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Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Blondin.

J+8 A la découverte de San Cristóbal

Vendredi 14 octobre 2016 à 23:51

Aujourd’hui, rien d’exceptionnel si ce n’est le fait de sillonner la ville et ses collines, ses marchés, des rues piétonnes agréables, ses églises et couvents. Petit rythme et à part me perdre dans un petit bois où je me retrouve dans un cul de sac après une tentative de hors-piste, rien d’exceptionnel donc.
Mais le sourire au lèvres.
San Christobal dégage une atmosphère accueillante et relaxante, l’arrivée massive de touristes comme moi n’a pas dénaturé son côté authentique et on entend encore parler un dialecte maya sur les marchés et les places. La saison touristique ne recommencera que le mois prochain et ça se sent : il doit y avoir dix fois moins de touristes que les capacités d’accueil en resto et hôtels (ça se confirme le soir même: nous serons 2 clients pour un staff de 5 et demi).
En ville, les tenues traditionnelles ne sont pas exhibées uniquement par les rabatteurs à touristes mais encore utilisées au jour le jour par les paysans descendant chaque jour des montagnes pour vendre leur produits. La préservation des traditions passe par une distance de rigueur avec l’étranger (dans mon cas le touriste) et il ne faut pas trop espérer rentrer en contact profond avec les locaux.

En vrac, l’autre bon point de cette authenticité reste les produits : même si les petites échoppes vendant chips coca et bonbons pullulent comme partout ailleurs au Mexique, il se vend aussi tous les 10 mètres des fruits de toutes sortes prêt à déguster. Cueillis à parfaite maturités, ils sont succulents et j’en profiterais pour cuisiner midi et soir avec les légumes du marché.

Beaucoup de marche, fruits et légumes frais, pas une goutte d’alcool depuis 3 jours. Merde, j’ai presque un rythme de vie sain en ce moment, je me commence à me faire peur !

Quelques photos en vrac glanées sur le net, les miennes sont toujours aussi pourries :




J+7 San Christobal de las Casas

Jeudi 13 octobre 2016 à 18:00

Hier soir pour partir plus tôt et économiser 5€, j’ai pris un bus normal et pas un bus grand luxe. Erreur, je me réveille somnolant le lendemain matin avec pas mal de courbatures. Au final, au lieu d’attendre deux heures de plus dans la gare de bus, je me retrouve avec 3h de plus de trajet. Pingrerie, quand tu nous tiens!

Arrivée donc vers 13h et direction mon hostal ou m’attend une mauvaise nouvelle : ma polonaise n’est pas rentrée de vacances et ne pourra pas me sortir pour le weekend. Dommage!

À la place, je fais connaissance du staff de l’hostal : une américaine perchée (je l’ai cru défoncée au premier abord mais c’est en fait son état naturel), un israélien taciturne, une géorgienne bavarde et une brésilienne un poil hautaine. Mais le lieu est plutôt sympa. Par contre, c’est la morte saison : on est 4 clients et le staff est de 5 personnel.

Après ma salle nuit, douche, rasage et coupe de cheveux pour reprendre forme humaine. J’irais me balader rapidement dans San Christobal qui dégage une agréable atmosphère de ville coloniale. Il y a des hôtels et restos partout mais pas un touriste, ça donne une sensation étrange.J’iarais sur un des sommets de la ville admirer le panorama :

(Je suis vraiment une tache en photos, les miennes sont horribles)

Je poursuis la logistique en laissant mes fringues à la laverie et irais faire dez courses : ce soir, c’est omelette aux champignons. Apres le repas, je rejoins les canapés de l’hostal pour un petit fil et rejoins tranquillement mon lit.

San Christobal, je ferai ta connaissance plus en profondeur demain!

J+6 Chetumal

Mercredi 12 octobre 2016 à 7:09

Baignade dans la lagune en guise de douche et petit déjeuner inclus dans le prix de la nuit. Rebaignade et vraie douche. L’eau de la lagune à quand même un inconvénient : elle est presque trop chaude.

Au cours de la matinée, j’irais visiter le fort local. Bon, perso, j’aurais nommé ca plutôt fortin. Voire petit fortin.
A 3,5€ la visite ça fait un poil cher puisque le fort contient une seule salle et un joli point de vue :

La salle est tout de même intéressante avec de jolies fresques sur les murs et de belles pièces d’exposition :

Des armes, des galions et des bouteilles, ça résume bien l’époque.

