DarkyBlog

L’antre du Loup, façon Nofrag le blog de DarkWolf.

Archive pour mars 2015

[PC]NaissanceE

Lundi 23 mars 2015

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INTRIGUE : Vous vous appelez Lucy, et votre réveil se fait dans une pièce totalement vide, avec une simple issue devant vous. Ce sera le début d’une aventure hors normes dans un monde surréaliste, quasiment désert, sans pour autant avoir des réponses sur qui vous êtes, où vous êtes..
Chacun est libre de sa propre interprétation (le nom des chapitres donne parfois un petit indice). Préparez vous à vivre un moment original, on pourrait même parler d’expérience vidéo-ludique.

GAMEPLAY : “NaissanceE” emprunte un gameplay FPS, pour tout ce qui est déplacements. Vous n’aurez pas d’armes à votre disposition, et le body awareness se limitera à votre souffle, un élément du gameplay à prendre en compte. Car le jeu joue la carte des réflexes, où justement un clic droit de la souris vous permettra de reprendre votre souffle, et donc de courir plus vite plus longtemps, et de la réflexion.
Car votre but premier est de savoir comment sortir de cet univers. Si certains niveaux jouent la carte de la linéarité, où, plongé dans l’obscurité, il vous faudra discerner la sortie indiquée par une faible source lumineuse, d’autres espaces sont impressionnants, notamment cette partie où il est possible de s’aventurer dans une sorte de mégalopole sans limites horizontales ou verticales, de tomber sur une pièce contenant un peluche Totoro (une référence), une issue sur le néant (bug? pas bug?), ou encore un escalier sans fin (re-bug? Pas bug?). Les phases de plateformes sont plus stressantes, car sans aucune notion de notre corps (d’où un body awareness très limité avec la respiration mais aussi une volonté de ne pas trop en dévoiler sur notre identité), on loupe parfois le coche, avec dans le meilleur des cas une petite chute sans gravité, et au pire des cas la mort, et re-tentative depuis le dernier checkpoint.
Et comme nous sommes dans un univers où nos repères traditionnels sont tous faussés (ultime exemple, cet escalier vers la fin que personne n’osera monter tant il est long), il faut parfois bien scruter le décor pour trouver la sortie, voire “oser” certaines actions inhabituelles.

RÉALISATION : Le parti pris est de proposer un univers surprenant, surréaliste, proche de l’univers de Kafka comme on peut le lire un peu partout. Si au début on pense à un clone monochrome de Portal avec ces salles liées les unes aux autres, dès le second chapitre (et quel chapitre), on est subjugué par les décors, cette profondeur de champ, ces détails, liés à une bande son immersive. L’absence évidente de HUD renforce l’immersion, et il n’est pas étonnant de rester statique pendant certains moments, à contempler un univers jamais (ou trop peu) vu par le passé. C’est donc une réussite graphique, preuve qu’il ne suffit pas de balancer des textures hyper définies et détaillées pour arriver à créer un univers cohérent, crédible. Autre bon point, l’importance des sources lumineuses, élément important du gameplay, mais aussi valorisation de l’univers et de ses multiples facettes.

DURÉE DE VIE : Si vous pouvez bien évidemment torcher le jeu en ligne droite, sans faire attention au soin apporté à l’univers, la durée de vie sera courte, très courte. Mais en prenant le temps de parcourir cet univers, on monte facile à plus ou moins 4 heures.

INTÉRÊT : “NaissanceE” pourrait se résumer comme une expérience vidéo-ludique, le genre de titre sortant de façon sporadique, flattant nos petits cerveaux en nous proposant autre chose que des affrontements, le loot, et autres leitmotiv représentant 99% des productions actuelles. En plus de cela, c’est un petit studio français (Limasse Five) derrière ce titre, alors autant être chauvin quand on le peut.
Si cette aventure ne plaira pas à tout le monde, elle a le mérite de proposer une réelle cohérence entre son univers et sa réalisation, de casser la monotonie des productions actuelles.

16/20

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[PC]Far Cry 3 - Blood Dragon

Lundi 9 mars 2015

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INTRIGUE : L’humanité est quasiment réduite à néant suite à un conflit nucléaire. Une nouvelle menace se dresse à l’horizon, et vous, Rex Colt, allez reprendre du service sous la forme d’un cyborg suréquipé pour la contrer…

GAMEPLAY : “Far Cry 3 - Blood Dragon” reprend comme son nom l’indique le noyau de [url=http://darkwolflair.free.fr/forum/viewtopic.php?t=2570]“Far Cry 3″[/url]. On retrouve du coup exactement le même gameplay, légèrement adapté au contexte. Open World avec des missions principales, d’autres secondaires, des captures de bases, etc…Le tout bien évidemment en version réduite (carte plus réduite, moins de missions). Après un didacticiel parodique, vous retrouverez rapidement vos petits si vous avez joué à “Far Cry 3″. A noter que l’infiltration a dans ce titre moins d’importance, on vous demande rarement de faire dans la dentelle (et cela dès le début du jeu, où ça explose de partout).

