(Just a matter of opinion)

Un beau foutoir le blog de bloodyhenry.

Raoul, il est cool.

Dimanche 13 juillet 2014 à 15:23

Un petit article express pour partager le talent d’un gars bien de chez nous : Raoul, a.k.a Snake Fuzz Moan.

Il fait de la guitare, c’est frais et printanier. Trêve de blabla, place à l’écoute :

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Il a aussi un petit bandcamp si jamais vous voulez aller écouter l’album : http://snakefuzzmoan.bandcamp.com/

Bon dimanche !

Je vous l’avais peut être déjà dit, j’anime une émission de radio sur la FM lyonnaise avec des potes depuis quelques temps. Alors tant qu’à faire, autant partager ça avec vous, car je sais qu’il y a quelques amateurs de stoner et autres vibrations psychédéliques dans le coin !

C'est à peu près l'idée (clic clic)

Get Stoned!

C’est le nom de l’émission. Original ou pas, qu’importe, ça annonce la couleur ! Alors ça consiste en quoi tout ça ? En général, l’émission comporte les rubriques suivantes :

- Les morceaux cultes : tout simplement la base, le B.A. BA du stoner.

- Les dernières trouvailles de l’équipe : notre sélection de morceaux récents ou peu connus qui nous ont marqués ces derniers temps.

- L’agenda CULturel : la rubrique des concerts en région lyonnaise, avec nos conseils.

- Le bootleg de l’ami Sacha : chaque semaine, Sacha choppe un bootleg, en améliore la qualité grâce à ses compétences de techos du son hors pair.

- L’interview : on diffuse une interview réalisée par nos soins, souvent d’un groupe qu’on a vu en concert récemment. L’interview est en plusieurs parties, entrecoupées de morceau dudit groupe.

- et bien plus !

Alors vous l’aurez compris, la base de l’émission c’est de passer de la musique sélectionnée par nos soins. On y ajoute nos commentaires, des anecdotes et des trucs marrants. En général on commence par des morceaux énervés, pour aller vers du plus calme et plus psyché à la fin.

Mais attendez, c’est pas tout !

Etant donné que la diffusion en direct, sur Lyon uniquement, c’est bien mais un peu limité, on a eu l’idée géniale et hautement précurseur(e) (merci le mot sans féminin) d’enregistrer l’émission et d’en faire un podcast. Enfin, de la baladodiffusion (merci l’Académie Française).

Vous pourrez trouver tout cela ici bas : http://www.guitar-spirit.com/get-stoned/

Et vu qu’on est trop sociaux 2.0 swagyolo, on a même une page Facebook dont on se sert pour dire quand un nouveau podcast apparaît, etc : https://www.facebook.com/getstonedradio

Voilà, en espérant que ça puisse plaire à certains d’entre vous ! Ah, on prend aussi les suggestions de morceaux à passer si vous en avez !

L’Ecosse c’est glauque et dérangeant, part 1 : BlackHills

L’été dernier je suis parti faire un road trip camping sauvage avec mon frère et un de ses potes.
La première nuit de camping sauvage, on était vers Innverness et on cherchait un spot car la nuit menaçait de tomber.

On a fini par s’enfoncer dans la campagne avoisinante, pour trouver une espèce d’aire un reculée par rapport à la route. A côté de cette aire se trouvaient une grange et une dépendance de ce qui semblait avoir été une ferme. Tout ceci tombait en ruine, il y avait des panneaux “unsafe structure - keep off” de partout.

Soit.

Une fois notre tente plantée non sans mal car le sol était dur comme le roc, on décide d’aller faire un petit tour des environs.

De l’autre côté de la route se trouvait une maison qui semblait déserte, la végétation était assez folle autour de cette baraque.

On avance sur le chemin. Première découverte, sur le bas côté : un daim découpé en 2 dans le sens de la longueur, avec la tête intacte, qui nous tirait la langue nonchalamment. Accueillant.
A notre gauche, un pannonceau annonçait le nom du charmant lieu dit : BlackHills.

Ni une ni deux, on avance. On approche de la maison, de laquelle on ne voyait pas grand chose à cause des herbes folles qui poussaient devant.

On passe devant le garage (enfin c’était plutôt un auvent) dans lequel une voiture prenait racine. La voiture était clean d’apparence, elle aurait sûrement démarré au quart de tour, mais elle était manifestement là depuis un bout de temps car les herbes folles avaient poussé au point de former un genre de sarcophage autour de l’engin.

Soit, on continue.

On passe devant la haie de la maison, qui formait un genre de porche au niveau du portillon. Devant le portillon se trouvaient un landau et une poussette, remplie de boîtes de conserve rouillés. Quel genre de psychopathe remplit des poussettes de boites de conserves rouillées ?

C’est là qu’on a vu qu’il y avait de la lumière à l’intérieur, mais que dans une seule pièce. On a donc commencé à se faire des films, et on est tombés d’accord en se disant que c’était surement “la vieille de Blackhills” qui était là, peinard, dans sa maison, en train de se faire une soupe d’enfants (pas une soupe de putes) accompagnée de quelques petits pois en conserve.

C’était très glauque comme ambiance, qui irait s’enterrer dans une maison paumée au milieu de la brousse écossaise comme ça ?

On a fait une vidéo, que mon frère a pris le soin de massacrer en mettant une musique qui a rien à voir avec l’ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=MSxqxHFQkV8&feature=youtu.be [+]

L’Ecosse c’est glauque et dérangeant part 2 : The toilets of Doom: Gore and Obesity at Blackwater Lodge

Voici donc la seconde expérience glauque que nous a offert l’Ecosse lors de notre road trip.

Trois jours après l’évènement précédent, nous sommes au niveau d’Ullapool (la ville natale du demoman de TF2, passage obligé pour nous). Nous souhaitons visiter un peu la ville, mais nous arrivons par une zone industrielle pas accueillante, et il faut faire le plein pour continuer notre aventure.

On voit une station essence, on fait le plein. Pour la première fois depuis qu’on est en Ecosse, on ne fait que tomber sur des gens insupportables : le chauffeur de poids lourd qui attend derrière nous à la pompe nous klaxonne en nous insultant, et la caissière est une vraie porte de prison pas aimable pour un sou. Pourtant on lui en a lâché, de la thune.

On repart donc, en se disant « ville de merde tous des cons ». La région au sud d’Ullapool n’est pas franchement accueillante, ce sont des paysages à végétation rase, aux collines dégarnies. Un grand bassin de rétention a été construit, créant un loch artificiel aux rebords bétonnés. C’est une zone d’exploitation forestière intense apparemment, les flancs des collines sont couverts de souches fraîchement coupées, et les rares conifères sont agglutinés en carrés assez disgracieux. Le ciel est bas, sombre, bref c’est une ambiance assez peu joviale.

Soudain, on voit notre Saint Graal : un panneau « toilets » qui pointe la droite de la route. Inespéré ! En camping sauvage, les chiottes étaient notre principale préoccupation. Pouvoir se soulager dans un lieu fait pour ça, avec tout le matos moderne qu’on peut imaginer, ça a suffi à nous décider pour nous arrêter.

L’aire à chiottes se trouvait en retrait de la route, au bout d’un petit bout de chemin, à coté de la rivière Blackwater. De l’aire, on ne pouvait rien voir de la route, et vice versa.

Ici, vous pouvez voir lesdits chiottes (amusez vous à vous balader autour, et venez lire la suite de ce récit) : http://goo.gl/maps/G5IHD

On arrive sur l’aire, on voit un 4×4 garé à côté des chiottes. Une famille d’obèse gogolise autour de ce sanctuaire du caca. Ils ont l’air sacrément attardés ! Celui qui semble être le père est vachement obèse, il a un canne, il boite, et il semble garder l’entrée pour les chiottes des mecs.

Le fils et la fille vadrouillent le nez en l’air… Le deuxième fils, non moins obèse, s’approche de la poubelle (celle de google maps là), soulève le couvercle et regarde dedans. On dirait qu’ils cherchent quelque chose…

Je me dis « ah mais je vais jamais arriver à aller me soulager, avec tous ces gens bizarres ! ». Petit briefing avec mes compagnons de voyage, on décide de faire le tour des alentours pour explorer et essayer de trouver un coin ou planter la tente.

Une passerelle enjambe la rivière Blackwater, un panonceau indique « Forest Walk ». Chouette, une petite balade ça peut être cool. Et bien ça ne l’était pas du tout. C’était un chemin bétonné. Petit inventaire du bordel qui jonchait les bas côtés : une énorme bobine de fil rouillé, des bouteilles cassées, une botte abandonnée, un godet de caterpillar rouillé, un poteau électrique renversé (avec ses fils), des gants troués.

MOUAIS

Demi tour.

Je commence à avoir les sphincters qui me démangent, je fonce à la voiture, j’empoigne le rouleau de pécu, et j’avance d’un air déterminé vers le papy obèse qui garde encore les chiottes des hommes.

Il m’arrête.

« If I were you I’d go to the ladies’ bathroom, there’s blood everywhere »

Petit instant de flottement. Je lui fais répéter.

« Blood everywhere »

Un peu interloqué, je vais donc dans les sanitaires féminins. Ca sent la rose et les arcs-en-ciel, pas étonnant vu que les filles font caca des papillons tout le monde le sait.

Ceci dit, je gamberge quand même, mais je parviens à la conclusion que j’ai sûrement mal pigé parce que le vieux a un accent écossais à couper au couteau. Il m’a peut être dit qu’il y avait de la merde partout, qui sait.

Bon, mon affaire finie, je sors des toilettes. Je vois un deuxième 4×4 qui est arrivé entretemps. Un 4×4 de flics.

Je vois mes compères passer, je les rejoins et je leur dit « les gars ça craint, apparemment y’a du sang plein les chiottes des hommes ! ».

Ils acquiescent, et renchérissent : « oui, y’a même une basket ensanglantée devant la porte… ». Oh putain. Je regarde. Oui, il y a une basket rouge de sang posée devant la porte… Bordel. Ca craint. Ils rajoutent « d’après ce qu’on a compris, il y a une tête dans la cuvette… ».

Un des flics nous aborde façon Dallas « Hey folks, I advise you not to stay here. Godday to you bunch!”.

On se tire. On monte dans la bagnole, on démarre, on se casse.

Silence de mort dans l’habitacle. Mon cerveau tourne à cent à l’heure. En fait, ces obèses n’étaient pas complètement teubés, ils étaient en état de choc. Ils titubaient comme des zombies parce qu’ils ont découvert un cadavre dans des chiottes.

Pour ce qui est de la tête, je ne l’ai pas vue, et connaissant le niveau d’anglais des mes compères il est fort possible qu’ils aient compris de travers. Mais quand même. J’ai bien vu la basket trempée de sang…

Le paysage défile, tout a l’air suspect. Les petits cottages mignons en temps normal me paraissent héberger des psychopathes en puissance, je m’attends à voir un gars ensanglanté brandissant une tronçonneuse sortir en ouvrant la porte d’un grand coup de pied.

On a fait 40 miles pour enfin trouver un emplacement de camping à proximité d’une ville et d’un petit lotissement.

Le silence dans la bagnole était terrifiant, vraiment, on était tous super mal à l’aise, désemparés. C’est vrai que ça doit être facile de cacher un cadavre dans ce pays, avec toute cette tourbe…

Pensez y la prochaine fois que vous buvez un whisky.

J’ai cherché sur google des faits divers dans le coin relatant un meurtre sauvage dans des chiottes, je n’ai rien trouvé. Si vous avez ça sous le coude, faites tourner !