Départ pour Chetumal vers 12h. C’est quasi à la frontière avec le Bélize et de manière générale, les villes frontalières sont plutôt malsaines. Chetumal, même si elle a peu d’attrait, fait exception a la règle. On s’y sent plutôt à l’aise et c’est assez propre mais pas trop non plus - faut pas déconner. Repas copieux au sein du marché (environ 4,5€ avec boisson). Sur la digestion, j’irais visiter le musée local sur la culture maya plein de reproductions parfaitement exposées. Bonne ambiance forêt vierge à l’intérieur malgré la végétation en plastique, fond musical avec bruits de jungle et lumière tamisée, bonne immersion.

Entre les répliques miniatures des sites mayas majeurs, une gravure m’appelle :

El Mirador et ses 5 jours de trek en pleine jungle.
J’y ai avais fait une croix dessus car je n’ai pas de pompes de rando mais l’envie est encore présente!

Une fois la section maya visitée de fond en comble, direction les trois salles d’exposition des peintures d’artistes locaux qui gagnent à ne pas être connus. Les fresques murales qu’ils sont en train de peindre sur les murs ceinturant le patio du musée sont bien plus travaillées :

Mon bus de nuit décolle tard (vers 21:30) et je choisis mes futurs livres de route : L’art de la guerre et l’histoire de la conquête du Mexique par Cortés. Le tout en espagnol, je suis d’humeur optimiste!

Mais d’autres le sont plus que moi : je rencontre brièvement un couple de français à la gare de bus voyageant avec leurs filles de 4 et 1 an. Ca doit pas être facile tous les jours.

Mon bus de nuit partira à 22h avec une demi heure de retard et j’aurais largement le temps de dormir : l’arrivée est prévue 13 heures plus tard à San Christobal de las Casas!

J+5 En route vers le Belize

Mardi 11 octobre 2016 à 4:32

Ultime petit déjeuner avec le Commandant et il me jette à la gare de bus vers 9:45. Depart vers 10 heures 20. Je n’ai pas réservé pour ce soir car le plan est de prendre un bateau du Mexique directement à San Pedro, une presqu’île du Belize au large du pays.

J’ai trois heures de bus et après étude plus approfondie du routard, le Belize propose surtout des plages équivalentes au Mexique mais en deux fois plus cher. J’ai eu une bonne ration de plage, et je décide de changer de programme : arrêt à la lagune de Bacalar pour passer la nuit, endroit chaudement recommandé par un de mes collègues. J’enchainerais sur San Christobal de las casas beaucoup plus à l’est au Mexique via un bus de nuit, j’y connais une polonaise qu’ gère un hostal. De là, entrée au Guatemala par le nord ouest puis une boucle pour rejoindre le Belize puis re-Tulum et départ en avion depuis Cancun.

Arrêt donc à Bacalar, et chop suey de boeuf pour 2,5€ à l’arrêt du bus. C’est tellement copieux que ça me fera aussi le repas de ce soir. Au cours du repas, chose étrange : il a l’air d’exister à Bacalar une communauté hammish et ils sont fans de bouffe chinoise… 3 différents viendront chercher de la bouffe à emporter en 30 minutes.
Profitant du wifi du resto chinois, je choisis de me poser au Magic hostal : accès direct à la lagune et nuit en dortoir pour 8€. Aussitôt mon sac posé, petite baignade : je profiterais de la suite de l’aprèm pour potasser le routard depuis mon hamac.

Lors de la baignade suivante, je tchatche avec un local qui cherche des coquillages pour les manger en apéro et il me fait déguster une de ses prises. Sans assaisonnement, c’est un peu face avec un vague goût de fruits de mer : pas très bon mais au moins, je suis certain de la fraîcheur.

Je partagerais mon repas du soir avec un couple de français sympas qui entament un an et demi de tour du monde et semblent bien préparés. On se couchera tôt, mes pérégrinations à Tulum ont laissé un peu de fatigue derrière elles. Journée calme et reposante, j’en ai bien besoin, le planning est chargé demain .

