Mouais

Cyberpunk is now (or coming soon) le blog de casper.

Robert Reich
2 avril 2012, Financial Times.

Only the rich are benefiting from America’s recovery Luxury retailers are smiling. So are the owners of high-end restaurants, sellers of upscale cars, holiday planners, financial advisers and personal coaches. For them and their customers and clients, the recession is over. The recovery is now full speed.

But the rest of America isn’t enjoying a recovery. It’s still quite sick. The finances of many Americans remain in critical condition.

The Commerce Department reported last Thursday that the economy grew at a 3 per cent annual rate last quarter (far better than the measly 1.8 per cent in the third quarter of last year). Personal income also jumped. Americans raked in over $13tn, $3.3bn more than previously thought.

Yet all the gains went to the top 10 per cent, and the lion’s share to the top 1 per cent. Over a third of the gains went to 15,600 super-rich households in the top one-tenth of one per cent.

We don’t know this for sure because all the data aren’t in for 2011. But this is what happened in 2010, the most recent year for which we have reliable figures (courtesy of my colleague Emmanuel Saez and Thomas Piketty, who analysed tax returns), and nothing about the direction of this recovery has changed since then.

In 2010, 93 per cent of the gains went to the richest 1 per cent. Some 37 per cent gains went to the top one-tenth of one percent. No one below the richest 10 percent saw any gain at all.

In fact, most of the bottom 90 per cent lost ground. Their average adjusted gross income was $29,840 in 2010. That’s down $127 from 2009, and down $4,843 from 2000 (all adjusted for inflation).

Meanwhile, employer-provided benefits continue to decline among the bottom 90 per cent. The share of people with health insurance from their employers dropped from 59.8 per cent in 2007 to 55.3 per cent in 2010, according to the Commerce Department. And the share of private-sector workers with retirement plans dropped from 42 per cent in 2007 to 39.5 per cent in 2010. Yet the so-called “talent” in executive suites is getting gold-plated healthcare coverage for themselves and their families, along with deferred compensation and fat pensions subject to few, if any, taxes.

If you’re among the richest 10 per cent, a big chunk of your savings are in the stock market where you’ve had nice gains over the last two years. The value of financial assets held by American households increased by $1.46tn in the fourth quarter of 2011. And since 90 per cent of those financial assets are owned by the richest 10 per cent and 38 per cent by the top 1 per cent, the richest 10 per cent became $1.3tn richer and the top 1 per cent gained $554.8bn.

But if you’re in the bottom 90 per cent, you probably own few, if any, shares of stock. Your biggest asset is your home. And that’s a big problem. Home prices are down over a third from their 2006 peak, and they’re still dropping. The median house price in February was 6.2 per cent lower than a year ago.

Which means if you’re in the bottom 90 per cent you’re likely to be even deeper underwater - owing more on your home than it’s worth. An estimated one in three homeowners with a mortgage are now holding their breath.

This is the most lopsided recovery in US history.

When the American economy began recovering from the depths of the Great Depression, the gains were widespread. From 1933 to 1934 the bottom 90 per cent gained 8.8 per cent in average income.

Yet recent recoveries have become more and more lopsided. The top 1 per cent got 45 per cent of Clinton-era economic growth, and 65 per cent of the economic growth during the Bush-era. So far in the Obama recovery, the top 1 per cent has pocketed 93 percent of the gains.

But Washington doesn’t want to talk about this lopsided recovery. The Obama administration would rather focus on the recovery without mentioning whose it is. Perhaps it’s because almost all Democratic and independent voters are in the bottom 90 per cent.

Republicans would rather not talk about the lopsidedness of this recovery either, because they’d rather not bring up the subject of inequality to begin with. Their reverse-Robin Hood budget plans cut taxes on the rich and slash public services everyone else depends on.

Fed chairman Ben Bernanke - who doesn’t have to face voters on election day - says the US economy needs to grow faster if it’s to produce enough jobs to bring down unemployment. Well, yes. But he leaves out the critical point.

We can’t possibly grow faster if the vast majority of Americans, who are still losing ground, don’t have the money to buy more of the things American workers produce. There’s no way spending by the richest 10 per cent will be enough to get the economy out of first gear.

The writer is the chancellor’s professor of public policy at the University of California at Berkeley, and former US secretary of labour under President Bill Clinton. He is author of “Aftershock: The next economy and America’s future”.