2012 dans mes oreilles

Dimanche 6 janvier 2013 à 15:24

J’avais envie d’écrire un article sur la musique, une fois de plus. Le sympathique Darkstryder m’a donné l’idée de faire une rétrospective mon année 2012 en musique.

Pour commencer, vu que je suis sur Last.fm, voici mes charts des 12 derniers mois :

Top personnel - Last.FM - 2012

A noter que ça ne comprend qu’une fraction de la musique écoutée durant cette année, étant donné que je n’ai commencé à utiliser Last.FM qu’en cours d’année, et que j’écoute beaucoup sur vinyle et dans ma voiture, qui ne comporte malheureusement pas de module de suivi de l’écoute. Bref.

2012 aura été une année psychédélique : Pink Floyd, pour ne pas changer une équipe qui gagne, Kyuss parce que je n’avais pas encore découvert ce monument du stoner rock, Colour Haze parce que c’est LE groupe du moment en rock psyché. S’y ajoutent Russian Circles, God Is an Astronaut et Monkey3 qui donnent dans le post-rock instrumental très léché. Toundra aussi bien sûr, la majorité des écoutes listées ici sont des pistes de leur dernier album, III, dont vous pourrez trouver ma critique ici. Et pour finir en stoner, Truckfighters a été le groupe ayant dégoté ma médaille d’argent dans la catégorie meilleur concert de 2012. La médaille d’or revenant à Colour Haze, pour le set de 3h dont je ne me suis toujours pas remis.

En métal plus traditionnel, Enslaved caracole en tête, grâce à leur dernier album RIITIIR. Là encore on tient une oeuvre massive, finement travaillée, innovante et qui continue la lente transformation du groupe vers un metal toujours plus progressif et psychédélique. On est loin du viking metal des débuts ! Avec Opeth, Enslaved fait partie de ces groupes qui savent assumer leurs évolutions musicales, et nous pondent des oeuvres très personnelles et suprenantes. Dans le bon sens.

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Agalloch est en 3ème position cette année, et pas pour rien. Qu’est ce quoi ? Agalloch est un groupe américain de black metal à la base. Sauf que maintenant, ils font plus du prog que du black. Et ça déboite.

J’avais bloqué sur un album, à savoir Ashes Against the Grain. Récemment j’ai fouillé leur discographie, et je suis allé de perle en perle. J’ai du mal à choisir un morceau comme étant mon favori, mais celui ci serait un bon candidat :

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Je dédierai un article à ce groupe dans un futur proche (Valve time), car il mérite qu’on s’y intéresse. Et pas uniquement pour les fans de metal. Leurs compositions sont majestueuses, épiques et déprimantes à la fois. C’est assez étrange, mais bigrement efficace.

Pour finir le metal traditionnel, on aperçoit du Gojira dans le bas du classement. J’ai re-découvert leur album The Way of All Flesh il y a quelques mois, dont les 4 premières chansons sont vraiment excellentes, le reste me laissant un peu sur ma faim. Et de fil en aiguille, j’ai fait une rechute dans From Mars to Sirius, que j’ai d’ailleurs acquis en vinyle depuis…

Et le fin du fin pour la fin, Mr Bungle.

Là ça tape dans un tout autre trip, tant c’est étrange et expérimental. Si Primus ou Zappa vous sont familiers, vous apprécierez sans doute ce groupe dans lequel Mike Patton officie. Je ne saurais leur coller une étiquette, pour moi c’est de l’expérimental.

Jugez plutôt :

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Ah, avant de finir pour de bon, je me suis rendu compte qu’un de mes groupes emblématiques de l’année n’était pas représenté ici. Et pour cause, leurs chansons font souvent plus d’un quart de d’heure…

Voici donc Om, l’OVNI musical qui sait poser une ambiance. Au menu : une basse, une batterie, des chants grégoriens. On en redemande ! J’ai découvert en allant les voir en concert, sur une petite péniche. Médaille de bronze des concerts de 2012.

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Bonne année !

Rouge - Pratiques douteuses ?

Mardi 18 décembre 2012 à 22:26

Rouge, c’est une boîte qui fait dans les télécommunications. Ils sont gros, très gros, ils ont des moyens, et d’ailleurs ils ont le meilleur réseau du pays.

Rouge, ils ont fait une marque « low cost » pour les gens qui en avaient marre de se faire avoir, après qu’un gars un poil chauve et un poil milliardaire leur a fait comprendre qu’ils s’étaient bien fait enfler par Rouge et ses amis opérateurs.

Alors oui, c’est sympa d’avoir fait ça, je peux réduire mon besoin en fonds de roulement. Ce qui rend mon banquier plutôt content – mais c’est une autre histoire.

CEPENDANT

Rouge, tu as commencé à me décevoir le jour où j’ai lu mon contrat d’abonnement, qui n’était pas prérempli et qui contenait à peu près 54,6 % de champs inutiles à mon usage.

Bon, passe, je suis sympa et je ne t’en tiens pas rigueur. Je t’ai donc renvoyé amoureusement tout les papiers dont tu venais d’inonder ma boîte aux lettres – contrat, autorisation de prélèvement, scan de carte d’identité, pedigree de mon chien.

J’ai attendu jour et nuit des nouvelles de ta part, je voulais te voir débiter mon compte des 14,99 € que j’ai accepté solennellement de te verser tous les mois.

Tu n’imagines pas, Rouge, quelle a été ma déception quand j’ai reçu en plus de ma facture un petit papier sournois sobrement intitulé T.I.P.

T.I.P.

Titre Interbancaire de Paiement. Rouge, tu m’as trahi. Tu m’as forcé la main. Tu m’as menti.

J’ai tout de suite vu où tu voulais en venir : m’obliger à aller à la Poste. Avec pour antécédents de placer le redouté T.I.P. dans une enveloppe et d’y inscrire ton adresse.

Rouge, tu me connais, tu sais que je déteste la Poste. Tu sais que je n’ai pas envie de marcher dans le froid pour te poster cette lettre qui n’aurait jamais dû exister. JAMAIS.

Mais là, bien que tu m’énervasses, je te l’ai posté ton foutu T.I.P. Et j’ai pesté. Ceci dit je n’en suis pas resté là. J’ai contacté le service client pour remettre les choses en place, me faire justice, et me libérer du joug à trois lettres – T.IP. je crie ton nom. Le préposé qui a traité ma demande répondait au doux nom de Julien.

Le bien urbain Julien m’a confirmé qu’il pourrait m’enlever cette épine du pied à condition que je lui envoie mes coordonnées bancaires ET que je retourne l’autorisation de prélèvement qu’il m’enverrait au plus vite. À ces mots, je pâlis. Cela allait engendrer une nouvelle épopée postière dont je me serais volontiers passé.

J’ai crié, ragé, pleuré des larmes de colère et du sang (les larmes de colère sont très irritantes, prévoyez un collyre avant d’entreprendre d’en pleurer), puis je me suis retiré dans mon jardin Zen pour méditer.

Je décidai donc de prendre sur moi et de braver les dangers de la Poste pour te faire parvenir une bonne fois pour toutes ce laissez-passer, avec la certitude cette fois que le valeureux Julien l’attendrait de pied ferme et fasse en sorte qu’il ne s’égare pas dans un océan de paperasse houleux.

Quel sot je fis. Quelle naïveté. Quelle candeur, c’en est presque amusant ! Le fait est que le mois suivant, deux semaines après la date contractuellement convenue de collecte des mes 14,99 deniers, tu n’apparaissais toujours pas dans mes relevés bancaires.

Rouge, m’aurais-tu oublié ? Aurais-tu trahi derechef la confiance que je t’avais accordée ? J’entends par là que t’ayant accordé un accès à mon compte bancaire, et ce à deux reprises, j’étais en droit d’attendre que tu viennes te servir.

Rouge, serais-tu timide au point de ne pas vouloir perturber l’équilibre de mes finances personnelles ?  As-tu une quelconque appréhension à renter chez tes clients pour récupérer ton dû ?

Rouge, tu ferais un très mauvais agent d’entretien. Ton client te confierait le trousseau de clé de sa demeure – en l’occurrence en double exemplaire – et tu ne daignerais pas pénétrer chez lui, sans jamais l’informer des causes élémentaires de ta réticence.

Je laissai donc pourrir la situation comme on laisse un bocal de cornichons à l’aïoli pourrir dans son réfrigérateur, car entre nous, qui serait assez fou pour acheter une telle denrée.

Il ne s’écoula que quelques jours avant que mon téléphone cellulaire ne retentisse.

« Monsieur cher client, je suis Cunégonde du service client Rouge, je vous appelle au sujet de votre facture en date du 8 novembre que vous n’avez pas encore régularisée. »

« À la bonne heure ! » m’exclamai-je.

Un signe de vie de ta part, Rouge. Je n’attendais que cela. Tu avais enfin compris qu’il nous fallait tirer cette situation au clair. Tu avais mandaté un émissaire en la personne de Cunégonde pour le faire. J’étais heureux. Exalté.

J’expliquai donc à la douce Cunégonde l’historique de nos relations, ton refus catégorique mais tacite de prendre en compte les demandes de prélèvement automatique que je t’avais adressées. Cunégonde fut rassurante, et m’assura que tout allait rentrer dans l’ordre : « Je vais faire le nécessaire, pas di souci ! ». Oui, cette Cunégonde était une Cunégonde orientale.

J’exultai. À tel point que je suis allé embrasser ma voisine, cette porte de pénitencier incapable de toute émotion. Elle a éructé quelque chose au sujet d’une canalisation défaillante et de cinq fringants jeunes hommes – ne m’en demandez pas plus. Je vivais à nouveau.

Un mois s’écoule ; aucune nouvelle de ta part, Rouge. Pas un coup de téléphone, pourtant je t’avais attribué une sonnerie personnalisée – une chanson triste, jouée sur un tout petit violon. Pas de courrier non plus, tu as l’air d’avoir compris que je ne porte pas les postiers dans mon genre. Enfin, les postiers ne me font ni chaud ni froid, c’est plutôt l’institution pour laquelle ils travaillent qui me dérange. Mais passons, tu sais déjà tout ça !

C’est par mon banquier que l’heureuse nouvelle arriva. Pas plus tard qu’hier, je reçus un mail de la Société Géniale (tu vois, eux ils savent choisir un nom plus aguicheur qu’une couleur qui rappelle la viande, le pinard et les meurtres. Prends-en de la graine !) m’indiquant qu’un prélèvement automatique était dorénavant en place. Je serai débité de 14,99 € dans la journée suivante.

C’est tout ce que je demandais, Rouge. Débite-moi.

C’est tout ce que je demandais.

ps : oui, je sais,  une autorisation de prélèvement ça s’envoie à la banque.

Joie et Facilité

Lundi 26 novembre 2012 à 21:30

YEEEEEPIEEEE

Je passe à la radio jeudi !

Voilà je suis content donc je le mets sur mon blog, comme une lycéenne.

Je balancerai le podcast. Sol FM, 100.7 en région lyonnaise.

Joie et félicité

Mercredi 21 novembre 2012 à 23:44

Je vais passer à la radio, pour participer à une émission dédiée au stoner (et peut être au desert rock avec un peu de chance) !

Ca sera sur Sol FM, une radio locale lyonnaise. ( http://solfm.nerim.net/pages/sol2dfm.html )

Je vous balancerai le podcast à tout hasard :)

Sinon, dans les prochains articles, je vous livrerai ma critique de She Said, le dernier Colour Haze, et je vous parlerai de groupes qui valent le détour comme Truckfighters et Om.

La Coke Musicale #4 : Spécial Toundra !

Mercredi 17 octobre 2012 à 19:50

Les blogs sont enfin de retour, je vais pouvoir  poster mon article spécial Toundra !

