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Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Blondin.

J+22 Ometepe tour

Réveil un peu tardif et exercices de yoga pour ces dames avant le petit déjeuner où tout le monde réagit au ralenti. Après 3 tentatives, j’arrive à motiver le groupe pour décoller… il est déjà 11 heures.

Un consensus à été trouvé pour louer des scooters et se balader dans l’île. Anna pilotera avec Nina en passager et je transporterais Jaden. Après des débuts un poil chaotiques (Nina aura essayé de défier la gravité à plusieurs reprises sur des ralentisseurs) et plusieurs mauvais choix de routes, nous arrivons à l’Oro de Agua, une piscine semi-naturelle plutôt class même si ça reste petit et blindé :

Nous profitons de l’eau limpide mais le restaurant du complexe s’avère plutôt cher et nous partirons à la découverte de Playa Santo Domingo pour manger :

Au fil de nos perigrinations, nous poussons au point le plus loin atteignable en scooter (la moitié des routes de l’île nécessitant une motocross) et finirons sur le retour dans un complexe hôtelier donnant sur une plage magnifique avec les meilleures empanadas que j’ai jamais mangé. Nous y découvrirons aussi le Nicalibre (Rhum, eau gazeuse, citron vert) qui lui aussi fait consensus.

Nous n’aurons pas le temps d’admirer le coucher de soleil à l’endroit prévu et rentrons de nuit à notre point de départ. Anna s’étant gaufrée toute seule lors d’un demi-tour sur les gravier, ça lui coûtera 20$ de plus mais aussi un enseignement sans prix de la part de Jaden : au Nicaragua aussi, ils ont la même expression que “Femme au volant, mort au tournant”. Comme quoi, certaines expressions naissent de manière trans-culturelles.

Nous rejoindrons Ina et Dave pour dinner car ils viennent d’arriver sur l’île et après le repas, 2 autres allemands se joindront à nous pour plusieurs tournées au bar du coin principalement peuplé par des locaux. Lorsque 5 canadiens anglophones se joignent à nous, je me retrouve esseulé entre un groupe germanophone et une coiffeuse canadienne. J’ai toujours eu du mal avec les coiffeuses : avec le peu d’intérêt que je porte à mes cheveux, nous savons immédiatement qu’un monde de valeurs nous sépare.

15 minutes plus tard, Dave me demande de l’aide car le sergent Garcia essayé de communiquer avec lui. Garcia est assez gros mais surtout très saoul. Je m’apprête à aider Dave à se débarrasser du relou qui veut se faire payer des bières mais surprise : en fait, Garcia veut payer sa tournée pour discuter avec nous.
Finalement, je m’isolerais vite à un coin du bar avec lui car une symbiose s’opère : saoul comme il est, il parle fort mais lentement et répète les mêmes phrases trois fois. L’alcool aura dégradé son niveau d’espagnol exactement au point d’être parfaitement équivalent au mien. Nous parlerons de l’île, de la politique, de l’agriculture, de l’enjeu de la gestion de l’eau douce au Nicaragua mais surtout de bouffe. Après 2 à 3 heures de conversation intense, rendez-vous est pris pour le lendemain 14h au Pollo Frito : le soir même je cuisinerais dans sa famille et ils feront de même pour moi.

Il se fait quand même 4:30 quand le patron nous demande de quitter les lieux et c’est avec une joie immense que nous nous retrouvons à la rue devant notre hostel fermé à clé. Malgré 20 minutes à échouer à réveiller quelqu’un a l’intérieur (nous avons réussi à faire se lever le voisin d’en face), nous finirons par rentrer par effraction dans notre propre hôtel en escaladant un des murs.

Hilares, nous rejoindrons nôtres chambre pour dormir du sommeils des justes. Ça risque d’être court, il est 5:30…

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