NoBlog

Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Blondin.

Archive pour avril 2016

« Articles plus anciens

Réveil à 4 heures du mat. Le portable en vibreur dans le sable n’est pas une bonne idée: je n’émerge qu’à 4 heures vingt. J’ai dix minutes dont 5 de marche pour aller rendre la tente. J’ai battu un record de pliage de tente de nuit puisque j’arrive à 4 heures trente deux à l’hostel d’Anna. Ces cons ne sont pas debouts. Une demi heure plus tard, je retourne à mon point de départ, réinstalle la tente de nuit à la lumière du portable. Merci…

Je serai réveillé par la chaleur vers 7:30 et le spectacle de la plage vaut le détour : malgré ses dimensions énormes, la plage est remplie de surfeurs et il en arrive un nouveau toutes les cinq secondes. Décidément, ici, c’est pas des branleurs m’as tu vu mais des vrais passionnés avec le niveau qui va avec. Petit bain pour se laver et je me repars à l’hostel : Anna et son pote son déjà partis me laissant le backpack en sécurité. Je suis soulagé, j’ai toute ma vie dedans (passeport et CB en premier lieu). J’hérite aussi d’une tente et d’un matelas à me trimballer jusqu’à San Jose, merci encore…

Je prend mes quartiers dans cet hostal et serai dans le même dortoir que le ricain de la veille avec qui je m’entend bien. La journée peut être résumée rapidement : surf, surf et surf. Je fais des progrès mais je reste toujours un gros débutant.
J’irais admirer le coucher de soleil a la plage:

L’eau se remplit en fin de journée et décidément, il y a du niveau, le trick le plus remarquable étant un 180 replaqué avec une planche sans strap, ça gère dans tous les sens. De jolis vols aussi car les vagues atteigne 1,5 - 2 mètres et certains se feront salement brasser.

Instant noodles ce soir encore et je taperais la discussion avec un employé de l’hostel et mon ami ricain avec qui nous partagerons deux bières. Rien de particulièrement enervé car je suis rincé de ma journée. Direction le dortoir où nous ne sommes deux pour cette nuit. Au lit à 22h.

Acte 1 : Comme le titre de l’article le laisse à penser, cette journée ne se terminera pas sans surprise car vers 23:30, un gars bourré rentre dans le dortoir, s’assied sur mon lit et tente de se coucher sur moi. À chacune de ses tentatives, je le repousse énergiquement mais il s’acharne. Il est en fait ultimement saoul au point de ne pas m’entendre et de ne pas réaliser pourquoi malgré ses essais, il n’arrive pas à se coucher. Au bout de cinq minutes de se petit manège surréaliste, il connecte enfin et s’excuse avant de mollement se mettre debout puis coller la lampe de son portable sur la gueule de mon camarade de chambrée. À mon avis, il cherche à identifier un pote à lui mais son cerveau ne suit pas. Il finira par s’effondrer sur un lit libre et commencera à ronfler 10s après. Depuis le début, je le suspecte d’être un des deux party boys arrivés en fin d’aprem et qui occupent la chambre d’à côté. À une porte près, l’erreur est humaine.

Acte 2 : dix minutes plus tard, le manager de l’hostel qui vit au dessus débarque dans la piole passablement tendu :
“On cherche un gars qui vient d’arriver, vous avez rien vu?”
“Hum, ben, le gars bourré juste la?”
“Z’êtes sûrs, c’est pas un pote à vous?”
“Ouais, il vient juste de débarquer, est sur-saoul et on le connait pas”
“Merci, les flics sont devant, je reviens avec eux”

Acte 3: Le manager rerentre, désigne le gars aux flics. Ils sont trois, sacrément gaulés, armés à la ceinture et d’un air pas super sympathique. Ils colleront trois quatre bonnes bouffes à notre ami endormi, ça ne le réveillera pas. Ils changent d’approche : menottent un poignet, tirent d’un coup sec pour le faire tomber du lit (il heutera l’échelle en bois avec la tête au passage) et le trainent sur le dos jusqu’à l’extérieur. Notre ami est réveillé mais n’est toujours pas en état de communiquer saoul comme il est.
Partis sur leurs lancée, les flics nous questionnent le ricain et moi pour rentabiliser le déplacement et ne pas repartir qu’avec un seul client. Malgré leur ton agressif, on répond calmement et le manager confirme qu’on est des clients normaux et nous gagnons le privilège de ne pas passer la nuit au poste.