J+4 Plonger avec les tortues de mer… ou pas

Lundi 10 octobre 2016 à 7:13

Petit déjeuner sucré avec le Commandant Marcos et je reste à glandouiller à la maison en utilisant le wifi pour me renseigner sur le Belize. Ca à l’air bien mais cher…

Je décollerais vers midi pour rendre les clés et taxi collectif pour rejoindre Akumal à vingt minutes au nord. La baie d’Akumal est très connue pour ses tortues car elles y trouvent la une algue dont elles sont friandes. Le paysage est encore paradisiaque avec ses cocotiers, son sable blanc et ses eaux turquoises :

Par contre, c’est bien touristique, des gardes surveillent les zones privées entourant la plage pour que la plèbe touristique ne viennent pas molester par leur présence les riches propriétaires. Bar de plage pas cher mais lounge où se font enfiler en plein milieu de la journée des tequilas par des touristes canadiens et ricains un peu bof.

La population de la plage ne m’intéresse pas outre mesure, allons voir nos amies sous l’eau. Mais la aussi, ce n’est pas aussi simple… Pour protéger les tortues, une zone de baignade gratos est délimitée par des bouées, à 20 mètres de la plage… pas la moindre tortue évidemment. Pour franchir les bouées, obligation de louer gilet de sauvetage et accompagnement d’un guide pour 500 pesos (environ 25€). Dur pur vol pour en bande organisée. En corporation et avec des maitres nageurs qui checkent… Pour vous donner une idée, un voyage de 3 personnes pour une heure rapportent 1500 pesos au guide, le même montant que gagne un ouvrier du bâtiment en une semaine de quarante huit heures.

C’est donc sans regret que je quitte Akumal à pied en direction du nord vers une lagune d’eau saumâtre promet une session snorkelling de qualité : Yal-ku :

Sur le trajet, j’ai le plaisir de contempler des oeuvres d’art qui raviraient mon père à base de fers à béton et pierres glanées sur la plage :

Pour leur défense, l’artiste en a fait don mais ils exposent quand même son mauvais goût au vu de tous. Je force le pas et part donc en courant de ce lieu où même ma sensibilité artistique est agressée.

À Yal-ku, ça s’annonce bien car on voit des poissons de la surface mais l’eau douce en surface est un peu fraîche. Par contre, sous les cinquante premiers centimètres d’eau douce se trouve l’eau salée de l’océan bien plus chaude. Seul problème, l’eau douce et salée ne se mélangent pas et les remuer créé une sorte de brouillard sous marin troublant énormément la visibilité. J’aurais quand même l’occasion de voir de jolis poissons multicolores surexcités et un énorme truc d’environ 80cm.

Pause sandwich et nouvelle session à la hauteur de la première. Quand je sors de l’eau, je me fais la réflexion d’etre bon sur le timing car des nuages s’approchent et que je vais me prendre une bonne saucée au retour si je ne me magne pas. Je suis à peine change que ces cons de nuages sont déjà arrivés pour m’arroser des leurs premières gouttes. J’ai trois kilomètres à marcher mais n’ai pas peur : avec ma bâche étanche pour le sac à dos, je ne risque pas grand chose. Au final, une fois de plus, ca menace mais ne tombe pas dur moi (autour, par contre, ils ont probablement été plus arrosés :

Retour sur Tulum en taxi moins cher qu’en collectivo et deux petits mojitos aux fruits de la passion pour célébrer mon départ du lendemain. On finira avec le Commandant et Pénélope à un nouveau concert d’Amy Whinehouse qui interprète des titres de son homonyme avec brio. Le cadre est pas mal aussi, petit bar, du gravier au sol, un grand palmier, un grand cocotier; que demande le peuple? En fait j’apprend qu’Amy est pas vraiment amatrice : elle revient d’Europe ou elle s’est produite en France, Espagne et Allemagne. Y’a du niveau. Je regrette de ne pas avoir assisté au concert de samedi dernier.

Mais l’heure tourne, certains rebossent demain quand d’autres prennent la direction du Belize.

J+3 Gran cenote et ruines de Tulum

Samedi 8 octobre 2016 à 16:43

La matinée commence bien car dès la sortie de la douche, le Commandant est aux fourneaux pour préparer le petit déjeuner au chauffeur de sa boîte, à la femme de ménage de la maison et à votre serviteur.

