DarkyBlog

L’antre du Loup, façon Nofrag le blog de DarkWolf.

Archive pour juillet 2013

DANGER 5

Mardi 30 juillet 2013

Venue d’Australie, cette mini série de 6 épisodes de 20 minutes (plus un épisode pilote) est un pur régal pour ceux ou celles qui apprécient les parodies, l’humour déjanté à la Austin Powers ou Tex Avery…

Le contexte se situe après la seconde guerre mondiale, dans un monde uchronique (dans les années 60-70) où Hitler serait encore à la conquête du monde. Pour cela, il manigancera un plan diabolique, à chaque fois loufoque.

Ainsi, on aura droit aux dinosaures nazis, au mécha composé de monuments historiques, de femmes en diamant résistant aux balles, de bergers allemands parlants, etc…

Face à cette menace, une équipe de 5 héros, 3 hommes et 2 femmes, de différentes nationalités (France, Australie, Angleterre,…).

Guidé par un supérieur à la tête d’aigle  :?: et un brin misogyne, nos héros ressemblant beaucoup à ceux de la série Thunderbirds (Les sentinelles de l’air) sont toujours envoyés sur le terrain pour enquêter, et déjouer le plan machiavélique d’Hitler.

Fonctionnant sur le comique de répétition (comme la mort attendue de Kenny dans chaque épisode de “South Park”), chaque épisode comprend systématiquement une vieille connaissance de Pierre mourant dans ses bras en lui donnant la recette d’un cocktail, Hitler s’enfuyant en passant par la fenêtre, le boss qui termine toujours son speech par “kill Hitler”, etc…

Situations improbables, personnages haut en couleur (il suffit de voir la parodie de Staline et à quoi sert sa moustache), “Danger 5 est une p[censuré] de série qui devrait avoir les honneurs d’une seconde saison cette année.


Cerise sur le gâteau, une photo d’un des membres de Danger 5, la somptueuse Claire (Amanda Simons).

Pour voir la série :

http://www.youtube.com/user/Danger5unofficial?feature=watch

[PC]MAX PAYNE 3

Jeudi 25 juillet 2013

INTRIGUE : Max Payne l’increvable! On le croyait fini, mais il s’est juste exilé dans le pays des Favelas, après avoir tué le fils d’un parrain de la Mafia. Il travaille désormais comme garde du corps, à la solde d’un riche investisseur. Mais quand la femme de ce dernier se fait kidnapper, Max doit reprendre les armes, et repartir sur un chemin truffé de cadavres, d’alcool, et de vieux souvenirs…

GAMEPLAY : Au bout du troisième volet, le gameplay n’a pas vraiment évolué : “Max Payne 3″ reste un Third Person Shooter linéaire qui beigne dans une ambiance noire, avec des moments très glauque. On retrouve le fameux Bullet Time, le Shootdodge, les marques de fabrique de la saga vous permettant de mettre l’action au ralenti et d’aligner vos ennemis plus facilement.
La petite nouveauté, c’est le système de couverture, vous évitant cette fois-ci d’être à découvert, et de riposter via des tirs aveugles.
Comme dans les deux précédents opus, on assiste à l’intrigue principale, interrompue (un peu trop d’ailleurs au début) par de nombreuses cinématiques, mais aussi des flashback sur le passé de Max à New York, nous expliquant le pourquoi de son exile. La variété sera donc au rendez-vous, d’une boîte de nuit en passant par un stade, des fameuses favelas jusqu’aux bas fonds de New York, en passant par un yoat luxueux, et même un commissariat de police. Max subira aussi un petit lifting en cours de route, pour un look plus ‘exotique’.

RÉALISATION : Comme par le passé, la réalisation technique est de haute voltige, et le souci omniprésent du détail est bluffant. On reste bouche bée la première fois devant les animations de Max, surtout quand il se retrouve face à une porte fermée. Les environnements fourmillent de détails, ce qui change de certains jeux vous proposant des décors vides, juste des murs tenant le toit.
Les développeurs ont poussé le vice en apportant des filtres au visuel, restituant la vision troublée de Max sous l’emprise d’antalgiques ou d’alcool, des distorsions de l’image. C’est propre, c’est souvent beau, il faut une machine de guerre sur PC pour pousser les options graphiques au taquet.
Pour la partie sonore, le titre n’a pas été doublé en français, et tant mieux d’un côté, quand on entend la qualité des doublages VO. Les nostalgiques reconnaitront le thème principal de la saga, et vers la fin, on a droit à “Tears” du groupe Health qui s’intègre parfaitement dans l’ambiance et le contexte.

