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Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Blondin.

J+4 Plonger avec les tortues de mer… ou pas

Lundi 10 octobre 2016 à 7:13

Petit déjeuner sucré avec le Commandant Marcos et je reste à glandouiller à la maison en utilisant le wifi pour me renseigner sur le Belize. Ca à l’air bien mais cher…

Je décollerais vers midi pour rendre les clés et taxi collectif pour rejoindre Akumal à vingt minutes au nord. La baie d’Akumal est très connue pour ses tortues car elles y trouvent la une algue dont elles sont friandes. Le paysage est encore paradisiaque avec ses cocotiers, son sable blanc et ses eaux turquoises :

Par contre, c’est bien touristique, des gardes surveillent les zones privées entourant la plage pour que la plèbe touristique ne viennent pas molester par leur présence les riches propriétaires. Bar de plage pas cher mais lounge où se font enfiler en plein milieu de la journée des tequilas par des touristes canadiens et ricains un peu bof.

La population de la plage ne m’intéresse pas outre mesure, allons voir nos amies sous l’eau. Mais la aussi, ce n’est pas aussi simple… Pour protéger les tortues, une zone de baignade gratos est délimitée par des bouées, à 20 mètres de la plage… pas la moindre tortue évidemment. Pour franchir les bouées, obligation de louer gilet de sauvetage et accompagnement d’un guide pour 500 pesos (environ 25€). Dur pur vol pour en bande organisée. En corporation et avec des maitres nageurs qui checkent… Pour vous donner une idée, un voyage de 3 personnes pour une heure rapportent 1500 pesos au guide, le même montant que gagne un ouvrier du bâtiment en une semaine de quarante huit heures.

C’est donc sans regret que je quitte Akumal à pied en direction du nord vers une lagune d’eau saumâtre promet une session snorkelling de qualité : Yal-ku :

Sur le trajet, j’ai le plaisir de contempler des oeuvres d’art qui raviraient mon père à base de fers à béton et pierres glanées sur la plage :

Pour leur défense, l’artiste en a fait don mais ils exposent quand même son mauvais goût au vu de tous. Je force le pas et part donc en courant de ce lieu où même ma sensibilité artistique est agressée.

À Yal-ku, ça s’annonce bien car on voit des poissons de la surface mais l’eau douce en surface est un peu fraîche. Par contre, sous les cinquante premiers centimètres d’eau douce se trouve l’eau salée de l’océan bien plus chaude. Seul problème, l’eau douce et salée ne se mélangent pas et les remuer créé une sorte de brouillard sous marin troublant énormément la visibilité. J’aurais quand même l’occasion de voir de jolis poissons multicolores surexcités et un énorme truc d’environ 80cm.

Pause sandwich et nouvelle session à la hauteur de la première. Quand je sors de l’eau, je me fais la réflexion d’etre bon sur le timing car des nuages s’approchent et que je vais me prendre une bonne saucée au retour si je ne me magne pas. Je suis à peine change que ces cons de nuages sont déjà arrivés pour m’arroser des leurs premières gouttes. J’ai trois kilomètres à marcher mais n’ai pas peur : avec ma bâche étanche pour le sac à dos, je ne risque pas grand chose. Au final, une fois de plus, ca menace mais ne tombe pas dur moi (autour, par contre, ils ont probablement été plus arrosés :

Retour sur Tulum en taxi moins cher qu’en collectivo et deux petits mojitos aux fruits de la passion pour célébrer mon départ du lendemain. On finira avec le Commandant et Pénélope à un nouveau concert d’Amy Whinehouse qui interprète des titres de son homonyme avec brio. Le cadre est pas mal aussi, petit bar, du gravier au sol, un grand palmier, un grand cocotier; que demande le peuple? En fait j’apprend qu’Amy est pas vraiment amatrice : elle revient d’Europe ou elle s’est produite en France, Espagne et Allemagne. Y’a du niveau. Je regrette de ne pas avoir assisté au concert de samedi dernier.

Mais l’heure tourne, certains rebossent demain quand d’autres prennent la direction du Belize.