Exaella

Samedi 17 mars 2012 à 15:03

YouTube Preview Image

Il n’existe qu’une poignée de “véritables” animes cyberpunk (Ghost in the Shell, Texhnolyze, Serial Experiments: Lain par exemple), les japonais ayant du mal à saisir toute la dystopie et la noirceur du concept. Même un anime majeur comme GITS est plus proche de ce qu’on appelle “post-cyberpunk” que de la bible du genre, Neuromancer, mais c’est un autre débat. Ces dernières années ont connu un véritable désert du genre et le dernier anime paru est encore un GITS (S.A.C. Solid State Society en 2006). Et soyons sérieux deux minutes, ne me parlez pas d’Ergo Proxy ou de cette sous-merde de Real Drive.

Exaella, quand à lui, est plus proche du manga Blame! de Tsutomu Nihei, du cyberpunk oui, mais dans un futur plus lointain que le genre nous a habitué. Dans les grandes lignes, le scénario est d’ailleurs assez proche, mais je n’en dirai pas plus sous peine de trop en dévoiler.

Mis à part les acteurs, toute l’oeuvre est la création d’une seule personne, Andrew Oudot. Autant le travail effectué est remarquable pour une seule personne, autant elle ne peut rivaliser avec les productions des grands studios comme Production I.G. Les décors sont en 3D et les personnages en 2D sont bien intégrés. Globalement, l’auteur s’en tire honorablement mais ne vous attendez pas à des miracles.

Sans doute dans l’espoir de pénétrer le marché japonais, le film est découpé en quatre épisodes d’une vingtaine de minutes. Les voix sont donc en japonais et les sous-titres en anglais et en russe. A noter également la présence totalement inutile de voice-over dans ces deux mêmes langues. J’insiste, mais les voice-over sont toujours une mauvaise idée.

Difficile d’en ajouter plus sans spoiler le scénario. Il se met en place assez lentement et ne vous attendez pas à une action frénétique, l’intérêt n’étant clairement pas là. Alors que peux t’on conclure d’Exaella ? C’est un bon anime cyberpunk, au travail remarquable s’il l’on prend en compte que ca n’a été réalisé que par une seule personne, mais qui souffrira sans doute de la comparaison avec les ténors du genre.

G String

Lundi 12 mars 2012 à 16:09

YouTube Preview Image

Introduction

G String est une total conversion (TC) se basant sur le SDK 2006 de Half-Life 2. Dans un futur pas si distant, on dirige une jeune femme de 18 ans échappée d’un laboratoire d’une mega-corporation et dôtée de quelques pouvoirs comme la télékinésie. Toute l’action se déroule dans une mégalopole américaine, Tokyo Twice, où sont venus s’entasser des réfugiés climatiques principalement asiatiques. L’Asie est sous les eaux, l’Europe sous la glace, l’Afrique et l’Amérique du Sud sont exploitées jusqu’à la moelle. A part ca, tout va bien. En fait non, pour compléter le tableau la North American Union (NAU, ex USA) est ravagée par des tremblements de terre et l’air est irrespirable d’où l’apparition d’air tycoons, seuls propriétaires des précieux recycleurs d’air. Si un jour, il y a eu surpopulation, l’ensemble de ces fléaux a drastiquement diminué la population, on parle même de 3 femmes pour 1 homme, une guerre en étant peut-être responsable.

Cet univers dystopique ainsi que la totalité de la TC est la création d’une femme, seule, pendant 5 ans. Si sa TC n’est pas exempt de défaut, nous y reviendrons, le travail abattu est impressionnant. Malgré sa réalisation techniquement un poil daté (aka c’est moche), l’atmosphère est l’une des plus oppressante que j’ai jamais rencontrée. C’est simple, ca me rappelle System Shock 2, dans le genre “n’ayez aucun espoir, vous êtes seul, désespérément seul”. Sans en atteindre le niveau, faut pas déconner.

Direction artistique

Comme l’auteur a décidé de faire dans le “no-future”, elle y va gaiement. Modifications cybernétiques primitives et intrusives, androïdes (ou cyborgs ?) fous, zones ravagées et contaminées, cimitières de robots, police massacrant à tour de bras, rares survivants désespérés, résistance anémique, pollution, gratte-ciels vides et/ou à moitié terminés, etc, etc. Dans un style moins futuriste, on pourrait presque se croire dans Blame! de Tsutomu Nihei. Vous passez d’ailleurs votre temps à fuir et à errer, la corpo tenant absolument à vous remettre la main dessus. Tout votre périple est parsemé de dizaines et de dizaines d’affiches, toujours dans l’ambiance, du genre “one child is good, two is a problem, three is a crime”.

