DarkyBlog

L’antre du Loup, façon Nofrag le blog de DarkWolf.

Archive pour novembre 2016

[PC]The Evil Within (+DLCs)

Vendredi 25 novembre 2016

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INTRIGUE : L’inspecteur Sebastian Castellanos est envoyé sur une scène de crime particulière, ayant eu lieu dans un asile. Sur place, il va découvrir quelque chose d’effroyable, repoussant les limites de la logique et de la santé psychologique, et va alors affronter l’ultime cauchemar, où des hordes d’êtres possédés envahissent les rues de villes et villages…

GAMEPLAY : Pour résumer le gameplay de “The Evil Within”, il suffit de citer le nom de Shinji Mikami, le papa de Resident Evil.
Et comme pour son 4ème chapitre, on a droit à un TPS axé horreur. Comprendre par là que votre personnage est très vulnérable, et que les munitions seront précieuses.
Heureusement, un fluide vert, trouvé dans certains endroits, ou sur les ennemis à leur mort, va vous permettre d’améliorer vos compétences (force, santé, endurance), mais aussi vos armes (capacité, puissance, vitesse de rechargement, etc…). la sauvegarde de la progression se fera comme dans Resident Evil dans une pièce d’apparence tranquille (accessible depuis un miroir brisé), en compagnie d’une aide soignante. C’est dans cette salle que vous pourrez améliorer vos compétences et armes, accéder à une étrange carte dont chaque partie est disponible vie des pierres à trouver et collecter dans chaque chapitre de l’aventure, tout comme des clés ouvrant des coffres vous offrant le “liquide verdâtre”, ou des munitions. On y trouvera aussi des documents à récupérer, nous éclairant un peu sur tout ce qui se trame. Outre ces sauvegardes manuelles disponibles à certains endroits du jeu, vous aurez aussi des points de sauvegarde ponctuels, aux moments propices.
Comme le titre se veut survival horror, “The Evil Within” propose de nous la jouer discrète. Ainsi, il est possible voire même recommandé de se faufiler quand c’est possible derrière les infectés pour leur planter votre couteau dans le crâne. Cette méthode est la plus intéressante, car elle met directement de vie à trépas votre ennemi (pour les plus faibles, n’essayez surtout pas sur les boss). Car si vous usez de vos armes à feu, il est possible que l’ennemi se relève, même s’il a la moitié du visage explosé. Comme dans “Dead Space”, il faudra alors abuser du piétinement de cadavre pour s’assurer qu’il soit bien mort, voire utiliser une allumette (en nombre limité) pour immoler la dépouille, ultime recours pour ne plus être embêté. Et si vous êtes en manque d’allumettes, vous pourrez compter sur une arbalète multifonction, véritable couteau suisse vous permettant de figer, exploser, brûler, empaler vos ennemis. Une arme intéressante, car les munitions seront à construire par vous-même avec les matériaux trouvés un peu partout. Elle sera aussi évolutive, toujours avec ce fameux fluide verdâtre.

RÉALISATION : On ne peut pas dire que le jeu soit une vitrine technologique. Il s’en tire plutôt bien, mais ne fait pas le poids par rapport aux autres titres sortis au même moment. La modélisation des personnages est correcte, les voix VF de bonne facture, et l’ambiance sonore travaillée pour vous faire légèrement flipper. Au moins les textures sont plus propres que dans les derniers “Resident Evil”, et les effets de lumière permettent d’appuyer une ambiance pesante et oppressante.

DLCs : Au nombre de trois, ces extensions permettent de prolonger la durée de vie. les deux premiers, “The Assignement” et The Consequence”, vous mettent dans la peau de Kidman, une inspectrice faisant équipe avec Sebastian, mais dont les motivations sont troubles. On les comprend mieux ici, puisque ces deux extensions lui sont dédiées et expliquent certains points d’ombre de l’aventure principale.
Mais hormis le fait de changer de personnage, cette extension apporte une vraie plus-value au gameplay, s’appuyant ici bien plus sur la notion de survie et de furtivité.
Alors que dans l’aventure principale, il était possible de devenir surpuissant au point de ne plus craindre la mort après avoir boosté son personnage, et bien ici Kidman se retrouve dans “The Assignement” sans armes, et va donc devoir se faufiler discrètement entre les ennemis, les attirer dans des pièges, etc… une excellente surprise, et on regrette alors que l’ensemble du jeu principal n’ai pas opté pour cette direction, tant l’angoisse est alors sur-développée, tout comme le stress et la réflexion, savoir comment passer d’une pièce à l’autre sans mourir étant le principal challenge. Sa suite, “The Consequence”, reprend la relève avec un peu plus d’action, Kidman tombant de temps en temps sur une arme.
Surtout, on se retrouve avec un nouvel ennemi, une sorte de Nemesis sous la forme d’une paire de jambes galbées avec un phare à la place de la tête. Marrant comme ça, mais cette pouffiasse a le dont de vous refroidir si vous franchissez la lumière qu’elle émet. Sans doute les pires moments où on risque de perdre son sang-froid.
Le dernier DLC, “The Executioner”, est hautement facultatif : il s’agit d’un FPS vous plaçant dans la peau d’un ennemi récurrent de l’histoire principale (celui avec un coffre en guise de tête), et vous propose des combats en arène pour vous frayer un chemin jusqu’à votre fille, le tout dans des environnements déjà parcourus dans la trame principale.