J+3 Gran cenote et ruines de Tulum

Samedi 8 octobre 2016 à 16:43

La matinée commence bien car dès la sortie de la douche, le Commandant est aux fourneaux pour préparer le petit déjeuner au chauffeur de sa boîte, à la femme de ménage de la maison et à votre serviteur.

Une fois repus, en route vers son boulot avec un vélo chargé sur le plateau. On passe dans une zone boisée colonisée de toute part par des tentes en plastique : le gouvernement paie sa tournée de terrain et distribue gratos des petits lopins de terre pour y faire des maisons. Le Commandant et le chauffeur ont postulé mais sont sur liste d’attente, ils tiennent quand même à voir les deux lots qu’ils pourraient se voir décerner. Marcos bossant dans l’immobilier, je le soupçonne de postuler pour revendre dans quelques années mais je suis trop méfiant: si il reçoit sa parcelle, il compte bien s’y construire sa barraque.

Alors que certains vont au boulot, j’enfourche le vélo pour 4 km en plein cagnard pour atteindre Gran Cenote :

J’ai prévu d’y plonger si c’est pas trop cher mais il n’y a pas de club sur place donc je me contenterais de faire du snorkelling et de profiter de la lumiere des plongeurs pour entrevoir les grottes. En abordant les dive master, il s’avère que les deux plongées dans deux cenotes sur une journée sont facturées une centaine de dollar voire plus sans le ticket d’entrée des cenotes. Un peu cher pour moi et ayant deja eu une expérience extraordinaire il y a sept ans, je n’aurais pas le plaisir de la découverte cette fois.

Gran Cenote est bien agréable et on peut accéder à des parties ou seul un mètre d’air sépare la surface des roches au dessus donnant une légère sensation de spéléo. J’aurais le plaisir de nager au côté d’une petite tortue d’eau douce et d’aller faire chier quelques poissons multicolores.

À l’extérieur, il y a aussi de la vie :

Il paraît tout petit mais fait bien ses trente-quarente centimètres

Retour sur Tulum à vélo, tacos traditionnels et eau de fruit allongée au boui-boui du coin (j’en ressort bien callé pour 3,5€) et direction plein nord : les ruines de Tulum.

C’est un peu Disneyland à l’entrée avec son énorme parking pour voiture et autobus, la centaine de magasins uniquement en anglais et le dollar accepté partout mais une fois le guichet d’entree passée, ça s’améliore grandement. Les ruines de Tulum sont bien conservées car encore occupées lors de l’arrivée des espagnols.

Elles sont situées sur le front de mer où une falaise d’une quinzaine de mètres de hauteur assurait la défense côté mer, un épais mur ceinturant les trois autres directions pour le côté terre. L’autre attraction des ruines de Tulum est sa plage où il est possible de faire trempette en plein milieu du site entre deux visites de ruines.

De gros nuages noirs s’invitent au milieu de ma visite mais comme ça semble être la tradition depuis que je suis arrivé, seules quelques gouttes tombent faisant évacuer la plupart des touristes, j’ai donc le site quasi pour moi seul.

Après 3 bonnes heures de visite, direction le sud vers playa paraiso pour être rejoint par le Commandant et prendre le bateau jusqu’à la barrière de corail et session snorkelling.

En l’attendant, eau de coco fraîche dans sa noix et petite baignade. Il se fait tout de meme un peu tard et au final, d’autre nuages se pointant, changement de programme et je rentre pour retrouver le Commandant et Pénélope au super marché du coin. Ce soir, c’est moi qui cuisine et je fais découvrir le hachis parmentier accompagné d’un bon pinard.
Bon, pas une franche réussite sur le dosage de la purée (les mesures sont données en tasse et non en litres…) et un poil gras mais tout à fait honorable.

Sur la digestion, on se cale devant la télé mais ça dure pas, Marcos sombre, Pénélope prépare ses cours du lendemain, je les abandonne donc assez rapidement. Fatigué mais satisfait.

J+2 Les ruines de Coba

Samedi 8 octobre 2016 à 1:46

Réveil assez tôt par la chaleur une fois de plus mais grâce à mon retour quelque peu précipité la veille, j’ai bien dormi et suis plutôt en forme. Même pas de gueule de bois, preuve que j’étais simplement crevé. Ce n’est pas le cas de tout le monde : Pénélope et Marcos ont fini a quatre heures du mat et sont un peu moins frais et dispos.

