E-Radiance (le blog de chtitelarve)

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No Surrender

Jeudi 16 juillet 2009 à 23:06

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D’abord, il y a ce frémissement imperceptible. Ceux qui lèvent la tête de leur journal, de leur polar à 6 euros. Le léger mouvement de buste qui laisse deviner la gêne. Les sourcils qui se froncent. Puis l’agacement, une fois la surprise passée, laisse place à l’inquiétude et creuse leurs traits. Et ce qui n’était perçu que comme l’énième avatar de l’importun quotidien se mue en horreur pure, et je bois leur méprise sur leurs faces déformées par la souffrance, et je laisse l’effroi transpercer leurs corps soudain frénétiques, pantins informes qui se piétinent, les tripes à l’air, se débattent vainement, tentent d’éviter les coups, avant de s’abattre sur mon passage, laissant de grandes traînées muettes sur les parois. Béances. Gargouillis. Rictus. Enfin, le silence et le cliquetis indécent des machines se mêle à la puanteur du sang.

Difficile d’exprimer la satisfaction bestiale, primaire, honteuse, que procure l’écoute du dernier Kickback. No remorse, no surrender : un manifeste, l’ultime cri du mass murderer cerné par les flics, acculé, déterminé à emmener avec lui un maximum d’anonymes. Cet album, plus que les trois précédents, atteint une violence encore jamais atteinte. Entre les instruments maltraités et la voix de Bessac toujours sur le fil du rasoir, comme s’il manquait d’être égorgé à chaque souffle, les ambiances délétères, mauvaises et des paroles plus sombres que jamais, tout ne semble figurer que l’inverse maléfique de ce que nous pouvons -encore- avoir d’humain.

Si la musique est la matière, No Surrender est l’anti-matière. «I hate you», profère Bessac dans la chanson qui ouvre l’album, déchirée par une citation du film de Gaspar Noé, «Seul contre tous », et qui résume parfaitement ce qu’est l’humain pour Kickback : un non-être, un animal en chasse ou traqué, et celui qui l’ignore encore n’en sombrera que plus profondément (Still on the prowl). Kickback ignore le meilleur et ne dépeint que le pire mais peut-être bien parce que nous ne nous révélons nous-même que le dégradant, le gerbant, le minable, l’abject.

Si ce disque ne fait que réveiller nos pires instincts, c’est bien qu’ils se tapissent dans l’ombre, dans nos propres abysses, et que la bête ne demande qu’à se réveiller (Aging disgracefully). Et pour l’apaiser, rien ne vaut de la viande crue, de bonnes giclées de sperme, de la souffrance, de la violence. Forcément.

No Surrender est la bande-son d’un road movie nihiliste, crasseux, aussi vide que l’expression qui fend le visage d’une pute en train de se prendre son énième triple pénétration. Comme d’habitude, Kickback traîne du côté des bas-fonds de l’âme humaine, et nous plonge, seul, forcément seul, dans cette ville innommable, forcément tentaculaire, peuplée d’ennemis : cette putain de planète où personne ne vaut rien, à commencer par soi-même (Law of the self).

Et comme on coule, forcément, on finit par surnager dans cette fange, parmi les vociférations des sans-nom, dans ce magma informe et souillé où les gémissements des quelques putes qui se font dérouiller, où les hurlements du clampin qui se fait déchirer le bide à coups de tessons, où les jérémiades des junkies pantelants à l’affût du pigeon pour se payer leur fix se perdent dans les soupiraux sans émouvoir personne. Mais on sait qu’on ne mérite pas mieux, de toute façon (If I Die Tonight).

Ecouter cet album, c’est se prendre un bon fist sablonneux par surprise. Le pire, c’est qu’on en redemande. C’est la musique qui ouvre l’appétit pour le carnage, qui annonce la curée. Sur cet album, Bessac est au top : ses hurlements n’ont jamais été aussi lancinants, aussi brutaux, aussi dévastateurs. Il tente même le chant hurlé sur Sideshow, qui passe sacrément bien : «Older, colder, stronger», le groupe avance, de préférence en se rapprochant du précipice.