Au final, si il s’en rappelle, y’en à un qui aura des souvenirs plus extraordinaires que les miens et quelques contusions. Le manager s’excuse en affirmant que c’est rarissime et je veux bien le croire : le délit est un vol de bières : le resto devant l’hostel est ouvert sur la rue sans clôture, les frigos à bières éclairés la nuit et la porte en verre laissant voir l’objet du délit non verrouillée.
Le gars est passé et s’est servi. Dans un pays où 95% des maisons ont des barbelés et des barreaux aux fenetres, une telle absence de dispositif de sécurité est signe d’une zone ultra tranquille. Bon, au cas où, j’apprendrais plus tard que pendant toute la scène, le manager avait sa machette à la main, on est jamais trop prudents ;)

J+44 Playa Guiones : surfday

Dimanche 24 avril 2016

Petit tour pour découvrir la plage au petit matin. Pas dégeu :


Anna et son pote sont à 1 km de là et m’invitent pour le petit déjeuner. Se pose le problème du logement, il est possible d’avoir un lit en dortoir à 15$ dans leur hostel. Bon plan. Le temps que j’aille récupérer mon backpack et que je checke d’autres hostels, le dortoir est plein. Après discussions, les autres avaient campé sur la plage les deux derniers jours, le spot est excellent, c’est parti pour une nuit en tente qu’ils vont me prêter.

Une fois le problème de logement géré, on va déjeuner avec un américain de l’hôtel qui nous transporte sur son quad. À quatre sur la bête, ça frotte un peu par terre mais on a la classe! Direction ensuite le surfshop affichant les meilleurs prix des planches en loc et me voilà en possession d’une peniche pour 10$ les 24heures.

On comprend vite pourquoi la densite de surfeur est si dense en ville : la plage est immense, aucun récif, pas trop de profondeur et des vagues d’un mètre à un mètre 50 assez régulières.

Je n’ai quasi jamais surfé mais avec ma péniche, il est facile de se lever dans les remous, la barre étant ultra tendue à passer avec ma planche. Lorceque les vagues se reforment, ça fait quand même du 50-60 cm, bonne hauteur pour un débutant comme moi même si ça casse moins proprement. Ça suffit quand même pour bien se faire brasser quand une vague un peu plus grosse arrive.

Au final, on passera l’intégralité de l’aprem à surfer (du moins à essayer) et même si j’aurais besoin de cours, je ne suis pas si ridicule que ça et prend beaucoup de plaisir. Par contre, c’est physique et j’en ressort rincé.

Resto avec Anna et son pote le soir, un resto mexicain un peu fashion. Très bon mais toujours cher… Rien de bien spécial ce soir, on est bien claqués par la journée et on prend le chemin du retour vers 10/11h. Se pose une question logistique oubliée jusque là : ils décollent demain à 5:00 en bus…
Rendez-vous est donc pris à 4:30 avec la tente démontée à leur hostel, je recupererai mon backpack et finirai ma nuit comme un clochard sur la plage. J’en suis ravi d’avance! Direction ma tente pour 5h de sommeil avant de devoir tout replier…
Le bon point c’est que s’endormir avec le bruit de l’océan est super agréable et j’ai mis 10minutes à retrouver ma tente planquée sous les arbres tellement elle est invisible depuis la plage. Au moins, je ne serai pas dérangé.

J+43 Plongée

Samedi 23 avril 2016

J’arrive comme convenu à 7:45 au centre de plongée et après le briefing habituel, nous voilà en route vers la petite embarquation pour plonger. Le groupe est quasi composé uniquement de francophones avec un québécois qui passe sa licence et va faire sa première plongée en mer avec un moniteur dédié, moi et un couple de français avec une petite fille, la mère va plonger avec moi et les encadrants seront sa soeur qui bosse dans le club et le dive master une fille d’Europe de l’est. Bref, un moniteur pour un plongeur, c’est le grand luxe.

Les sites de plongée du jour sont en face de la plage près de deux ilots sur la gauche de la photo :

L’ocean bouge un peu mais rien de dramatique et je suis impatient de découvrir les merveilles vantées par les reviews : raies, tortues, boules denses de poissons et même quelques requins.

