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Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Blondin.

Archive pour octobre 2016

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J+16 Tikal

Dimanche 30 octobre 2016

Réveil gelé, il n’y a pas que les bus qui mettent la clim à fond mais aussi les israéliens. Les deux cons de mon dortoir ont mis la clim à 21° toute la nuit….

Ce matin, mon français chasse les statues de jades en négociant comme un fou dans les boutiques à touristes, moi je me renseigne sur le Mirador. 5 jours de trek dans la jungle, presque 100 km et comme c’est la saison des pluies, beaucoup de boue. J’avais fait une croix dessus mis j’ai quand même encore envie…

Une fois n’est pas coutume, je ferais la visite de Tikal en groupe car l’aller retour coûte 60 Quetzals, nous avons négocié le tour avec 4 heures accompagnés d’un guide à 80.

Une cinquantaine d’échoppes propose ce tour de l’après-midi pour admirer le coucher du soleil mais en fait, une seule compagnie le réalise : qu’importe l’endroit où vous l’avez acheté, vous vous retrouvez dans les mêmes deux minibus.

L’arrivée à Tikal se fait une heure plus tard après avoir traversé quelques averses. Mais bonne surprise à l’arrivée, on a un peu de ciel bleu et à part notre groupe d’une vingtaine de personnes, seuls quelques locaux peuplent le site. Aucun bus de tour operator rempli de ricains en vue. L’avantage de la basse saison.

Tikal est effectivement un site majestueux avec ses pyramides dans tous les coins restaurées ou encore noyées sous un épais manteau de végétation. La visite culmine par la place principale avec ses deux immenses pyramides ultra pentues.

Étant un des rares à parler espagnol a peu près décemment, j’en profite pour squatter le guide et obtiens de nombreux détails intéressants. J’en profite aussi pour lui demander comment il a occupé son samedi soir : il a gentilment bu deux bières avec ses potes et s’est rentré a 22:30. Consciencieux envers son boulot? Pas vraiment, il estime en fait qu’il est trop dangereux de se balader la nuit après cette heure là. Note pour plus tard : ne pas aller trainer dans Santa Helena la nuit tombée de l’autre côté du pont de l’île de Florès.

Le tour se finit sur la pyramide principale mais le couché de soleil est à l’opposé… Qu’à cela ne tienne, tout est prévu et le guide soudoie le gentil gardien armé d’un fusil à pompe pour aller de l’autre côté du temple sur une zone soi disant interdite au public. C’est comme ça tous les jours, bienvenue au Guatemala.

Retour au minibus à la lampe torche et retour en ville pour reparler du Mirador. D’après le gars de l’agence, une fille est motivée pour partir ensemble deux jours. Je prendrais la nuit pour réfléchir mais plus j’y pense, plus ça me motive.

J+15 Flores

Samedi 29 octobre 2016

Petit réveil à 5heures du mat en milieu de route pour un contrôle douanier, ça fait toujours plaisir. Je ne comprends toujours pas (et ce, malgré de nombreuses questions) la manie des bus d’Amérique centrale à mettre la clim à fond. Habitué à ce type de trajet, j’ai prévu chaussures, chaussettes, pantalon et polaire mais ca ne suffit pas, je me gelé… Les locaux quand à eux arrivent avec des couvertures.
Arrivée en taxi (il m’a volé…) à la charmante île de Florès :

Sur les conseils de Jihem (et d’autres voyageurs), je prend mes quartiers à l’hôtel Los Amigos, un des meilleurs hôtels du monde : patio central avec coussins pour s’affaler assis ou couché, petite fontaine, déco colorée d’inspiration sud asiatique, plantes rampantes omniprésentes, fresques colorées aux murs et coin bar en bois massif assez class, billard à disposition.