Le son des instruments n’a jamais été aussi crade: les guitares sont écorchées, barbelées, toujours à la limite de la fausse note, les cordes lacérées, la basse est grasse et rauque, la batterie sonne comme celle du Jugement dernier. Les morceaux sont entrecoupées de stridulations, de notes égrenées comme du sang poisseux qui goutte d’une blessure en train de pourrir… Les riffs sonnent toujours hardcore, donnent toujours cette envie irrésistible de mosher, comme pour une dernière dance, mortifère. Celle des guerriers qui ne quittent jamais le sentier de la guerre (Warpath), même lorsqu’il longe l’à-pic. Surtout lorsqu’il longe l’à-pic.

Forcément.

Un peu de frappance dans ce monde de…

Mardi 9 juin 2009 à 22:29

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Aujourd’hui, pour les amateurs de métal, un peu de pub pour notre groupe, qui rame un peu pour sortir sa démo à cause d’une pelletée de raisons que je vous épargne.

Par contre, je vous engage vivement à écouter le dernier titre mis en ligne, Aïlianpa-Saï. Cliquez sur le Kangourou pour écouter !!

Arcanum FTW !

Mercredi 15 avril 2009 à 22:36

 

Rarement un jeu a eu autant d’emprise sur moi. A chaque fois que je m’y plonge, c’est comme si j’ouvrais l’un de mes livres préférés, prêt à en goûter à nouveau les saveurs qui sommeillent dans les méandres de ma mémoire. Arcanum fait partie du genre de voyages qui prend aux tripes parce que, comme toute histoire bien racontée, le scénario est solide, les rebondissements nombreux, les chausses-trapes bien senties et les personnages attachants.

Certes, encore faut-il accrocher à l’ambiance steampunk mâtinée de fantasy qui fait l’essence même du jeu, mais c’est un genre suffisamment sous-représenté dans le monde clos des cRPG (dédicace à Gro et au Doc) pour qu’on consente à s’y aventurer, ne serait-ce qu’une poignée d’heures.

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Arcanum est bourré de défauts. Mais Arcanum est comme un diamant taillé, façonné avec une délicatesse infinie, avant qu’un sagouin ne décide de le recouvrir d’argile et de le repeindre en noir, ne laissant entrevoir que quelques-uns de ses charmes. Il faut creuser un peu pour en apprécier pleinement l’intérêt. Heureusement, depuis sa sortie en 2002, certains s’en sont chargés, et nous y reviendrons plus tard.

Pour résumer les défauts : Arcanum est vieux. Arcanum est en 2D. Arcanum n’a pas une palette de couleurs transcendante (mais cohérente). Arcanum est buggué. Arcanum a un système de levelling frustrant. Arcanum est buggué. Arcanum ne permet pas trop de s’écarter de l’intrigue de base à cause du level cap. Arcanum est buggué. Oui, buggué.

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Arcanum est un jeu en 3D isométrique, en fait on pourrait le qualifier de décalque de Fallout plongé dans un monde steampunk : même moteur, animations semblables, combat au tour par tour avec des points d’action (avec des possibilités de viser, réduites à trois zones) ou en temps réel, dialogues fournies, interactions similaires avec les NPC, possibilité de rassembler quelques compagnons autour de soi, etc.

 

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Alors, certains aigris viendront miauler que le scénario n’est pas à la hauteur d’un Fallout 2, ni même d’un Planescape :Torment. Là, je dis faux. Le scénario tient méchamment la route. Résolument adulte, il nous épargne les intrigues déjà vues et nous plonge dans un univers tourmenté, en proie à une lutte entre une technologie galopante et la magie mystique de la nature. Vos pas vous mèneront dans les ruelles sordides d’une capitale industrielle, autant que dans les venelles désolées d’un ancien empire qu’on devine glorieux mais dont les vestiges se dressent cruellement vers les cieux cyniques, mangées par les herbes folles.