Une fois dans l’eau, je vais vite déchanter : on se caille pas mal et la visibilité est très moyenne. Pour couronner le tout la fille qui plonge avec moi a des problèmes pour respirer et va galérer 10minutes avant d’abandonner. Une fois en bas, l’eau est quand même assez trouble et même si il y a de la vie, rien de particulièrement exceptionnel à l’exception d’énormes murènes. La plongée dure longtemps et on en ressort gelés.
Pause syndicale sur le bateau, fruits frais, eau et snacks pour reprendre des forces dans une zone à l’abri des vagues. En fait, ça bouge pas mal en mer, le bateau tangue et ceux qui me plongent pas font une sale gueule.
On enchaine sur la deuxième plongée alors que je ne suis pas encore réchauffé mais même pas peur. La deuxième plongée sera pas mal aussi mais sans plus. Toujours froid, peu de visu et rien de magique au fond.
Quand je repense au moniteur qui nous a assuré qu’il préférait ce spot à Playa del Carmen au Mexique, je reste dubitatif.

Retour vers 12:30 au magasin de plongée. Compte tenu de l’expérience de ce matin, je ne vais pas rester dans cette ville chère pour me retaper deux plongées moyennes à 105$. Direction l’arrêt de bus après avoir récupéré ma lessive et m’assied à 12:57 pour un départ à 13:00. La classe!

Direction Nicoya puis la plage de Nosara où squatte Anna Kournikova avec un pote à elle. C’est beaucoup plus au sud le long de la cote Pacifique:

Ca semble être un des meilleurs spots de surf de la région et j’ai bien envie de m’y essayer. Changement à Nicoya en quarante minutes, juste le temps de manger et c’est parti pour 60km soit deux heure trente… Et oui, la rumeur veut que pour préserver Nosara veut que les habitants refusent d’avoir une route bitumée pour éviter l’afflux de touristes. Ça doit être pour la même raison qu’ils y ont accepté un aéroport…

La route est longue et arrivé à Nosara, aucune nouvelles d’Anna, je commence à être habitué. Quittant Playa del Coco, je m’attendais à trouver des hôtels meilleurs marché. Erreur, à Nosara, c’est encore pire.
La ville est située à 5 km de la plage et cette dernière à été amplement colonisée par des ricains qui y ont installé de nombreuses baraques et hôtels très chics. L’avantage c’est que ce n’est pas tres dense et assez vert car composé de grosse baraques et hotels entoures de jardin et souvent séparés par des friches. Les locaux surnomment la plage Gringolandia, c’est dire…

Bref, ce sera dortoir à 22$ la nuit, et celui-ci n’a pas la clim mais il y a quand même la piscine. Mon compagnon de dortoir est un ricain très sympa et à trouve ici son petit paradis pour surfer pour trois semaines. Il me file quelques conseils avant d’aller cuver le vin qu’il a ingéré.
Rien de folichon ce soir, j’ai hâte de découvrir la plage demain car je suis arrivé de nuit. Je fais un rapide tour des rues bordant la plage et c’est clair : la seule activité est le surf et tout le monde ne vit ici que par et pour ça : pas de boites, pas de bars bruyants, tout ferme à 10-11 h du soir car au lever du soleil, tout le monde sera à l’eau.
Peu de gens arrivent là comme moi un peu par hasard et même si le lieu est un peu huppé, l’ambiance est très cool et rythmée par les conditions météo de vents et vagues. Ça ne ressemble en rien à San Juan del Sur ou à Tamarindo, ville un peu plus au nord qui est son équivalent tico. Ici, les surfeurs débarquent directement de l’avion et restent le temps de leurs vacances, c’est un état d’esprit différent et ça donne quand même drôlement envie d’avoir ses petites semaine de retraites surf à l’autre bout du monde.

J+42 Playa del Coco

Samedi 23 avril 2016

Efficacité des le matin pour rallier Playa del coco, station balnéaire au nord ouest du Costa Rica que j’ai choisi pour faire de la plongée, le spot semblant être excellent.