On s’y sent immédiatement à l’aise surtout que les tarifs restent tout à fait acceptables (moins de 9€ la nuit en dortoir, j’opterais pour le dortoir avec clim et salle de bain privée à 11€). En milieu de journée, je rencontre un français avec qui j’étais déjà en contact par mail (en cherchant des infos sur le site du routard, il signalait sa presence en tant que voyageur solo au Guatemala aux mêmes dates que moi) et nous voilà partis sur l’autre bon de du lac pour profiter de la plage locale :

Ensuite, petite grimpette jusqu’au Mirador en bois dominant tout le lac peten itza:

Ca grimpe pas mal, normal : le mirador est en fait le haut d’une ancienne pyramide maya recouverte par le temps. Exceptionnel… pour aujourd’hui. Car il existe en fait des centaines d’autres aux alentours.
On enchaîne sur l’île servant de refuge aux animaux blessés ou issu de trafic. Magnifiques aras, singes araignées et ocelots mais les pauvres ne jouissent pas de cages énormes. Je ne connaissais pas les ocelots qui sont des gros chats tout gracieux :

En début de soirée, on négocie notre excursion pour le lendemain après midi à Tikal et partagerons un repas sur la terrasse d’un resto semi-class avant d’aller dormir. Rendez-vous est pris pour demain matin pour manger avant de partir l’après midi découvrir le fameux site de Tikal.

J+12/13/14 Antigua

Vendredi 28 octobre 2016

Rien de bien particulier ces jours là si ce n’est déambuler dans les rues pavées de la vielle capitale en admirant les façades défraîchies ou flambantes neuves mais toujours colorées. Les façades en ruines de vieilles églises, couvents sont légion et la végétation y reprend ses droits. À l’opposé des églises contemporaines bichonnées au jour le jour (mention spéciale à l’eglise de la merced).

Antigua est de loin la plus belle ville d’Amérique que j’ai visité jusqu’à présent et la vue des trois volcans et collines verdoyantes couvertes de forêt ne gâche rien.

Seule ombre au tableau, la sécurité. Voire des vigiles privés avec pistolet à la ceinture ou fusil à pompe en évidence donne tout de même une teinte différente à l’endroit. Ils protègent banques, lieux officiels mais aussi hotels, pharmacies et magasins même petits! De plus, en marchant en ville, les personnes marchant devant se retournent régulièrement pour vous jauger de haut en bas pour évaluer la menace que vous représentez. Je n’espère pas avoir sombré dans la paranoïa mais j’ai évité là aussi les randonnées seul en dehors de la ville où de me perdre dans les quartiers un peu trop déserts.

J’ai pas mal hésité à faire l’ascension du volcan Acatenengo où on grimpe pendant toute une aprem pour dormir en tente près du sommet et se lever à 3 heures du mat pour admirer le volcan voisin en éruption la nuit puis le lever de soleil. La présence continuelle de nuages m’en a dissuadé et d’autres ayant tenté l’expérience auront confirmé mon mauvais pressentiment sur la visibilité.

Quelques photos de ma part puis d’autres glanées sur le net chez des photographes bien plus compétents :







Je suis sur que vous n’avez pas note la différence de photographe.

Au troisième soir, direction Guatemala City pour y arriver à 20:30 en pleine nuit pour prendre un bus à 22:30 et se réveiller à Florès, base de départ pour le fameux site de Tikal. Guatemala City la nuit ne fait vraiment pas envie…

J+11 Lac Atitlan

Jeudi 27 octobre 2016

Réveil en douceur dans la matinée et j’irai faire un tour au bord du lac pour découvrir ce lieu tant vante. Bon, les bords du lac ne sont pas ultra secure si on en croit le site du ministère des affaires étrangères et quelques échos que j’ai eu. Je ne pousserai donc pas trop l’exploration et c’en est un peu frustrant.