Bien évidemment, les (en)quêtes secondaires qui jalonnent la trame principale vous mettront aux prises avec ce côté sombre : nécromanciens profanateurs, complots à la X-Files, meurtres de prostituées, oppression de la classe ouvrière, racisme, autant de détails qui sauront titiller votre conscience et il sera facile de vous glisser dans la peau d’un salaud.

 

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L’histoire elle-même colle parfaitement à l’ambiance mélancolique du jeu, si bien soulignée par la magistrale musique de Ben Houge. Avec un simple quatuor, il compose avec la bande-son d’Arcanum l’une de ses plus belles œuvres, qui transcendent la découverte des lieux, aussi différents qu’une ville industrielle tentaculaire qu’une cité elfique perchée dans les cimes.

Au cours de vos aventures, vous croiserez, dans le désordre, des savants fous, des chevaliers taciturnes, des inventeurs désenchantés, des monarques déchus, des orques opprimés, des amazones tueuses d’hommes, des elfes maléfiques, des dieux, des dragons, des industriels sans scrupules, des fines lames maudites, des êtres fantastiques, des liches, des ghoules, j’en passe et des meilleures.

 

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La lutte entre technologie et magie est au centre du jeu, et l’un de ses mécanismes les plus ingénieux : il vous faudra choisir l’un ou l’autre côté pour faire progresser votre personnage, et opter pour la voie de la science, ou des arts mystiques. Ou bien vous concentrer sur des compétences plus neutres, nécessaires aux interactions avec les NPC. Avec cet arbre de départ, et la multitude de compétences ou pouvoirs qui en découlent, s’ajoutant aux caractéristiques de base du personnage, on mesure à quel point la partie gestion du personnage est jouissive.

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Vous voulez faire une archère ultime, intouchable et capable de lancer des sorts de défense surpuissants ? Banco. Un filou superbe auquel nulle serrure ni piège ne résiste, qui se coule contre la muraille avant de délivrer les pires backstabs, capable d’embrouiller même l’esprit du plus docte des doctorants en rhétorique de l’Université de Tarante ? Banco. Un savant maléfique, doté d’une armure régénérante, avec un lance-flammes et accompagné d’arachnides mécanisés ? Banco. Un attardé qui se fait insulter partout où ses pas le portent, mais doué d’une force de persuasion extraordinaire et doté d’une force surhumaine qui laisse n’importe quel gorille en pièces ? Banco, putain ! Ban-co.

 

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Et là vous vous dites, à juste titre, pourquoi parler de ce jeu maintenant ? Pourquoi ? Drog.

Drog Blacktooth. S’il y avait un Graal dans le monde d’Arcanum, alors Drog l’a trouvé. L’a désossé, l’a remonté, et en a fait un UltraGraal. Ce passionné a patiemment démonté le code du jeu pour le débugguer, l’optimiser, récupérer du contenu jamais activé par les développeurs, et nous rendre aujourd’hui toute la splendeur, tout le lustre que le jeu aurait dû avoir à sa sortie.

Il n’a rien laissé au hasard : entre les dialogues corrigés (parfois à une virgule près), les valeurs de certaines armes, les crashes de quêtes et le contenu abandonné (animations, textures, schématiques d’armes) finalement restauré, ce sont des centaines d’heures qu’il a passé sur le jeu pour en ressortir toute la superbe. Il est aujourd’hui une légende vivante sur les forums de RPG Codex dédiés à Arcanum.

Tout cela lui a pris plusieurs années. Mais comme il s’ennuyait, il a fait ENCORE mieux. Pourquoi continuer à jouer à Arcanum avec sa résolution native de 800×600 ? Pourquoi ne pas y jouer en 1680×1050 par exemple ? Noooon…. Et si. Sans compter son pack de cartes haute résolution dans le jeu. Et la musique en MP3 hautequalité. Et, euh… MAIS WTF ???!!