DURÉE DE VIE : La durée de vie est conséquente, bien au delà de celle prévue pour des jeux similaires. Le multi permettra de gonfler cette durée, ainsi que la recherche d’indices, ou des pièces en or. Ces dernières vous permettrons, une fois les trois pièces d’une arme collectée, d’avoir en votre possession une arme dorée, dotée d’un chargeur plus conséquent. Pour une fois, la recherche d’objets cachés est récompensée par quelque chose d’utile (et non pas un maigre succès). Il vous faudra compter entre 15 et 16 heures pour boucler l’aventure, tout en sachant que le challenge est relevé : on meurt facilement, et l’IA ennemie se défend plutôt pas mal.

INTÉRÊT : Max Payne revient en force dans un épisode sincère, loin du foutage de gueule marketing dont on est trop souvent les victimes. Remedy a peaufiné son bébé dans les moindres détails, et livre plus qu’un jeu, une aventure vidéoludique aux débuts certes chaotiques, mais par la suite enivrante. L’impression de voir John McLane dans les situations les plus rocambolesques s’affichera ouvertement dans la seconde partie du titre (même au début qui il vous faudra descendre des roquettes avec votre pétoire), mais oublions toute cohérence car nous avons affaire là à un excellent jeu, qui tape dans le mille à plusieurs reprises, et s’achève en beauté.
Les fans de la première heure seront comblés, le autres seront sans doute convertis.

16/20

Critque complète :
http://darkwolflair.free.fr/forum/viewtopic.php?t=2345

[PC]GHOST RECON : FUTURE SOLDIER

Jeudi 25 juillet 2013

INTRIGUE : Toujours dans un futur proche, une menace pèse sur le monde, et à la place que tout vire en 3ème guerre mondiale, on envoie une équipe de 4 hommes surentrainés, sur-équipés, pour désamorcer le conflit. L’occasion pour eux de voyager aux quatres coins du monde, d’Afrique en Sibérie, en passant par l’Amérique du Sud…

GAMEPLAY : Gros revirement de gameplay pour la saga Ghost Recon, qui se voit ici déclinée en Third Person Shooter. Du coup, on se retrouve avec un titre similaire à un Gears of war, avec progression très linéaire. Oubliez donc toute perspective stratégique ou liberté d’action des précédents jeux, l’orientation apportée ces derniers temps tend vers la “casualisation” du gameplay.
Afin de ne pas tomber dans le simple shooter, quelques originalités sont de la partie :
Comme les Ghosts sont à la pointe de la technologie, ils disposerons d’un équipement high-tech, comme un camouflage optique, ou un drone de repérage. Ce dernier sera l’atout stratégique. Il vous permettra de repérer vos ennemis avec sa vue infra, de les tagger, et de lancer un tir coordonné. Voilà pour l’aspect Tactical Shooter. A noter cependant que vous ne pourrez pas contourner vos ennemis via le level design employé (donc ultra linéaire), et du coup certains de vos hommes, agissant librement pour se placer en fonction de la cible désignée, ne pourront pas effectuer le tir. Rageant quand on sait qu’ils pourraient correctement se placer en bougeant leurs petites fesses de 5 mètres.
Votre équipement sera sélectionnable et hautement personnalisable (du canon à la culasse, en passant par le coloris à la gachette) au début de chaque mission, via un briefing vous exposant vos objectifs. Il est hélas limité à la base, et ne se débloquera qu’au fur et à mesure de votre progression, ou de vos succès.
Dans certains niveaux, vous disposerez même d’un mini-tank vous suivant comme un chien, qu’il sera possible de commander. On oublie alors toute subtilité pour faire dans le bourrinage massif. Un autre ajout intéressant est la vision X-ray, vous permettant de voir à travers le décor.

RÉALISATION : Le titre étant sorti à la base sur consoles, son adaptation sur PC fut à la base un catastrophe, très mal optimisé. Heureusement, un paquet de patchs ont vu le jour, rendant l’ensemble assez fluide. Si certaines textures sont propres, le résultat n’est pas à tomber à la renverse. La distance affichée à l’écran est même ridicule pour un titre de ce genre, notamment vers la fin avec un niveau dans la forêt plus que pénible. La bande son ne restera pas dans les annales, du classique réchauffé. Les voix françaises sont heureusement de bonne facture.

DURÉE DE VIE : une douzaine de mission, avec environ 1 heure pour remplir chacune. On sent la lassitude poindre vers la fin, avec un soulagement en terminant le titre. Seul volonté de le refaire, débloquer de nouvelles armes, camos, ou accessoires.