On est rejoins par un ami de Pénélope et pouvons profiter du pickup toute la journée. Direction le supermarché du coin avant d’aller visiter les ruines de Coba à une heure de la. Arrivés à la voiture qui ressemble plutôt à un tank, le Commandant me refile le volant car il n’est pas très en forme. Je le suspecte de pas être très à l’aise avec les boîtes manuelles. Il s’avèrera plus tard qu’il n’est pas à l’aise avec la conduite en général.

Au supermarché, on rencontre Amy Whinehouse, la chanteuse de la veille en mode lendemain de concert. (Physiquement, aucune ressemblance avec ses kilos en plus mais un certain charme, voix éraillée conforme à l’original et probablement une petite similarité quand aux excès de diverses substances). Vu son état, j’ai du loupé une bonne soirée hier… Elle nous propose de se joindre à son groupe pour une après midi à une lagune proche mais les plans sont faits pour Coba.

A la sortie de Tulum, on embarque deux auto-stoppeuses polonaises sur le plateau extérieur et elles se joindront à nous pour la visite. Tradition mexicaine là aussi, mes comparses enchaînent à la bière dès le matin pour faire passer la gueule de bois, je vais encore passer mon tour. Même si c’est un médicament efficace, je trouve ça un peu bourrin. Coba sont des ruines assez mineures mais le principal intérêt réside dans sa haute pyramide au milieu de la jungle et du sentier bucolique qui y mène. Arrivé en bas, il fait déjà chaud, l’ascension en plein cagnard nous fait arriver liquéfiés.

La vue du haut est assez impressionnante et domine largement toute la forêt. Pour une des polonaise soumise au vertige la descente sera difficile:

Pour évacuer tout ce stress, direction un cenote proche : Tamcach-Ha. L’entrée est un simple trou dans le sol où à été emménagé un escalier :

Le cenote est une grotte d’une quarantaine de mètre de diamètre, 10 m entre la surface de l’eau et le plafond et une vingtaine de mètre de profondeur maxi :

On y accède par un escalier à colimaçon en bois sur lequel deux passerelles de saut ont été aménagées. La première plateforme est à six mètres mais malgré ses déclarations d’intentions, la polonaise motivée renoncera. J’ouvre en sautant puis plongeant des six mètres, le Commandant fera demi tour au dernier moment contrairement au pote de Pénélope. Il hésita pas mal car… il ne sait pas bien nager. Malgré mon pronostic d’arrachage d’aisselles en sautant avec son gilet de sauvetage, il en sortira indemne.
Au même moment, Kurt retrouvé là par hasard faisait l’animation avec double sautperielleux avant des 6 mètres et backflip des 10 et quelques tentatives complètement foirées mais sans conséquences. Son père lui aussi présent sera le premier a l’inciter à tenter toujours plus compliqué.
Il ne se contentera pas de parler et claquera un plongeon des 6 mètres depuis une position en équilibre sur les mains. Papa assure aussi et la propreté du saut lui vaudra les acclamations du public.
Je finirais au 10mètres et ça ressemble à ça :

Et ca, c’est la photo des 6 mètres.

Une fois rafraîchis, retour en tank vers Tulum et on large nos polonaises à la gare de bus de Coba. Elle seront remplacées sir le plateau par une femme et ses 4 enfants qui faisaient du stop. Quand la pluie arrive, la famille viendra rejoindre la banquette arrière. À 7, pas de problème, un vrai tank je vous dis.

Petit apéro pour fêter ca, petit repas et au lit tout le monde, demain y’en a qui bossent. Heureusement, j’en fais pas partie ;)

J+1 Tulum - Quand le mezcal coule à flots.

Vendredi 7 octobre 2016 à 3:49

Réveil en sueur après une nuit de moins de six heures (je suis un gros dormeur et c’est une limite corporelle pour moi) dans une chambre où il fait plus de trente degrés. J’ai passé une mauvaise nuit. Ma gueule de cadavre en atteste clairement.