Une fois repus, en route vers son boulot avec un vélo chargé sur le plateau. On passe dans une zone boisée colonisée de toute part par des tentes en plastique : le gouvernement paie sa tournée de terrain et distribue gratos des petits lopins de terre pour y faire des maisons. Le Commandant et le chauffeur ont postulé mais sont sur liste d’attente, ils tiennent quand même à voir les deux lots qu’ils pourraient se voir décerner. Marcos bossant dans l’immobilier, je le soupçonne de postuler pour revendre dans quelques années mais je suis trop méfiant: si il reçoit sa parcelle, il compte bien s’y construire sa barraque.

Alors que certains vont au boulot, j’enfourche le vélo pour 4 km en plein cagnard pour atteindre Gran Cenote :

J’ai prévu d’y plonger si c’est pas trop cher mais il n’y a pas de club sur place donc je me contenterais de faire du snorkelling et de profiter de la lumiere des plongeurs pour entrevoir les grottes. En abordant les dive master, il s’avère que les deux plongées dans deux cenotes sur une journée sont facturées une centaine de dollar voire plus sans le ticket d’entrée des cenotes. Un peu cher pour moi et ayant deja eu une expérience extraordinaire il y a sept ans, je n’aurais pas le plaisir de la découverte cette fois.

Gran Cenote est bien agréable et on peut accéder à des parties ou seul un mètre d’air sépare la surface des roches au dessus donnant une légère sensation de spéléo. J’aurais le plaisir de nager au côté d’une petite tortue d’eau douce et d’aller faire chier quelques poissons multicolores.

À l’extérieur, il y a aussi de la vie :

Il paraît tout petit mais fait bien ses trente-quarente centimètres

Retour sur Tulum à vélo, tacos traditionnels et eau de fruit allongée au boui-boui du coin (j’en ressort bien callé pour 3,5€) et direction plein nord : les ruines de Tulum.

C’est un peu Disneyland à l’entrée avec son énorme parking pour voiture et autobus, la centaine de magasins uniquement en anglais et le dollar accepté partout mais une fois le guichet d’entree passée, ça s’améliore grandement. Les ruines de Tulum sont bien conservées car encore occupées lors de l’arrivée des espagnols.

Elles sont situées sur le front de mer où une falaise d’une quinzaine de mètres de hauteur assurait la défense côté mer, un épais mur ceinturant les trois autres directions pour le côté terre. L’autre attraction des ruines de Tulum est sa plage où il est possible de faire trempette en plein milieu du site entre deux visites de ruines.

De gros nuages noirs s’invitent au milieu de ma visite mais comme ça semble être la tradition depuis que je suis arrivé, seules quelques gouttes tombent faisant évacuer la plupart des touristes, j’ai donc le site quasi pour moi seul.

Après 3 bonnes heures de visite, direction le sud vers playa paraiso pour être rejoint par le Commandant et prendre le bateau jusqu’à la barrière de corail et session snorkelling.

En l’attendant, eau de coco fraîche dans sa noix et petite baignade. Il se fait tout de meme un peu tard et au final, d’autre nuages se pointant, changement de programme et je rentre pour retrouver le Commandant et Pénélope au super marché du coin. Ce soir, c’est moi qui cuisine et je fais découvrir le hachis parmentier accompagné d’un bon pinard.
Bon, pas une franche réussite sur le dosage de la purée (les mesures sont données en tasse et non en litres…) et un poil gras mais tout à fait honorable.

Sur la digestion, on se cale devant la télé mais ça dure pas, Marcos sombre, Pénélope prépare ses cours du lendemain, je les abandonne donc assez rapidement. Fatigué mais satisfait.

J+2 Les ruines de Coba

Samedi 8 octobre 2016 à 1:46

Réveil assez tôt par la chaleur une fois de plus mais grâce à mon retour quelque peu précipité la veille, j’ai bien dormi et suis plutôt en forme. Même pas de gueule de bois, preuve que j’étais simplement crevé. Ce n’est pas le cas de tout le monde : Pénélope et Marcos ont fini a quatre heures du mat et sont un peu moins frais et dispos.

On est rejoins par un ami de Pénélope et pouvons profiter du pickup toute la journée. Direction le supermarché du coin avant d’aller visiter les ruines de Coba à une heure de la. Arrivés à la voiture qui ressemble plutôt à un tank, le Commandant me refile le volant car il n’est pas très en forme. Je le suspecte de pas être très à l’aise avec les boîtes manuelles. Il s’avèrera plus tard qu’il n’est pas à l’aise avec la conduite en général.