Toundra est  un groupe espagnol de post rock

Toundra

Toundra

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C’est un groupe que j’ai découvert par hasard lors du festival de Barcelone, est une formation assez récente qui se bonifie avec le temps.

Ils ne se sont pas trop posé de questions sur le nom de leurs albums : I, II et III.

Le premier était une bonne base, mais souffrait de quelques défauts : des arrangements pas très heureux, des riffs pas trop inspirés par moment.

II fut une agréable surprise, avec ses sonorités orientales et l’utilisation judicieuse des violons et de la contrebasse.

III prend le meilleur de tout ça, et pousse encore plus loin avec des titres d’une mélancolie rare (Requiem par exemple, dont j’ai posté la vidéo plus haut). Les autres titres sont tout aussi bien réalisés, et je conseille vivement d’écouter l’album d’une traite pour en apprécier la teneur.

Comble du bonheur, le groupe propose ses 2 derniers albums en téléchargement gratuit :

http://aloudmusic.com/descargatelo.php?referencia=38 (III)

http://aloudmusic.com/descargatelo.php?referencia=23 (II)

Voilà, c’était un article express, mais c’est vraiment de la bonne came !

Prochain post : Colour Haze normalement (le nouvel album !)

J’ai énormément enrichi mon champ musical ces derniers temps, et j’ai par la même occasion entamé une collection de vinyles, histoire d’avoir mes albums favoris dans un format qui prend trop de place et qui m’oblige à me lever au milieu de l’album pour pouvoir en écouter la seconde partie.

En ce moment, j’écoute surtout du rock progressif et du psyché (on ne change pas les bonnes habitudes). Ici le mot d’ordre, c’est : on se pose, on lance le morceau, et on plane.

Trêve de bavasseries, entrons gaiement dans le vif du sujet :

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Sweet Smoke -First Jam (de l’album Live, 1974)

Si vous êtes amateur de rock prog des 70s, vous connaîtrez peut être sûrement Sweet Smoke, qui fait figure d’icône du genre. Peut être parce que la liste de leurs albums tient sur 3 doigts : 2 albums studio, un album live. Et c’est du dernier que je vais vous parler.

Live, qui porte bien son nom, est sorti en LP en 1974. Il contient 3 tracks : First Jam (19:15 mins), Shadout Mapes et Oceans of Fear. Ma préférée, et selon moi la chanson qui représente mieux la grandeur de ce groupe, et la première. On a ici une performance live avec son lot d’improvisation, et comme son nom l’indique on a l’impression d’assister à un jam entre les nombreux membres du groupe. En réalité, la chanson n’est pas entièrement improvisée, comme le montre la vidéo ci-dessus. Néanmoins, cela n’en reste pas moins une performance live pure et dure, avec la valeur ajoutée que ça implique. Le guitariste nous balance des solis et des riffs avec un feeling d’anthologie, pleins d’émotion. On les sent inspirés.

Ce que j’aime particulièrement chez Sweet Smoke, c’est la richesse de leurs compos. Ils utilisent une diversité de percussions hallucinante, et qui sont à leur place à chaque fois.

Bref, si vous voulez planer pendant 20 minutes, vous avez ce qu’il vous faut. Et pour la petite anecdote, la vidéo ci-dessus est un bootleg récupéré par le guitariste rythmique du groupe, qu’il a lui même postée sur youtube. Lisez la description !

Sans transition, on reste dans les groupes légendaires :

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Blue Öyster Cult - Veterans of the Psychic Wars - tiré de l’album Fire of Unknown Origin

Je ne sais trop quoi dire sur ce groupe… Cette chanson pose une ambiance teintée d’épique, avec une dose de synthé rajoutant une touche de psyché qui va bien. La voix du chanteur couplée à la simplicité des riffs délivre un ensemble efficace, à la frontière entre le rock et le heavy.

BOC est un groupe relativement difficile à classer, ils ont leur style particulier, et j’ai trouvé que cette chanson permet de bien cerner le groupe. Pour l’anecdote personnelle, je vais les voir sur scène au Hellfest, il y a moyen que ça soit un concert mémorable. J’en veux pour preuve leur album live d’exception qui démontre que le groupe est aussi bon sur scène qu’en studio.

Une autre pour la route, parce qu’elle est trop excellente pour être éludée :

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Blue Öyster Cult - Astronomy - tiré de l’album Secret Treaties

Il y a au moins 3 interprétations de ce titre par BOC, et celle ci est la première que j’ai écoutée. D’ailleurs encore aujourd’hui c’est ma favorite, je préfère l’ambiance un peu mystico-mélancolique qui s’en dégage. A noter que Metallica l’a reprise sur leur album Garage Inc., et le moins qu’on puisse c’est qu’ils ont bien fait leur taf. Leur version est très fidèle à celle ci, avec la touche Metallica. N’hésitez pas à aller l’écouter si elle vous a plu.

Pour finir, je vais vous présenter un artiste local qui mérite à être connu.

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Snake Fuzz Moan - Sea of Light

Snake Fuzz Moan, c’est un guitariste lyonnais, qui fait du blues hypnotique. Avec un guitare. Et une boite en bois sur laquelle il tape du pied. Je l’ai découvert au concert de Karma to Burn, il faisait l’ouverture du concert. J’ai été conquis.

Non seulement il a un jeu à tomber par terre, dans le style blues / folk, avec du picking bien senti, des accords très inventifs, et des compos qui font rêver.

J’ai tellement aimé que je suis allé le voir en concert dans un petit bar lyonnais où il se produisait. Il y avait 20 personnes à tout casser, et une ambiance feutrée tout à fait dans le ton de sa prestation. C’est pour moi un des concerts les plus marquants de l’année. Une prestation humble, où l’artiste nous offre sa musique en toute simplicité. On en redemande.

Je vous incite à écumer son bandcamp : http://sfmblues.bandcamp.com/track/stare (1 pochette = 1 titre, sur le menu de droite).

C’est vraiment un coup de coeur personnel, j’espère que ça plaira à d’autres, et si jamais vous voulez le voir sur scène, il se produit essentiellement sur Lyon. Si ça vous intéresse, sachez que j’irai à coup sûr.

C’est la fin de cet article, comme toujours n’hésitez pas à me donner votre feedback dans les commentaires, en espérant vous avoir fait découvrir quelque chose !


Let’s go viral, HIV style

Lundi 30 janvier 2012 à 20:45

Megaupload est mort, et la relève semble quelque peu phallique : letitbit.net, turbobit.net…

Je vous propose de surfer la vague, et de lancer tutitbit.net. Cela dit, j’ai eu vent d’un investisseur très intéressé par minibit.net, site de taille humble mais qui ne demande qu’à grandir.

Le phénomène de turgescence du Net n’est pas sans me rappeler l’épopée fromagedebit.net, supplanté par podbit.net qui a provoqué une réaction épidermique dans le domaine du téléchargement direct.

C’était l’instant Belzaran, c’était bien nul, à vous les studios.

Pourquoi j’aime la montagne

Mercredi 13 janvier 2010 à 13:57

Tout simplement

Nota : Ce ne sont que des photos de vacances que je trouve vraiment sympa, je sais à peine me servir d’un appareil photo.

Je viens de finir L’Art d’avoir toujours raison de Schopenhauer (aussi connu sous le nom de Dialectique éristique).

Que dire, si ce n’est que c’est bien le premier livre de philosophie que je lis de moi-même, et en y prenant goût ! Et pour ne rien vous cacher, ça donne envie de réitérer l’expérience.

Après l’avoir lu, j’ai une approche totalement différente lors de l’écoute de débats, que ce soit à la radio, ou dans la vie de tous les jours… Car c’est de cela que le livre traite : le débat. Ou plutôt, comment gagner un débat, coûte que coûte, même si la vérité absolue n’est pas de notre côté. C’est une approche assez singulière, et il est vraiment intéressant de voir jusqu’où on peut pousser le vice pour s’assurer la victoire.

Le livre est divisé en 38 stratagèmes, plus ou moins complexes. Il y en a une bonne moitié qu’on applique instinctivement, mais ils n’en sont pas moins intéressants à décortiquer ! L’autre moitié est encore plus intéressante, car on en apprend vraiment beaucoup sur l’art de la controverse, joyeusement baptisée dialectique éristique par l’auteur.

Ce n’est pas un guide “Le débat pour les nuls”, car si on se contente d’appliquer les stratagèmes à la lettre, on risque de passer pour un boulet fini, il faut vraiment avoir un talent d’orateur et être bien sûr de soi pour pouvoir gagner un débat de la sorte !

En fait, c’est plus une grille de lecture pour toutes les situations de controverse de la vie de tous les jours, et ça permet de déceler les tentatives de manipulation de la part de l’adversaire, ce qui est en soi un bagage assez utile. Rien qu’en écoutant un débat politique, on se délecte à décortiquer les techniques des uns et des autres pour voir comment ils essaient de s’imposer dans le débat.

Bref, si le sujet vous tente, lancez-vous ! Ce n’est pas de la philosophie illisible, on bute certes sur certaines phrases qui demandent quelques relectures, mais le sens global passe bien, vu que l’auteur a un style clair et direct. De plus, c’est un livre qui se relit pour bien saisir le sens en entier.

Il est disponible un peu de partout sur le net en format libre, sinon il est à 2€ en librairie.

Subversion : ça se précise

Lundi 22 février 2010 à 13:26

Ça y est, c’est fait : Introversion Software a révélé la base du gameplay de Subversion, leur prochain titre. Mieux, ils ont même présenté un niveau jouable du jeu !

Si vous ne connaissez pas encore Introversion, honte sur vous ! C’est un studio indépendant anglais, créateur des très respectés Uplink, Defcon, Darwinia et son pendant multijoueur, Multiwinia. Ils sont connus pour leur originalité et leur touche graphique toujours surprenante.

Mais revenons-en au sujet :  Subversion. Jusque là, le studio n’avait dévoilé que quelques screenshots du développement du jeu à un stade très précoce. Ils parlaient beaucoup de leur système de génération procédurale, comme quoi ils seraient capables de générer une ville entière avec ce système.  Ils évoquaient aussi des systèmes de sécurité (verrouillage de portes, vidéo surveillance), mais sans annoncer clairement en quoi allait consister le gameplay.

C’est maintenant chose fait, on sait de quoi il sera question. Je cite :


“Subversion is going to be set in a modern High Tech environment, with you taking “mission control” over a team of skilled operatives in a hostile High Security building.”

Petite traduction : “Subervsion se passera dans un environnement high tech, et vous serez aux commandes d’une équipe d’agents talentueux, dans un bâtiment hostile de haute sécurité.”

En résumé, il s’agira d’infiltrer un bâtiment en toute discrétion, avec un but se rapprochant de ceux que l’on avait dans Uplink, par exemple détruire un serveur en toute discrétion. Pour cela, on aura recours au sabotage, au hacking en passant par la démolition, les acrobaties, etc.

Il y aura donc votre équipe d’agents sur place, qui useront de leurs capacités  et de leur équipement, et vous, assis dans votre chaise devant votre écran, qui aiderez vos hommes de main en ouvrant les portes, en crackant le réseau de télésurveillance, etc.

Pour faire court, ce sera un Uplink en beaucoup plus ambitieux, et qui ne se limitera pas au hacking.

La patte graphique sera toujours, on l’espère, digne d’Introversion. Ca a été un problème pour le studio, comme ils le racontent dans leur blog : ils étaient partis sur un système capable de générer une ville entière, mais pas de générer l’intérieur d’un bâtiment convenablement. Ils ont donc pris le problème à l’envers :  ils commenceront à générer les intérieurs d’abord, pour s’étendre à la ville ensuite.