La matinée sera studieuse car le chauffeur de la boite immobilière dans laquelle Marcos travaille arrivera vers 9h dans un gros pickup à l’Américaine pour nous emmener faire la tournée des chantiers car aujourd’hui, c’est jour de paye : le commandant distribue du liquide à tout va aux ouvriers des chantiers en cours.

Au passage, on croisera Courtney Love, une collègue du commandant et son copain Kurt Kobain. Cheveux longs bouclés et négligés, marcel rage against the machine, tatouages et airs de rebelle. Courtney et son air un peu grunge et voix un peu rocailleuse me fait penser qu’elle est espagnole. erreur, c’est un pur produit de la ville de mexico. Ils nous invitent au concert de rock bourrin que Kurt organise ce soir dans sa baraque; ça, c’est du programme!

La tournée des chantiers terminée, direction un boui-boui en plein air qui fait des tacos de barbacoa et empanadas de patate et carnitas de porc (genre confit - à peine gras) : absolument divin pour trois fois rien. On y mangera avec Kurt et Courtney déjà attablés lors de notre arrivée. À Tulum, le monde est petit.

Sur la digestion, direction le nord de Tulum pour session snorkelling baignade à la Casa cenote:

Les cenotes sont une spécialité de cette région du Mexique : en sous-sol existent des canaux d’eau douce souterraine et quand la partie supérieure s’effondre, ca fait un cenote : une piscine naturelle au milieu de la jungle avec une eau cristalline à température parfaite pour se rafraîchir, des poissons partout à admirer et des grottes à explorer en plongée. Casa cenote est un peu différente car c’est la fin du réseau et l’eau se jette dans la mer une vingtaine de mètre plus loin via un ultime tunnel.

Le commandant a le matériel de snorkelling et y’a beaucoup de vie la dedans, des poissons atteignant les 60cm et on remonte à contre courant le croissant que forme la cenote. Pas mal de plongeurs bouteille aussi mais c’est pas aussi marrant. Le commandant nous fera découvrir un passage secret ou il faut franchir des tunnels de racines de 2-3 mètres de long sans pouvoir remonter. Un poil de stress car faut pas si retrouver bloqué mais largement faisable - le bon niveau pour une honne montée de stress sans grand risque dans l’absolu.

À notre sortie de l’eau, mauvaise surprise, nos sacs ont étés fouillés. Voici les coupables :

On traverse ensuite la route pour se retrouver sur la mer des carabines en moins de 20metres. Les photos fendent pas mais c’est vraiment une plage de rêve:

C’est samedi et au Mexique, l’activité, c’est de boire des bières toute la journée. J’ai refusé d’accompagner le Commandant avant le cenote, après le cenote mais je vais finalement acte de solidarité à la paillote du resto ou on est en accompagnant ma Modelo Especial (meilleure bière du Mexique élue par moi-même) d’un excellent guacamole.

Deuxième tournée et nous voilà sur le retour en taxi collectif négocié à pas cher. Arrivée chez le commandant et retournée après douche et changement de fringues. On rejoindras alors au bistro la soeur de Kurt de passage pour le week-end, une canadienne un peu grind avec casquette et tatouages sur une bonne partie du corps, son copain local et une autre amie. Il y a sur la table deux bouteilles de mescal à finir avant que le concert ne commence. Demandant de l’aide avec insistance, je finis par me sacrifier pour les épauler, magnanime que je suis. Mais en étant bien crevé, sans avoir mangé et sans être habitué à ce truc de bourrin qu’est le mescal, je demande un rapatriement médical d’urgence à 23:00. Non pas que je sois malade mais je dois me concentrer constamment pour ne pas m’endormir.

Au final, pas de concert pour moi…

Égalisation de la part du Mexique car le commandant m’a avoué avoir été HS 24 heures suite à notre soirée avec Nina au Nicaragua (fallait suivre les épisodes précédents). Pourtant, on avait joué sur son terrain ce soir là puisque j’avais trouvé dans le bar ma marque de Tequila préférée et payer mes tournée à foison (la aussi une hémorragie budgétaire).

1 partout là balle au centre! Mais le bilan de cette 1ere journée de vacances est tout de mal pas mal : de la chaleur, du soleil, baignade en eau douce et mer des caraibes, plein de poissons, mescal et bonnes rencontres; c’est carton plein!