Quoi, je peux jouer aujourd’hui à Arcanum, en 1680×1050 et moins buggué qu’après le dernier patch officiel de Troïka ? Vraiment ? Ben oui.

Revers de la médaille : l’ensemble de ses travaux ne fonctionne que sur une version vanilla en version originale anglaise. Ce qui m’a motivé perso à en racheter une version anglaise, et je ne le regrette pas, bien au contraire.

Sur le site de Drog, ce dernier a mis en ligne l’ensemble du matos dont vous aurez besoin pour vous lancer : le jeu, le dernier patch officiel 1.0.7.4, l’Unofficial Arcanum Patch v081229, le High Quality Townmaps, et le magique High Resolution Patch.

Comme Drog explique tout lui-même, je ne lui ferai pas l’injure de le paraphraser, ça se passe chez lui

Ah, et pour ceux qui veulent profiter des ombres complexes dans le jeu, pensez à mettre ’shadows’ à 1 dans le fichier arcanum.cfg.

Bon, j’en ai assez dit pour ce soir, je mettrai cet article à jour plus tard.

Steampunk fuckin rulz mate.

Test nouvelle CSS radieuse

Lundi 13 avril 2009 à 21:23

Ceci est un test.

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De la radiance FFS !

Les commentaires sont bienvenus.

Ah, et je constate un bug avec l’affichage de la bannière qui est censée être parfaitement alignée et ne pas bouger (elle bouge sous IE7, pas sous chrome par exemple). Any ideas, anyone ?

Le départ de l’Armada 2008 "Da Rouen"

Mercredi 16 juillet 2008 à 0:49

Spéciale dédicace à tous les Normands, quelques photos des bâtiments qui ont pris le départ de Rouen lundi 14 juillet pour la fin de l’Armada 2008. En prime, quelques bâtiments militaires dont j’ai un peu cherché pour checker le code OTAN et le numéro de coque (et j’ai raté la frégate russe Neustrashimy, autant vous prévenir de suite).

Les photos de la “grande parade” ont été prises à Duclair (Seine-Maritime), environ trois-quatre heures après le départ.

Elles sont disposées dans l’ordre de passage. Et pardonnez par avance le contre-jour, j’avais pas le choix.

Arrivée du Stad Amsterdam

Le Stad Amsterdam, un trois-mâts barque

Le trois-mâts barque Statsraad Lehmkuhl (Norvège)

Le trois-mâts goélette Shabab Oman

Le trois-mâts carré Mir (Russie)

Le trois-mâts barque Thalassa (Pays-Bas)

Un quatre-mâts goélette, le Créoula (Portugal)

Quand l’Amerigo Vespucci arrive, on s’efface…

Le trois-mâts barque (on dirait presque “baraque et trapu) Amerigo Vespucci (Italie)

Le trois-mâts goélette Loth Lorien (Pays-Bas)

Encore un trois-mâts barque néerlandais, l’Artemis

La Frégate De Grasse (D612)

Le deux-mâts goélette Etoile

Le destroyer lance-missiles japonais Umigiri (158)

Et à l’arrière, ce que j’ai pris pour un Blackhawk blanc (je me suis dit, fait péter la vanne, a white blackhawk ahahahaaaa…) avant de me rendre compte qu’il s’agissait d’un Sikorsky SH60J Seahawk, la honte.

Après la Loth Lorien, le… J.R.Tolkien, une goélette à hunier

Une floppée de patrouilleurs de la Royal Navy… (HMS Biter, HMS Charger, HMS Express)


Le Mexique nous sort le grand jeu, avec le trois-mâts barque Cuauhtemoc

Oui, les marins sont sur les vergues…

Et ils assurent!

