DarkyBlog

L’antre du Loup, façon Nofrag le blog de DarkWolf.

Archive pour janvier 2017

[PC]Contrast

Lundi 30 janvier 2017

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INTRIGUE : Dans les beaux quartiers de Paris, quelques décennies en arrière, une jeune fille du nom de Didi part à l’aventure avec son amie muette imaginaire Dawn, capable de se transformer en ombre. Elles vont chercher un moyen de sauver la famille de Didi, sa mère chanteuse vivant avec un jeune homme pas vraiment doué pour les affaires, et prêt à se mettre dans de sales draps.

GAMEPLAY : Tout le long de l’aventure, on incarne Dawn, jeune femme muette empruntant énormément au mime Marceau, aux clowns, aux danseuses classiques.
“Contrast” se présente comme un jeu de plateformes (à l’image d’un “Super Mario 64″), avec cette petite nuance lié au pouvoir de Dawn : avec un bon éclairage, elle projette son corps en 3D dans son ombre, et le jeu se transpose alors en 2D. Il devient alors du coup plus technique, car se basant sur la précision et le rythme (comme un bon vieux Mario).
L’intérêt du titre est alors l’exploitation de la lumière, et des zones d’ombre.
Didi étant trop petite, c’est Dawn qui se charge de lui frayer un chemin en actionnant divers interrupteurs, dans la pure logique des jeux du genre. L’intérêt des phases en 2D permet de varier la manière d’aborder le jeu, un peu comme le faisait avec succès “Alice Madness Returns”.
Dawn peut aussi faire des rush, sorte d’accélération disponible en 2D ou en 3D, permettant dans le premier univers de passer à travers des ombres, alors que pour le second, cela permettra juste de franchir plus vite n’importe quel obstacle.

RÉALISATION : Il faut l’avouer, le titre n’est pas visuellement formidable. C’est le fruit d’un petit studio, et il ne faut donc pas s’attendre au niveau d’une production AAA. Cependant, tout cela est compensé par la direction artistique nous plongeant en plein dans les années 40/50; le titre dispose aussi d’une aura légèrement surnaturelle, les limites de l’environnement étant définies par une fragmentation du décor dans un genre de vide sidéral. Le tout est appuyé par une bande son jazzy époustouflante. Ajoutez à cela une bonne localisation française, et la partie audio l’emporte sur la partie visuelle (même si ce n’est pas vraiment moche).

DURÉE DE VIE : “Contrast” dispose d’une très courte durée de vie, il faudra compter entre 3 et 4 heures pour boucler le titre, tout en récupérant les quelques documents éparpillés par ci et par là, permettant d’étouffer légèrement l’intrigue.

INTÉRÊT : Durant un court laps de temps, on découvre donc cet univers singulier, on s’amuse à parcourir un monde étrange, où ombres et personnages réels se confondent. Les énigmes évoluent lors de la progression, toujours dans l’optique de maintenir l’intérêt.
Si le résultat n’est pas bluffant, “Contrast” reste cependant un honnête petit jeu, de quoi s’occuper le temps d’un week-end.

12/20

JeuxVideo.com

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INTRIGUE : Dans ce qui semble être un futur éloigné, Monkey, un prisonnier cachant un pur combattant, s’enfuit d’un vaisseau en flammes, et délivre par la même occasion une jeune femme (Trip). Tous deux, ils vont se lancer dans une aventure sur leurs origines, et affronter par la même des hordes de soldats cyborg.

GAMEPLAY : Tout d’abord, il faut savoir que le personnage de Monkey s’inspire très fortement du roi des singes, un personnage emblématique du folklore chinois, ayant aussi inspiré Akira Toriyama pour Dragon Ball, et Son Goku.

Pas étonnant alors que le personnage soit très agile, se batte avec un bâton, et dispose d’un nuage magique. Tous ces éléments permettent alors de deviner un gameplay plutôt riche.

“Enslaved” se présente comme un beat them all en 3D, en alternance avec des phases de pateformes. Imaginez Assassin’s Creed pour les phases d’escalade, et pour les combats du pur “God Of War”, “Darksiders” ou “Devil may Cry”.

