe. Il ne faut pas donc s’attendre à un rival pouvant tenir tête aux pointures du genre, mais à un petit jeu ultra sympathique, bien conçu (pas un pet de bugs à l’horizon), dont le seul défaut serait d’être un peu trop limité dans son infiltration. Comprendre par là que vous aurez toujours une zone d’obscurité à proximité, et des raccourcis pour les plus aventuriers pour vous rendre au point d’intérêt. Le challenge est plutôt faible, d’autant plus que l’I.A. n’est pas exceptionnelle (symbolisée comme dans Metal Gear Solid par trois petits points quand ils sont interpellées, un point d’interrogation quand ils soupçonnent quelque chose, et le fameux point d’exclamation quand vous êtes repéré) et abandonne facilement les recherches lors d’une traque une fois que vous avez trouvé une planque. En contrepartie, la variété d’environnements (certains pour le moins étonnants), son intrigue, ses choix dans certains dialogues (dont une fin alternative), apportent une certaine richesse au jeu, lui évitant ainsi monotonie et au contraire un gain d’intérêt constant.

14/20

Site officiel

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[PC]Mirror’s Edge Catalyst

Mercredi 22 novembre 2017

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INTRIGUE : En 2008 sortait “Mirror’s Edge”, excellent jeu en vue à la première personne, nous mettant dans la peau de Faith Connors, une coursière dont la destinée était de délivrer des messages dans monde en apparence idyllique, mais cachant en réalité une sorte de dictature, ou plus précisément une privation des libertés.
“Mirror’s Edge Catalyst” n’est pas une vraie suite de ce jeu, mais plus une réinterprétation, ou reboot. On incarne toujours Faith Connors dans le même genre de monde, mais l’intrigue est différente, et les possibilités aussi.

GAMEPLAY : Toujours à la première vue, l’aventure prend une nouvelle fois en compte le “body awareness”, cette faculté à se sentir dans la peau de Faith. Son souffle, ses mouvements, et ses pieds (le petit détail amusant que bon nombre joueurs vérifient lors du contrôle de leur avatar, ici indispensable car donnant une idée de la position du joueur par rapport à un obstacle). Courir devient ici un vrai plaisir, et exploiter les notions de Parkour pour monter, grimper, sauter d’un toit à un autre sont vraiment jouissives. Les armes font leur disparition, Faith est désormais une combattante aguerrie disposant de plusieurs coups, des rapides, des forts, permettant de muscler son jeu face aux multiples gardes de Kruger, l’antagoniste de cette histoire.
Mais gros bouleversement, cette fois, ce n’est plus une intrigue linéaire avec une succession de niveaux à parcourir. Non, cette fois, les développeurs de chez Dice nous offrent un monde ouvert, assez étendu, puisque bon nombre de quartiers (avec chacun leur identité) seront à parcourir, mais se débloqueront qu’au fil du temps, et des missions principales (une quinzaine). L’avantage d’un monde ouvert, c’est alors de permettre au joueur de varier son expérience, avec des quêtes annexes, des courses, des Fedex, et la récolte de bon nombre d’objets disposés dans des endroits parfois difficile d’accès. Tout cela permet de collecter de l’XP, vous accordant alors de personnaliser votre personnage, en lui apprenant de nouveaux coups, en renforçant son endurance et sa résistance, et aussi lui octroyer des petits plus, comme ces apports à votre gant, grosse nouveauté vous permettant à partir d’un certain moment de tirer vers vous des obstacles, de vous hisser, mais aussi perturber temporairement les gardes, les drones ou les caméras de surveillance.

RÉALISATION : Le premier “Mirror’s Edge” n’a quasiment pas pris une ride, avec sa profondeur de champ et son design atypique. Le deuxième volet conserve cette aspect, et le renforce. mais on peut noter quand même une certaine oisiveté : les rues vues de loin ressemblent à un vulgaire décor de cinéma, la possibilité de jouer à une moindre altitude étant ici réduite à un petit passage (alors que dans le premier, on avait plus de scènes au sol). De même, le jeu, tout en étant agréable, n’est pas une révolution visuelle. Quand on se met à douter en regardant une capture d’écran s’il s’agit du premier sorti en 2008 ou de la nouvelle mouture de 2016, c’est pas vraiment flatteur pour ce dernier.
Par contre, c’est avec plaisir qu’on retrouve les sonorités de Solar Fields, signant ici une nouvelle fois une bande-son teintée d’ambient, de rythmes techno ou progressive trance.