A peine debarqué avec mon backpack, direction les clubs de plongée pour réserver deux mises à l’eau demain matin.
Playa del Coco semble est aussi très touristique et de nombreuses infrastructures sont prévues pour accueillir les touristes. En effet, le lieu attire aussi bien les familles locales le weekend que la ribambelle de touristes américains à l’affût de belle plages. Ajoutez-y des fonds marins un peu réputés et vous obtenner une ville sans véritable charme remplir de magasins tape à l’œil pour touristes ricains… Et les prix qui vont avec. Meilleur tarif que j’ai trouvé sur le net : 20$ pour un lit dans un dortoir de 10 personnes… Bon, à ce prix là, la chambre est équipée de la clim mais les premières arrivées sont canadiennes : pour fuir la chaleur, elles profitent de la clim au mini : bienvenue en hiver!

Mais bon, c’est pas moche non plus :

Je repars en ville pour déposer ma lessive, récupére masque, palmes et tubas au club de plongée et direction playa Ocotal pour une session snorkelling. C’est à 4 km de là mais j’arrive à me faire prendre en stop par un jeune couple de San Jose sur un malentendu. Petite plage assez familliale avec un seul bar resto, quelques apart dans les arbres, quelques barbecues vendant à emporter et de nombreux locaux. C’est un endroit beaucoup plus agréable à mon goût que la grande soeur de laquelle j’arrive :

Arrivé face à la plage, la partie gauche semble la plus prometteuse mais erreur, elle est à l’ombre, aucune visibilité. Je me rabat donc sur l’extrémité droite de la plage et bonheur : à quelques mètres de la mise à l’eau, un canyon sous marin d’une dizaine de mètres de long et de 3m de profondeur abrite une très grande variété de poissons. Le spot est super accessible et je jetterai l’éponge au bout d’une heure quand l’océan se met à bouger de plus en plus. C’est de loin le meilleur spot que j’ai pratiqué en snorkelling en dehors d’une sortie organisée en bateau avec guide.

Retour à pied peu avant le couché du soleil, singes hurleurs, écureuils, oiseaux de différents types me tiendront compagnie sur le retour.

Pas de folie ce soir, nouilles liophyilisées pour raisons budgétaires que je mangerais en compagnie d’un français qui était la veille dans le même hôtel que moi à Liberia. Couché tôt après cette journée efficace, la session snorkelling augurant le meilleur pour les plongées qui commengent à 8h demain matin. Je dois donc décoller avec mon barda à 7h30 et suivant la qualité des plongées, je m’attarderai peut-être un jour de plus.

Bilan : 22 jours au Nicaragua

Vendredi 22 avril 2016

Bon Ben le Nicaragua, c’est bien!

Le fait d’avoir rencontré le groupe à San Juan del Sur à été excellent et nous avons passé de très bons moments ensemble. Voyager en groupe change l’expérience et comme il y a toujours quelqu’un pour motiver le groupe, nous avons fait plus de choses mais avons un peu évolué en vase clos en étant un peu plus fermés au monde extérieur. Mais comme dirait Édith, je ne regrette rien de ce côté là. Une fois le groupe dissout et la nostalgie couplée au fait de redevoir faire plus d’efforts pour sociabiliser, j’aurais profité différemment en rencontrant pas mal de locaux et humainement, les gens sont plus curieux et accueillants qu’au Costa Rica.

Ometepe, León, Granada et Somoto ont tous un charme énorme et doivent faire parti de vos destinations si vous passez dans le coin. J’etais ravi de découvrir des volcans actifs, de les escalader et descendre sur une planche en bois, de découvrir le charme des villes coloniales. San Juan me laisse une impression plus mitigée, c’est une bonne ville pour faire la fête et surfer mais il doit en exister des centaines avec ce mix de vie locale et influence américaine très prononcée.

Niveau sécurité, hormis une soirée de doutes où il ne s’est rien passé au final, l’ambiance est un peu plus tendue qu’au Costa Rica avec plus de gardes armés dans le rue, une pauvreté plus présente qu’au Costa Rica mais dans l’ensemble, la sécurité n’est pas un problème et l’état de touriste là-bas est tout à fait confortable. J’ai d’ailleurs été étonné par le nombre de filles voyageant seules ou à deux dans ces deux pays.

Niveau forme physique, tout va bien, les ascensions ont été bien supportees et même un poil trop facile à mon goût; aucun soucis de santé si ce n’est les puces de lit.

Mon espagnol s’améliore et on me prend régulièrement pour un argentain, c’est flatteur mais ça ne concerne que les conversations habituelles, dés que je sors du cadre purement touristique, je suis quand même assez perdu par la compréhension de mot inhabituels pour moi et mon manque de vocabulaire.

