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L’antre du Loup, façon Nofrag le blog de DarkWolf.

[PC]Enslaved : Odyssey To The West (Premium Edition)

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INTRIGUE : Dans ce qui semble être un futur éloigné, Monkey, un prisonnier cachant un pur combattant, s’enfuit d’un vaisseau en flammes, et délivre par la même occasion une jeune femme (Trip). Tous deux, ils vont se lancer dans une aventure sur leurs origines, et affronter par la même des hordes de soldats cyborg.

GAMEPLAY : Tout d’abord, il faut savoir que le personnage de Monkey s’inspire très fortement du roi des singes, un personnage emblématique du folklore chinois, ayant aussi inspiré Akira Toriyama pour Dragon Ball, et Son Goku.

Pas étonnant alors que le personnage soit très agile, se batte avec un bâton, et dispose d’un nuage magique. Tous ces éléments permettent alors de deviner un gameplay plutôt riche.

“Enslaved” se présente comme un beat them all en 3D, en alternance avec des phases de pateformes. Imaginez Assassin’s Creed pour les phases d’escalade, et pour les combats du pur “God Of War”, “Darksiders” ou “Devil may Cry”.

Monkey a plusieurs cordes à son arc, ou plutôt son bâton. Ce dernier peut projeter des munitions capables de figer ses ennemis, ou de les détruire. Il faudra dans certains cas combiner les deux, face à des ennemis disposant de boucliers. On peut bien sûr se battre au corps à corps (combos, esquives), et tout le long de la progression, des artefacts seront à récolter. Ces derniers permettront d’apprendre de nouveaux combos, mouvements, voire d’améliorer la condition physique de notre personnage.

Et si vraiment le besoin s’en fait sentir, Monkey peut demander de l’aide à Trip. Elle peut alors faire diversion, le suivre, le soigner, activer des interrupteurs à sa place.

Les deux personnages sont liés, ce qui fait que Trip n’est pas qu’un simple faire valoir (coucou “Resident Evil 4″). On devra bien évidemment faire attention à elle, mais aussi exploiter son personnage pour accéder à certains endroits.

Lors de certaines phases bien définies, on peut activer le nuage magique, nous permettant d’aller très vite dans un environnement plus ouvert. D’autres phases vous mettront à bord d’un véhicule…

RÉALISATION : Si on replace le jeu dans son contexte, il souffre de textures pour la plupart grossières, contrairement aux personnages plutôt bien modélisés. L’animation est une des principales qualités, et il faut savoir que l’acteur Andy Serkis a prêté sa gestuelle à Monkey (comme il l’a fait pour “Lord Of The Rings” et “King Kong” entre autres).

Heureusement, la direction artistique rattrape le tout, avec un univers post apocalyptique noyé dans la végétation, avec des buildings en ruine et des plantes un peu partout, et bien évidemment ces cyborgs omniprésents, dont certains véloces, à l’image de ce cyber-chien géant vous poursuivant pendant une partie de l’aventure.

La bande sonore n’est pas exceptionnelle, mais la version française est de très bonne qualité, avec des doubleurs français investis.

DLC : La version premium d’”Enslaved” comporte le DLC Pigsy’s Perfect 10. Cette aventure est dédiée à un personnage rencontré bien plus tard dans la trame principale.

En gros, Pigsy rêve de se créer l’ami(e) parfait(e), et va pour cela devoir récolter divers pièces. Mais bien évidemment, il va falloir se frayer un chemin dans des territoires hostiles.

Pigsy n’est pas comme Monkey, il ne dispose pas des mêmes compétences, est bien plus faible au corps à corps.
Il a en revanche un fusil à munitions illimitées, et obtiendra au fur et à mesures plusieurs types de mines (celles qui immobilisent, celles qui explosent, celles qui retournent l’ennemi contre ses acolytes et les leurres).

On l’aura compris, il est question ici de patience et d’infiltration. Pigsy à tout intérêt à se la jouer fine, pouvant mourir sous seulement deux trois coups adverses.

Le DLC propose alors une approche plus stratégique : hors de question de foncer dans le tas, on examine l’environnement, et on piège ses ennemis. Les mines peuvent avoir des actions combinées, et on s’amuse plutôt pendant ces trois/quatre heures.

Mais cette extension reste entachée par de sérieux problèmes : d’une part il est impossible de remapper les touches correctement au clavier, et la maniabilité au pad est immonde.

Ensuite, le titre n’a pas bénéficié d’une localisation française, juste de sous-titres (alors que la version française est excellente pour le titre principal). Grosse fainéantise, impactant lourdement l’extension.

DURÉE DE VIE : Comptez 10 heures pour l’aventure principale, plus 3 à 4 heures pour le DLC. Une durée de vie correcte, mais une replay value très faible. On a vite compris l’intérêt du titre, et son manque d’originalité fait qu’on passera à un autre.

INTÉRÊT : “Enslaved” est un jeu correct, un bon défouloir, mais il n’a pas vraiment sa propre identité, même s’il possède une touche artistique indéniable. En puisant dans le folkore asiatique, en s’approchant de temps en temps de l’ambiance d’un “Beyond Good and Evil” (oui, c’est l’impression que j’ai eu en voyant Pigsy, un univers étrange, et un personnage principal se battant avec un bâton), il crée une sorte de puzzle recomposé à la Frankenstein. On s’amuse, certes, mais sans avoir ces petites étincelles dans les yeux.

11/20

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