Un petit aperçu :

On voit bien la direction que prendra le design du jeu : représenter les pièces sous formes de schémas, voire de plans. Ce n’est pas très surprenant, mais je trouve que ça colle parfaitement au style du jeu. C’est comme si on s’imaginait encore une fois un Uplink en plus amibtieux.

Bref, ce jeu a du potentiel, et je pense qu’encore une fois je ne serai pas déçu par Introversion.

Ça faisait longtemps que rien ne se passait, mais Valve semble s’être réveillé dans la nuit.

Tout d’abord, un màj étrange de Portal : “Changed radio transmission frequency to comply with federal and state spectrum management regulations.”

Hum, bizarre me direz vous.

Et là, c’est la débandade. On découvre des messages en morse cachés dans le jeu.

Rendez vous sur CPC, où Khan Lust suit l’actualité des forums pour essayer de percer le lourd secret que cache ce gros tease !

Rendez vous ici :

http://www.canardpc.com/news-44357-la_mise_a_jour_de_portal_est_un_mensonge_.html

UPDATE :

GladOS serait bel et bien “still alive” :

http://forum.canardpc.com/showpost.php?p=2984410&postcount=94

Pudding Time

Jeudi 4 mars 2010 à 13:22

Pour commencer, je ne remercie pas Celibatman. Il a eu le malheur de publier un article pour nous présenter la bande son de DarkVoid, qui a le don d’hypnotiser ceux qui l’écoutent.

Ca n’a pas loupé : je suis tombé dans le piège.

Mais encore, s’il n’y avait que ça, ce ne serait pas bien grave ! Le problème, c’est que je suis déjà hypnotisé par un autre groupe, et ce depuis un petit bout de temps.

Les connaisseurs auront sûrement compris de qui je veux parler rien qu’à la lecture du titre de l’article, mais je vais quand même m’obstiner, à pur but prosélytique (tiens, un mot de plus appris au correcteur orthographique).

Le but avoué de cet article est de vous faire découvrir Primus.

Vous en avez sûrement déjà entendu, ne serait-ce que si vous avez écouté le générique de début de South Park : il est composé et joué par Primus.

Mais alors, qu’est ce qu’ils ont de si spécial, pour que j’en vienne à faire un article dessus ?

C’est tout simple : c’est un OVNI. Pour prouver mes dires, je vous enjoint à commencer par écouter ce morceau :

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Enfin, par écouter, j’entends aussi regarder, car leurs clips sont assez excellents dans leur genre (je crois qu’ils ont d’ailleurs gagné pas mal de prix avec ça).

Vous comprendrez vite en quoi je parle d’OVNI, je suppose.

Ce qui fait la force de ce groupe, c’est tout d’abord les musiciens qui le composent. Prenez le bassiste, LesClaypool. C’est un demi-dieu de la basse devant l’éternel. Pas forcément dans le sens où sa technique est irréprochable, mais plutôt parce qu’il propose une vision tout à fait différente de son instrument.

J’en veux pour preuve cette chanson (culte) :

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La basse devient un instrument de premier plan, la guitare (magnifiquement bien gérée par Larry LaLonde, qui a officié chez Possessed lors des premières années de ce groupe. Possessed est un des groupes fondateurs du death, rien que ça.) est alors reléguée au second plan, et fait du remplissage.

Mais attention : ce ne sont pas des remplissages inutiles, c’est ce qui colle parfaitement à la chanson. D’ailleurs Primus ne serait plus Primus si la line-up changeait.

Rajoutez à tout ceci une batterie vraiment créative, surprenante, mais toujours parfaitement intégrée dans les morceaux, et vous obtenez un trio bizarre mais terriblement pêchu et intéressant.

Je ne vais pas me risquer à définir le style du groupe, mais ça se situe quelque part entre le funk-metal et le rock alternatif, en gros.

C’est assez typé metal, mais je pense que n’importe qui capable d’apprécier la basse, la guitare et la batterie ne peut qu’être interpelé par ce groupe.

On les voit souvent comme l’Anti-pop, c’est à dire un groupe qui fait fi de la plupart des poncifs de chaque genre, et qui va même au delà en ne s’appropriant aucun genre spécifique.

Je vais peut-être arrêter ici sinon je ne m’arrêterai pas avant un bout de temps !

Le but était de vous faire partager ce groupe que je trouve tellement intéressant et atypique, et je serais heureux de l’avoir fait découvrir à quelques uns !

Si vous voulez en écouter plus, tapez “Primus” dans youtube, deezer, spotify… et expérimentez. Testez les plus populaires, ce sont en général les vrais chefs-d’œuvre.

Bravo si vous êtes arrivés jusqu’ici, au passage.

Critical Hit

Samedi 13 mars 2010 à 18:31

Dans cet article, je vais vous présenter une série de 3 émissions de critiques sur le net, qui m’ont vraiment plu et qui sont vraiment bien foutues.

Ce sont des critiques à but comique essentiellement, dans le domaine du jeu vidéo et du ciné bidon.

1) Angry Video Game Nerd (AVGN pour les intimes)

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On va commencer par le plus connu ! Petite présentation : tests de jeux vidéo sur les premières générations de consoles. Ils sont tous soit extrêmement difficiles, soit complètement pourris. L’intérêt des tests est l’humour et la réaction du Nerd, c’est souvent abusé et complètement barré ! Bref c’est à connaitre pour votre culture de l’Internetz moderne.

Attention, c’est 100% anglophone. Sa diction est honnête, mais il parle assez vite. Avantage : vous allez apprendre des tas de vocabulaire ordurier !

Son site : http://www.cinemassacre.com/new/?page_id=3130 Il y a de quoi faire !

2) Le Jouer du Grenier

Pour faire simple : c’est le pendant français d’AVGN (il dit clairement s’inspirer d’AVGN).

Au programme : tests de oldies sur vieilles consoles. L’humour est bien présent, et ça part aussi en couille dans les grandes largeurs. J’ai découvert les tests satiriques de jeux vidéo avec ce gars, et franchement il fait du bon boulot.

Je vous invite vivement à regarder son channel youtube (et à vous y inscrire) : http://www.youtube.com/user/joueurdugrenier

Il sort à peu près une vidéo toutes les 2 semaines.

3) Nostalgia Critic

nostalgia-critic1

Alors là attention, c’est du lourd.

Ce gars (that guy with the glasses) critique des vieux navets des années 80 - 90. Et comme les 2 précédemment cités, il fait dans la satire ! Il pète son cable contre les aberrations de scénario, ou plus simplement contre la nullité des films visionnés.

Pour vous donner un petit aperçu des bouses qu’il critique : « Surf Ninjas », « Moonwalker », « Kazaam », « Lost in Space », « Star Wars : Christmas Special », etc, etc.

Bref, c’est à voir de toute urgence. Attention cependant, c’est aussi 100 % anglophone ! Mais il parle très bien, et il est donc bien compréhensible.

Ses vidéos sont dispo ici : http://thatguywiththeglasses.com/videolinks/thatguywiththeglasses/nostalgia-critic (il n’est pas sur Youtube pour des raisons de copyright)

Les films que j’ai cité font partie de ses meilleures vidéos, regardez les donc en priorité !

[Conseils] Jeu de stratégie / gestion spatiale

Dimanche 21 mars 2010 à 23:07

J’ai récemment découvert Sins of a solar empire, et étant un fan de Battlestar galactica, j’ai vraiment apprécié le style de ce jeu, et surtout l’univers (sf, normal).

Ceci dit, je trouve qu’il manque un petit quelque chose… Il n’y aurait pas un jeu de ce style qui soit vraiment ultime ?

En fait je cherche un jeu de stratégie et de gestion dans un univers sf. Pas du genre starcraft, ou c’est vraiment de la micro à fond… je préfère un jeu où on prend son temps, comme sins, mais qui ait des combats aussi bandants que dans EVE online…

Je pense que c’est un peu irréalisable, mais bon on peut toujours essayer !

J’attends vos propositions !

Recherche musicale

Mardi 4 mai 2010 à 19:25

Bonjour l’internet,

J’ai une petite requête pour les mélomanes ici présents ! Il s’agit de trouver un groupe/artiste/whatever qui fasse des morceaux dans ces styles là :

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A vous !

Meet Wheatley

Mardi 29 juin 2010 à 0:53

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Ça a l’air tellement bon. L’univers portal est quand même assez génial !

So I herd u liek lombrics ?

Jeudi 26 août 2010 à 21:57

Worms Reloaded

Worms Reloaded

A un jour de la sortie du jeu pour ceux qui l’ont précommandé, et après quelque heure de jeux, je vais donner mes premières impressions sur le jeu.

La première chose qui m’a sauté aux yeux, c’est que c’est un “Worms 2 Armaggeddon enhanced edition”. Ceux qui ont joué au jeu sur XBLA pourront témoigner : rien de très neuf au niveau du gameplay de ce côté là, il y a les mêmes armes, etc.

Ceci dit, la version PC dispose d’un éditeur de cartes soit disant assez poussé, mais je ne l’ai pas testé parce que je suis créatif comme une moule en période de marée basse.

J’ai été horrifié de voir qu’on ne peut pas régler la sensi de la souris en jeu, ayant une souris de geek 5600² DPI, c’est super frustrant car le contrôle de la caméra est juste à chier. Il faut y aller minutieusement, sinon la caméra se bloque en tremblottant…

Il manque quelque chose ici, mais quoi ?

Il manque quelque chose ici, mais quoi ?

Niveau bugs, j’ai eu de la chance, je n’en ai rencontré aucun ! Bon point pour le titre de Team17, on voit qu’à ce niveau là il a été bien travaillé. Enfin vous me direz, c’est un portage…

Au niveau du gameplay strict, je suis mitigé. Je retrouve avec joie Worms, ce petit jeu de mon enfance, mais pas mal de trucs ont changé. Les vers semblent plus “lourds” à déplacer qu’avant, il n’y a que 2 sauts au lieu de 4, la corde ninja a un comportement bien différent, etc…

Le menu de sélection d’armes est très brouillon, et la lecture des textes en jeu est fatigante, à cause de la police en gras et en taille 50… Si vous êtes myopes, réjouissez vous.

Le mode campagne est assez court, et pas au niveau de ce qu’offrait WWP à mon avis. Je me souviens des missions de WWP, avec par exemple la Tour Eiffel… mais ici, on ça se résume à : deathmatch, deathmatch, petite énigme assez bidon, deathmatch, deathmatch, challenge à la corde ou au jetpack (assez bidon aussi), bref rien de bien frétillant. Je suis assez déçu de ce côté là, je m’attendais à mieux.

Pour rester dans la critique du contenu solo : le mode entraînement a disparu ! On a le droit à un tutoriel et à un mode bac à sable, où sont passées les épreuves à la corde où au super mouton ?

Les autres modes de jeu, Warpzone et Bodycount sont assez intéressants. Warpzone est un mode de deathmatch à difficulté croissante, enfin ça c’est sur le papier. En vrai, dès le premier match, vous vous faites sniper à la grenade de l’autre bout de la carte. Car oui, l’IA des vers à la grenade est FLIPPANTE (capslock et gras dans ta face). Vous verrez souvent le ver contrôlé par le pc vous déloger d’une planque ultime avec une grenade qui vous explose en pleine tronche après 5 rebonds. Et je n’exagère pas.

Le mode Bodycount est la bonne surprise de Reloaded pour moi. C’est du “seul contre tous”, vous avez 1 ver à 200 pv, et vous devez tuer le plus d’ennemis. Au début ils spawnent à 10 de vie, ensuite 20, 30 etc.  J’ai bien aimé.

Le multi est bon, toujours aussi fun, bref c’est une valeur sûre.

