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Archive pour janvier 2012

Fin janvier à Angoulême…

Mardi 31 janvier 2012

Soyons franc, je n’entends parler d’Angoulême que deux fois par an, et ça concerne soit le Festival de la BD, soit l’ENJMIN. Alors forcément, lorsque l’école organise le Global Game Jam en même temps que le festival, je dis banco.

Angoulême, ville médiévale, préfecture de la Charente… bon allons directement à l’essentiel puisque tout est marqué sur Wikipédia. (mais sans Wikipédia, qui aurait su comment s’appellent les habitants d’Angoulême, hein ?)

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême a lieu tous les ans le dernier week-end de janvier, cette année du 26 au 29 (et c’en est déjà à la 39ème édition). C’est le rendez-vous à ne pas manquer pour tous les passionnés de dessins et d’animations. Même si la plupart des visiteurs sont français, on entend souvent parler espagnol, italien, même allemand…

Une des raisons pour venir au Festival, c’est de se faire dédicacer des albums par ses auteurs favoris (attention, faut acheter l’album sur place, faut pas croire que c’est gracieux). Chaque éditeur s’est ramené avec sa horde d’auteurs à dédicaces, et dans le Monde des bulles ce sont de longues files d’attente qui se forment… comme à la Gamescom quoi. Perso ça m’attire pas trop, mais je comprends ceux qui attendent leur dédicace.

Davy a aussi droit à sa file.

Une autre raison, ce sont les expositions. De nombreuses oeuvres ou travaux sont exposés au public dans plusieurs thèmes. Cette année, les BD suédoises ont été à l’honneur (normal quand le président du Jury est Art Spiegelman), ainsi que taïwanaises et espagnoles. En plus, l’exposition “L’Europe se dessine” présentait des dessins d’auteurs étrangers classés en trois thèmes : le passé, le présent, et le futur de l’Europe. C’est très intéressant de voir comment chaque pays a sa propre culture de la BD (et je peux vous dire qu’en Allemagne il n’y a pas du tout le même engouement pour la BD qu’en France : c’est au mieux une étagère dans la plus grande librairie de Berlin). Mais il n’y a pas que des expositions géographiques : par exemple, le Pavillon Jeunes Talents présentait des oeuvres d’étudiants ou à destination de la jeunesse.

Visuel de Maus dans l'expo Art Spiegelman.

Bien sûr, le Festival d’Angoulême c’est aussi sa compétition de bandes dessinées. Le Jury décerne douze prix sur une sélection des meilleures oeuvres de l’année précédente, et le palmarès est disponible en ligne. Personnellement j’ai adoré Polina de Bastien Vivès et Le dernier cosmonaute d’Aurélien Maury. En même temps, j’en ai pas lu beaucoup d’autres…

Passons au Global Game Jam ! Le principe est simple : se réunir entre passionnés de développement de jeux, à la façon d’un boeuf musical (jam en anglais), et créer des jeux en 48 heures. Cet événement est organisé simultanément dans de nombreux endroits du monde (MrHelmut l’a organisé à Metz). Cette année, le thème n’est pas un mot comme on en avait l’habitude, mais une image !

Le thème : Ouroboros.

Le thème : Ouroboros.

Petite phase de brainstorming où les équipes commencent à se former. Les projets sont pitchés et les groupes définitifs se forment. La course est lancée !

Comme d’habitude, j’encourage tous les développeurs à faire ce genre d’événement : c’est génial. Par développeur, j’entends programmeur mais aussi graphiste 2D /3D, game designer, sound designer… par contre pour les écrivains on reviendra, il n’y a pas vraiment le temps de doter les jeux d’un scénario béton. Et surtout, il n’y a pas besoin d’être super bon pour y participer : ce n’est pas un concours, il n’y a pas de prix à gagner, on vient juste pour s’amuser et apprendre. (le seul bémol c’est que les places peuvent être limitées, mais dans ce cas vous pouvez organiser un autre GGJ !)

On oublie trop souvent les sound designers...

Les personnes avec qui j’ai participé cette année sont bien plus méthodiques que celles de l’an dernier (en même temps ce sont tous des étudiants d’écoles liées à la production de jeux vidéo !). On avait même parlé de faire des playtests à mi-parcours, mais finalement on était tous à la bourre… L’équipe de Toulouse a passé ses deux journées sur du paper prototyping, c’est trop énorme !

Avec un autre programmeur et un infographiste, nous avons développé un jeu massivement joueur en HTML5. Ou plutôt, tenté de le développer, car le résultat n’est pas probant, et c’est pour ça que je ne vous donne pas de lien. On est motivé pour le continuer, donc vous pourrez bientôt voir une version plus aboutie. Les échecs font partie de la vie des prototypes, on est pas obligé de tous les réussir ! L’important est qu’on a pris du plaisir à le faire et qu’on a quand même appris des trucs.

Les 48 heures sont terminées et chaque équipe upload son projet. Puis, petite présentation des jeux créés avec démonstration et petite analyse du développement. Quelques jeux vaillent la peine d’être vu : Quadd est un jeu pour hardcore gamers, où vous collectez des balles de couleur pour pouvoir riposter ; Backdraft est un jeu plus tranquille dans lequel on contrôle un personnage avançant dans un niveau généré procéduralement (vous emballez pas, c’est juste un synonyme de aléatoirement) et où les balles sortant de l’écran d’un côté y réapparaissent de l’autre.

Voilà, douche bien chaude, grosse grasse-mat et long retour en Allemagne. Enfin des bières !

Comme d’hab, toutes les photos sont sur mon album Picasa.

PS : MrHermut il déchire ton jeu ! En deux heures, tu as fait bien mieux que d’autres (dont moi) en quarante-huit…