Gameplay

Pour les combats vous ne serez pas trop dépaysés si vous avez joué à Half-Life 2, ce sont plus ou moins les mêmes armes et ennemis, modèles refaits mis à part. Au début, ils sont bien mous, faute à l’atroce pistolet-mitrailleur où il faut vider un chargeur par ennemi. Je me suis dit que c’était une femme, elle a axé sa TC sur l’exploration, pas les combats. Néanmoins, arrivé au tiers du jeu, les ennemis sont bien plus nombreux et mortels, le fusil à pompe devient votre meilleur ami et l’abscence de crosshair complique les choses. Oui, vous avez bien lu, il n’y a pas de crosshair, dans un jeu fait par une femme, soit disant sexe cantonné au casual gaming. Si vous ne savez pas tirer à la hanche et au jugé comme dans Red Orchestra, vous allez vite apprendre, d’autant plus que les combats se déroulent parfois à bonne distance. Comptez pas trop sur l’ironsight non plus hein, c’est Half-Life 2.
Il faut d’ailleurs noter qu’une petite moitié des combats sont évitables, en courant vite ou en évitant certaines zones. Néanmoins, certains sont obligatoires, la progression étant liée à l’élimination de tous les ennemis.

L’exploration n’est pas linéaire comme dans la plupart des FPS. A vrai dire le level design est vraiment pas mal et écrase facilement tout ce qui se fait ces dernières années, open-world à la Stalker mis à part. Les zones sont généralement grandes et on est livré à nous même, aucune indication sur le chemin à suivre. On est fréquemment confronté à des culs de sac, pièces n’étant là que pour le décor et même quelques zones peuplées d’ennemis alors que le bon chemin n’est absolument pas par là.

Toujours dans les qualités, l’auteur annonce une durée conséquente pour un FPS (contemporain en tout cas…), 12 heures. Et contrairement au bullshit habituel, j’ai effectivement mis une douzaine d’heures à finir son oeuvre !

Les défauts

Oui parce qu’il y en a, faut pas rêver. La solution pour la progression est parfois un poil tirée par les cheveux, à l’image de la carte d’accès du tout début planquée sur une corniche. Heureusement ces passages sont rares mais j’ai tout de même été obligé de jeter un oeil au walkthrough 2-3 fois, tournant désespérément en rond.

J’avais mentionné plus haut que c’était moche et ca l’est, notamment des modèles affreux pour les armes et la plupart des véhicules. Néanmoins, à moins d’être un autiste, on passe rapidement à côté, le reste du travail de l’auteur étant assez remarquable. Ce qui est plus gênant, mais on l’oublie vite également, ce sont les bandes noires inutiles façon 16:7. Je me demande ce qui lui a pris.

Dans une autre catégorie WTF, la musique. Dans environ la moitié des cas, elle colle à l’ambiance, ou souligne un combat intense. Malheureusement la dame semble adepte de J-Pop et autres cochonneries (whatever-pop en fait). C’est atroce, ca fait saigner les oreilles et surtout, ca fait tâche. Ce n’est pas parce que l’on vit au Japon que l’on est obligé d’avoir des goûts de merde. Heureusement, un simple quick save/quick load coupe l’hémorragie.

Les rares bugs que j’ai rencontré sont mentionnés par l’auteur sur la page principale de la TC. A part les problèmes liés au moteur Source (genre le bout de bois qui gêne la marche), je n’ai rien noté de plus.

Enfin le plus important, l’abscence de sous-titres. Le voice-acting est vraiment bon, mais il est parfois bien difficile d’entendre ce que dit la voix, entre les grésillements et les sons d’ambiance. C’est vraiment dommage, des sous-titres seraient un gros plus.

Conclusion

Je la classe facilement deuxième meilleur TC/mod auquel je n’ai jamais joué, derrière l’excellentissime TheNamelessMod pour Deus Ex.

Les plus :
- Très bonne ambiance de fin de civilisation
- Combats péchus et intéressants (sauf au début)
- Très bon level design
- Bon voice-acting
- Très peu de bugs (et ils sont connus)

Les moins :
- Abscence de sous-titres
- Techniquement daté
- Musique la moitié du temps WTF
- Solution de progression parfois tirée par les cheveux
- Bandes noires inutiles

Psywar

Jeudi 23 février 2012 à 16:45

Ce documentaire explore l’évolution de la propagande et des relations publiques aux USA en insistant sur la théorie élitiste de la démocratie et la relation entre guerre, propagande et classes sociales.