Au supermarché, on rencontre Amy Whinehouse, la chanteuse de la veille en mode lendemain de concert. (Physiquement, aucune ressemblance avec ses kilos en plus mais un certain charme, voix éraillée conforme à l’original et probablement une petite similarité quand aux excès de diverses substances). Vu son état, j’ai du loupé une bonne soirée hier… Elle nous propose de se joindre à son groupe pour une après midi à une lagune proche mais les plans sont faits pour Coba.

A la sortie de Tulum, on embarque deux auto-stoppeuses polonaises sur le plateau extérieur et elles se joindront à nous pour la visite. Tradition mexicaine là aussi, mes comparses enchaînent à la bière dès le matin pour faire passer la gueule de bois, je vais encore passer mon tour. Même si c’est un médicament efficace, je trouve ça un peu bourrin. Coba sont des ruines assez mineures mais le principal intérêt réside dans sa haute pyramide au milieu de la jungle et du sentier bucolique qui y mène. Arrivé en bas, il fait déjà chaud, l’ascension en plein cagnard nous fait arriver liquéfiés.

La vue du haut est assez impressionnante et domine largement toute la forêt. Pour une des polonaise soumise au vertige la descente sera difficile:

Pour évacuer tout ce stress, direction un cenote proche : Tamcach-Ha. L’entrée est un simple trou dans le sol où à été emménagé un escalier :

Le cenote est une grotte d’une quarantaine de mètre de diamètre, 10 m entre la surface de l’eau et le plafond et une vingtaine de mètre de profondeur maxi :

On y accède par un escalier à colimaçon en bois sur lequel deux passerelles de saut ont été aménagées. La première plateforme est à six mètres mais malgré ses déclarations d’intentions, la polonaise motivée renoncera. J’ouvre en sautant puis plongeant des six mètres, le Commandant fera demi tour au dernier moment contrairement au pote de Pénélope. Il hésita pas mal car… il ne sait pas bien nager. Malgré mon pronostic d’arrachage d’aisselles en sautant avec son gilet de sauvetage, il en sortira indemne.
Au même moment, Kurt retrouvé là par hasard faisait l’animation avec double sautperielleux avant des 6 mètres et backflip des 10 et quelques tentatives complètement foirées mais sans conséquences. Son père lui aussi présent sera le premier a l’inciter à tenter toujours plus compliqué.
Il ne se contentera pas de parler et claquera un plongeon des 6 mètres depuis une position en équilibre sur les mains. Papa assure aussi et la propreté du saut lui vaudra les acclamations du public.
Je finirais au 10mètres et ça ressemble à ça :

Et ca, c’est la photo des 6 mètres.

Une fois rafraîchis, retour en tank vers Tulum et on large nos polonaises à la gare de bus de Coba. Elle seront remplacées sir le plateau par une femme et ses 4 enfants qui faisaient du stop. Quand la pluie arrive, la famille viendra rejoindre la banquette arrière. À 7, pas de problème, un vrai tank je vous dis.

Petit apéro pour fêter ca, petit repas et au lit tout le monde, demain y’en a qui bossent. Heureusement, j’en fais pas partie ;)

J+1 Tulum - Quand le mezcal coule à flots.

Vendredi 7 octobre 2016 à 3:49

Réveil en sueur après une nuit de moins de six heures (je suis un gros dormeur et c’est une limite corporelle pour moi) dans une chambre où il fait plus de trente degrés. J’ai passé une mauvaise nuit. Ma gueule de cadavre en atteste clairement.

La matinée sera studieuse car le chauffeur de la boite immobilière dans laquelle Marcos travaille arrivera vers 9h dans un gros pickup à l’Américaine pour nous emmener faire la tournée des chantiers car aujourd’hui, c’est jour de paye : le commandant distribue du liquide à tout va aux ouvriers des chantiers en cours.

Au passage, on croisera Courtney Love, une collègue du commandant et son copain Kurt Kobain. Cheveux longs bouclés et négligés, marcel rage against the machine, tatouages et airs de rebelle. Courtney et son air un peu grunge et voix un peu rocailleuse me fait penser qu’elle est espagnole. erreur, c’est un pur produit de la ville de mexico. Ils nous invitent au concert de rock bourrin que Kurt organise ce soir dans sa baraque; ça, c’est du programme!