DURÉE DE VIE : S’ouvrir à un pseudo monde ouvert (car il ne se débloque qu’au fur et à mesure) permet bien évidemment d’intensifier l’expérience en terme de durée. Les missions principales (15), les quêtes secondaires (15), les courses et autres points d’intérêts alternatifs (comme le piratage des gridnodes) m’ont pris 25 heures de jeu, et encore, avec “seulement” 60% du monde exploité. l’envie d’y revenir, que ce soit pour se refaire l’aventure ou flâner dans le monde est là, on a parfois envie d’y retourner, comme on peut se refaire de temps en temps le premier.

INTÉRÊT : Sérieusement attendue, cette suite à un de mes jeux préférés s’est fait désirer. Au final, et malgré une petite déception, cette version de 2016 de quoi donner satisfaction : l’intrigue principale ne trahit pas l’original, le challenge est là et la ville plaisante à parcourir, même si les plus “complétionistes” seront arrêtés dans leur élan pour chopper un collectible, et ainsi reprendre à zéro ce qu’ils avaient débuté. Cette façon de déconcentrer le joueur n’est pas récente, mais pas anodine non plus. Il convient alors de s’imposer des règles (et la carte n’étant pas d’une grande aide sur ce point) pour savoir apprécier l’aventure à sa juste valeur, et ne pas trop de disperser (quitte à ressentir un sentiment de frustration).
“Mirror’s Edge Catalyst” est donc recommandable, surtout pour les personnages ayant apprécié le premier volet. Une suite ne serait pas de refus, en espérant cette fois ne pas attendre 8 années supplémentaires.

Pour le petit mot de la fin, je dois reconnaître que ce “Mirror’s Edge Catalyst” est le tout premier jeu a m’avoir fait ressentir des sensations de vertige, ce qui est assez étonnant, dans le niveau où on doit grimper au sommet de la plus haute tour de la ville, et où les sensations sont optimales, avec une simulation du vent (sonorités et gameplay) bluffantes.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]DooM [2016]

Lundi 20 novembre 2017

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INTRIGUE : Vous vous réveillez accroché par des chaînes à un cercueil, alors que des revenants s’approchent de vous pour vous dévorer. Après avoir brisé vos liens et la cervelle de vos opposants, vous récupérez armes et armure en vue de faire le ménage sur ce joli petit endroit où vous résidez, c’est à dire une station martienne, infestée de démons.

GAMEPLAY : Pour la cuvée 2016, ID Software oublie les tendances à la flippe de “DooM 3″ pour se concentrer sur l’essence même de DooM : être bourrin.

Du coup, un gameplay en apparence ultra classique, avec une vitesse de déplacement ahurissante.

Mais ID a voulu aussi donner dans la nouveauté, et propose donc quelques ajouts par rapports à ces ancêtres. Sur l’ensemble des niveaux, vous aurez bon nombre d’éléments à découvrir, certains cachés, vous permettant d’ajouter, d’améliorer vous compétences ou vos armes.

Tuer des vagues de monstres de salle en salle ne sera alors pas votre seul job. Vous aurez aussi la possibilité de chercher de petites figurines du DooM Guy (facultatif), des orbes augmentant vos munitions, votre santé et votre armure (ça c’est déjà plus sympa), des passages secrets menant à des salles issues des premiers DooM (nostalgie, en plus ces salles découvertes débloquent le niveau complet, à jouer indépendamment via le menu principal), des sortes de clé USB vous permettant de booster certaines de vos compétences, des runes pour vous donner certains super-pouvoirs,etc.

Bref, vous l’aurez compris, “DooM” cuvée 2016 ne se présente pas comme un simple FPS bourrin. S’il est possible de traverser chaque niveau sans se soucier de ces petites fonctionnalités, c’est tout de même un bon point, et évidemment une façon comme une autre de gonfler la durée de vie du mode solo.