INTÉRÊT : UbiSoft saborde encore une licence à fort potentiel pour nous offrir du grand spectacle pour tous. Pas vraiment convaincant, le titre est tout juste plaisant, et sera vite oublié. La faute à un aspect trop linéaire, trop proche de ce que fait la concurrence. Ce ne sont pas quelques subtilités de gameplay, comme le drone, qui vont changer la donne. Le pire reste certaines phases de jeu imposées, où les scripts bouillonnent à l’écran. Car malgré le fait que vous puissiez opter la majorité du temps entre une approche furtive ou brutale, certaines scènes vous mettez délibérément en phase rail shooting, où vous verrez votre avatar protéger un VIP, et votre rôle sera simplement de bouger la mire sur les ennemis environnants.
Ajoutez à cela la trop grande facilité du titre, avec votre arsenal high tech qui vous transforme en surhomme, votre santé qui s’auto-régénère, et vos acolytes immortels. Ca se corsera un poil quand vous vous retrouverez seul sur un niveau, sans doute le meilleur moment, mais oh combien vu et revu.

Les néophyte apprécieront, les puristes râleront.

11/20

Critique complète :
http://darkwolflair.free.fr/forum/viewtopic.php?t=2333

[PC]RAGE (+ DLC The Scorchers)

Jeudi 25 juillet 2013

INTRIGUE : Terre. L’humanité a quasiment disparu de la surface de globe suite à une catastrophe, et les rares survivants, ayant refait leur vie dans des villages aux allures très Far West, doivent affronter les bandits, mutants, et autres joyeusetés issues du cataclysme. Notre avatar se réveille dans une sorte de vaisseau spacial, une Arche dont il est le seul survivant. Sauvé de justesse par un local qui va le prendre sous son aile, lui, ou plus précisément vous, allez côtoyer bon nombre d’humains plus ou moins amicaux, affronter des hordes d’ennemis coriaces…

GAMEPLAY : D’ID software, géniteurs des mythiques “Wolfenstein” et “Doom”, on ne pouvait s’attendre qu’à un FPS. C’en est effectivement un, mais avec une approche très GTA like, vous permettant de voyager dans un monde ouvert, avec bien évidemment une intrigue basée sur les missions principales, mais aussi des quêtes annexes que vous pourrez débloquer en discutant avec les autochtones, dans certaines situations, etc…
Évitant toute complexité dans le gameplay, “Rage” propose le minimum, l’essentiel du FPS. Un bon point, car d’une part on ne s’emmêle pas les pinceaux avec 36000 touches lors des combats, pour la plupart hyper nerveux, et nous rappelant la douce époque de Doom, Serious Sam ou encore Duke Nukem.
Vu comme cela, on sait qu’on ne va pas faire dans la dentelle, et l’infiltration est quasi absente, de même que tout système de couverture, qu’on vous vend actuellement à toutes les sauces.
Néanmoins, certaines idées permettent au titre de se démarquer de la concurrence, comme les objets à collecter, disséminés un peu partout dans le décor. A vous de choisir entre les vendre, ou les utiliser pour créer des outils, munitions, ou autres gadgets.
A ce titre, les Wingsticks, sorte de boomerang aux lames acérées, seront une arme non négligeable dans votre lutte contre l’oppresseur, de part sa fiabilité, son silence, et sa possibilité de le récupérer après son petit parcours dans le décor, fructueux ou non.
La personnalisation de votre avatar sera très limitée : choix d’une classe sur trois qui vous permettra d’augmenter certaines de vos compétences, achat d’une armure vous protégeant, on est loin d’un aspect RPG comme peut le proposer le dernier Deus Ex.
Il en va de même pour vos différents véhicules que vous gagnerez au long de l’aventure: participer à des courses, nettoyer les routes des bandits vous feront gagner une autre monnaie, spécifique à l’optimisation et amélioration, voire le tuning de votre engin.
Les différentes armes ne pourrons pas être améliorées, mais en contrepartie vous proposerons un choix de munitions, comme l’arbalète, proposant des carreaux standards, d’autres explosifs, des psychiques pour prendre le contrôle de vos ennemis, ou encore des électriques pour faire des dégâts sur les ennemis ayant les pieds dans l’eau.

RÉALISATION : Grosse surprise dès le lancement du jeu, qui souffle le chaud et le froid. ID Software innove avec une nouvelle version de son moteur maison, et mise sur la Megatexture. En gros, le jeu ne propose qu’une seule et unique texture, avec comme avantage d’avoir des décors uniques, en contrepartie d’une consommation mémoire assez lourde.
Ceci a pour effet de proposer des décors absolument divins en extérieur, de vrais tableaux qu’on prend le temps d’admirer, quitte à stopper toute action pour regarder au loin. lé décor fuse de détails, et on saute le pas d’un point de vue technique.
Par contre, il on regarde cette texture de prêt, et notamment dans les situations calfeutrées en intérieur, la mégatexture trahit ses ambitions, et s’avère particulièrement laide.
Le design est la force du jeu, avec une ambiance à la fois post apocalyptique et Far West. La musique, les sons claquent, et c’est rare, mais les doublages français sont réussis, avec des voix bien atypiques pour des personnages qui ne le sont pas moins.

