NoBlog

Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Blondin.

Archive pour juin 2017

J+17 Décision

Vendredi 30 juin 2017

(Nota : je vous avais laissé à Flores il y a un bout de temps, vous pouvez vous retaper les articles précédents pour remettre dans le contexte. De mon côté, je commençais à avoir la flemme de rédiger et, sans envie, faire des articles moyens ne me motivais plus. La motiv est revenue en même temps que du temps à tuer au boulot:)

De bon matin, je suis d’humeur optimiste et me rend à l’agence de voyage qui propose le trek du Mirador, si je signe, il y aura un départ demain : une fille s’est portée volontaire. J’y vais par curiosité mais ne le considère pas vraiment. La preuve :

Jihem : Si tu as des balls of steel, tu peux aussi faire un trek dans la jungle pour aller jusqu’à El Mirador, des ruines mayas enfouies sous la forêt (ambiance Indiana Jones avec singes, mygales…).

Blondin : Pour le Mirador, j’ai croisé une fan de trek qui m’a déconseillé : c’est la fin de la saison des pluies et les conditions de boue et de moustiques étaient horribles. Elle en garde en bon souvenir malgré tout mais déconseillé fortement à cette saison. A une autre, elle est super supportrice. Je cois que j’ai définitivement fait une croix dessus :(
(je n’avais pas fait mention dans mon message des autres petits détails engageants échangés avec cette trekkeuse très expérimentée : 100km de rando en bottes en caoutchouc et traversées de rivières immergé jusqu’à la poitrine en s’agrippant à des cordes pour lutter contre le courant, conditions d’hygiène déplorables..etc…).

Jihem :Je confirme, je l’ai fait aussi en pleine saison des pluie et c’était boue jusqu’aux genoux et hordes de moustiques indescriptibles - on a compté plus de 300 piqûres sur mon corps à la fin. Mais c’est aussi parce qu’on en a chié à mort que ça reste une expérience inoubliable ! :)

Je commence quand même à être trop vieux pour ces conneries et je n’ai ni une hygiène de vie ni une condition physique exceptionnelle. Je retourne me poser tranquilou à l’hôtel pour méditer sur le sujet en contemplant des reviews horribles du trek en saison des pluies. Les pires sont assez marrantes : plusieurs groupes ne sont jamais arrivés au départ car les véhicules se sont soit embourbés, soit mis au tas sur la route. Puis vint le drame : avec la chaleur, je me désaltère à la bière. Au bout de deux, un lame de fond d’optimisme me submerge et me pousse tout guilleret à l’agence de voyage payer mes 250$ pour 5 jours de trek : ça comprend le guide, le cavalier qui gère les mules et la bouffe. Toutes les affaires et le bivouac sont chargées sur les mules, il ne faut que porter son eau et son équipement du jour.

Maintenant, hors de question que je me désiste : après avoir raqué 250$, je boirai donc le calice jusqu’à la lie… bordel, je regrettais déjà.

Je passerais l’aprem à gérer la logistique : barres de céréales à foison ainsi que quelques nouilles lyophilisées (pas mal de reviews mentionnaient que les guides ne prévoyaient pas assez de bouffe), t-shirt respirants à manches longues, imprégnation à l’anti-moustique de toutes mes affaires, 10 paires de chaussettes, talc pour la transpiration des pieds, bottes en caoutchouc, de l’anti moustique sous toutes ses formes, 1 bouteille de rhum pour partager avec les gars qui vivent sur le site, lampe torche, tongs pour le soir, pastilles de purification d’eau et PQ à foison. Mon équipement est parfait à une exception près : impossible de mettre la main sur des pansements anti-ampoules… le seul truc indispensable.

En dehors de l’aspect financier, obtenir tout ça a eu un prix psychologique: j’étais véhiculé pour les courses à l’arrière du scooter du gars de l’agence : sans casque et sur des routes d’un état plus que discutable, mon chauffeur conduisait de la main droite tout en discutant continuellement sur Whatsapp de la main gauche. Il se retournait assez régulièrement pour me partager les répliques et photos les plus croustillantes pendant que je voyais ma vie défiler. El Mirador a failli me tuer avant même le premier pas…

En fin d’aprem, il m’annoncera qu’un troisième se joindra peut-être à l’expédition. Mon barda prêt, j’irais partager mes ultimes bières pour 5 jours avec 2 roots belges qui auraient été tentés par le trek mais n’en ont pas les moyens. Pas de folie ce soir, le rendez-vous est fixé à 4 heures du mat demain.

Je m’endors donc vers 10 heures 30 en me maudissant d’être aussi con.