PS: désolé pour ceux qui ont lu jusqu’au bout mais j’avais trois heure d’avence et mon bus du retard ;)

J+0 Direction Tulum

Mercredi 5 octobre 2016 à 21:58

Mon vol Querétaro - Cancun est à trois heure de l’aprèm et j’ai le temps de bien faire mon sac sans stress, de ranger ma piole pour laisser les amis de mes colocs squatter dans des draps propres et statuer sur le sort de ma bouffe qui reste dans le frigo. Timing parfait et arrivée deux heures avant durant lesquelles j’aurais le temps de partager un dernier repas avec mon frère.
Le vol de deux heures trente sera agréable : j’en dormirais deux.
Je louperais aussi le spectacle principal : la vue du hublot.

J’ai en effet troqué mon siège fenêtre avec le père des deux enfants qui auraient du être mes voisins. Chiant comme ils étaient, c’était le bon choix!

Arrivée à Cancun et une demi heure d’attente pour le bus de Playa del Carmen ou je serais voisin d’un ancien cuistot du coin reconverti en prothésiste dentaire récemment. Pause de une heure trente à Playa del Carmen pour manger et direction Tulum, patrie de la panthère rose (désolé pour la blague de merde, mais c’est une blague locale)!

Arrivé à la gare de bus vers 21h, je suis récupéré par le Commandant Marcos, Pénélope Cruz, sa copine et un pote à eux. Direction le tacos du coin pour d’excellents tacos al pastor (viande de porc cuite façon kébab accompagnée de morceaux d’ananas).

Taxi vers les faubourgs de la ville pour y prendre mes quartiers.

Le portail class me met la puce a l’oreille et l’impression est vite confirmée par les jouets d’enfants quand on rentre dans la maison : je ne squatterai pas chez le Commandant mais chez son boss parti un mois en vacances en Argentine. Clim, intérieur contemporain très propre, chambre avec salle de bain particulière et piscine dans le jardin; je ne m’attendais pas à autant de luxe mais je vais essayer de composer avec.

On discute autour de quelques bières et nous irons boire un verre en ville sans leur pote qui s’échappe. Trois quatre bars se disputent la clientèle nocturne en cette période hors saison et tous les locaux se connaissent. Quand la musique devient étrange (je ne pourrais même pas décrire le style…) dans les deux bars restant ouverts nous retournons gentilment à nos quartiers. Il est trois heures du mat et je suis vanné; mais heureux!

Bien loin de mon objectif initial, je n’aurais atteint que le nord du Nicaragua en deux mois et non Cancun. Ce n’était pas un objectif en soi : le but étant de rallier en avion Querétaro au Mexique à la fin de mon trip pour fêter dignement l’anniversaire de mon frère qui vit là-bas depuis dix ans.

Ces deux mois ont été une hémorragie budgétaire (3000€ sans le billet d’avion pour 50 jours) mais l’expérience valait la peine! Je repars avec plein d’images en tête, de nouvelles connaissances, un espagnol décent, quelques puces de lit (j’en viendrais à bout au Mexique avec quelques efforts) et aucun soucis de santé ou de sécurité.

Bref, des souvenirs plein la tête, deux mois qui m’en paraissent 6 tellement les souvenirs sont nombreux. Si vous avez la possibilité, foncez (et plutôt Nicaragua si vous êtes un peu téméraires!).

Mon retour en France était prévu fin Avril, mais suite à un pressing fraternel (bon, je l’admet, il a pas eu à pousser bien fort), je suis resté vivre à Quérétaro avec mon frère en l’aidant dans son boulot. Billet repoussé à mi septembre. Expérience la aussi agreable mais beaucoup moins agitée tout de même ponctuée d’un voyage de deux semaines en famille à Cuba :

Aussi un passage en Californie pour le boulot avec un crochet au Texas pour saluer un pote parti depuis longtemps. Rien d’exceptionnel horrmis le meilleur steak de ma vie, un concert de blues dans un bar crasseux emmené par l’ancien saxophoniste de BB King et un passage au musée de la NASA ;)

Je suis rentré la dedans et ai touché un morceau de lune ce jour là !