La tournée des chantiers terminée, direction un boui-boui en plein air qui fait des tacos de barbacoa et empanadas de patate et carnitas de porc (genre confit - à peine gras) : absolument divin pour trois fois rien. On y mangera avec Kurt et Courtney déjà attablés lors de notre arrivée. À Tulum, le monde est petit.

Sur la digestion, direction le nord de Tulum pour session snorkelling baignade à la Casa cenote:

Les cenotes sont une spécialité de cette région du Mexique : en sous-sol existent des canaux d’eau douce souterraine et quand la partie supérieure s’effondre, ca fait un cenote : une piscine naturelle au milieu de la jungle avec une eau cristalline à température parfaite pour se rafraîchir, des poissons partout à admirer et des grottes à explorer en plongée. Casa cenote est un peu différente car c’est la fin du réseau et l’eau se jette dans la mer une vingtaine de mètre plus loin via un ultime tunnel.

Le commandant a le matériel de snorkelling et y’a beaucoup de vie la dedans, des poissons atteignant les 60cm et on remonte à contre courant le croissant que forme la cenote. Pas mal de plongeurs bouteille aussi mais c’est pas aussi marrant. Le commandant nous fera découvrir un passage secret ou il faut franchir des tunnels de racines de 2-3 mètres de long sans pouvoir remonter. Un poil de stress car faut pas si retrouver bloqué mais largement faisable - le bon niveau pour une honne montée de stress sans grand risque dans l’absolu.

À notre sortie de l’eau, mauvaise surprise, nos sacs ont étés fouillés. Voici les coupables :

On traverse ensuite la route pour se retrouver sur la mer des carabines en moins de 20metres. Les photos fendent pas mais c’est vraiment une plage de rêve:

C’est samedi et au Mexique, l’activité, c’est de boire des bières toute la journée. J’ai refusé d’accompagner le Commandant avant le cenote, après le cenote mais je vais finalement acte de solidarité à la paillote du resto ou on est en accompagnant ma Modelo Especial (meilleure bière du Mexique élue par moi-même) d’un excellent guacamole.

Deuxième tournée et nous voilà sur le retour en taxi collectif négocié à pas cher. Arrivée chez le commandant et retournée après douche et changement de fringues. On rejoindras alors au bistro la soeur de Kurt de passage pour le week-end, une canadienne un peu grind avec casquette et tatouages sur une bonne partie du corps, son copain local et une autre amie. Il y a sur la table deux bouteilles de mescal à finir avant que le concert ne commence. Demandant de l’aide avec insistance, je finis par me sacrifier pour les épauler, magnanime que je suis. Mais en étant bien crevé, sans avoir mangé et sans être habitué à ce truc de bourrin qu’est le mescal, je demande un rapatriement médical d’urgence à 23:00. Non pas que je sois malade mais je dois me concentrer constamment pour ne pas m’endormir.

Au final, pas de concert pour moi…

Égalisation de la part du Mexique car le commandant m’a avoué avoir été HS 24 heures suite à notre soirée avec Nina au Nicaragua (fallait suivre les épisodes précédents). Pourtant, on avait joué sur son terrain ce soir là puisque j’avais trouvé dans le bar ma marque de Tequila préférée et payer mes tournée à foison (la aussi une hémorragie budgétaire).

1 partout là balle au centre! Mais le bilan de cette 1ere journée de vacances est tout de mal pas mal : de la chaleur, du soleil, baignade en eau douce et mer des caraibes, plein de poissons, mescal et bonnes rencontres; c’est carton plein!

PS: désolé pour ceux qui ont lu jusqu’au bout mais j’avais trois heure d’avence et mon bus du retard ;)

J+0 Direction Tulum

Mercredi 5 octobre 2016 à 21:58

Mon vol Querétaro - Cancun est à trois heure de l’aprèm et j’ai le temps de bien faire mon sac sans stress, de ranger ma piole pour laisser les amis de mes colocs squatter dans des draps propres et statuer sur le sort de ma bouffe qui reste dans le frigo. Timing parfait et arrivée deux heures avant durant lesquelles j’aurais le temps de partager un dernier repas avec mon frère.
Le vol de deux heures trente sera agréable : j’en dormirais deux.
Je louperais aussi le spectacle principal : la vue du hublot.

J’ai en effet troqué mon siège fenêtre avec le père des deux enfants qui auraient du être mes voisins. Chiant comme ils étaient, c’était le bon choix!