Pour conclure, je dirais que le jeu est décevant pour son contenu solo (sérieux, à quoi sert le shop ? Il y a 3 fois rien à acheter, je trouve ça inutile…), mais il reste toujours aussi marrant en multi.

6 pauvres armes qui se courrent après...

6 pauvres armes qui se courrent après...

Food for thoughts

Mardi 9 novembre 2010 à 22:04

On dénote une certaine cohésion de groupe chez les raviolis ; en effet, il est intéressant de noter comment les raviolis périphériques se sacrifient au nom du groupe pour permettre à leurs compères du centre de rester bien chauds. Je pense que lorsqu’ils se retrouveront tous dans mon estomac, ils érigeront une stèle à ces braves tombés au combat et les acclameront en héros.

Bloodline Champions, la rage addictive

Mardi 25 janvier 2011 à 17:32

La direction artistique du jeu est vomitive.

La direction artistique du jeu est vomitive.

Bloodlines Champions étant sorti récemment, j’ai décidé de le tester avec des amis virtuels, pour voir ce que ça donne.

J’avais testé la beta, mais je n’avais pas été emballé, il faut dire que je m’étais arrêté au tutorial de peur de me faire violer en ligne. Et bien là j’ai réussi à surmonter cette peur, mais le viol était bien au rendez-vous !

Conseil aux débutants : n’essayez pas le 2v2 ranked, c’est une horreur. Il y a trop peu de joueurs sur le jeu, donc on tombe contre des teams ayant beaucoup d’expérience sur le jeu, et on se fait retourner joyeusement sans rien pouvoir faire. Au début j’imputais ça au matchmaking daubé (parlons-en tiens…), mais la vraie raison est le manque crucial de joueurs.

Au final j’ai trouvé mon bonheur en jouant dans les parties normales, c’est moins pratique pour trouver une partie quand on est plusieurs, mais il suffit de créer son serveur (ça prend deux clics) et on est opérationnel vite.

Que dire de plus sur le jeu en quelques mots ?

C’est rapide, les parties durent très rarement plus de 15 minutes.

C’est addictif, on veut toujours lancer une nouvelle partie juste après en avoir fini une…

C’est gratifiant, quand on arrive à être 1er au tableau des scores 90% du temps.

C’est rageant, quand on fait du ranked et qu’on se fait démonter par des mecs à plus de 200 victoires alors qu’on en a 20.

C’est très long de débloquer un héros, ils coûtent 17000 points, et on en gagne à peu près 40 par partie (avec une limite à 9000 par semaine !).

C’est pas spécialement joli, mais comme je le dis souvent, c’est pas le genre de jeu où tu passes trois plombes à regarder le sol ou les petits plantes sur le côté.

C’est nerveux, il n’y a presque que des skillshots, il faut vraiment finauder pour gagner.

Bref, installez le, inscrivez-vous, venez tester ! C’est vraiment dommage que la base de joueurs ne soit pas plus grande, car le jeu serait vraiment excellent si c’était le cas.

Mettez votre robe de sorcier, prenez un chapelet de saucisses et votre M60, c’est parti !

Au cas où vous ayez raté un épisode, le phénomène du moment s’appelle Magicka. C’est un petit jeu sans prétention développé par un studio suédois (décidément ils sont de partout dans le secteur du jeu vidéo ceux là !) répondant au doux nom d’Arrowhead Studios. Le jeu est édité par Paradox Interactive, un éditeur que j’affectionne tout particulièrement du fait des jeux atypiques qu’ils sortent (Mount & Blade, Majesty, etc.). Le jeu était à la base un projet de fin d’études qui a gagné un prix en Suède, donc les développeurs ont décidé de le perfectionner pour le commercialiser. Et ils ont eu grandement raison.

Le troll est une facette essentielle du jeu

Le troll est une facette essentielle du jeu

Trêve de présentation, rentrons dans le vif du sujet.

Le jeu dispose de deux facettes qui le rendent tout à fait exceptionnel : son aspect parodique au possible (au point que ça en devienne absurde), et son gameplay orgasmique.

Pour la partie humoristique, il y a tellement de choses à dire que je vais devoir abréger, et essayer de ne pas trop spoiler. Je vous incite à aller faire un tour sur la liste des succès du jeu pour avoir un avant-goût du degré de n’importe quoi de ce titre. C’est bourré de références diverses, qui vont du cinéma au jeu-vidéo en passant par la “sous-culture” 4chanesque. J’ai personnellement explosé de rire (véridiquement) en débloquant le succès RPG MUCH? et IMMA FIRIN MAH LAZER. Ne vous attendez à rien de sérieux, si un PNJ vous donne une information, il y a de fortes chances pour que ce soit un mensonge. Ah, surtout, ne faites pas confiance à Vlad, c’est un mytho en puissance.

Passons au gameplay, qui est LA raison d’être de ce jeu.

La cuisson de saucisses est un pan majeur du gameplay

La cuisson de saucisses sera une de vos activités de prédilection

Vous avez à votre disposition 8 éléments : eau, vie, bouclier, froid, électricité, arcane, terre et feu. Plus deux éléments “cachés”, qui sont la vapeur et la glace (facilement trouvables). A partir de là, vous pouvez essayer de cuisiner le sort que vous voulez, quand vous voulez, comme vous voulez. Vous aimez cracher du feu comme les gros dragons dans les dessins animés de votre jeunesse ? Qu’à cela ne tienne ! Chargez 5 fois le feu, et admirez. Ou bien préférez-vous écraser vos ennemis avec de gros rochers tout durs ? Pas de souci ! Chargez donc de la terre, 1 fois si vous êtes timides, 5 fois si vous êtes sadiques, et voyez vos ennemis réduits à une ridicule flaque de membres épars et d’hémoglobine. Oh je vous vois venir, petits ingénus que vous êtes, vous avez l’esprit vif, et vous voulez vous affirmer en tant que sorcier émérite ? Combinez donc ces éléments que diantre ! Allez, une petite recette à l’esthétique enchanteresse : de la vapeur et de l’électricité. Vous venez de faire de la brume électrique ! Ça mouille et ça électrocute !

La base du gameplay réside dans les propriétés des différents éléments : la vie et l’arcane si tirent en rayon (= gros laser de la mort), la terre forme des projectiles au même titre que la glace, l’eau et le feu se tirent en spray. Le bouclier vous permet de faire des… boucliers, comme vous vous en doutez, mais si vous cherchez bien, vous arriverez à faire des mines, des volcans, voire même à vous enfouir dans une motte de terre avec ! C’est là qu’on voit le talent et la créativité des développeurs du jeu, ça regorge de bonnes idées, et c’est un système vraiment grisant pour le joueur.

On découvre aussi des sorts cachés dans des grimoires au fil du jeu, qui sont en fait des recettes vous permettant d’invoquer des sortilèges plus puissants ou plus utiles que les sorts de base que vous cuisinerez en expérimentant avec les éléments. Ils vont du sort de résurrection (à apprendre par coeur très vite) à la pluie de météore, en passant par le vortex. Ce sont ces sorts qui vous sauveront la peau plus d’une fois lors d’un combat en arène, ou contre un boss en mode aventure.

John navait pas prévu que sa pluie de météores allait décimer ses compagnons, aussi décida-t-il de séchapper discrètement de la tourmente

John n'avait pas prévu que sa pluie de météores allait décimer ses compagnons, aussi décida-t-il de s'échapper discrètement de la tourmente

D’ailleurs parlons des différents modes de jeu proposés dans le jeu. Le premier est le mode aventure, qui comme son nom l’indique vous embarque dans une aventure loufoque et parodique, et qui dure une douzaine de chapitre. Les speedrunners dans l’âme le plieront en 6 heures, mais personnellement j’aime glander et tester des trucs débiles, j’en suis à plus de 16 heures de jeu, et toujours au chapitre 4. Donc au niveau de la durée de vie, ça dépend vraiment de vous et de votre implication dans le jeu. L’autre mode est le mode challenge, dans lequel on est confronté à 20 vagues d’ennemis, avec une difficulté exponentielle. Il y a 2 cartes disponibles pour ce mode, proposant des ennemis différents, avec chacune ses particularités et ses difficultés propres. Bien entendu, tous les modes sont jouables en solo, en coopération locale, en LAN et en coopération en ligne. Le multi est sécurisé par le VAC, me demandez pas comment mais c’est le cas.

Pour finir cet article, il faut que je parle des bugs. Oui, Magicka est un jeu buggé. C’est d’ailleurs le seul reproche qu’on peut lui faire, le multi est assez hésitant, on crash assez souvent, il n’est pas facile de rejoindre une partie en ligne. Ceci dit, les petits gars de chez Arrowhead se décarcassent pour sortir un patch par jour. Ils ont même sacrifié leur week end, épaulés par des développeurs de Paradox Interactive, pour nous sortir un méga patch lundi dernier, qui a corrigé une demi tonne de bugs. Je justifie ici le titre de l’article, ce petit studio donne une magistrale leçon aux ténors de l’industrie, en leur montrant qu’avec un peu d’audace et beaucoup de créativité, on peut sortir une merveille et être au top des ventes steam pendant maintenant plus de 4 jours (il en va de même chez gamersgate). Combien de personnes ont acheté Black ops au prix fort, pour avoir un multi buggé jusqu’à l’os ? Combien de temps ont-il attendu pour avoir leur patch, alors que la devteam du studio derrière ce jeu doit faire la taille d’une petite tribu mongole ? C’est sur ce troll que je finis cet article, vous encourageant à le téléchopper au plus vite sur Vapeur. Pour 10 €, vous aurez votre dose de saucisses, robes et M60 de l’année.

Tonton La Mort aimait à nous raconter les histoires de sorciers tués au combat. Où à lécole. Ou plus souvent, à la cuisine, en essayant leur nouveau sort de rétrocuisson pour saucisse. Tonton La Mort était un faux-ami.

Tonton La Mort aimait à nous raconter les histoires de sorciers tués au combat. Ou à l'école. Ou plus souvent, à la cuisine, en essayant leur nouveau sort de rétrocuisson pour saucisse. Tonton La Mort était un faux-ami.

Vous vous souvenez du trailer ? Il y a environ 2 minutes d’action dedans. Et bah dans le film, y’en a pas plus. C’est la dure loi d’avalon, le jeu next gen tout pourri ou le seul but est de descendre des hélicos qui font du vol stationnaire en face de toi.

Alors, voyons voir les points négatifs de ce film. Accrochez vos ceintures, ça va décoiffer.

Premièrement : le filtre caca. Sérieusement, c’est insupportable. Okay, c’est une manière de dire qu’on est dans le monde du jeu, blablabla…. Au final : c’est pourri, ça défonce les yeux, mais au moins on se rend vite compte que ce film est à l’image du filtre : bousesque.

Deuxièmement : pourquoi tous ces plans à mourir d’ennui dans les transports en commun ? Sérieusement ?! Ce film défie les lois du cinéma. Quand on monte un escalier dans avalon, c’est une scène entière, on voit l’héroïne monter TOUTES LES PUTAINS DE MARCHES !

Troisièmement : les séquences copiées/collées. Mr le réalisateur, on a compris que t’as aimé ton plan sur la maison avec le tram clignotant qui passe devant, mais c’était pas la peine de nous la remontrer 6 fois dans le film. Idem pour la scène DANS le foutu tram.

Quatrièmement : connaissez-vous la couleur de vos cheveux ?*

Cinquièmement : le jeu d’acteur déplorable du bouffon que la gueuse héroïne bute dans la vraie vie, une fois que le caméraman a paumé son filtre caca à la mords moi le noeud.