Et aujourd’hui ?
Changement de billet une fois de plus il y a quinze jour, j’ai repoussé à mi-décembre pour une session repêchage : je viens d’atterrir à Cancun et j’ai pour plan de rallier Querétaro via Tulum, le Belize, le Guatemala et le Chiapas au Mexique.

C’est reparti pour 5 semaines !

PS: si tu es passé par ce coin de la planète, tu m’intéresses!


Quelques photos du Mexique (en fait quasi toutes, je ne suis pas très photos…)


La pampa

La place au coin de ma rue avec un castillo de fuego : ils fixent des feux d’artifices à une grande structure métallique.

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Des CHOCOLATINES


Une tentative de panormique effectuée lors d’une soirée pirate sur les toits de la ville.

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Une des centaines de piscines naturelles des grottes de Tolantongo


La nurserie de larves de moustiques, il y en avait au moins soixante ce jour là. Les nuits a ma coloc n’ont pas étés les meilleures au début…

Spoiler : ce soir, je bois de bières avec le Commandant Marcos que j’avais rencontré au Nicaragua. Et je squatte chez lui aussi!

Procrastination : Bilan Costa Rica V2

Vendredi 23 septembre 2016 à 6:18

Bon, pour les deux du fond qui n’avaient pas compris, le dernier post (4 mois déjà…) était celui de mon dernier jour du voyage et non la veille d’un kidnapping par des narcos. A la relecture des posts précédents, les bons souvenirs viennent atténuer l’impression moyenne que je garde de cette partie du voyage. Moins intense, moins de surprises, plus d’attente (merci Anna!).

La session plongée fut décevante, j’ai l’impression d’être passé à côté des richesses de Liberia sans Michel Houellebecq comme guide, galéré pour rejoindre Anna que je n’aurais vu qu’en coup de vent et eu une dernière soirée un peu décevante avec Kesha à cause de sa condition de santé du moment.
Pour le positif, les sessions snorkelleing et surf ont été très agréables, le passage à San José à bien relevé le niveau en comparaison du premier et les aventures nocturnes de Nosara (invité dans mon lit et camping sur la page) tout à fait inoubliables.

Côté budget, je me suis re-fait violer par le Costa Rica avec 550€ dépensés en 6 jours: je suis très loin des 50€ par jour prévus.

Au final, sans la surprise de la découverte du pays, je garde de cette partie du voyage un souvenir un peu fade par manque de rencontre avec les locaux (alors que mon espagnol s’est largement amélioré au çours du voyage) et des zones visitées qui ressemblent plus à un club Méditerranée décontracté qu’une découverte d’une autre culture. Je ne peux cepandant m’en prendre qu’à moi-même: avec le recul, j’ai fait le choix de la facilité en restant dans la zone de confort occidentale. Leçon à retenir : plus d’audace à l’avenir.

Pour conclure, l’image que je me fait un plaisir de retenir pour cette partie : mon spot de surf et de camping :

Je bougonne un peu mais au final, c’était quand même une chance énorme de profiter de cette semaine !

J+47 Revanche sur San Jose

Dimanche 15 mai 2016 à 0:50

Mon premier passage à San Jose ayant été un échec, je suis bien décidé à profiter de la journée et éffacer cet affront.

Ca commence le matin par un petit dej en ville et direction le quartier chinois :

Ca m´avait fait envie et la visite ne sera pas sans surprise car la première chose notable dans le quartier chinois est sans surprise… sa jolie église. Au delà de ça, rien de très remarquable dans le quartier où toutes les boutiques chinoises sont tenus par des ticos.

Direction ensuite le Musée national du costa Rica :

La visite commence par un agréable jardin aux papillons :

La suite de la visite du musée est très intéressante et j’y resterais trois bonnes heures. Je me dirige ensuite un peu plus au nord pour visiter les parcs publics et passer devant les rares édifices coloniaux qui ont survecu aux outrages du temps et profiter du spectacle des vieilles facades coloniales. San Jose se fait belle pour fêter dignement mon prochain départ. Ou pour un festival qui va battre son plein tout le weekend, Je ne suis pas certain.