Monkey a plusieurs cordes à son arc, ou plutôt son bâton. Ce dernier peut projeter des munitions capables de figer ses ennemis, ou de les détruire. Il faudra dans certains cas combiner les deux, face à des ennemis disposant de boucliers. On peut bien sûr se battre au corps à corps (combos, esquives), et tout le long de la progression, des artefacts seront à récolter. Ces derniers permettront d’apprendre de nouveaux combos, mouvements, voire d’améliorer la condition physique de notre personnage.

Et si vraiment le besoin s’en fait sentir, Monkey peut demander de l’aide à Trip. Elle peut alors faire diversion, le suivre, le soigner, activer des interrupteurs à sa place.

Les deux personnages sont liés, ce qui fait que Trip n’est pas qu’un simple faire valoir (coucou “Resident Evil 4″). On devra bien évidemment faire attention à elle, mais aussi exploiter son personnage pour accéder à certains endroits.

Lors de certaines phases bien définies, on peut activer le nuage magique, nous permettant d’aller très vite dans un environnement plus ouvert. D’autres phases vous mettront à bord d’un véhicule…

RÉALISATION : Si on replace le jeu dans son contexte, il souffre de textures pour la plupart grossières, contrairement aux personnages plutôt bien modélisés. L’animation est une des principales qualités, et il faut savoir que l’acteur Andy Serkis a prêté sa gestuelle à Monkey (comme il l’a fait pour “Lord Of The Rings” et “King Kong” entre autres).

Heureusement, la direction artistique rattrape le tout, avec un univers post apocalyptique noyé dans la végétation, avec des buildings en ruine et des plantes un peu partout, et bien évidemment ces cyborgs omniprésents, dont certains véloces, à l’image de ce cyber-chien géant vous poursuivant pendant une partie de l’aventure.

La bande sonore n’est pas exceptionnelle, mais la version française est de très bonne qualité, avec des doubleurs français investis.

DLC : La version premium d’”Enslaved” comporte le DLC Pigsy’s Perfect 10. Cette aventure est dédiée à un personnage rencontré bien plus tard dans la trame principale.

En gros, Pigsy rêve de se créer l’ami(e) parfait(e), et va pour cela devoir récolter divers pièces. Mais bien évidemment, il va falloir se frayer un chemin dans des territoires hostiles.

Pigsy n’est pas comme Monkey, il ne dispose pas des mêmes compétences, est bien plus faible au corps à corps.
Il a en revanche un fusil à munitions illimitées, et obtiendra au fur et à mesures plusieurs types de mines (celles qui immobilisent, celles qui explosent, celles qui retournent l’ennemi contre ses acolytes et les leurres).

On l’aura compris, il est question ici de patience et d’infiltration. Pigsy à tout intérêt à se la jouer fine, pouvant mourir sous seulement deux trois coups adverses.

Le DLC propose alors une approche plus stratégique : hors de question de foncer dans le tas, on examine l’environnement, et on piège ses ennemis. Les mines peuvent avoir des actions combinées, et on s’amuse plutôt pendant ces trois/quatre heures.

Mais cette extension reste entachée par de sérieux problèmes : d’une part il est impossible de remapper les touches correctement au clavier, et la maniabilité au pad est immonde.

Ensuite, le titre n’a pas bénéficié d’une localisation française, juste de sous-titres (alors que la version française est excellente pour le titre principal). Grosse fainéantise, impactant lourdement l’extension.

DURÉE DE VIE : Comptez 10 heures pour l’aventure principale, plus 3 à 4 heures pour le DLC. Une durée de vie correcte, mais une replay value très faible. On a vite compris l’intérêt du titre, et son manque d’originalité fait qu’on passera à un autre.

INTÉRÊT : “Enslaved” est un jeu correct, un bon défouloir, mais il n’a pas vraiment sa propre identité, même s’il possède une touche artistique indéniable. En puisant dans le folkore asiatique, en s’approchant de temps en temps de l’ambiance d’un “Beyond Good and Evil” (oui, c’est l’impression que j’ai eu en voyant Pigsy, un univers étrange, et un personnage principal se battant avec un bâton), il crée une sorte de puzzle recomposé à la Frankenstein. On s’amuse, certes, mais sans avoir ces petites étincelles dans les yeux.

11/20

JeuxVideo.com

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Rétrospective 2016

Samedi 7 janvier 2017

Comparé à 2015, cette année emblématique pour moi (quadra powa!!!) n’est pas vraiment synonyme d’effervescence ou révélation…La faute en partie à un engouement pour le sport (mieux vaut tard que jamais).