Il est visionnable gratuitement ici et il y a moyen de le trouver facilement avec des sous-titres en français.

Derrière ce titre barbare se cache 3 jeux qui appartiennent au même genre, le combat tactique au tour par tour/temps réel. Depuis la grande époque des X-Com et donc des Jagged Alliance (1999…), le genre est tombé en désuétude et n’accouche plus que des jeux au mieux bon (Silent Storm, Fallout Tactics si on oublie que c’est un Fallout) mais également de sombres merdes (Hired Guns - The Jagged Edge). Il existe néanmoins une exception (deux en fait) 7.62 - High Calibre qui est la suite de Brigade E5.

Présentation générale

- Jagged Alliance 2 1.13 est un “patch” à la manière du TTDPatch pour les connaisseurs. Il serait inutile de lister toutes les fonctionnalités qu’il ajoute mais c’est un indispensable sur lequel se base la plupart des mods existants, seuls restants les plus vieux non adaptés. Instruments of Violence (dernière version : IoV 925) est la suite du mod DBB est ajoute 3 millions d’armes et d’équipements (j’exagère à peine) dont voici un très petit aperçu :

- 7.62 - High Calibre est donc la suite de BE5 et utilise le même moteur de combat mais un moteur graphique nettement amélioré (ce n’était pas dur). Le Blue Sun Mod (dernière version : BSM 1.9) corrige la plupart des bugs restant, ajoute plein d’armes, d’équipements, de quêtes et de cartes. Il est le pendant du mod russe Hard Life dont il reprend pas mal de choses et vice-versa.

- Marauder - Man of Prey est la suite de 7.62. On peut citer 7.62 Reloaded qui est une sorte d’add-on pour 7.62 mais il n’est sorti qu’en russe.

Pas la peine de faire durer les suspense plus longtemps, 7.62 est bien supérieur à JA2 sur le point le plus important du genre, son moteur de combat. Marauder est comme 7.62 Reloaded, une suite de missions sans la grande liberté des deux autres. Il leur est inférieur sur pratiquement tous les points et je ne le recommande absolument pas. Avant d’attaquer les détails, un récapitulatif des points forts et faibles de chacun :

Jagged Alliance 2 1.13 IoV 925
+ :
- Beaucoup d’humour
- Très bonne ambiance
- Histoire sympa
- Personnages croustillants
- Une tonne d’équipements divers
- Liberté d’action totale

- :
- Un moteur de combat vieillot et parfois ridicule (1 case = 10 mètres)
- Un moteur graphique en 3D isométrique (mais ca à la rigueur on s’en fout)
- Une IA franchement perfectible
- Des quêtes bien écrites mais finalement assez banales et simplistes

7.62 - High Calibre BSM 1.9
+ :
- Moteur de combat excellent
- Moteur graphique potable
- Temps réel très réussi
- Bonne IA qui réserve des surprises
- Beaucoup d’équipements
- Liberté d’action totale

- :
- Histoire banale
- Personnages banaux
- Quêtes banales
- Ambiance banale

Marauder - Man of Prey
+ :
- Histoire sympa
- Ambiance “adulte”
- Un petit effort d’écriture par rapport à 7.62
- Même moteur de combat que 7.62

- :
- Des bugs ridicules (pratiquement 3 ans après la sortie russe !)
- Linéarité totale, une simple succession de missions
- Quêtes finalement banales
- Personnages banaux
- Très peu d’équipements

Les jeux en détail

Jagged Alliance 2 1.13 IoV 925

JA2 vous met aux commandes d’un mercenaire chargé de délivrer un petit pays d’Amérique du Sud du joug d’un vil dictateur, la très vilaine reine Deidranna. Vous recrutez des mercenaires ou des PNJ et vous aller à la reconquête du pays, ville par ville. Il est devenu mythique de par son ambiance très spéciale à la frontière entre sérieux et parodie et sa galerie de personnages haut en couleur. Ce n’est pas pour rien que le “patch” 1.13 est développé très régulièrement et vous pouvez d’ailleurs suivre cela de près à travers son repository SVN.