Je rejoindrais en fin d´aprem mon hotel le temps de taper la bavette avec mon pote francais de la veille et rejoins Kesha vers 18heures pour aller boires quelques bières dans le quartier étudiant de San Pedro. Beaucoup de monde, beaucoup de bruit et Kesha n’est pas très en forme puisque depuis les deux semaines pendant lesquelles nous ne nous sommes pas vu, elle a continué a être salement malade. On est rejoins par une de ses amies et partageons conversations et quelques tournées jusqu’à 10 heures du soir. Hamburger pris à emporter sur le chemin du retour, rapides conversations avec les gars de l’hôtel avant de rejoindre ma chambre.

C´était ma dernière nuit à San Jose et j´esperais aux côtés de Kesha une soirée plus marquante mais il est trop tard pour se révolter contre les aléas du voyage. Je ne manque quand même pas de souvenirs.

J+46 Cap sur San Jose

Mercredi 4 mai 2016 à 7:03

Après les péripéties de la veille, réveil à 6 heures pour quitter définitivement l’océan et en route pour San Jose. Atteindre Nicoya prendra 2 heures trente et avec le changement et la longue route, je débarque à San Jose vers 16h. 10 heures : Sacré trajet! Mon hostel pas très cher est de l’autre côté de la ville dans le quartier San Pedro et après avoir traversé le centre, je trouve un bus qui m’y amène. Plutôt simple au final.

J’avais quelques doutes sur le quartier vu qu’il est un peu excentré du centre ville mais en fait, c’est plutôt un quartier riche très américanisé et très dynamique puisque la zone universitaire qui s’y trouve regroupe des dizaines d’écoles supérieures et de fac. Qu’importe le voisinage, le choix était bon puisque c’est pas trop cher et que Kesha habite dans le coin.

Je prend mes quartiers vers 17 heures dans mon hostel, juste le temps de déposer mes sacs et d’être averti par la fille de l’accueil que d’autres gars de l’hôtel sont partis pour claquer un foot sur le terrain d’à côté. Une paire de tennis enfilée plus tard, je me joins au petit groupe de six et rameutte deux trois gars autour pour un 4vs4 sur un terrain de basket.

On finira sur un match nul 3 à 3 mais c’est quasi une victoire tant la fille qui jouait avec nous était un boulet. Que t’aies pas envie de courrir, soit; mais va au moins au gaol une fois de temps en temps pour laisser courrir ceux qui peuvent fillette ;)

Je ne manquerai pas de payer des bières aux participants et irais partager mon repas avec un des français qui traine là. En fait, l’hostel est composé d’une clientèle un peu atypique : la majeure partie des clients sont la pour environ 6 mois et sont profs d’anglais à la fac (comme Kesha). Ils se connaissent tous et viennent d’Hollande, d’Angleterre ou des pays du nord de l’Europe. Mon français qui parle pas anglais mais squattée la depuis un moment est ravi de communiquer sans galérer.

Petites conversations sympa avec le groupe qui perd des membres ou en gagne selon les allées venues et dodo au lit assez tôt. Petite soirée assez sympa dans cette communauté spontanée qui vit au bout du monde.

Mine de rien, j’ai pas mal galopé et me suis levé tôt : je rejoindrais Morphée en quelques secondes.

Réveil à 4 heures du mat. Le portable en vibreur dans le sable n’est pas une bonne idée: je n’émerge qu’à 4 heures vingt. J’ai dix minutes dont 5 de marche pour aller rendre la tente. J’ai battu un record de pliage de tente de nuit puisque j’arrive à 4 heures trente deux à l’hostel d’Anna. Ces cons ne sont pas debouts. Une demi heure plus tard, je retourne à mon point de départ, réinstalle la tente de nuit à la lumière du portable. Merci…

Je serai réveillé par la chaleur vers 7:30 et le spectacle de la plage vaut le détour : malgré ses dimensions énormes, la plage est remplie de surfeurs et il en arrive un nouveau toutes les cinq secondes. Décidément, ici, c’est pas des branleurs m’as tu vu mais des vrais passionnés avec le niveau qui va avec. Petit bain pour se laver et je me repars à l’hostel : Anna et son pote son déjà partis me laissant le backpack en sécurité. Je suis soulagé, j’ai toute ma vie dedans (passeport et CB en premier lieu). J’hérite aussi d’une tente et d’un matelas à me trimballer jusqu’à San Jose, merci encore…