Niveau budget, c’est le paradis : tout y est deux fois moins cher qu’au Costa Rica. Bilan : 1000€ sur 22 jours soit 45€ par jour. Sans faire d’efforts particuliers et avec la plupart du temps le luxe d’une chambre privative, je suis dans le budget prévu.

Unique regret : le trip de 3 jours de surf en bus aménagé qui a été annulé, mais ce détail mis à part, je suis ravi de l’expérience. Même si la nature est moins luxuriante, les infrastructures de qualité inférieure et la propreté plus médiocre si on compare au Costa Rica, l’expérience est plus authentique, les gens plus naturels et accessibles et certains endroits sont uniques au monde. Et c’est moins cher :)

À choisir, je retournerais plutôt au Nicaragua.

J+41 Goodbye Nicaragua

Mercredi 20 avril 2016

Direction plein sud une fois de plus vers Penas Blancas, village frontière entre Nicaragua et Costa Rica. Aucun soucis pour y arriver et je réalise un quasi perfect : je quitte le Nicaragua avec 3 cordobas soit 10 centimes de monnaie locale restante. Deux dollars pour sortir du Nicaragua, 1 pour la mairie locale (impôt totalement illégal mais difficile d’y couper) et entrée gratuite au Costa Rica. Gratuit pour entrer, il s’en félicitent en grosses lettres mais oublient de préciser qu’ils vous prendront 12$ pour sortir. Et ils ne semblent pas utiliser ces 12$ pour payer des douaniers car il faut attendre une bonne heure en plein cagnard.

J’attends Libéria vers 13h et tombe sur un hôtel assez flexible : j’ai utilisé ce matin pour la première fois le site hostalworld et par défaut, les réservations se font pour le jour suivant. Je suis donc en possession d’une réservation pour demain soir…
Ça sera modifié pour le soir même sans soucis.

Michel Houellebecq qui m’avait logé à l’aller n’est pas en ville cette semaine. J’irais donc visiter le canyon du rio Libéria à l’ouest de la ville comme il me l’avait proposer lors de mon premier séjour.

Armé de Google maps et des indications de Michel d’il y a trois semaines, je trouve rapidement l’entrée menant vers le canyon où se retrouvent les familles locales pour se détendre en ce samedi entourant. L’ambiance est bonne enfant, le lieu très joli même si un peu trop parsemé d’ordures à mes yeux d’occidental. :

La baignade est appréciable et tout au bout un bon point d’eau rassemble le plus de baigneurs avec un rocher squatté par les jeunes du coins pour des sauts de 3 à 5 mètres.

Retour tôt à l’hôtel, resto rapide et soirée calme à rechercher les spots de plongée les plus intéressants de la côté Pacifique du Costa Rica. Je vais aussi essayer de revoir Anna qui a passé elle aussi la frontière dans la journée mais elle a poussé plus loin jusqu’à Nicoya. Elle vise le sud de la péninsule car il y a là-bas aussi des communautés de hippies qui s’adonnent au yoga toute la journée.

J+40 San Juan de la Loose

Mardi 19 avril 2016

La matinée commence bien puisque je suis réveillé dés l’aube par des démangeaisons pires que la veille. J’apprendrai en discutant que je n’ai pas été victime de moustiques depuis hier mais de puces de lits. J’ignorais leur existence jusqu’alors mais elle font une entrée remarquable dans ma vie et surtout sur mon dos:

(Je ne suis pas doué pour les photos mais les piqures sont en fait rouge écarlate)
Ça se combine avec mon cancer de la peau hérité d’une session snorkelling il y a trois mois en Thaïlande : j’avais oublié d’étaler la crème avant d’aller à l’eau et j’ai hérité de tâches non bronzées. Forcément, en prennant le soleil, le reste du dos à continué à brunir pendant que les tâches blanches ont rougies puis pelées :

Même si je pourrais exhiber fièrement ma parenté avec les pandas, je décidé de jouer profil bas et ne tomberais pas le t-shirt les prochains jours…

La suite s’enchaîne parfaitement puisque le trip en bus est reporté par manque de monde… Trop tard pour moi, je ne pourrais pas le faire.

Pour 10 minutes, je n’arriverais pas à chopper le bus pour retourner dès aujourd’hui au Costa Rica. Je suis donc reparti pour une nuit à San Juan et migre à l’hôtel de Pierre Richard pour ne pas passer une nuit de plus en compagnie des puces.