Les rives du lac à Panajachel ne sont pas non plus si appétissantes : la vision du lac est magnifique mais les algues en bordure ne donne pas très envie de se baigner.
Des micros rues insolites rendent tout de même la ville agréable : c’est la première fois que j’en decouvre une ou un piéton ne peut pas croiser un tuk-tuk:

Petit déjeuner copieux de retour à l’hôtel et j’essaye de quitter Panajachel à midi mais le chauffeur est injoignable. Billet direction antigua à 16h et j’irais faire un tour en ville avant de m’atabler à une terrasse pour passer le temps :

Je prend mes quartier à Antigua et grande cuisine au menu : pâtes chinoises agrémentées d’ognon et de tomates. Mon hôtel n’est pas top mais compense amplement par la vue offerte du toit : un joli panorama sur la ville mais surtout la possibilité de contempler les jets de lave rougeouillants expulsés par un volcan actif. C’est magnifique mais pas rassurant.

Ça m’empêchera pas de dormir sur mes deux oreilles.

J+10 En route pour le Guatemala

Mardi 25 octobre 2016

Réveil assez matinal pour se présenter à 7:00 à la porte de l’hostal pour être récupérés par le shuttle à destination du Guatemala en compagnie de Roarrrr. Le shuttle se pointera avec une demi heure de retard et fera le tour des autres hôtels pour récupérer nos futurs compagnons de route. Ca fait mal de payer le prix fort pour un shuttle et de se lever à 6:15 pour sortir de la ville à 9:00…

Au cours de la première pause, on fera connaissance d’une jeune espagnole vivant à Quetzaltenango (dit Xela) où se rend Roarrrr pour prendre des cours d’espagnol trois semaines en immersion dans une famille locale.

Arrivés à la frontière, rien de bien exceptionnel : un bled sale qui pue le trafic avec son lot de changeurs de devises se trimballant avec des liasses de billets pour arnaquer le touriste. Ils changent le dollar à 16pesos vec un cours officiel à 19. Et je ne parle pas du risque de faux billets…

On attendra le shuttle arrivant du Guatemala une bonne heure celui-ci ayant été bloqué par une manifestation paysanne qui ont bloqué la route a un point névralgique. Ça me fais penser au pays, j’en ai la larme à l’oeil.

Pendant l’attente Roarrrr tombe fou amoureux de la mexicaine assise derrière nous qui voyage avec sa mère et grand mère. Je lui concède qu’il a bon goût puisqu’en plus d’être mignonne, elle se fringue avec élégance, à un master en relations internationales, se lance dans la politique en intégrant le cabinet du candidat de gauche aux élections présidentielles mexicaine. Elle ne perd pas de vue l’aspect pecunier de sa demarche tout de même. Tiens, ca me rappelle quelqu’un.

La route est agréable avec de nombreuses micros montagnes verdoyantes des deux côtés de la route. Ca à aussi son désagrément : on se faufile entre sur une route en état plutôt passable. Adieux à Roarrrr que je laisse en compagnie de la petite espagnole qui lui servira de guide à Xela et lui propose de l’héberger. Ca va, il est entre de bonnes mains.

Arrivée a Panajachel alors que la nuit est deja tombée depuis deux heures et je récupère le chinois un peu culturellement désorienté pour nous trouver un hôtel. Nous sommes sur le bord du fameux lac atitlan mais sans lumières, difficile de le contempler. Une bonne journee de trajet en somme : 13 heures en minibus.

Petite déception, je n’ai pas pu traverser le lac pour aller de l’autre côté à San pedri, la ville qu’on m’a fortement recommandé. À voir demain.

J+9 Zoo de Tuxla

Dimanche 16 octobre 2016

Petite matinée tranquile et en prenant tardivement le petit déjeuner avec l’équipe de l’hostal. Je fais connaissance de l’unique autre client de l’hostal : Roarrrr, dont le prénom au son gutural ne fais planner aucun doute sur son origine scandinave. Ses cheveux blonds et ses yeux bleus non plus.