Sixièmement : les scènes inutiles (yen a un paquet). Mention spéciale à la scène de la préparation de repas pour chien, sur fond de musique classique. Je vous vois venir d’ici “ouais mais t’as rien pigé, ça sublime l’épluchage de patates, bla bla bla…”

Oui mais non. Ca sublime que dalle. Ce film est un étron devant l’éternel, à tel point que les réalisateurs ont eu besoin de mettre une scène de préparation de repas de chien (qui s’est fait la malle tellement il se faisait chier sur le tournage d’ailleurs) juste pour faire une durée de film plus sérieuse.

Ah aussi, l’héroïne a la vie la plus morose et inintéressante de l’histoire du cinéma.

Elle relève ses mails : NO MAIL. Elle cherche son chien : NO CHIEN. Elle fait une recherche sur un péon dans son ordi : NO DATA. Elle veut acheter du pain : NO PAIN (même le boulanger lui met un vent).

On passe au points positifs :

- On peut faire avance rapide sans perdre une miette de scénar, par contre on risque de louper un VOYAGE EN TRAM palpitant, ou un REPAS DE CHIEN épique.

Bref, à regarder entre potes pour rigoler, mais tout seul c’est du suicide.

*Ceci étant une réplique du film, lors de la confrontation finale. Ouiouiouioui.

Cuidado, principalmente en castellano

Dimanche 10 avril 2011 à 19:55

Parler français c’est has been sur NousTuonsvirtuellement, j’ai donc choisi de continuer ce blog de manière plus hispanisante.

Je vous vois venir, tacos y burritos, vamos a la playa señor Zorrro, aussi m’efforcerai-je de modérer sans modération vos commentaires plébéiens.

Je voulais le faire en mandarin à la base, mais je pensais que ça ferait trop élitiste branlette, donc du coup je vous propose quelque chose de plus agréable et à votre portée.

Passons à ce qui ne vous intéresse pas : l’actualité de ce blog. Je vous prépare un article aux pequeñas cebollas (en castillan dans le texte) sur les musiques qui font voyager.

Ah, one last thing: (en anglais dans le texte) n’oubliez pas de me basher dans les commentaires.

La coke musicale #1 : Colour Haze

Lundi 18 avril 2011 à 10:11

Avertissement :

Comme annoncé dans mon dernier non-article, je commence ici une série de billets traitant essentiellement de musique. Plus précisément, le but de cette série est de vous faire découvrir des artistes et des morceaux qui font voyager.

J’ai choisi ce titre car la grande majorité de ces morceaux auront un côté psychédélique très marqué, enfin vous vous en rendrez compte par vous-même en les écoutant.

Pour les allergiques, je vais essentiellement piocher dans le stoner ou dans l’expérimental, donc si vous n’aimez pas les musiques à base de blues-jazz et de leurs dérivés (en passant par le metal, etc), enfin tout ce qui comporte le combo habituel guitare basse batterie, vous pouvez passer votre chemin.

Je prends l’initiative de partager tout ceci car à mon sens, ces groupes méritent à être connus, à l’époque où les majors et autres labels tentaculaires nous inondent d’immondices sonores qui n’apportent rien de nouveau ou de stimulant au niveau musical.

Alors oui, avant que les haïsseurs se mettent à haïr, je leur coupe l’herbe sous le pied : cette série peut être considérée comme de l’élitisme branlette. La modération des commentaires, jusqu’alors caractérisée par son absence, sera pour une fois mise en oeuvre.

C’est tout pour l’introduction, rentrons dans le vif du sujet.

Pour ce premier billet, je vais commencer fort. Je vous présente Colour Haze, un groupe allemand composé de 3 personnes, et utilisant le trio des vrais, c’est à dire guitare basse batterie.

Je vais vous présenter 2 morceaux représentatifs du génie de ces teutons, que vous pourrez écouter à votre guise en poursuivant la lecture de cet article.

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Silent est le premier morceau du dernier album du trio, et selon moi c’est la perle de l’album. Le morceau est très simple en soi, les riffs de guitare sont peu nombreux, mais tellement brillamment exécutés qu’on oublie vite que la chanson dure un peu plus de 7 minutes.

La distortion de la guitare, caractéristique du stoner, donne une impression de douceur angoissante (qui a une forte tendance à me prendre aux tripes) aux riffs, et la basse, assez discrète, est d’une certaine richesse si on daigne y prêter une oreille attentive.

Deux mots rapides sur Colour Haze : si vous n’avez pas un système de son avec de bonnes graves, passez votre chemin. La patte de ce groupe, c’est le bourdonnement distordu des basses. Cette profondeur sonore participe énormément à l’atmosphère dégagée dans leurs morceaux.

La partie vocale, très discrète, remplit bien son office psychédélisante notamment grâce aux vocalises sur la fin du morceau. Personnellement, j’ai un faible pour les morceaux complètement instrumentaux, mais ici la voix apporte quand même un petit plus agréable.

J’ai oublié de préciser que j’essayerai autant que possible de proposer une anecdote relative à chaque chanson, pour vous montrer à quel point chaque morceau m’a marqué. C’est 100 % mylife, j’en suis conscient, mais on est bien sur un blog, non ?

Pour ce morceau, l’anecdote est assez récente, lors d’une grosse cuite à la Chartreuse jaune  cuvée Meilleur ouvrier de France (on the rocks, pour les amateurs), j’ai eu l’idée de mettre cet album de Colour Haze sur la chaîne d’un pote. Autant vous dire que j’ai voyagé. Pire, j’ai tellement voyagé que j’en ai chopé la nausée, et j’ai fini la tête dans le chiotte, sur fond de Colour Haze. Ça m’a vraiment marqué, car je suis persuadé que sans cette musique, j’aurais conservé mes sucs gastriques au fond de mon estomac.

Passons au second morceau de cet article :

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Une fois de plus, ce morceau est un chef d’oeuvre du groupe teuton. L’intro peut paraître chiante, mais comme à l’accoutumée dans le stoner, tout est dans la construction du morceau, qui va crescendo et finit en apothéose.

Là encore, les basses sont primordiales, et le bourdonnement caractéristique que j’évoquais plus haut est encore plus marqué que sur Silent.

Ce morceau est purement instrumental, et on comprend pourquoi : la mélodie est tellement… mélodique, que l’on se passe aisément de la partie vocale. Pas de paroles, pas d’histoire racontée, le trio nous laisse donc le loisir de nous faire notre propre interprétation, d’y coller nos propres images mentales, et ça marche vraiment bien.

La guitare tient du génie. Encore une fois, point de shred ou de branlage de manche, on reste sur des riffs simples mais dont la qualité d’exécution est tout bonnement ahurissante, le feeling est là. La distortion, toujours aussi crade, permet des dissonances qui accentuent le côté psychédélique du morceau.

Je pense que c’est tout pour ce premier article, j’espère que ça vous aura intéressé, et si vous avez apprécié les morceaux présentés, n’hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires. J’en ai encore un certain paquets (d’autres groupes) dans le tiroir !

La coke musicale #2 : Causa Sui

Lundi 16 mai 2011 à 20:05

Chose promise, chose dûe : voici la suite de ma série d’articles sur la musique psychédélisante.

Dans l’article précédent, je vous présentais Colour Haze, un groupe de stoner allemand de très bonne qualité. Cette semaine, on va se tourner du côté du Danemark avec Causa Sui.

Une brève présentation :

Causa Sui est un groupe de stoner rock qui donne dans le psyché, avec un petit côté 70’s des plus plaisants. Formé en 2000, il comptait 4 membres. A l’heure actuelle, il est composé du trio parfait :  guitare, basse ,batterie. Comme Colour Haze, leur production fait très “jam session”, on sent bien qu’ils improvisent beaucoup.

Mais rentrons dans le vif du sujet : leur musique. Voici un morceau que vous pouvez écouter en lisant le reste de l’article :

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Comme ce morceau l’illustre à merveille, Causa Sui est un groupe qui excelle dans la musique d’ambiance. Pas de la musique d’ascenseur, attention , mais de la musique qui vous fait voyager.

D’ailleurs, le voyage est un des thèmes principaux de leurs compositions. Si on devait résumer l’ensemble de leurs compos, on retiendrait les mots suivants : été, voyage, soleil. On ressent bien tout cela en écoutant leur discographie, j’en veux pour preuve leur trilogie Summer Sessions, qui forme à elle seule une grande partie de la discographie entière du groupe.

La construction de leurs morceaux a tout pour plaire à un amateur de stoner comme moi : une intro calme, souvent énigmatique, suivi d’un crescendo très lent (les morceaux dépassent allègrement les 8 minutes) pour arriver à une apothéose tout à fait remarquable. Ceci forme la base de leurs compos, mais souvent on trouve un titre plus court intercalé entre deux morceaux longs, ce qui casse l’apparente monotonie de l’album. Ces petits morceaux ont souvent une mélodie accrocheuse, ou une ambiance particulière. Un exemple :

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Ce groupe est signé chez Elektrohasch Records, le label de Colour Haze. Et on comprend pourquoi ! La qualité est là, la musique fait voyager. Et comble du bonheur, ils proposent l’intégrale de Summer Sessions pour 20 €. Si c’est pas beau les groupes indépendants !

N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous appréciez, ça m’incitera à faire d’autres articles. Sinon j’en déduis que ça n’intéresse personne, et je resterai dans mon plaisir égoïste !

Ça y est c’est fait, j’ai commencé la production de bière maison avec un pote.

On a commencé mollo, avec un kit de moût prêt à l’emploi. Et même avec ce kit pour débutants, c’est pas évident !

Déjà, on a bien pris soin de ne pas suivre la recette indiquée, qui tient sur un Post-It. On s’est documenté sur l’interweb, notamment grâce à un tuto super bien fait ! Merci au ricain qui a fait ce tuto, d’ailleurs. Bon par contre, on a oublié le sucre lors de l’ébullition du moût, comment ça c’est problématique ?

Ce qu’il faut en retenir :

- 3 heures c’est largement pas assez, il faut s’y prendre au minimum 12 heures à l’avance. Et oui, refroidir un bidon de 20 L d’eau bouillante c’est pas instantané… de même pour une cocotte pleine de moût bouillant.

- Prévoir des serpillières (l’eau ça mouille le sol)

- Prévoir de la glace en quantités industrielles (encore une fois pour refroidir la cocotte)

- 100g de produit stérilisant (à base d’oxygène actif) c’est juste assez pour tout stériliser le matos nécessaire à la phase de fermentation, par contre il faut en prévoir bien plus pour l’embouteillage. Stériliser 40 bouteilles ça consomme !

La suite dans 2 semaines, pour l’embouteillage, peut être avec des photos.

Attention, ce jeu est pour les vrais.

Frozen Synapse est un jeu tactique au tour par tour, dans lequel vous dirigez une équipe de “vatforms”, comprendre des péons armés d’un fusil mitrailleur, d’un fusil à pompe, d’un sniper, d’un lance grenade où d’un lance roquette.

Vous évoluez sur une carte avec vue 3D de dessus, dans des environnements destructibles.

Ça se joue au tour par tour, comme les échecs. Chaque joueur planifie les déplacements de ses soldats, et donne ordre de tirer à vue, d’ignorer tel ennemi, d’attendre, etc etc. Une fois que les 2 joueurs ont donné leurs ordres, le tour se résout, et on voit le résultat de l’action : a-t-on décimé les troupes adverses, s’est-on fait bifler comme une employée de Sofitel, ou bien ne s’est-il strictement rien passé ?

Boum boum

Boum boum

Le jeu propose un tutorial assez court mais bien mené, une campagne solo, mais surtout un mode multi.