DURÉE DE VIE : En tentant de boucler l’intégralité du jeu avec son extension, en comprenant les mini jeux, les quêtes annexes, l’exploration, il faudra compter une trentaine d’heures. l’extension a un double intérêt : elle propose une quête inédite, mais aussi l’option non implémentée à l’origine vous permettant à la fin du jeu de continuer l’exploration du monde, afin de s’approcher des 100% de finalisation du titre.
La replay value est énorme, pour explorer plus en détail ou par simple envie d’y retourner.

INTÉRÊT : Si au début le titre lèche plus les yeux que les mains, on finit vite par devenir accro, et cela dès que notre arsenal commence à s’étoffer. Avec une ambiance formidable, on a du mal à quitter une partie, toujours tenté d’en voir plus. Vers la fin, cela devient complètement jubilatoire, comme cette aventure dans une station désaffectée du métro, ou esthétisme et plaisir se croisent pour vous offrir un moment de bravoure ultra nerveux, totalement badass. C’est rare qu’un FPS nous redonne goût au genre, et il ne faut pas s’étonner que ce miracle nous parvienne des gaillards autoproclamés dieux du FPS.

16/20

Critique complète :
http://darkwolflair.free.fr/forum/viewtopic.php?t=2330

INTRIGUE : Dans un futur proche, la technologie permet à l’homme de corriger certains handicaps, d’améliorer ses capacités avec des augmentations. Greffe d’un membre amputé, amélioration visuelle, tout est désormais possible et des sociétés privées se livrent une bataille acharnée pour gagner des marchés. C’est dans ce cadre que Sarif Industries voit ses locaux attaqués. Son chef de la sécurité, Adam Janssen perd la vie lors de l’assaut, mais aussi sa petite amie.
Revenu des morts à l’aide de la technologie Sarif, il ne souhaite que découvrir la vérité sur ce qui s’est produit…

GAMEPLAY : Comme ses prédécesseurs, “Deus Ex Human Revolution” est un FPS matiné d’une dose RPG, votre personnage et votre arsenal étant hautement personnalisable.
Vous évoluerez dans un monde vaste, plusieurs HUB comme la ville de Détroit, Shangaï, où vous aurez des missions principales, mais aussi quelques missions secondaires, certes peu nombreuses, mais vous permettant de gagner de l’expérience (vous offrant des points d’augmentation pour gagner ou améliorer vos compétences), des munitions, des armes, mais aussi de l’argent.
Vous pourrez bien évidemment parler aux autochtones, certains dialogues vous apportant certaines indices sur vos quêtes à mener.
Cette partie recherche vous occupera la majorité de votre temps.
Ces phases seront entrecoupées par les missions, où il vous faudra soit faire preuve de diplomatie, de ruse, ou de force.
Le jeu vous offre un énorme panel de choix pour arriver à vos fins, que ce soit la force brutale, l’infiltration, ou encore le dialogue. Fouillez les moindres journaux, piratez les ordinateurs, trouvez ces fameux conduits vous ouvrant des accès cachés à certaines zones sensées inaccessibles, il vous faudra régulièrement ouvrir les yeux et les oreilles pour trouver la faille, ou la solution de facilité pour avancer sans trop se mouiller. L’aspect infiltration rappelle parfois Splinter Cell, car si on est dans un FPS, un système de couverture en mode troisième personne vous permet de gagner en visibilité. Vision améliorée, invisibilité, explosion de murs, vous permettrons d’aller toujours plus loin.

RÉALISATION : Si le titre n’est pas au top visuellement, il assure avec son design, ses teintes sépia, et son univers tiré de Philip K Dick maitrisé dans les moindres détails. Des méchas cohabitent avec les cyborgs, et un aspect rétro donne parfois une petite touche steampunk. Une bande son énorme, vraiment en adéquation avec l’univers, et un doublage français réussi.

DURÉE DE VIE : Comptez environ 50 heures pour le jeu de base, et en voir toutes les subtilités. “The Missing Link” rallongera l’expérience d’environ 6 heures, ce qui est loin d’être une arnaque.
La rejouabilité est bien évidemment de mise, car on est vite tenté de rafaire le jeu avec une autre approche, les choix proposés étant variés.

INTÉRÊT : premier épisode mythique, second décevant, “Human Revolution” redresse la barre et Adam Jenssen apparait comme un personnage du monde vidéoludique ultra-charismatique. Plus qu’un jeu, une expérience absolue, de haute qualité.

18/20

Critique complète ici :
http://darkwolflair.free.fr/forum/viewtopic.php?t=2309