Je fais part de mon planning consistant à aller visiter le zoo tropical de la ville voisine, Tuxla Guitierrez, capitale de la province et il souhaite se joindre à moi.

J’ai trop cuisiné hier et offre le repas de midi à Roarrrr et me voilà en route vers la gare de combi en compagnie de mon nouvel acolyte. Roarrrr travaillait sur plateforme pétrolière en Norvège et y a gagné pas mal de pognon avant de se faire virer car le secteur pétrolier est vraiment pas au top en ce moment. Il part pour un an et demi mais l’apparition d’un kyste préoccupant avant son départ va l’obliger à rentrer en Norvege se faire opérer mi Novembre.

Roarrrr ne parle pas un mot d’espagnol et est ravi d’avoir un interprète pour la logistique. Le zoo est vendu comme un zoo en semi-liberté n’est pas aussi ouvert que je j’espérais et c’est quand même un poil glauque de voir les oiseaux confinés dans des cages où ils peuvent à peine voler. Heureusement pour eux, les aras ont une immense volière où ils peuvent s’exercer. Ce n’est pas le cas des aigles ou des perroquets.P ar contre, des espèces de gros rongeurs, de la volaille et des cerfs deambulent à loisir au milieu des touristes et des zones ouvertes.


L’attraction principales sont les jaguars et panthères. Les jaguars disant la sieste à l’ombre, on les entrevois à peine par contre, le couple de panthères se donnent en spectacle.

Retour à San Christobal où le staff nous informe que des touristes cherchent à changer des quetzales contre des pesos mexicains. Ils sont à l’hostal a coté et je paye ma tournee de bière à ce couple de belge après avoir la valse des billets.

Ils font un tour du monde en un an et demi et sont en mode ultra budget : en six mois, ils ont dépensé en moyenne 20$ par jour… à deux.
Ecolos, ils n’ont d’ailleurs pas pris l’avion mais fait du bateau stop pour traverser l’Atlantique et ensuite pour arriver au Panama (il est impossible de passer de la Colombie au Panama par voie terrestre depuis quelques années). Pour tenir leur budget, ils utilisent beaucoup le couchsurfing, campent pas mal et leur activite principale est la randonnée. La fille a fait le trek d’El Mirador il y a une dizainne d’années et elle me déconseille en cette saison. Bien qu’elle en ait gardé un bon souvenir, les conditions étaient dantesques avec de la boue à mi tibia toute la journée, des rivières à traverser d’une centaines de metres avec de l’eau jusqu’au bassin, des moustiques d’une violence impressionnante et un site au final totalement enfoui sans rien à voir si ce n’est le point de vue en haut de la pyramide. J’avais deja fait une demi croix sur ce trek, elle vient de la compléter…
Avec Roarrrr, on va manger en ville, le couple décline mais ce n’est pas un adieu : je les héberger au à Querétaro quand ils passeront mi Novembre.

On ira manger en ville avec Roarrrr et partagerons deux bières dans le bar branchouille de la ville proposant de la musique live. C’est vraiment morte saison car nous sommes aussi les seuls touristes et le bar est rempli de locaux venus fêter là un anniversaire. Le lundi matin risque d’être difficile pour certains. Pas pour nous, on rentre sagement car un shuttle passe nous prendre à 7heures du mat a l’hostal : direction Guatemala!