Les BMW, c’est de la M… Moi je préfère les Mercedes (Brick néerlandais)

Ach, restons avec la qualité allemande, et la frégate Mecklenburg-Vorpommern (F218)

Et puis passons au-dessus de la Méditerranée pour retrouver la vaillante frégate marocaine Hassan II (612)

Retour à la marine civile, avec le trois-mâts barque Sorlandet (Norvège)

Honneur à la Pologne avec le Dar Mlodziezy, un trois-mâts carré

Tout droit sortie d’un film de pirates, la frégate anglaise Grand Turk

Encore un trois-mâts barque, le britannique Tenacious

Au premier plan, la marée basse dans la Seine et au loin le… trois-mâts goélette Eendracht (Pays-Bas)

Encooooore un trois-mâts goélette néerlandais, le Mare Frisium

La seule goélette à Aurique espagnole, Far Barcelona

Et je m’en voudrais d’oublier l33t w4rRi0r 274, le zodiac des sauveteurs esseulé au milieu des monstres…

Le site officiel de l’Armada 2008

Les 35 achievements du Pyro

Mercredi 18 juin 2008 à 9:04

A en croire les gars de Shacknews, les types de Valve sont toujours aussi inspirés sur les titres des achievements !
et le "flare gun" semble bien d’actualité !, cf le 2e achievement. (le lien est ICI, ma CSS foire)

oooold but true

Lundi 3 mars 2008 à 22:23
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Trophée FNAC ET:QW - "winning ugly"

Mercredi 21 novembre 2007 à 1:37

La team Nofarm Nofrag remporte la mise !

«Winning ugly… But winning FFS §», telle pourrait être la devise de la team NoFrag qui a remporté le trophée Enemy Territory : Quake Wars organisé par la Fnac et Asus, ce samedi 17 novembre à la Fnac des Ternes.

On imagine sans peine la déception de la team aTb (again this brigade !), vainqueur en demi finale des Greek Operation Forces (grof) et dont les stratégies inspirées et particulièrement étudiées ont cruellement buté contre l’esprit lamer des rois du farming. Résumé de la journée.

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«Outpost lost !»

Arrivé à la FNAC vers 11 heures après deux heures de marche, je ne dois qu’à mon intuition de découvrir l’endroit où se tient la compétition. Vous pensiez que la FNAC aurait mis les petits plats dans les grands, mis quelques bannières à l’entrée ? Seuls les plus attentifs auront remarqué la poignée de flyers dédiés à la compétition, négligemment posés sur le comptoir de l’accueil.

Evidemment, la compétition se tient au forum, au premier étage. A l’entrée, une bannière optimiste donne un bref aperçu du déroulement.

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La finale aura finalement lieu vers 19 heures

Dix-huit équipes, six poules de trois : il va falloir que ça aille vite ! Mais grâce aux renforts vaillants de la RATP et de la SNCF, en grève, les organisateurs pourront compter sur plusieurs forfaits (les vainqueurs de la FNAC Marseille notamment), et donc moins de matches à organiser.

Ambiance «freaks» oblige, la compétition se déroule dans une salle plongée dans la pénombre, transpercée ça et là de spots rouges ou verts du meilleur effet, censés procurer une atmosphère de oufz0r ala «alien mothership». Il est onze heures et quart et une soixantaine de gonzes occupent l’espace. Affalés par petites grappes sur les fauteuils, contre les murs, ils discutent, plaisantent, minaudent, se jaugent, observent l’un des quatre écrans plasmas disposés autour des tables : oui, ce sont les joueurs.

Première bonne surprise : il y a 20 PC portables Asus G1© pour la compétition, et non dix comme on aurait pu le craindre : deux matches pourront donc se dérouler en parallèle, sur deux tables de 2×5. Bigre !