RÉALISATION : Le trip des développeurs était de livrer une version nostalgique des années 80 axé sur “Far Cry 3″. Du coup, les références fusent, que ce soit d’un point de vue visuel ou sonore. Pour la partie audio, on notera des thèmes proches de ceux de “Terminator”, des références à la B.O. de “Predator”, des répliques cultes.
Par contre, pour la charte graphique, ils ont pris l’environnement de “Far Cry 3″, l’ont assombri au maximum, ont posé des bases au level design peu inspiré (trois ou 4 salles et des couloirs), aux textures rudimentaires. Idem pour les ennemis et la faune locale. Vos oppresseurs humains sont tout droit sortis de Tron ou d’un clip des Daft Punk, la grosse nouveauté étant les fameux dragons, un mini trip “Jurassic Park” qui recommandera d’améliorer votre arsenal pour les blaster aisément (comme le fusil sniper à balles explosives, ça donne facile du 5000XP à chaque bestiole liquidée).
Problème, c’est beaucoup trop sombre, ça fait vraiment cache misère pour un titre sans doute sorti sans conviction de lancer une licence, mais plus un effet Hype sur la mouvance de la nostalgie.

DURÉE DE VIE : Ce standalone se boucle à 100% en moins de 12 heures. C’est plus que je ne l’aurai espéré, mais le titre est légèrement poussif, très répétitif, et du coup il n’est pas sûr qu’on y revienne une seconde fois.

INTÉRÊT : “Far Cry 3 - Blood Dragon” fait plus office d’anecdote nostalgique pour se marrer et se rappeler de bons souvenirs que de vrai jeu. Avec une réalisation un peu plus solide (tout en respectant l’aspect rétro) et surtout moins “nique les yeux”, on aurait eu plus de plaisir à séjourner dans cet environnement. De plus, quelques bugs ou autres oublis (comme le fait que les touches destinées à la conduite ne peuvent pas être remappées) viennent entacher l’expérience. Un titre anecdotique, qui vous fera plus sourire pour ses multiples références (Terminator, Predator, Rocky, Star Wars, Les Maitres de L’Univers, Robocop, et j’en passe) que de vous proposer une vraie expérience vidéoludique.

11/20

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[PC]Call Of Duty : Ghosts

Lundi 9 mars 2015

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INTRIGUE : D’ici quelques années, les états d’Amérique du Sud vont former une coalition en vue d’envahir les Etats Unis. Se servant de leur méthode de défense contre eux, l’ODIN, genre de station spatiale dotée de missiles à longue portée, ils arrivent à asséner aux USA plusieurs coups cinglants, laissant le pays dans un sale état.
C’est 10 ans plus tard qu’on retrouve deux frères et leur chien, enrôlés dans la résistance, et admirateurs des Ghosts, une faction militaire US d’élite. Elle est chargée des missions les plus périlleuses pour empêcher l’oppresseur de prendre le contrôle total de leur pays natal.

GAMEPLAY : A chaque nouveau COD, on nous narre les nouveautés censées révolutionner la saga, les innovations changeant le gameplay.
Ben finalement, ça reste un COD comme les autres. L’ajout important de cet opus, c’est le chien qu’on peut contrôler pour attaquer furtivement les ennemis.
Pour le reste, c’est du kiff kiff, c’est toujours aussi linéaire, confiné.
Plusieurs phases de jeu vous proposerons du rail shooting, un incontournable, ou encore sa variation avec l’emploi d’un fusil télécommandé. Petite nouveauté, on peut désormais glisser à même le sol lors d’un sprint, et canarder son ennemi.

RÉALISATION : L’ensemble reste agréable, et si c’est le même moteur graphique qu’employé dans MW3, c’est beaucoup plus fin que ce dernier.
La variété des décors permet de mesurer le talent des artistes, quand à retranscrire une jungle nous servant de camouflage suite à un crash, ou des fonds marins lors du sabotage d’un navire.

DURÉE DE VIE : N’espérez pas de grosses surprises de ce côté si vous vous limitez au mode solo, composé de 18 missions, avec chacune un document à récupérer pour gonfler artificiellement la durée de vie des plus téméraires. On reste dans la moyenne de la saga, avec 7 heures pour boucler l’aventure en prenant son temps.

INTÉRÊT : Souvent considéré comme le vilain petit canard des derniers Call Of Duty, cet épisode est pour moi un des meilleurs. bien évidemment, il est loin d’être parfait, mais sa campagne solo, variée, rappelant par certains moments “L’aube rouge”, tient en haleine. On commence avec un décor post apocalyptique pour arriver dans un Las Vegas enseveli, d’une station spatiale envahie par l’ennemi, de combats sous l’eau ou dans une ville immergée suite à l’explosion d’un barrage, ou lors de la conduite d’un tank parti anéantir les communications ennemis, sans compter la survie en pleine jungle ou l’attaque furtive en pleine montagne. Comme dans tout bon Call Of Duty, on s’en prend plein la tronche, on est à la limite de l’épilepsie tant ça explose dans tous les coins.
Ce “Ghosts” s’avère finalement un bon titre, contrairement à toute attente. On croise les doigts pour ses possibles suites (cf tout à la fin qui réserve une petite surprise).

15/20

JeuxVideo.com

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