J+8 A la découverte de San Cristóbal

Vendredi 14 octobre 2016

Aujourd’hui, rien d’exceptionnel si ce n’est le fait de sillonner la ville et ses collines, ses marchés, des rues piétonnes agréables, ses églises et couvents. Petit rythme et à part me perdre dans un petit bois où je me retrouve dans un cul de sac après une tentative de hors-piste, rien d’exceptionnel donc.
Mais le sourire au lèvres.
San Christobal dégage une atmosphère accueillante et relaxante, l’arrivée massive de touristes comme moi n’a pas dénaturé son côté authentique et on entend encore parler un dialecte maya sur les marchés et les places. La saison touristique ne recommencera que le mois prochain et ça se sent : il doit y avoir dix fois moins de touristes que les capacités d’accueil en resto et hôtels (ça se confirme le soir même: nous serons 2 clients pour un staff de 5 et demi).
En ville, les tenues traditionnelles ne sont pas exhibées uniquement par les rabatteurs à touristes mais encore utilisées au jour le jour par les paysans descendant chaque jour des montagnes pour vendre leur produits. La préservation des traditions passe par une distance de rigueur avec l’étranger (dans mon cas le touriste) et il ne faut pas trop espérer rentrer en contact profond avec les locaux.

En vrac, l’autre bon point de cette authenticité reste les produits : même si les petites échoppes vendant chips coca et bonbons pullulent comme partout ailleurs au Mexique, il se vend aussi tous les 10 mètres des fruits de toutes sortes prêt à déguster. Cueillis à parfaite maturités, ils sont succulents et j’en profiterais pour cuisiner midi et soir avec les légumes du marché.

Beaucoup de marche, fruits et légumes frais, pas une goutte d’alcool depuis 3 jours. Merde, j’ai presque un rythme de vie sain en ce moment, je me commence à me faire peur !

Quelques photos en vrac glanées sur le net, les miennes sont toujours aussi pourries :




J+7 San Christobal de las Casas

Jeudi 13 octobre 2016

Hier soir pour partir plus tôt et économiser 5€, j’ai pris un bus normal et pas un bus grand luxe. Erreur, je me réveille somnolant le lendemain matin avec pas mal de courbatures. Au final, au lieu d’attendre deux heures de plus dans la gare de bus, je me retrouve avec 3h de plus de trajet. Pingrerie, quand tu nous tiens!

Arrivée donc vers 13h et direction mon hostal ou m’attend une mauvaise nouvelle : ma polonaise n’est pas rentrée de vacances et ne pourra pas me sortir pour le weekend. Dommage!

À la place, je fais connaissance du staff de l’hostal : une américaine perchée (je l’ai cru défoncée au premier abord mais c’est en fait son état naturel), un israélien taciturne, une géorgienne bavarde et une brésilienne un poil hautaine. Mais le lieu est plutôt sympa. Par contre, c’est la morte saison : on est 4 clients et le staff est de 5 personnel.

Après ma salle nuit, douche, rasage et coupe de cheveux pour reprendre forme humaine. J’irais me balader rapidement dans San Christobal qui dégage une agréable atmosphère de ville coloniale. Il y a des hôtels et restos partout mais pas un touriste, ça donne une sensation étrange.J’iarais sur un des sommets de la ville admirer le panorama :

(Je suis vraiment une tache en photos, les miennes sont horribles)

Je poursuis la logistique en laissant mes fringues à la laverie et irais faire dez courses : ce soir, c’est omelette aux champignons. Apres le repas, je rejoins les canapés de l’hostal pour un petit fil et rejoins tranquillement mon lit.

San Christobal, je ferai ta connaissance plus en profondeur demain!

J+6 Chetumal

Mercredi 12 octobre 2016

Baignade dans la lagune en guise de douche et petit déjeuner inclus dans le prix de la nuit. Rebaignade et vraie douche. L’eau de la lagune à quand même un inconvénient : elle est presque trop chaude.

Au cours de la matinée, j’irais visiter le fort local. Bon, perso, j’aurais nommé ca plutôt fortin. Voire petit fortin.
A 3,5€ la visite ça fait un poil cher puisque le fort contient une seule salle et un joli point de vue :

La salle est tout de même intéressante avec de jolies fresques sur les murs et de belles pièces d’exposition :

Des armes, des galions et des bouteilles, ça résume bien l’époque.