Là où le bas blesse, c’est son moteur de combat dépassé. Je ne parle pas de son moteur graphique en 3D isométrique, fanboy de Fallout 1/2, cela ne me dérange absolument pas. Premier gros point noir, sans doute à cause de limitations techniques, une case = 10 mètres. En pratique cela entraîne, comme un personnage occupe une case, une sorte de distorsion des distances où des personnages se ratent à quelques mètres en visuel mais à des dizaines en “réalité”.
Deuxième défaut, son manque de possibilités tactiques. Cela peut paraître paradoxal, vu la richesse du titre, mais toujours à cause de cette limitation case par case, tout un panel de mouvements est impossible comme juste dépasser à un coin de mur. De même, et c’est très génant, il est impossible de se déplacer l’arme épaulée (ou simplement prête), résultant la plupart du temps en un combat très statique où on se contente d’attendre les ennemis.
Enfin, un des points finalement le plus critique, son IA. Même si elle a été améliorée avec le patch, elle reste vraiment trop basique, se contentant généralement de se diriger vers l’origine de tirs. Le plus gros problème est qu’elle ne “spotte” rien. Au lieu d’envoyer quelques soldats en reconnaissance pour pouvoir tirer sur le joueur ensuite (la vue est limitée à 13 cases, 15 avec IoV) ou d’utiliser les différentes optiques à sa disposition, elle s’approche bêtement et le joueur n’a plus qu’à faire du tir au pigeon. Même dans la difficulté la plus élevée (”Insane”), c’est finalement bien trop facile car avec une équipe de 2 snipers, un mitrailleur et un fusiller on peut lutter contre des dizaines et des dizaines d’ennemis sans trop de soucis.

Bref, un excellent jeu handicapé par un moteur de combat et une IA dépassés. Cela ne m’a pas empêché d’y passer des centaines d’heures.

7.62 - High Calibre BSM 1.9

7.62 vous met aux commandes d’un mercenaire chargé de délivrer un petit pays d’Amérique du Sud du joug d’un vil dictateur, euh non en fait les russes sont moins manichéens et vous pouvez être soit du côté de la résistance soit du vil gouvernement. La résistance est d’ailleurs plus proche de narco-trafiquants à la FARC que de héros du peuple, n’hésitant pas à traiter avec la mafia locale quand ca les arrange. L’histoire et les quêtes ne sont finalement pas si nulles mais complétement desservies par une qualité d’écriture très faible (en partie à cause de la mauvaise traduction). De plus, contrairement à JA2, il y a rarement des pointes d’humour.

Non la force de 7.62 ce n’est pas son histoire, mais son extraordinaire moteur de combat. C’est bien simple, on n’a jamais fait mieux. Extrémiste du tour par tour à la JA2 / X-Com, j’ai complétement été conquis par son système temps réel pausé et orchestré à la milliseconde près (ce qui remplace les points d’action finalement). Un bref aperçu avec cette vidéo réalisée sur Brigade E5 :

YouTube Preview Image

Tous les mouvements que vous pouvez imaginer sont possibles sauf un, le lean. Chaque action (contrairement à JA2) est parfaitement “timée” que cela soit aller chercher une grenade au fond d’un sac ou épauler une arme. Pas de “cran de visée” non plus à la JA2, vos mercenaires tirent soit à la hanche, soit à l’épaule, soit à la lunette. Comme un dessin est toujours plus facile à comprendre :

De plus, détail qui a son importance et toujours contrairement à JA2, les chargeurs et les balles sont des entités à part de l’arme. Vous voulez charger 2 AP et 1 HP successivement, pas de problème. Chaque chargeur étant généralement spécifique à une arme, à part les fameux STANAG par exemple.
Je ne vais pas m’étendre sur la comparaison avec le moteur de JA2, mais à part le nombre d’équipements amenés par des mods comme IoV, il lui est supérieur sur tous les points.

Bref, contrairement à ce qu’en pense beaucoup, 7.62 est un très bon jeu sublimé par le Blue Sun Mod. Et les développements ne sont pas terminés !

Marauder - Man of Prey

Quand Apeiron, le développeur, a commencé Marauder, ils ne devaient déjà plus être en très grande forme financièrement et ils ont coulé peu de temps après. Je ne sais pas pourquoi le jeu est sorti dernièrement en anglais mais ils auraient mieux fait de s’abstenir. 3 ans après la sortie russe, il reste des bugs absurdes. Par exemple, impossible de régler les options, ca fait planter le jeu ! Heureusement que l’on peut modifier le fichier à la main car la vitesse de déplacement de la caméra est par exemple réglée à 0,02 alors que 1 c’est déjà plutôt lent… C’est dommage car à part ces bugs ridicules (et facilement corrigibles), le jeu est plutôt stable.