Dans les autres innovations, notons la présence de bottes vous permettant à partir d’un certain moment de faire des double-sauts. Loin d’être un simple gadget, ceci remet alors tout en cause au niveau du level design. On gagne en verticalité, certains des niveaux s’amusant même à vous faire vivre des explorations en hauteur.

Enfin, ID revendique le côté bourrin de DooM, comme ce fut le cas dès les premiers jeux. Ici, on a droit à des fatalités. Un ennemi une fois bien amoché sera alors inactif pendant un court instant. L’occasion pour vous de vous approchez de lui et de lui faire subir la pire des morts. Mais si vous êtes trop lent, ce sera peine perdue.

RÉALISATION : Qui dit ID Software dit forcément moteur maison, en l’occurrence l’ID Tech 6. Moteur assez gourmand (plus de 70 Go de jeu, ça calme, plus de 16 Go de RAM occupée durant certains passages, ça calme aussi).
Mais le constat est là, c’est plutôt beau, voire parfois assez bluffant une fois le titre lancé dans ses ultimes retranchements. Et le titre bénéficie aussi d”une animation sans faille pour tout le bestiaire, d’effets spéciaux où particules s’en donnent à cœur joie (BFG9000 Rulez).
D’un point de vue sonore, la version française est convenable. Il faut dire que peu de voix sont à compter, vu les rares survivants que vous allez rencontrer.
Côté musiques d’ambiance, là on se lâche totalement avec du bon gros Metal qui tache, entre Indus, gothique et glam (non je blague).

DURÉE DE VIE : Disposant d’un multi, le titre a une bonne longévité, hélas abonnée aux DLC (à savoir que tous sont gratuits depuis le patch 6.66). Pour le solo, ce sont 13 niveaux, avec des environnements tentant de casser la monotonie, entre base martienne, laboratoire, extérieur, et bien évidemment l’Enfer,le tout sur environ 22 heures pour tout boucler à 100%. Oui, 22 heures, car contrairement aux premiers Doom où il était possible de parcourir un niveau dans son intégralité après l’avoir nettoyé, vous aurez ici à le recommencer si vous loupez un secret, ce qui est parfois frustrant (mais parfois compréhensible vu le level design).

INTÉRÊT : DooM 2016 est un bon titre, un excellent défouloir ayant su aborder le virage de la next-gen en s’amusant des codes (voir comment le Doom Guy se contrefout des cinématiques censées nous narrer les événements). Par contre, il se montre trop classique envers ses boss, où une jolie petite barre de vie vient vous avertir de l’état de santé de votre ennemi, et où toute stratégie, tout stress est limité, l’aspect bourrin l’emportant sur l’ensemble (alors que dans les premiers titres, on faisait moins les malins face à un cyberdemon et le cache-cache entre les piliers du niveau avait quelque chose de grisant, loin d’une simple arène vide).
Les multiples ajouts facultatifs (customisation, fatalité, défis) enrichissent l’expérience sans pour autant la malmener, et laissent au joueur son libre arbitre. Et bien évidemment, un petit aspect nostalgique sur l’ensemble pour brosser le vieux joueur dans le sens du poil, le bestiaire principal ayant été conservé, quelques nouveaux seulement viennent gonfler les rangs. Et cette aspect nostalgique est appuyé avec de nombreuses références (dont une à Commander Keen).

Retour gagnant pour “DooM”, comme pour un autre ancien des FPS, ce cher Wolfenstein. On souhaite maintenant en avoir un peu plus, et ne plus avoir à attendre quelques décennies pour mettre la main sur une suite.

16/20

JeuxVideo.com

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[PC]Alien Isolation (+DLCs)

Mercredi 8 novembre 2017

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INTRIGUE : Amanda, fille d’Ellen Ripley, apprend que le Nostromo, le vaisseau où sa mère officiait, a disparu. Elle obtient l’accord pour aller sur place, pas très loin d’une colonie en orbite, Sebastopol.
Sur place, rien ne se passe comme prévu, les colons sont introuvables, mais quelque chose rôde…

GAMEPLAY : “Alien Isolation” combine deux aspects du FPS, avec un côté survival horror, où votre priorité sera de vous cacher et d’échapper au xénomorphe. Ce dernier étant invulnérable, mais pouvant être distrait, c’est une immense partie de cache cache que les développeurs vous proposent.