Départ pour Chetumal vers 12h. C’est quasi à la frontière avec le Bélize et de manière générale, les villes frontalières sont plutôt malsaines. Chetumal, même si elle a peu d’attrait, fait exception a la règle. On s’y sent plutôt à l’aise et c’est assez propre mais pas trop non plus - faut pas déconner. Repas copieux au sein du marché (environ 4,5€ avec boisson). Sur la digestion, j’irais visiter le musée local sur la culture maya plein de reproductions parfaitement exposées. Bonne ambiance forêt vierge à l’intérieur malgré la végétation en plastique, fond musical avec bruits de jungle et lumière tamisée, bonne immersion.

Entre les répliques miniatures des sites mayas majeurs, une gravure m’appelle :

El Mirador et ses 5 jours de trek en pleine jungle.
J’y ai avais fait une croix dessus car je n’ai pas de pompes de rando mais l’envie est encore présente!

Une fois la section maya visitée de fond en comble, direction les trois salles d’exposition des peintures d’artistes locaux qui gagnent à ne pas être connus. Les fresques murales qu’ils sont en train de peindre sur les murs ceinturant le patio du musée sont bien plus travaillées :

Mon bus de nuit décolle tard (vers 21:30) et je choisis mes futurs livres de route : L’art de la guerre et l’histoire de la conquête du Mexique par Cortés. Le tout en espagnol, je suis d’humeur optimiste!

Mais d’autres le sont plus que moi : je rencontre brièvement un couple de français à la gare de bus voyageant avec leurs filles de 4 et 1 an. Ca doit pas être facile tous les jours.

Mon bus de nuit partira à 22h avec une demi heure de retard et j’aurais largement le temps de dormir : l’arrivée est prévue 13 heures plus tard à San Christobal de las Casas!

J+5 En route vers le Belize

Mardi 11 octobre 2016

Ultime petit déjeuner avec le Commandant et il me jette à la gare de bus vers 9:45. Depart vers 10 heures 20. Je n’ai pas réservé pour ce soir car le plan est de prendre un bateau du Mexique directement à San Pedro, une presqu’île du Belize au large du pays.

J’ai trois heures de bus et après étude plus approfondie du routard, le Belize propose surtout des plages équivalentes au Mexique mais en deux fois plus cher. J’ai eu une bonne ration de plage, et je décide de changer de programme : arrêt à la lagune de Bacalar pour passer la nuit, endroit chaudement recommandé par un de mes collègues. J’enchainerais sur San Christobal de las casas beaucoup plus à l’est au Mexique via un bus de nuit, j’y connais une polonaise qu’ gère un hostal. De là, entrée au Guatemala par le nord ouest puis une boucle pour rejoindre le Belize puis re-Tulum et départ en avion depuis Cancun.

Arrêt donc à Bacalar, et chop suey de boeuf pour 2,5€ à l’arrêt du bus. C’est tellement copieux que ça me fera aussi le repas de ce soir. Au cours du repas, chose étrange : il a l’air d’exister à Bacalar une communauté hammish et ils sont fans de bouffe chinoise… 3 différents viendront chercher de la bouffe à emporter en 30 minutes.
Profitant du wifi du resto chinois, je choisis de me poser au Magic hostal : accès direct à la lagune et nuit en dortoir pour 8€. Aussitôt mon sac posé, petite baignade : je profiterais de la suite de l’aprèm pour potasser le routard depuis mon hamac.

Lors de la baignade suivante, je tchatche avec un local qui cherche des coquillages pour les manger en apéro et il me fait déguster une de ses prises. Sans assaisonnement, c’est un peu face avec un vague goût de fruits de mer : pas très bon mais au moins, je suis certain de la fraîcheur.

Je partagerais mon repas du soir avec un couple de français sympas qui entament un an et demi de tour du monde et semblent bien préparés. On se couchera tôt, mes pérégrinations à Tulum ont laissé un peu de fatigue derrière elles. Journée calme et reposante, j’en ai bien besoin, le planning est chargé demain .