C’est là tout ce qui fait de Frozen Synapse un jeu d’anthologie : le multi. Il y a beaucoup de mode de jeux, pour l’instant j’ai seulement testé le mode extermination, un deathmatch pur et dur.

Il y a 2 variantes pour chaque mode : light et dark. En light, on voit ses unités et celles de l’ennemi, en dark on voit juste la “dernière position connue” de l’ennemi, c’est à dire qu’il va falloir faire de la reconnaissance et redoubler de prudence pour connaître la localisation des ennemis. C’est le mode de jeu le plus gratifiant, car il faut recouper l’information, étudier les différentes possibilités, et optimiser tous les déplacements tout en s’assurant de bien vérifier que le champ de vision est bien couvert, histoire de ne pas se retrouver en ligne de mire ennemie.

Le champ de bataille est généré procéduralement, donc vous ne combattrez jamais dans la même pièce. Ca restera toujours plus ou moins pareil, mais jamais exactement, du procédural quoi.

Pour les anglophones, je vous somme de regarder cette vidéo, qui décrit le jeu de manière très explicite :

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Si vous aimez les jeux introversion et les échecs, foncez. Il est à 11 € et des baloches pour 2 exemplaires, ça vaut grandement le coup.

Ajoutez moi en ami en jeu : bloodyhenry.

En bonus, ma première victoire en multi :

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[La Bière] Brassin maison, compte rendu !

Lundi 18 juillet 2011 à 11:09

J’ai un peu de temps devant moi, donc je vais vous narrer la genèse de mon activité brassicole.

Ce premier brassin a été réalisé avec un kit Muntons “Scottish Ale”, pour un volume théorique de 23 L.

04/06/2011 :

Tout est prêt : les 27 L de Cristalline, la cuve, le barboteur, le kit, le chemipro, etc etc.

A 16 h, on s’installe dans la cuisine pour commencer à faire bouillir de l’eau pendant qu’on prépare le bain de chemipro pour désinfecter tous les ustensiles.

Premier souci : le manque de temps. On a commencé largement trop tard, sachant que pour des raisons précises on devait avoir fini idéalement avant 19h. C’est un point à améliorer !

On avait prévu de faire bouillir 17 L d’eau, pour ensuite la laisser refroidir dans la cuve. Les 6 L restants accueilleront le moût.

Deuxième souci : refroidir 17 L d’eau bouillante, c’est LONG ! Remarque, 6 L c’est long aussi, sans matos adéquat… On avait 1 seul bac de glaçons, autant vous dire qu’on aurait jamais pu faire refroidir tout ça.

On se dit donc qu’on va faire un bain d’eau froide dans une bassine à confiture, c’est pas très efficace, mais c’est mieux que rien.

Entre temps, on active la levure, pour voir si il est toujours en bonne santé. Il faut dire que le kit se périmait en mai 2011, donc peut être que la levure était morte… mais les bulles dans le bain de levure nous prouvent le contraire. Ouf, c’est déjà ça !

Pendant que mon pote s’occupe du refroidissement, je m’occupe du moût, j’essaye de faire gaffe à ce que ça ne brûle pas au fond de la marmite, et je guette la “hot break” d’un oeil attentif. Une fois que toute la mousse a disparu, je m’empresse de mettre la marmite dans un bain d’eau froide.

C’est là qu’on se rend compte qu’on a oublié d’ajouter le sucre ! Rebelote : on met notre kilo de sucre, et on fait rebouillir le moût. Pas très pro, hein ? On est excusés, c’est notre premier brassin !

Une fois le moût prêt (et pour de bon), on retente de le refroidir. Manque de bol, il est déjà 19h passées, et on doit libérer la cuisine.

On se dit donc qu’on va mettre la cuve d’eau à refroidir à la cave, et la marmite de moût avec (fermée avec son couvercle pour éviter les infections). La levure est toujours en train de buller dans son bain (avec son canard en plastique, c’est puéril une levure…), on décide de la mettre au frigo, et on rajoutera du sucre dedans le lendemain pour voir si elle est toujours vivante.

05/06/2011 :

Je me lève incroyablement tôt pour aller voir la température du moût et de l’eau : température ambiante, on va dire que c’est bon. Je cours au frigo pour récupérer la levure, je la réchauffe un peu, je mets du sucre pour voir si elle réagit : ça fait comme un cachet effervescent, elle doit donc être en vie.

Ni une, ni deux : je fonce à la cave, je mets la levure dans le moût, et je balance ça violemment dans l’eau pour oxygéner.

Je ferme hermétiquement la cuve, avec le barboteur “fait maison” (un tube qui part du couvercle de la cuve et qui plonge dans un seau d’eau). Je vérifie l’étanchéité du système, parce que ce serait bête que ça ne soit pas étanche.

Quelques heures plus tard, ça glougloutte comme on dit par ici ! Soulagement.

13/06/2011 :

Je soutire la bière en devenir dans la cuve de 2ème fermentation, après avoir bataillé avec le siphon. Ayant tout stérilisé, j’essaye d’infecter le matos le moins possible…

Mesure de densité : 1010.

Photo photo :

Je n’ai aucune idée de la densité initiale, car je n’avais pas encore de densimètre !

16/06/2011 :

J’ai entrepris de laver les 40 bouteilles qui vont accueillir la bière.

20 bouteilles de Fischer (65 cl je crois ?) et 20 petits bouteilles de 33 cl, toutes à bouchon mécanique.

Elles traînaient chez mon pote depuis quelques années (entre 4 et 1 an je pense), et elles n’avaient pas été lavées avant d’être entreposées.

J’ai donc entrepris de laver tout ça grossièrement une première fois, avec 2 écouvillons, du liquide vaisselle et de l’huile de coude.

Manque de bol, le dépôt est tenace, du coup j’ai dû sortir l’artillerie.

J’y suis allé au sable !

Explication : je mets un fond de sable dans la bouteille, un peu d’eau, je ferme et je secoue énergiquement pendant quelques minutes. Ensuite je transvase le sable dans la bouteille suivante, et rebelote.

Une fois toutes les bouteilles sablées, je les rince, puis je les lave à la traditionnelle, au liquide vaisselle.

Bilan : 2 heures pour laver 7 bouteilles…

J’ai aussi bricolé un support pour les faire sécher la tête en bas, à défaut d’avoir un hérisson ! Je posterai une photo.

Mon pote est donc venu le 27/06 pour embouteiller, mais avant il a fallu que je lave les 40 bouteilles !

Les 20 bouteilles de Fischer avaient traîné quelques années chez mon pote, et leur cul était tapissé de dépôt caramélisé… Les bouteilles de 33 cl étaient bien crades aussi, mais avec de l’huile de coude et du temps j’ai réussi à les nettoyer convenablement.

Ne disposant pas de hérisson, le problème du stockage des bouteilles après désinfection s’est posé… J’ai donc customisé un meuble qui traînait, pour pouvoir stocker les bouteilles le goulot vers le bas le temps du séchage.

Photo :

On a fait notre “sirop de sucre”, 140g pour 20L, qu’on a ensuite fait refroidir. On l’a versé doucement dans la cuve pour ne pas trop oxygéner la bière, et on a remué doucement.

Ensuite est venue la phase d’embouteillage proprement dite, rien de bien sorcier :

Et voilà, 40 bouteilles pleines !

16/08/2011 :

Je rentre chez moi en vue d’un week end rempli niveau soirées, du coup je me dis que c’est l’occasion rêvée pour goûter et partager ma bière.

J’ouvre une petite bouteille de 33 cl, après un court passage au frigo.

Premières impressions : une mousse très honorable, la dose de sucre d’embouteillage était parfaite. Une pointe d’acidité et une saveur pomme/cidre qu’il conviendrait d’éliminer, sûrement due à une température de fermentation trop élevée. C’est un point à améliorer par la suite.

Sinon elle a pas mal de corps, une belle couleur ambrée et une amertume marquée. Pour un kit, c’est pas trop mal !

Les potes ont bien apprécié dans l’ensemble, sur un panel d’une douzaine de testeurs,  un seul n’a pas aimé (il n’aime pas la bière aussi), et les autres m’ont demandé de leur en mettre quelques bouteilles de côté. J’ai même eu une offre de partenariat par un pote qui tient une radio amateur !

Bilan : Pour un premier jet, c’est une réussite. On a bien contrôlé toutes les étapes du brassage (même si techniquement ce n’est pas un brassage, mais bon on va s’autoriser cette entorse au vocabulaire brassicole), ce qui nous permet de voir les points à améliorer.

Si on résume, pour la prochaine fois il faudra :

- améliorer la technique de refroidissement du moût (on a déjà au moins 3 techniques efficaces à tester)

- contrôler plus précisément la température de la chambre de fermentation. Ou faire une bière en hiver/automne, il fera moins chaud déjà.

La suite au prochain brassin, quand je me serai bien fait la main je ferai une cuvée “La Nofragée” !

Malgré le titre racoleur, je ne vais pas vous parler de pénis, mais d’aviation.

Mardi dernier, je suis allé avec mon grand-oncle faire un tour sur un avion que voici :

C’était à l’aérodrome de Vinon-sur-Verdon, dans le Var si je ne m’abuse.

Du coup, j’ai fait quelques vidéos pour ceux qui comme moi n’étaient jamais montés dans un cockpit d’appareil du genre.

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Quand la caméra “s’enfonce”, c’est que je m’enfonçais dans le siège à cause de la poussée. Oui, c’est pas facile d’essayer de tenir la caméra de manière stable dans un engin du genre !

On a donc fait un trajet d’une petite heure et demie, on a survolé la maison, le chantier d’ITER (enfin pas à la verticale, je sais pas si c’est bien autorisé), le village de St Julien, le lac de Ste Croix, et les basses gorges du Verdon.

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J’étais à la place du copilote, et mon grand-oncle me dit sur le chemin du retour “prends donc le manche !”. Je m’exécute, pas très rassuré car à part dans Wings of Prey je n’ai jamais conduit d’avion.

C’est assez déroutant, le manche est réactif, et on a vite fait de monter ou de descendre sans s’en rendre vraiment compte. Les virages par contre c’est vraiment grisant ! Mention spéciale au bip sonore qui indique que le risque de décrochage est élevé si on accélère pas d’ici peu. Enfin, j’ai réussi à aligner l’avion dans le cap que m’avait indiqué mon grand oncle, et à l’altitude désirée.

Une petite vidéo de l’aterrissage, un peu brutal selon le pilote (qui a dans les 500 heures de vol) :

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Au final c’était une petite promenade très sympa, merci au tonton ! Ca donne envie d’essayer de passer le brevet de pilote !

[Jeu] Really Big Sky, le shmup acidulé !

Jeudi 25 août 2011 à 17:11

Really Big Sky

Qu’est ce que c’est ?

Really Big Sky est un shoot em up acidulé, développé par Bossbaddie, un studio indépendant anglais.

Qui dit shoot em up dit vagues d’ennemis à détruire tout en esquivant leurs tirs.

Cependant, Really Big Sky propose quelques innovations de gameplay pour le moins intéressantes.

Premièrement, on peut rencontrer des planètes sur notre chemin. Embarrassant, non ? Eh bien pas tant que ça au final, vu que le vaisseau dispose d’un mode perceuse terriblement efficace pour transpercer des planètes de part en part. Le challenge réside dans la vitesse de reaction quand on voit une planète nous arriver en pleine poire à la vitesse de la lumière. Et bien sûr, comme on a une seule vie, la fin de la partie est vite arrivée.

On traverse aussi des planètes gazeuses, qui sont d’une beauté époustouflante. Par contre, pas besoin de percer, vu qu’elles sont gazeuses !