Petit tour de ce qui est cependant à découvrir, ou redécouvrir (comme les précédents, un clic sur la jaquette permet d’ouvrir l’avis en question).

FILMS : 97 (-38)
9 films on eu une note entre 16 et 18 cette année. Plus gros coup de cœur, encore un film pas vraiment connu mais surprenant et fascinant : SPRING (si vous aimez les love story, l’Italie et …Lovecraft). Juste derrière, “Sicario” de Villeneuve, un réalisateur que j’apprécie de plus en plus (après “Polytechnique” et “Prisoners”). On retrouve aussi des valeurs sûres (parfois controversées comme “Le Réveil de la Force”, ou “Le garçon et la bête”).

JEUX VIDÉO : 15 (-4)

Un énorme coup de cœur pour “Dishonored”, magnifique sur de nombreux points. Quelques belles surprises comme “The Evil Within”, “Portal Stories : Mel” (standalone gratuit et de “qualitay”) ou “Shadow Complex Remastered” (offert à l’époque, mais un poil buggé lors de son lancement).

Deux autres jeux à ajouter dans cette liste : “Fire & Forget The Final Assault” (remake d’un vieux jeu TITUS sorti sur Amiga, Atari ST et Amstrad) et “Gone Home” (offert lui aussi pendant un court laps de temps, ça occupe pendant 2 - 3 heures)






Comme les précédentes années, un album dédié aux captures d’écran de ces titres, consultable ici :

Album Gaming 2016

SÉRIES : 17 (+9)

Hormis les séries se renouvelant chaque année avec une nouvelle saison (”The Walking Dead”, “Games of Throne”), un retour inespéré (”X-files”), une énorme déception (”Fear The Walking Dead”), deux séries sont vraiment à retenir, et méritent amplement le buzz autour d’elles :


ANIMATION : 8

Sur les 8 séries entamées, beaucoup de variété, mais seulement 3 m’ont marquées. Deux par leur violence extrême (rarement gratuite, parfois fun), à savoir “Terra Formars” et “Blood-C”, ou par le délire totalement assumé et jubilatoire (”Food Wars”).

ALBUMS

Forcément, la sortie du dernier album de mon groupe préféré, à savoir Kidneythieves, était l’événement majeur (aucune déception de ce côté).

Mais d’autres artistes découverts m’ont aussi provoqué un petit sursaut musical, comme :

Trentemøller : DJ Danois, on est bien loin d’un David Guetta. Si “Miss you” est un titre connu, deux de ses derniers albums m’ont vraiment interpelé. “Fixion” et “Lost” sont deux gros pavés, entre Ambiant et Trip Hop avec des touches Electro, un son généralement lancinant et reposant. Certaines composition pourraient en toute humilité être employées pour le score d’un film, tant l’ambiance distillée est intense (”Morphine”). Un vrai coup de cœur pour cet artiste.

Health : ceux-là même qui avaient composé le titre “Tears” pour “Max Payne 3″. Le dernier album “Death Magic” est le plus accessible, leur son étant parfois très dérangeant. Imaginez un instant des vocalises dignes de Pet Shop Boys avec une consonance Indus, flirtant sur certains titres avec l’hardcore.

Porter Robinson : découvert avec l’excellent clip “Shelter”, où il revendique son amour pour l’animation japonaise. Il s’associe avec le DJ français Madeon et signent ce clip absolument touchant (Damn ninja cutting onion). A l’heure actuelle, le clip a dépassé sur Youtube les 11 millions de vue, et les critiques sont dithyrambiques. Certains vont même jusqu’à analyser la moindre parcelle de cette vidéo de 6 minutes. L’occasion alors de se pencher sur la carrière de Robinson, et de reconnaître que son album “Worlds” est de très bonne facture, avec des influences notoires, comme celles de Daft Punk (”Fresh Static Snow”). C’est dans l’ensemble un album très frais, très “Geek”. On reconnait des sonorités issues des jeux vidéo (du rétro à Portal), et bien évidemment, à l’animation japonaise.

Quelques extraits pour agrémenter le tout (attention pour “Health”, le clip est très…heu….spécial et un poil dérangeant) :
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Et pour clôturer ce chapitre :
2017