J’essaye de reprendre contact avec Michel Houellebecq à Liberia mais il n’est pas la de la semaine.

Sait-on jamais, je pourrais peut être plonger demain? Quand j’arrive enfin à joindre le club au téléphone, ils n’ont aucune plongée prévue avant 4 jours. Je suis même étonné qu’ils en aient vu l’impossibilité de les joindre et leur absence de pub et notoriété en ville.

Bref, une bonne journée où je n’aurais pas fait grand chose et où toutes mes tentatives à faire quelque chose d’intéressant ont avortées… La loose quoi.

Pour me consoler, j’irais avec Pierre Richard et l’allemande admirer le coucher de soleil en se baignant dans l’eau… froide. Et oui, même l’eau est facétieuse aujourd’hui …

Nous retournerons à l’hostel après un repas rapide et discuterons longtemps avec un italo-colombien qui peint une fresque sur les chiottes en échange du gîte, l’Américaine de la veille, une vielle italienne super roots et une autre allemande à moitié perchée. Au final, pas d’abus et des conversations beaucoup plus intéressantes que dans les hôtels à ricains précédents. La soirée n’aura pas été aussi mauvaise que la journée.

J+39 San Juan del Sur again

Samedi 16 avril 2016

Bonne nouvelle au réveil, je me suis fait massacrer par les moustiques toute la nuit. J’ai plein de piqûres sur la main gauche et l’épaule. Pour faire passer ça, un saut à la plage et direction le magasin de plongée.
Les horaires sont formels, c’est censé être ouvert. Mais bon, on est au Nicaragua… Je prend les numéros de téléphones de contact, aucune réponse. Au final, je ferai pas grand chose de ma journée si ce n’est des allers retours au magasin de plongée constamment fermé. En milieu de journée, je suis tombé sur un concept qui me plait : bunkabus. Trois jeunes passionnés de surf ont racheté un vieux bus scolaire US et l’ont réaménagé en dortoir et cuisine avec style pour proposer des trips de surf :

Le programme est simple : surf la journée, feu de camp posés sur des plages abandonnées le soir.

Après avoir partagé une bière face au coucher de soleil avec Pierre Richard et l’Allemande de son hostel, je rencontre la fine équipe de bunkabus et une fille aussi intéressée par un trip de 3 jours à 120$, bouffe, hébergement et cours de surf inclus. Le départ est fixe au lendemain à 13h même si nous serons que 7 au lieu de la quizainne habituelle qui effectue généralement le trip. Je suis chaud patate, tout le monde à l’air ouvert d’esprit et de bonne compagnie.

Resto de poisson local et pas cher avec Pierre Richard et pas de prolongations ce soir. Il est temps de prendre des forces pour la suite.

J+38 Cap plein sud

Vendredi 15 avril 2016

La matinée confirmera l’impression de la veille : plus je regarde les billets d’avion, plus San Jose me semble le bon choix. Vers 11h, le billet est acheté, direction plein sud. Je souhaite rejoindre San Juan del Sur pour faire du surf et revoir B. qui traine encore sur une plage un peu plus au nord. Je compte faire un stop pour découvrir Managua car de toute manière, San Juan serait difficile à atteindre avant la fin d’aprem.

En demandant les horaires de bus pour Managua au manager de l’hôtel, se dernier me propose de m’y emmener en voiture, il part dans 10 minutes et passe tout près. Me voilà embarqué avec sa femme, direction les faubourgs pauvres pour récupérer un colis dans la famille. C’est l’autre visage des grandes villes, routes de pierres et poussière, façades dégradées, maison en bois et tôles ondulées. Ça donne des suite moins envie que le centre ville…

Après 10 minutes de route et de discussions, il s’avère qu’ils vont récupérer leur fille qui était chez les grands parents à … San Juan del Sur. Managua, je te découvrirais une autre fois, je vais profiter de mon shuttle privé gratuit jusqu’au bout.
On s’arrête à un boui-boui en bord de route pour manger une spécialité locale : le boa : c’est de la viande cuite à l’étouffée dans des feuilles de bananes accompagnée de yuca (féculent comparable à des pommes de terre), d’autres légumes cuits et un peu de salade. La viande est excellente et ressemble un peu à la viande du pot au feu, très filandreuse et moelleuse. C’est excellent et je paye l’addition pour les trois plats et deux boissons : 7$. Une des meilleures tables du voyage.