On rencontre aussi des boss, ce qui n’est pas si étonnant dans un shoot em up, et sans surprise il faut apprendre comment les vaincre, c’est la bonne vieille recette du die’n’retry.

Le jeu se différencie de la masse par son côté aléatoire : on ne fera jamais vraiment le meme parcours 2 fois. Par exemple, on peut croiser une planète dès le début du niveau, ou alors ne pas en croiser avant 3 minutes de jeu, etc.

Dans ces évènements aléatoires se trouvent des espèces de bizarreries dignes d’un drogue en plein trip : le jeu change de perspective, on passe d’une vue latérale à une vue de dos, dans le style d’un jeu de course.

Parlons un peu de la mécanique de jeu essentielle :

On dirige le vaisseau avec les flèches directionnelles ou le traditionnel ZQSD. Le vaisseau tire par défaut, il s’arrête de tirer si on laisse le clic gauche enfoncé. En arrêtant de tirer, on “charge” le laser, et plus on charge longtemps, plus la pression augmente. Si on relâche la pression, on tire d’énormes lasers nous laissant échapper un MOUHAHAHA frénétique. Le clic droit permet de passer en mode perceuse, nous empêchant de charger pendant ce temps. En laissant clic droit enfoncé, on crée un champ de force autour du vaisseau qui dévaste tout ce qui passe dedans (hormis les planètes et les meteorites). On en a un nombre limité pour une partie.

Pourquoi c’est si bien ?

Je peux vous faire une liste des raisons pour lequel ce jeu est bien :

- L’aspect visuel assez époustouflant, on en prend plein la vue et les couleurs sont magnifiques.

- C’est fun à jouer, on ne s’emmerde pas, la difficulté est accessible sans être rebutante.

- On a un vrai sentiment de puissance grâce à la possibilité de charger le laser.

- La durée de vie est très honnête, il y a un paquet de modes de jeu (tellement que je n’ai pas eu le courage de les compter…), on peut upgrader son vaisseau en solo, débloquer des succès, des musiques…

- L’OST est vraiment très bien choisie, pourtant ce n’est pas du tout le genre de musique que j’affectionne. Ca colle vraiment au style du jeu, c’est entraînant sans être barbant, bref : une réussite.

- Le jeu ne coûte que 5.60 € (distribution numérique uniquement).

- Il y a un mode coop locale !

Si vous cherchez un jeu apéro qui a de la gueule et que vous aimez les shoot em up, vous devriez déjà être en train d’y jouer au lieu de finir de lire cet article.

Une vidéo de gameplay, parce que les screenshots ne rendent rien :

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J’ai acheté un laptop cool (Test du Asus X53SV)

Samedi 17 septembre 2011 à 16:22

J’ai mon nouveau portable depuis une semaine environ, du coup je me suis dit qu’écrire ce que j’en pense ici ne serait pas malvenu, vu comme j’ai galéré (mais pas trop) à trouver des infos précises sur le net.

Comme le titre l’indique, je parle du Asus X53SV et plus précisément le modèle SX212V.


Je l’ai acheté 575€ chez pixmania, et il a dû avoir beaucoup de succès vu qu’il n’est plus en vente sur ce site. Cependant, on peut le trouver sur amazon.fr à 700 €  : http://www.amazon.fr/Asus-X53SV-SX212V-Ordinateur-Portable-graphique/dp/B005468930 , ce qui me confirme que j’ai fait une très bonne affaire.

Rentrons dans les détails qui nous intéressent, les caractéristiques :

15 pouces

Core i5 2410M

Nvidia GT 540M

4 go de ram (je ne connais pas la cadence)

750 go d’espace disque dur en 5400 rpm

Le choix de ce pc réside dans les critères suivants : le prix, l’écran 15 pouces, le processeur, la carte graphique et l’espace disque. Il est assez difficile de trouver quelque chose de plus couillu dans cette gamme de prix (en dessous des 600 €).

Au niveau des performances, je suis comblé. La faible résolution de l’écran (1366*768) permet de faire tourner plein de jeux récents sans souci et sans trop rogner sur les graphismes. Je n’ai pas fait de benchmarks parce que je n’ai pas que ça à faire, mais Red Orchestra 2 est bien fluide en medium (ce n’est pas un bon exemple, étant donné comme ce jeu est capricieux), Crysis 2 tourne tout à fait bien en high. Par là j’entends que c’est jouable sans souci en multi, sachant que je déteste quand un jeu ne rame ne serait-ce qu’un tout petit peu en multi.

StarCraft II est fluide en réglages élevés, BFBC2 tourne très bien en high, Deux Ex Human Revolution aussi.

Tout ça pour dire qu’il n’y a pas de souci pour jouer dessus, on dirait qu’il est fait pour ça. A part peut être si vous voulez vous servir de votre télé en 1920*1080 comme écran principal.

Passons aux plus/moins :

Plus :

  • Puissance générale
  • Finition sobre et efficace. L’aluminium brossé rend bien, et l’ordi ne chauffe quasiment pas. Après une session d’une heure de RO2, l’ordi est tiède. Par contre, la grille de ventilation située sur le côté gauche souffle de l’air bien chaud voire brûlant.
  • Le clavier type chicklet est très agréable. Vu la tronche des touches, ça ne m’étonnerait pas qu’en branchant une nappe sous le clavier, on puisse le rétroéclairer. Je testerai ça.
  • Le prix. Imbattable.

Moins :

  • Pas de dvd d’installation fourni, le ghost du système se situe sur une partition de secours. Ca a été un peu galère à installer, leur logiciel d’installation n’est pas très au point !
  • La myriade de logiciels un peu inutile préinstallés qui bouffent d’office 60% de la ram.
  • La qualité des enceintes, enfin c’est inhérent au format portable.
  • L’écran brillant. On y coupe pas à moins d’aligner les billets, et c’est bien dommage.

Au niveau autonomie, c’est assez honnête pour un portable, j’atteins les 5 h d’autonomie en mode battery saving. En high performance ça tape dans les 3 heures environ.

D’ailleurs, c’est étrange, ce portable n’est pas censé avoir le système Optimus, mais je dispose d’un chipset graphique Intel qui prend en charge tout ce qui n’est pas une application 3D (jeux, etc), et d’une CG qui se met en marche lors du lancement de jeux. Serait-ce un Optimus déguisé ? Ou existe-il un système similaire qui ne s’appelle pas comme ça ?

Tout ça pour dire que je suis très content de cet ordinateur, qui est selon moi une très bonne affaire. Un pc de jeu efficace à moins de 600 € (enfin, 620 € avec la garantie 3 ans), ça ne court pas les rues !

Nostalgie et jeux vidéo - Graphismes et imaginaire

Mercredi 28 décembre 2011 à 14:38

Avec la montée en puissance du retro gaming, du pixel art et de tout ce qui titille notre nostalgie de l’époque 8-16 bit, je me pose des questions sur ce qui fait que de nos jours, on ne pourra jamais égaler ou même copier le potentiel nostalgique des anciens classiques.

Cette vague de nostalgie touche ceux qui ont grandi avec une NES, une Megadrive, voire même un(e) GameBoy ou tout autre console qui implique une densité de pixel au cm² assez ridicule. On cherche à retrouver la magie des jeux de notre enfance, mais l’exercice est bien souvent vain dans les jeux actuels.

J’ai ma petite théorie là-dessus, qui vaut ce qu’elle vaut, comme la majorité de mes théories. D’ailleurs j’en ai pas mal, sur beaucoup de sujets différents, peut être que j’en partagerai quelques-unes sur ce blog dans le futur.

Premièrement, je pense qu’il y a un facteur de taille qui influe sur notre perception du jeu : les graphismes. Pas besoin d’avoir un master en game design ou en théorie des ensembles pour se rendre compte qu’entre Zelda : Link’s Awakening et Crysis, il y a comme un fossé technique, et par là même un fossé artistique.

Quand je vous disait quon peut compter les pixels

Quand je vous disait qu'on pouvait compter les pixels.

Ca y est, j’ai enfoncé une porte ouverte, je peux donc passer à mon explication. Si vous avez joué à cet opus de Zelda, ou plus généralement à tous les Zelda de l’époque 2D et gros pixels, vous avez peut être gardé des souvenirs marquants de ce jeu. Personnellement, je me souviens bien des heures passées à taillader gaiement des champs d’herbes hautes, à esquiver les chiens tenus en laisse devant les maisons (voir l’image ci-dessus), à me perdre dans des forêts touffues, etc.

Tout ceci n’est pas anodin, et je pense que les graphismes (et en extrapolant, la DA du jeu) y sont pour beaucoup. Inconsciemment, j’ai complété l’univers du jeu, en comblant ce que la pauvreté des graphismes ne permet pas d’afficher à l’écran. Pour faire un parallèle, c’est la même entre un livre et son adaptation au cinéma. Dans le premier, on lit, et on visualise à notre guise, inconsciemment, l’univers qu’on imagine tel qu’il est décrit en mots. Au cinéma, on consomme de l’image. Le processus mental est fondamentalement différent.

Eh bien je pense qu’entre Zelda et Crysis, on peut appliquer le même raisonnement. Zelda nous propose des visuels qui ne sont pas intrinsèquement suffisants pour qu’on puisse “vivre” une expérience intéressante du point de vue imaginaire, du coup on comble le vide avec notre propre imagination. Et comme tous ceux qui ont lu le Seigneur de Anneaux ont tous une vision différente de l’univers de la Terre du Milieu - cette vision imaginaire étant conditionnée par leur personnalité, leur propre imagination, leur sensibilité et j’en passe -, tous ceux qui ont joué à Zelda : Link’s Awakening ont construit leur propre univers.

Là où le jeu nous propose des arbres sommaires faits d’une vingtaine de pixels chacun et collés côte à côte, on s’imagine une forêts touffue. Là où on voit 3 pauvres brins d’herbe animés sur 3 frames, on voit un champ de hautes herbes.

Actuellement, la surenchère aux graphismes comme argument de vente fait qu’on nous propose des jeux toujours plus beaux, avec une technique impressionnante (bonjour CryEngine pour n’en citer qu’un). On est dans le mimétisme de la réalité, dans la recherche du photoréalisme. Cela nuit bien souvent au côté artistique et imaginatif, car au final on voit dans les jeux vidéo ce que l’on peut voir à la télé. Jouer à COD : MW3, c’est comme regarder le JT de 20 H ou le dernier film de guerre. Je fait volontairement l’impasse sur tout le côté gameplay, car il est évident qu’on ne joue pas à CoD en quête d’une expérience artistique intéressante, loin s’en faut.

La quête du photoréalisme annihile donc tout le processus de remplissage imaginaire de l’univers du jeu. Le cerveau consomme l’image, en se disant “ouah c’est beau, c’est presque comme en vrai”.

C’est peut être ça qui fait que le retro gaming est né : on a perdu la petite touche qui fait que les jeux de notre enfance étaient si bons. La composante “nostalgie” est à prendre en compte bien entendu. Personnellement, je n’arrive pas à nommer un jeu qui a vraiment marqué son époque dans les jeux actuels. Minecraft restera sûrement dans les annales, bien qu’il ne m’émoustille pas tant que ça.

Il faut aussi prendre en compte que le secteur du JV s’est beaucoup “professionnalisé”, le nombre de studios qui se créent et qui se ferment est impressionnant, on compte les jeux qui sortent tous les ans par centaines, bref ça n’a plus rien à voir avec l’époque 8-16 bit.

Si vous avez suivi jusque là, vous vous êtes sûrement rendu compte que j’en suis resté au “premièrement”. L’article étant un peu long, je réserve la suite pour un autre article, qui parlera sûrement des jeux de plateforme et de leur gameplay particulier.