Arrivée à Cancun et une demi heure d’attente pour le bus de Playa del Carmen ou je serais voisin d’un ancien cuistot du coin reconverti en prothésiste dentaire récemment. Pause de une heure trente à Playa del Carmen pour manger et direction Tulum, patrie de la panthère rose (désolé pour la blague de merde, mais c’est une blague locale)!

Arrivé à la gare de bus vers 21h, je suis récupéré par le Commandant Marcos, Pénélope Cruz, sa copine et un pote à eux. Direction le tacos du coin pour d’excellents tacos al pastor (viande de porc cuite façon kébab accompagnée de morceaux d’ananas).

Taxi vers les faubourgs de la ville pour y prendre mes quartiers.

Le portail class me met la puce a l’oreille et l’impression est vite confirmée par les jouets d’enfants quand on rentre dans la maison : je ne squatterai pas chez le Commandant mais chez son boss parti un mois en vacances en Argentine. Clim, intérieur contemporain très propre, chambre avec salle de bain particulière et piscine dans le jardin; je ne m’attendais pas à autant de luxe mais je vais essayer de composer avec.

On discute autour de quelques bières et nous irons boire un verre en ville sans leur pote qui s’échappe. Trois quatre bars se disputent la clientèle nocturne en cette période hors saison et tous les locaux se connaissent. Quand la musique devient étrange (je ne pourrais même pas décrire le style…) dans les deux bars restant ouverts nous retournons gentilment à nos quartiers. Il est trois heures du mat et je suis vanné; mais heureux!

Bien loin de mon objectif initial, je n’aurais atteint que le nord du Nicaragua en deux mois et non Cancun. Ce n’était pas un objectif en soi : le but étant de rallier en avion Querétaro au Mexique à la fin de mon trip pour fêter dignement l’anniversaire de mon frère qui vit là-bas depuis dix ans.

Ces deux mois ont été une hémorragie budgétaire (3000€ sans le billet d’avion pour 50 jours) mais l’expérience valait la peine! Je repars avec plein d’images en tête, de nouvelles connaissances, un espagnol décent, quelques puces de lit (j’en viendrais à bout au Mexique avec quelques efforts) et aucun soucis de santé ou de sécurité.

Bref, des souvenirs plein la tête, deux mois qui m’en paraissent 6 tellement les souvenirs sont nombreux. Si vous avez la possibilité, foncez (et plutôt Nicaragua si vous êtes un peu téméraires!).

Mon retour en France était prévu fin Avril, mais suite à un pressing fraternel (bon, je l’admet, il a pas eu à pousser bien fort), je suis resté vivre à Quérétaro avec mon frère en l’aidant dans son boulot. Billet repoussé à mi septembre. Expérience la aussi agreable mais beaucoup moins agitée tout de même ponctuée d’un voyage de deux semaines en famille à Cuba :

Aussi un passage en Californie pour le boulot avec un crochet au Texas pour saluer un pote parti depuis longtemps. Rien d’exceptionnel horrmis le meilleur steak de ma vie, un concert de blues dans un bar crasseux emmené par l’ancien saxophoniste de BB King et un passage au musée de la NASA ;)

Je suis rentré la dedans et ai touché un morceau de lune ce jour là !

Et aujourd’hui ?
Changement de billet une fois de plus il y a quinze jour, j’ai repoussé à mi-décembre pour une session repêchage : je viens d’atterrir à Cancun et j’ai pour plan de rallier Querétaro via Tulum, le Belize, le Guatemala et le Chiapas au Mexique.

C’est reparti pour 5 semaines !

PS: si tu es passé par ce coin de la planète, tu m’intéresses!


Quelques photos du Mexique (en fait quasi toutes, je ne suis pas très photos…)


La pampa

La place au coin de ma rue avec un castillo de fuego : ils fixent des feux d’artifices à une grande structure métallique.

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Des CHOCOLATINES


Une tentative de panormique effectuée lors d’une soirée pirate sur les toits de la ville.

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Une des centaines de piscines naturelles des grottes de Tolantongo


La nurserie de larves de moustiques, il y en avait au moins soixante ce jour là. Les nuits a ma coloc n’ont pas étés les meilleures au début…

Spoiler : ce soir, je bois de bières avec le Commandant Marcos que j’avais rencontré au Nicaragua. Et je squatte chez lui aussi!