Je prend mes quartiers dans cet hostal et serai dans le même dortoir que le ricain de la veille avec qui je m’entend bien. La journée peut être résumée rapidement : surf, surf et surf. Je fais des progrès mais je reste toujours un gros débutant.
J’irais admirer le coucher de soleil a la plage:

L’eau se remplit en fin de journée et décidément, il y a du niveau, le trick le plus remarquable étant un 180 replaqué avec une planche sans strap, ça gère dans tous les sens. De jolis vols aussi car les vagues atteigne 1,5 - 2 mètres et certains se feront salement brasser.

Instant noodles ce soir encore et je taperais la discussion avec un employé de l’hostel et mon ami ricain avec qui nous partagerons deux bières. Rien de particulièrement enervé car je suis rincé de ma journée. Direction le dortoir où nous ne sommes deux pour cette nuit. Au lit à 22h.

Acte 1 : Comme le titre de l’article le laisse à penser, cette journée ne se terminera pas sans surprise car vers 23:30, un gars bourré rentre dans le dortoir, s’assied sur mon lit et tente de se coucher sur moi. À chacune de ses tentatives, je le repousse énergiquement mais il s’acharne. Il est en fait ultimement saoul au point de ne pas m’entendre et de ne pas réaliser pourquoi malgré ses essais, il n’arrive pas à se coucher. Au bout de cinq minutes de se petit manège surréaliste, il connecte enfin et s’excuse avant de mollement se mettre debout puis coller la lampe de son portable sur la gueule de mon camarade de chambrée. À mon avis, il cherche à identifier un pote à lui mais son cerveau ne suit pas. Il finira par s’effondrer sur un lit libre et commencera à ronfler 10s après. Depuis le début, je le suspecte d’être un des deux party boys arrivés en fin d’aprem et qui occupent la chambre d’à côté. À une porte près, l’erreur est humaine.

Acte 2 : dix minutes plus tard, le manager de l’hostel qui vit au dessus débarque dans la piole passablement tendu :
“On cherche un gars qui vient d’arriver, vous avez rien vu?”
“Hum, ben, le gars bourré juste la?”
“Z’êtes sûrs, c’est pas un pote à vous?”
“Ouais, il vient juste de débarquer, est sur-saoul et on le connait pas”
“Merci, les flics sont devant, je reviens avec eux”

Acte 3: Le manager rerentre, désigne le gars aux flics. Ils sont trois, sacrément gaulés, armés à la ceinture et d’un air pas super sympathique. Ils colleront trois quatre bonnes bouffes à notre ami endormi, ça ne le réveillera pas. Ils changent d’approche : menottent un poignet, tirent d’un coup sec pour le faire tomber du lit (il heutera l’échelle en bois avec la tête au passage) et le trainent sur le dos jusqu’à l’extérieur. Notre ami est réveillé mais n’est toujours pas en état de communiquer saoul comme il est.
Partis sur leurs lancée, les flics nous questionnent le ricain et moi pour rentabiliser le déplacement et ne pas repartir qu’avec un seul client. Malgré leur ton agressif, on répond calmement et le manager confirme qu’on est des clients normaux et nous gagnons le privilège de ne pas passer la nuit au poste.

Au final, si il s’en rappelle, y’en à un qui aura des souvenirs plus extraordinaires que les miens et quelques contusions. Le manager s’excuse en affirmant que c’est rarissime et je veux bien le croire : le délit est un vol de bières : le resto devant l’hostel est ouvert sur la rue sans clôture, les frigos à bières éclairés la nuit et la porte en verre laissant voir l’objet du délit non verrouillée.
Le gars est passé et s’est servi. Dans un pays où 95% des maisons ont des barbelés et des barreaux aux fenetres, une telle absence de dispositif de sécurité est signe d’une zone ultra tranquille. Bon, au cas où, j’apprendrais plus tard que pendant toute la scène, le manager avait sa machette à la main, on est jamais trop prudents ;)