Arrivé en fin d’aprem à San Juan, mon premier objectif est de trouver le club de plongée car il semble y avoir une épave intéressante d’après les reviews. Après deux heures de tentatives, il s’avère que le club est à l’extérieur de la ville et qu’il ne fait aucune pub… Quasi personne ne le connais. Faudra d’essayer demain.

En rentrant à mon hostel, je tombe sur Pierre Richard que j’avais rencontré la veille de l’autre côté du pays. Le monde est petit…
Il est sorti du Nicaragua pour renouveller son visa 3 mois de plus et il est d’humeur maussade après une journée entière de bus locaux et des embrouilles avec douaniers costaricains et chauffeurs de bus. Nous irons manger dans un petit boui-boui en compagnie d’une allemande et d’une new-yorkaise de son hostel. La aussi, très bonne table pour pas cher : ils ont un barbecue sur la rue pour attirer le client et même si l’assiette et le cadre sont sommaires, c’est excellent.
On poursuivra gentiment au bar sans faire d’excès pour autant. Je m’attendais à une journée transit, ça s’est plutôt bien passé au final.

J+37 Canyon de Somoto

Jeudi 14 avril 2016

Quoi de mieux de bon matin qu’un réveil à 5h30 pour enchaîner sur deux heures de bus locaux? Direction Somoto, un canyon dont le potentiel touristique à été découvert il y a dix ans et qui reste encore peu fréquenté. À mon arrivée à la gare de bus de Somoto, mon guide m’attend et c’est reparti pour 30 minutes de bus supplémentaires !

Arrivé au canyon, je ne sais pas trop à quoi m’attendre et penche plus sur une petite rando qui suit le ruisseau avec quelques spots pour se baigner. Erreur, la majeure partie se fait en nageant. Les falaises des deux côtés ne permettent pas de progresser autrement et c’est rafraîchissant dans les deux sens du terme.

Au bout d’une heure, nous faisons la jonction avec une autre paire guide + touriste esseulé, c’est comme ça que je rencontre Pierre Richard. Il a la trentaine, les cheveux blonds hirsutes et cette étincelle dans le regard qui indique que même si nos corps partagent le même espace, nous ne vivons pas tout a fait dans la même réalité. Pierre prend trois ans off pour voyager et sera volontaire comme guide de montagne chez quetzaltrekkers pour au moins trois mois. Il arrive du Mexique en ayant traversé Guatemala, Salvador et Honduras en stop (ces pays étant réputés dangeureux, c’est une idée qui laisserait sans voix 90% des backpackers de la zone). Il est ravi de son expérience car il n’a eu aucun soucis et a rencontré une ribambelle de locaux très accueillants, spécifiquement au Honduras, pays généralement évité par les touristes.

Plus nous avançons, plus les falaises s’élèvent avec des chauves souris qui les parcourent de temps en temps. L’eau est à une température parfaite et nous alternons entre marche quand c’est possible et nage, le tout ponctué par des sauts de 5, 10 puis 13mètres.

Les cinq cents derniers mètres se feront en barque : passage obligatoire pour soutirer aux touristes 2$, une guilde de gondoliers s’étant spontanément créée pour rentabiliser cette ressource naturelle.

À l’issue du canyon, je recroiserais deux filles du volcano boarding. Après coup, j’ai réalisé via Facebook que non seulement je les avais vu à León mais aussi à Ometepe, une d’elle n’étant autre que la coiffeuse. Physionomiste comme je suis, je ne l’avais pas reconnu, je n’ai une fois de plus, pas amélioré mes relations avec la profession…

Retour en fin d’aprem sur Esteli, je regarde de plus en plus les billets d’avions. Plus je regarde, plus le retour depuis San Jose au Costa Rica me semble une bonne option : les billets sont à peine plus cher et je n’aurais pas à me taper tous les passages de frontières payantes. Ça permettra aussi de boucler le voyage en clôturant certains points restés ouverts : faire du surf à San Juan del Sur où est encore B., découvrir Libéria au côtés de Michel Houellebecq qui m’en avait fait l’éloge, revoir une dernière fois Anna qui squatté du côté de Grenade, faire une session de plongée sur la côte Pacifique.