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Deux tables de jeu: une au milieu, une au fond

Tout est prévu pour que le public profite au maximum de la rencontre : des sièges confortables, des babes en pagaille, quatre écrans géants de 1m de diagonale en veux-tu en voilà…


Vas-y, montre moi ta config…

Enfin, presque. Si les admins ont eu la bonne idée de faire tourner deux serveurs dédiés, ils n’ont malheureusement pas prévu de portable supplémentaire pour permettre aux écrans du public de bénéficier d’un connection « spectateur », ce qui aurait permis d’avoir une vue globale des combats. Au lieu de ça, deux des quatre écrans sont déconnectés, et les deux autres sont directement branchés sur la sortie vidéo de deux portables, un à chaque table.


Beuh…

En gros, on avait à l’écran un joueur à chaque fois. Ajoutez à cela des pertes de signal vidéo régulières, et vous comprendrez que le public n’était pas particulièrement gâté pour suivre les matches. Heureusement, les problèmes de connexion seront résolus peu avant la finale, ce qui permettra d’éviter de se scotcher derrière les PGMs pour y comprendre quelque chose.

Et les NF dans tout ça (Dr Loser, LEtranger, Onecut, Nooky et Xan, in no particular order)? Eh bien, ils devront patienter un peu avant le premier match. En effet, toutes les rencontres n’ayant pas été tirées au sort dans chaque poule, certaines équipes devront attendre le début d’après-midi pour connaître contre qui ils joueront. La matinée est rythmée par les appels de l’un des admins pour emmener les gars aux chiottes de la FNAC (operation «behind the scene» powa) par groupe de dix.

Et non, je n’ai pas photographié les jolies vendeuses de la FNAC dans les chiottes des meufs, n’insistez pas.


Les SCB en pleine action

On ne comprend pas grand-chose à l’enchaînement des matches, notamment parce que les écrans sont HS et parce que les admins ont l’air un peu dépassé. Un problème de son sur plusieurs portables ? Qu’à cela ne tienne, il sera réglé.
«En même temps, un trophée sans problème technique, ce n’est pas un vrai trophée », explique avec bonne humeur l’un d’entre eux. Nous voilà rassurés.

Un peu plus tard, un autre avouera que c’est seulement le deuxième tournoi organisé par la FNAC et qu’effectivement, ils essuient un peu les plâtres. Soyons honnêtes : tout le monde aura pris du bon temps pendant cette journée.

Parfois même, l’assistance s’esclaffe franchement. Lors d’un match à sens unique où les GDF restent confinés dans leur base sans rien pouvoir faire en se prenant un violator dans la tronche toutes les vingt secondes, dans un baserape mémorable, le commentateur lâche: « Houlà, ça jouer super serré là… ».

Certains reviennent dépités de leurs matches de poule. On les comprend.
-«Alors ?
-« C’était une boucherie. Tu sais combien j’ai fait d’XP pendant la session ? 14 ! (…) Ils ont fini en 5’30. Nous avec les Terrans (sic) on n’a jamais pu construire le pont… »

Heureusement, tout ça sera vite oublié autour d’un repas froid gracieusement offert par la FNAC aux compétiteurs.


“Elle est où ma pizza ?”

Plusieurs types de sandwiches, une part de tarte et une boisson. Simple, efficace, pour des l33t gamerz je trouve que c’est même un peu trop. Je regrette de ne pas avoir pu faire livrer quelques pizzas quatre fromages en plein forum de la FNAC.

Une fois le repas englouti (Nooky a failli tourner de l’œil), la team NoFrag effectue un dernier check-up. One_cut surprend tout le monde avec son clavier de oufz0r de Suisse, qui pèse bien trois tonnes. Nooky, qui vient de casser sa batte de base-ball en titane, propose de lui racheter car il déteste sortir dans la rue sans une bonne masse.


Jte niauze q lq kqlqzh… euh…

La tension monte : Xan fait la gueule, L’Etranger veut dormir, Dr Loser appelle deux fois l’orga pour aller faire caca… Heureusement, la délivrance arrive lorsqu’on leur annonce leur premier match, vers 15 H ! Aussitôt, les regards se ferment, les propos sont secs, les gestes deviennent mécaniques : l’impitoyable machine de guerre vient de se mettre en marche.


