DarkyBlog

L’antre du Loup, façon Nofrag le blog de DarkWolf.

Archive pour juillet 2017

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INTRIGUE : Vous êtes dans la peau de Jon Nort, un soldat américain à la recherche de son frère Robert, mystérieusement disparu en Géorgie. Sur place, et avec l’aide de quelques compagnons d’arme, vous allez partir à sa recherche, alors que le pays est en pleine guerre civile. En tant que tireur d’élite, vous allez parcourir un monde ouvert où l’environnement sera votre allié pour vous la jouer “Sniper”, ou préférer le combat rapproché en mode “Ghost”, ou tout simplement foncer dans le tas en mode “Warrior”.

GAMEPLAY : reprenant les bases des open-world actuels (avec en tête les derniers “Far Cry”), “SGW3″ étoffe considérablement son gameplay, à base d’XP gagné pour chaque action pertinente (frag, découverte d’indices, résolution d’objectifs, nettoyage de base, etc), vous permettant de gagner des compétences dans trois branches bien distinctes : Sniper bien évidemment, Ghost ou Warrior.
Mais en plus de cela, notre homme dispose d’atouts plutôt intéressants, vraiment bien intégrés dans l’aventure.

Tout d’abord le mode reconnaissance (ou mode scout), vous permettant de mettre en surbrillance des éléments importants dans le décor. Grosso modo, vous êtes capable comme votre oncle Bob adepte de la chasse de lire les empreintes fraîches dans le sol, de savoir combien et qui ils sont, et où ils vont.
Cela permet aussi à un certain moment de voir à travers les murs, de ressentir la présence d’un ennemi dans une autre pièce. Idéal pour bondir sur un ennemi dès qu’il a le dos tourné.

En plus de cela, vous disposez d’un arsenal conséquent, avec des armes principales et secondaires à dénicher, ou à débloquer.
Totalement personnalisables, vous pouvez leur rajouter des options comme des silencieux, des chargeurs de plus grande capacité, changer la lunette et le camo pour les fusils, en plus du trépied pour assurer une stabilité hors norme.

Ce qui implique bien évidemment un certain réalisme dans le tir. Et là, il y a de quoi faire, avec la prise en compte de l’élévation, du vent, le titre tente de se rapprocher d’une expérience réelle, où tous les facteurs doivent être pris en compte pour faire un joli tir en pleine tête. D’ailleurs, si c’est le cas, on vous gratifie d’un joli plan allant de votre fusil à la tête de votre ennemi recevant volontiers son présent si gentiment offert.

Enfin, un drone vient parfaire le tout. Ce petit gadget, à tenir à une certaine distance des ennemis pour ne pas attirer l’attention, vous permet de scruter une base ennemie avant d’entrer dans le vif du sujet. Cela permet de marquer les cibles, de les compter, et plus tard une vision thermique va vous simplifier grandement la tâche.
Avec ce petit joujou, on se met alors à planifier notre attaque, car le titre, si vous poussez un peu la difficulté (fortement recommandé), ne vous fera pas de cadeaux. On commence alors par les cibles en hauteur, pour finir le reste à même le sol.

Et si certains échos faisaient l’apanage d’une IA dans les choux, mon expérience était toute autre. Des indicateurs s’affichent sur les ennemis une fois recensés, et indiquent leur statut.

Blanc, vous n’avez pas été remarqué.

Orange, ils sont suspicieux et vont se mettre à l’abri, généralement hors de vue, vous obligeant à sortir de votre cachette pour les avoir (ou attendre comme dans “Metal Gear Solid” qu’ils reviennent à un état normal).

Rouge, ils vous ont repéré, et là, tous les moyens sont bons pour vous mettre une balle entre les deux yeux. Entre les tirs de mortiers, les tirs de suppression, les manœuvres de contournement, on est parfois (et agréablement) surpris de comment ils se comportent, et nous donnent parfois quelques sueurs à surgir dans votre dos alors que vous étiez occupé à canarder leurs petits camarades restés en bas.

RÉALISATION : Lors de la présentation du titre dans une vidéo de plus de 20 minutes, on a pu découvrir un open-world plutôt agréable, avec des variations climatiques (pluie et neige), une végétation dense, et bien sûr une profondeur de champ plus que correcte.
Et bien si on compare cette vidéo avec le résultat actuel, c’est une belle déception. Le titre n’est pas moche, loin de là, mais les effets météorologiques ont disparus (ou imposés sur deux /trois missions), vous commencez toujours de nuit (et donc on s’impose une sieste dans son camp pour se ravitailler, choisir ses missions, et surtout piquer un somme pour avoir un monde un peu plus chaleureux), les graphismes et surtout l’environnement sont beaucoup plus pauvres et moins vivants (les immenses forêts s’agitant au gré du vent ont laissé place à quelques arbres statiques) et le pire, la profondeur de champ en a pris un sérieux coup (pour dire, Zelda sur Switch fait mieux).
Heureusement, la partie audio assure, et même la localisation française est de qualité, ce qui est étonnant quand on sait que ce n’est pas un gros studio comme Ubi Soft derrière, et certains films n’ont parfois même pas droit à un doublage d’une telle qualité.
Et surtout, le feeling est bon, que ce soit au niveau de la conduite du véhicule, des armes et de leur comportement, on revient de très loin par rapport au premier SGW, où les armes secondaires étaient de vrais outils masochistes.