Bon en fait si il n’était que buggé, ca ne serait pas bien grave, 7.62 est sorti blindé de bugs et les derniers ont été réglés par la “communauté”. Non le plus grave c’est l’absence totale de liberté. Dans JA2 et 7.62, vous avez la carte du pays et les villes, à vous de vous démerder comme vous l’entendez. Là c’est juste une mission, retour au QG, une mission, etc.

La traduction anglaise est à chier, et il en manque des bouts. L’histoire semble être pas trop mal mais les vidéos buggent… D’après ce que j’ai compris, l’OTAN est envoyée en Russie pour rétablir l’ordre et ca se transforme en chaos total. Vous jouez un maraudeur (ah bon ?) qui se démerde pour survivre avec sa femme. La morale lui importe peu et il n’hésite pas à tuer ses voisins affamés quand ceux-ci viennent lui réclamer à bouffer alors qu’il est blindé.

J’avoue avoir un peu de mal à le finir, j’en suis au 2/3 mais je suis sûr que cela ne s’améliorera pas par la suite. C’est vraiment dommage car avec un contexte pareil, il aurait pu être 100 fois mieux.

Mr. Daisey and the Apple factory

Mardi 10 janvier 2012 à 0:43

Mr. Daisey and the Apple factory ou la visite d’un américain fan d’Apple dans les usines de Shenzhen.

“You don’t have to dream about some SF dystopian Blade Runner 1984 bullshit, you can go to Shenzhen tomorrow, they are making your crap that way today”.

The coming war on general computation

Jeudi 5 janvier 2012 à 11:15

Intéressante conférence de Cory Doctorow sur le fait que la guerre du copyright n’était qu’une escarmouche et que c’est une guerre concernant l’informatique de manière générale qui se prépare.

YouTube Preview Image

En meilleure qualité.

Et le plus important, le transcript. Comme le signale Mangeurdenfants, le transcript a servi pour les sous-titres, n’hésitez pas à les activer.

IBNIZ

Mercredi 4 janvier 2012 à 15:22

Comme son auteur le présente c’est une “machine virtuelle audiovisuelle hardcore” mais aussi un “langage de programmation ésotérique”. Vu que tout cela est assez abscons, voici une vidéo qui présente les possibilités de la bête :

YouTube Preview Image

Les explications complètes sont sur le site de l’auteur mais, comme encore une fois, son langage est pour le moins “ésotérique”. Si vous voulez tester, il y a une implémentation javascript (lente) ainsi que les exécutables et le code source.

Voilà un petit exemple sympathique (avec commentaire) :
2*2!2*3!10rdF2*s0!F9*s1!10,6![2@3@*4!2@d*2!3@d*3!2@3@+5!2@3@-0@+2!4@d+1@+3!5@4-<6@,1-d6!*]6...@4r.FF^1977+

Neutralité du Net (quater)

Jeudi 8 décembre 2011 à 15:36

Il y a un tout petit moins de deux semaines (le 25/11/11) Benjamin Bayart est intervenu aux JRES pour parler de son sujet de prédilection, la neutralité du Net. J’y étais ainsi qu’un bon millier de personnes et je vous laisse découvrir sa toujours intéressante intervention :

En différente résolutions
Le lien direct haute définition (1,2 Go !)

Pour vous situer l’action, les JRES sont les Journées Réseaux de l’Enseignement Supérieur qui sont 3 jours de conférences sur des sujets liés à l’administration système et réseau (le programme complet). Le public est donc constitué d’informaticiens venant pour la majorité d’universités ou de grands labos. Accessoirement il y a des pointures comme Stéphane Bortzmeyer avec qui j’ai d’ailleurs eu le plaisir de manger et de discuter.

Un bon résumé de la situation avec un Serge Halimi habillé d’un magnifique pull et François Denord chargé de recherche au CNRS.

http://www.dailymotion.com/videoxlp44p
http://www.dailymotion.com/videoxlp44r

Et en bonus un entretien avec Jacques Généreux de l’IEP de Paris datant de 2007.

http://www.dailymotion.com/videoxllhi3