Hey Ho ! Hey Ho !

C’est aux Igni Fugit, vainqueurs à Poitiers, d’essuyer l’échauffement. L’assaut GDF est plié en 5’18, c’est presque une formalité.

J’apprendrai plus tard que la team n’aura pas forcé, et surtout pas abattu toutes ses cartes…. Bien leur en a pris, puisque les matches de la team NoFrag attiraient le public comme des mouches à…


WTF §§§

La fête à neuneu. Les aTb, qui profitaient bien malgré eux de forfaits dans leur poule et qui n’auront pu jouer avant 17H leur premier match (demi-finale contre Toulouse puis les GroF), mettront ce temps mort à profit pour étudier patiemment les tactiques déployées par la team NoFrag.


aTb spotted

Il faut dire que les aTb vont créer la surprise du jour, en éliminant les GroF au terme d’un match qu’ils auront largement dominé. Alors qu’ils commençaient en défense côté Strogg, ils vont brillamment rejeter tous les assauts GroF pendant plus de cinq minutes avant de concéder le pont, puis six ou sept minutes de plus pour la capture de l’outpost. Avec quelques malheureuses minutes devant eux pour hacker le «jamming generator», les GroF qui étaient pourtant attendus comme le loup blanc, ne parviendront jamais à renverser la vapeur et échoueront à poser la bombe.

Pour le retour, en attaque, les aTb vont faire le forcing et grâce à une stratégie inspirée -et un petit coup de pouce en parvenant à passer le MCP «hors course» in extremis par la gauche, ce qui leur fera gagner de précieuses minutes-, ils arriveront sur le troisième objectif avec 9 minutes environ pour l’accomplir ! Grâce à un teamplay sans faille –et bruyant ! -, ils parviendront à poser la bombe qui réduira à néant les espoirs des GroF, médusés.

Pour la finale, ce sera donc aTb contre NoFrag, ces derniers ayant également remporté successivement ses deux matches de poule et ses deux matches de poule de demi-finale, contre les vainqueurs à Poitiers, Odéon puis Rouen et Parly II.

Une affiche idéale : les aTb, qui avaient déjà rencontré NoFrag pendant leur préparation, avaient humilié la team NoFrag 2 lors des qualifications à Italie 2 ! Avec une défense bétonnée de chaque côté, autant dire qu’on va assister à une guerre de tranchées…

Dès le matin, on avait même assisté à une fabuleuse séance d’intox collective. Les aTb ouvrèrent le feu en faisant mine de réviser leurs stratégies in extremis…

Les NoFrag, piqués au vif, réagissent immédiatement : Dr Loser sort un vieux polycopié moisi et fait mine de plancher sur une botte secrète…


blabla bullsh33t blabla

Au-delà de cette guerre psychologique impitoyable, la Team NoFrag aura dû surmonter bien des embûches au cours de cette journée.

Il est 16 heures, c’est le drame : A l’issue du premier match, L’Etranger et Xan décrètent que les tapis de souris fournis par les orgas, c’est, je cite presque, de la «über daube».


ça glissouille ! Ca GLISSOUILLE !

Dans l’urgence, ils tenteront tout pour échapper à l’ignominieux destin qui leur est réservé : «c’est impossible de dueller», se lamente l’un. «Il me faut un support plus rugueux», gémit l’autre. En désespoir de cause, ils descendront un étage plus bas pour voler des tapis de souris bon marché… Et reviendront avec des magazines FNAC en papier glacé. Sans déconner…

Mais en fin de journée, il n’était plus temps de palabrer. Les traits sont tirés, les muscles tendus, les sphincters dilatés à leur maximum : l’accident peut survenir à chaque instant. Les gladiateurs entrent en scène pour leur dernier combat.


Ach ! Ich Habe mein Klavier !

Et Loser n’est pas là pour beurrer les sandwiches. Si vous voyez ce que je veux dire. Zoome, bordel, Frank, zoome putain !