L’autre aspect, ce sont les humains et les humanoïdes, car l’alien ne sera pas votre seul ennemi. Vous passerez alors à un FPS des plus classiques, mais conservez bien à l’esprit que chaque bruit peut faire venir la créature, et vous pouvez alors exploiter ce fait pour faire le ménage.

Ces deux approches sont régies par un aspect “crafting”. Tout l’environnement recèle de matières premières, d’objets que vous pourrez collecter pour les combiner entre eux, et créer par exemple des leurres, des mines, des kits de soin,etc. Bien évidemment, vous trouverez aussi des munitions en fouillant les innombrables points de stockage (comme les cadavres, les armoires, les tiroirs).

En ce qui concerne la traque, vous disposez comme dans les films d’un tracker, vous permettant de localiser toute forme de vie en mouvement. Mais attention, activer ce dernier fait du bruit, et il faudra donc bien gérer son utilisation. Idem pour la lampe torche ou la course, le mot d’ordre est la discrétion et le silence le plus complet.

RÉALISATION : “Alien Isolation dispose d’une réalisation d’excellente facture. Les développeurs ont réussi à nous immerger dans l’univers du premier “Alien”, et les décors, bercés par un éclairage bluffant, ont de quoi titiller votre nostalgie. C’est du très bon boulot d’un point de vue visuel, mais aussi sonore, avec des thèmes bien évidemment connus, et des bruitages adaptés pour vous faire stresser sans relâchement.
Si l’alien dispose d’une animation adaptée, il n’en est pas de même pour les humains, trop rigides. Elle suit de trop près celle des synthétiques de première génération, pour une démarche un peu trop “robotique”.

Bémol, l’intelligence artificielle. Celle des humains est clairement dans les choux, il m’est déjà arrivé de vaincre 5 humains à la clé à molette sans craindre des représailles, malgré leurs armes à feu.

Il en est autrement pour l’alien : ce dernier est fourbe, un peu trop d’ailleurs. Si on prend comme habitude de guetter son cycle de passage pour profiter d’une ouverture, il change rapidement ses habitudes, et pire encore, quand vous croyez l’avoir semé, il se téléporte comme par miracle dans la zone que vous aviez réussi à joindre. Son omniprésence constante au début à de quoi frustrer, mais une fois qu’on connaît ses habitudes, ses limites, on joue alors avec lui (par exemple, se cacher sous une table a plus d’avantages que de se planquer dans un placard).

DURÉE DE VIE : Comptez une quarantaine d’heures pour faire le tour complet de la station, et de ses DLC solo. En sachant que Sebastopol est une sorte d’immense niveau où chaque chapitre (sur un total de 19) propose un environnement différent (de l’hôpital à la pseudo ville, en passant par le cœur de la station), tous étant reliés par des nœuds (ou tram) vous permettant de venir et revenir comme bon vous semble (enfin presque). On a souvent vite fait de se perdre, surtout quand on tente d’échapper à l’ennemi, en sautant dans le premier ascenseur disponible.
Après 40 heures, Sebastopol nous est quasiment familière. Les DLC eux, reprennent les moments forts du premier film, avec le confinement de la créature, puis la fuite du Nostromo (une demi-heure chacun).

INTÉRÊT : Après l’échec d’ “Alien Colonial Marines”, on craignait de voir débouler sur le marché une adaptation opportuniste de la saga culte.
Privilégiant le suspens à l’action pure et dure, le studio Creative Assembly a fait le bon choix, et nous propose une aventure digne de son nom, passé la frustration des premières heures face à une créature sans pitié.
Relançant systématiquement l’intérêt avec de multiples rebondissements, des références à foison, et le tout avec une réalisation digne de ce nom, on pourrait aller jusqu’à dire que ce jeu est sans doute une des plus belles aventures dédiées à la créature de Giger (derrière les deux premiers films). Si les précédents jeux, où les récents film vous ont déçus, alors “Alien Isolation” va sans doute vous réconcilier avec la saga. Seul petit bémol, le jeu se veut plus stressant que flippant.

17/20

JeuxVideo.com

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