DURÉE DE VIE : 36 heures de jeu au total, à comptabiliser sur l’intrigue principale (environ 30 heures en prenant de temps de tout fouiner), et 6 heures sur les trois DLCs. C’est vraiment un bon rapport, surtout que l’aventure est variée (entre l’asile, les univers parallèle, le village, la ville), permettant de ne pas s’essouffler en cours de route.
Pour la rejouabilité, il est fort probable qu’on y retourne, le jeu prévoyant un “New game+” vous permettant de revivre l’aventure avec toutes vos compétences et armes récoltées durant la première session, tout en y ajoutant des petits extras, comme une mitrailleuse, un bazooka, etc…

INTÉRÊT : “The Evil Within” est une tentative de renouer avec le succès des premiers “Resident Evil” pour CAPCOM, après des épisodes 5 et 6 ayant légèrement refroidis la presse et les joueurs.
Le choix de Mikami n’est pas anodin, l’homme étant derrière les premiers “Resident Evil”, avec le succès international qu’on leur connait.
Indéniablement, la touche Mikami dans cet “The Evil Within” saute aux yeux.
Tout d’abord cette fascination pour les villages européens, que ce soit dans Resident Evil 4 ou les premiers chapitres de “The Evil Within”, la ressemblance est frappante, et on se croit alors de nouveau projeté dans un film de la Hammer.
Ensuite, le gameplay, avec la pièce pour sauvegarder, ce manoir en plein milieu de l’aventure qui renvoie directement au premier “Resident Evil”,etc…
Mais Mikami s’est cette fois influencé par Clive Barker (le jeu est très gore, et les possédés sont souvent présentés avec du barbelé mutilant leur corps) voire les films d’horreur asiatique comme “Ring”, avec ce boss, une femme araignée à la longue chevelure noire, sortant des mares de sang.
Forcément, un tel mélange d’univers renvoie un sentiment de malaise, bien restitué. Mais est-ce que le jeu fait peur? Retrouve t’on les situations d’antan, quand on avait peur d’ouvrir une porte dans les premiers Resident Evil?
Et bien pas vraiment, et cela pour plusieurs raisons :
D’une part, votre personnage, évolutif, peut devenir une vraie machine de guerre si vous gérer bien votre stock de munitions, si vous la jouez furtive, et que vous optez pour les bonnes améliorations dès le début (style améliorer la santé, et une arme à fond pour faire de gros dégâts).
Ensuite, les scripts liés au moments de stress sont prévisibles (comme dans “Outlast”) : si vous voyez un checkpoint, plein de munitions, vous savez qu’il va se passer quelque chose. Du coup, pas de surprise, et encore moins de peur de mourir. Pourquoi ne pas avoir conservé le système originel des “Resident Evil”, où on flippait à tout moment et où on alignait les aller-retour pour sauvegarder de peur de perdre sa progression à chaque instant.
Déstabilisant aussi, le scénario. Sans trop spoiler, on tombe sur une aventure difficilement digérable pour les plus cartésiens, où comment passer d’un point A à un point B totalement opposé géographiquement et temporellement. Si l’intrigue, habile, permet de justifier cela, on sent quand même l’opportunisme de nous proposer des environnements variés, puisant dans l’intégralité d’un catalogue dévoué au genre horreur.
Cependant, les personnages, Sebastian en tête, ont un fort potentiel charismatique, dont le jeu tire partie.
“The Evil Within” est donc le titre de la rédemption, celui permettant malgré quelques lacunes de redorer un genre qu’il avait terni, quitte à se faire voler la vedette par d’autres titres (”Dead Space et sa suite, “Outlast”).
Verra-t’il une suite? Peu probable (même si la fin reste ouverte), tous les espoirs reposant maintenant sur “Resident Evil 7″.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Dead Effect 2

Mercredi 2 novembre 2016

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INTRIGUE : Suite directe du premier “Dead Effect”, qui rappelons le prenait place à bord d’un vaisseau, l’l’ESS Meridian, vous allez de nouveau buter du mort-vivant et autre aberration génétique.