DURÉE DE VIE : Croyez le ou non, il m’a fallu plus de 50 heures pour faire le jeu à 100%.

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Mais il faut aussi savoir que le titre offre 3 cartes bien distinctes aux environnements variés (le village, les mines en montagne, et le barrage), chacune étant le terrain de jeu des missions principales (étalées sur quatre chapitres), exploités aussi pour des missions secondaires, voir des points d’intérêts à découvrir.
Ces derniers, nombreux, concernent la plupart du temps du matériel à récupérer, avec des ressources pour créer vos propres munitions, mais vous aurez aussi droit à de belles petites surprises, comme des enquêtes (où votre sens de la reconnaissance sera mis en valeur), de la libération d’otages, l’emploi obligatoire du drone ou encore l’assassinat de criminels de guerre.
En fonction de votre volonté de tout traiter, dans une difficulté raisonnable, et avec un certain sens de la compétition (comme éviter au maximum de se faire repérer), vous pouvez alors pousser le titre dans de longues parties intéressantes, où la découverte de l’environnement, du meilleur point stratégique pour nettoyer la base ou l’avant-poste sans éveiller les soupçons, seront vecteurs d’une certaine satisfaction.

On évite la lassitude avec des missions principales certes courtes, mais aux objectifs plutôt variés, où la discrétion sera parfois indispensable. Elles ont le don d’étoffer l’intrigue, cette dernière usant parfois de certains clichés basculant le titre vers la série B voire Z.

DLC : Le titre étant vendu avec son season pass, on a droit à plusieurs DLCs, comme un buggy remplaçant le véhicule de base, un fusil de précision McMillan TAC-338A mais aussi deux extensions solo, dont une actuellement disponible : “The Escape of Lydia”. Anecdotique, on prend la place d’un autre personnage, pour deux missions dans des environnements déjà connus. Le tout avec une certaine linéarité, sans les avantages de l’open-world. Un moyen comme un autre de prolonger de façon succincte l’aventure. A noter qu’un mode multijoueur est prévu, programmé pour le début d’automne.

INTÉRÊT : Après les deux précédents chapitres très linéaires (et aux qualités contestables), le développeur City Interactive, connu pour ses FPS low budget, tente de sortir un titre de qualité, proche des grandes licences. Si récemment ils avouent s’être emporté d’un point de vue de leurs ambitions, ce “Sniper Ghost Warrior” troisième du nom est un très bon volet, une fois patché (actuellement en version 1.3).
Il n’a objectivement pas à rougir face à la concurrence, proposant des titres surfant sur l’opportunisme d’une licence rentable.
Mais surtout, à mes yeux, “Sniper Ghost Warrior 3″ est un peu le “Project I.G.I. 3″ que j’attendais en vain.

Avec ses décors montagneux, son immense liberté d’action vous permettant d’attaquer une base ou un avant-poste par n’importe quel endroit (de face, de flan ou en contournant l’ensemble), voire de nettoyer un secteur sans avoir même à mettre un pied en territoire hostile, la relève est quasiment là.

Si en plus le titre n’est pas désagréable esthétiquement parlant (mais bien loin de certaines promesses), et permet d’autres approches (ou comme dans un Deus Ex ou un Dishonored, il est possible de se la jouer furtif via les nombreuses possibilités affichées par le level design), alors “SGW3″ n’est sûrement pas un titre à sous-estimer.

Bien évidemment, et comme de nombreux titres, il a souffert de quelques bugs (reste encore quelques défauts mineurs à corriger) pouvant gâcher l’expérience, mais le studio est très réactif, et à l’écoute de son public.

L’expérience “SGW3″ n’est pas encore finie, avec l’arrivée prochaine du second DLC solo, et du mode multijoueur. Si seulement ils pouvaient aussi débloquer l’apanage visuel présenté au tout début, le facteur climatique variant et augmenter la profondeur de champ pour des tirs à très longue distance (quand on sait que le record vient récemment d’être explosé avec un tir de plus de 3540 mètres, de la part d’un soldat canadien en poste en Irak).

16.5/20

JeuxVideo.com

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