Et là, je binde jump+throw nade…

La première manche, passée côté Strogg en défense, est éprouvante : NoFrag se rend compte que les aTb déchirent bien, et qu’il va être extrêmement difficile de passer les quatre objectifs. De leur côté, ils auront empêché les aTb de poser le MCP dans l’Outpost. Les aTb perdront même un MCP après avoir tenté de passer «hors course».

Le match est serré, les fesses plus que jamais également, et on se demande quelle est la ûber l33t tactique que NoFrag va bien pouvoir sortir de son chapi-chapo pour percer la défense des aTb, qui a fait merveille contre les GroF.

La deuxième manche commence… Et c’est le drame : Nooky et One_cut rentrent en même temps dans un véhicule, qui n’avance pas. One_cut décide de respawner et perd 15 secondes, le profil utilisateur de Dr Loser explose en plein vol et repasse sur celui d’un GroF –qui avait utilisé le portable pour un match précédent-, bref : le rush initial est complètement raté, l’assaut a foiré, et il va falloir construire ce damné pont, alors que les premiers violators tombent.

Sans grande conviction, ils parviennent en trois minutes à construire le pont. Le MCP tombe du ciel…

Et…

Rien. Ah si, il est accompagné d’une caisse de resupply. A ce stade, j’aurais du me souvenir de la petite phrase de Nooky, quand je lui avais demandé s’ils n’avaient pas étudié toutes les techniques de farming sur cette map. («tu rigoles ? On a tout essayé»).

Dès lors et pendant les 12 ou 11 minutes restantes, un couplet lancinant va résonner dans les écouteurs saturés des G1 © , un couplet qui restera comme la l33t devise de la team rebaptisée NoFarm pour l’occasion : «Grenade, grenade, grenade !»


Mais où est passé Dr Loser ?

On ne saura pas vraiment combien de médics ils étaient, ni combien de soldiers ils étaient : une chose est sûre : il n’y avait aucun ingénieur pour réparer le MCP, mais un paquet de l4m3z pour balancer quelques quintaux de grenades ou des roquettes pour détruire un maximum de véhicules et faire un maximum d’XP.

En face, les aTb, paralysés par cette technique aussi fourbe qu’efficace, n’eurent que leurs yeux pour pleurer. En dépit de savantes stratégies qui avaient eu raison de tous leurs adversaires, ils ne s’étaient pas préparés à cela, et ne surent pas réagir –en évitant par exemple d’envoyer des vagues de hog se fracasser inutilement contre les soldats équipés d’antichar.

Si les aTb étaient incontestablement les meilleurs stratèges, ils n’avaient pas étudié les possibilités de farming, qui, compte tenu des règles stupides du trophée (l’XP est comptabilisée en cas de non réalisation des objectifs, cette seule règle revenant en fait à faire du trophée un team deathmatch), s’avérèrent les plus payantes en l’espèce.

La team NoFrag remporte donc la finale grâce à l’XP, sous les quolibets d’une partie des joueurs restés dans la salle. Elle reste fidèle à l’esprit NoFrag : outrageusement l33t, définitivement l4m3z, et incontestablement «mange-merde» © on sait qui.

Après un moment de doute en attendant que les admin fassent les comptes, le verdict tombe, certains aTb sont ulcérés, on les comprend, mais c’est le jeu.


lol n00bz

Les lots sont distribués, Dr Loser avoue que c’est «bien moche ce qu’on a fait», Xan esquisse son premier sourire, Nooky lance «on l’a fait», et pour le reste je ne m’en souviens plus. Tout ce dont je me souviens avant de sombrer dans le coma, c’est ce rire démoniaque de Dr Loser, brandissant fièrement son trophée FNAC Asus ET :QW…


pwn3d…

Merci à la FNAC, Asus, aux organisateurs, aux admins, aux babes, aux équipes en présence, bravo à tous et surtout n’oubliez pas…
GRENADE !!!