GAMEPLAY : On reste comme le premier dans le genre FPS, sauf que cette fois-ci, le studio BadFly a vu bien plus grand. Tout d’abord, après un niveau d’introduction et le choix de votre personnage entre 3 modèles, vous allez tomber sur une sorte de hub, où progressivement vous allez pouvoir discuter avec des membres de l’équipe que vous aurez au préalable sauvé. C’est aussi que vous aurez un ingénieur pour améliorer votre armure et vos compétences, un mécano pour les armes et leurs améliorations, et enfin une responsable s’occupant de vos pouvoirs et de leurs améliorations. Au centre de la salle faisant office de QG, vous trouverez une reconstitution holographique de l’ESS Meridian, vous permettant de naviguer dans les différents niveaux du jeu débloqués, ou encore vous amuser sur d’autres modes, comme la survie ou l’infestation.
Si l’intrigue se présente comme un FPS couloir lambda dans coursives remplies de zombies et autres créatures patibulaires, une notion de RPG vient changer la donne.
C’est en fonction de votre niveau que la difficulté des ennemis, le choix des armes, améliorations, pouvoirs et armures seront impactés.
Un aspect à ne surtout pas négliger, au risque de voir une difficulté frustrante apparaître en plein milieu du jeu.
Un conseil : optez pour une arme blanche en arme primaire, et en arme secondaire l’arbalète, dont les carreaux explosifs font sensation. Il faudra bien évidemment penser à améliorer ces armes, et parfois sacrifier un modèle customisé à mort mais devenu obsolète.
Il vous faudra aussi de l’argent, à récupérer comme des documents ou autres objets durant votre parcours. L’argent permet d’acheter les fournitures, mais il est aussi possible de les récupérer dans des armoires, ou sur le corps de vos ennemis. Comme dans “Borderlands”, une notion de rareté indique si l’arme est meilleure que le modèle de base.

RÉALISATION : Basé sur le moteur Unity, le rendu est vraiment correct, avec textures fines, détaillées. Seul bémol, déjà rencontré dans le premier volet : une trop grande similitude entre les niveaux et les ennemis (même si on note de nouvelles têtes comme les sentinelles, les chiens ou les droïdes). On a l’impression de voir un “Doom 3″ dans ses niveaux en interne, avec des phases de “Dead Space” : on passe d’environnements métalliques à de rares passages originaux.
Si la maniabilité est correcte, hormis le fait qu’il soit impossible de sauter, l’aspect sonore est par contre décevant : pas de VF, et la version originale n’est pas des plus réussies, entre voix crispantes (Minikin) ou accent russe digne d’un porno des années 70.

DURÉE DE VIE : Très bonne, environ 17 heures pour venir à bout des 20 niveaux. Cela peut sembler énorme quand on sait que chaque niveau peut se torcher en 20 mn montre en main, mais c’est sans compter sur la difficulté croissante, et l’obligation d’avoir au moins le niveau 15 pour entamer la seconde partie du jeu. Les modes secondaires deviennent donc d’excellents moyens de gagner de l’argent, mais surtout de faire monter votre personnage en puissance. Si cela peut paraître rébarbatif, il faut savoir qu’on se prend vite au jeu de la customisation de son personnage, à la quête de l’armure ultime (un conseil, optez pour la black, elle vaut le coup avec ses pouvoirs de régénération), et de l’amélioration continue de votre avatar (aussi appelé évolution chronophagique).

INTÉRÊT : “Dead Effect 2″ reprend les ingrédients du premier pour nous proposer un challenge bien plus riche et complexe, où la part de RPG a un aspect essentiel à la survie.
Bien plus élaboré, cette suite vaut vraiment le coup pour celles ou ceux cherchant un FPS potable ultra bourrin, et ayant succombé aux charmes “relatifs” du premier.
Un excellent défouloir, ouvrant les portes du prochain “Dead Effect 3″ qui ne devrait pas tarder à pointer son nez sur mobiles, puis sur PC (comme les précédents volets). Un conseil alors, ne pas sauter sur l’early access, chaque “Dead Effect” sur PC est sorti par la suite dans un Humble Bundle, ou comment avoir le titre (et d’autres) pour moins de 5 euros.

15/20

JeuxVideo.com

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