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Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Blondin.

J+21 Ometepe nous voilà!

Comme convenu, Anna me rejoint à 9:30 lors de mon petit déjeuner sur la place de l’église. Elle repartira aussi vite qu’elle est arrivée après que nous nous soyons mis d’accord sur un rdv à 10:30 à l’arrêt de bus.
Elle s’y présentera avec Jaden (qui fera la première étape avec nous avant de bifurquer) et Nina qui se joint à nous pour aller sur l’île d’Ometepe.

Nous arrivons une heure après à la gare de bus de Rivas. Les gares de bus sont généralement sales et bordéliques. Les marchés aussi. Celle de Rivas est au milieu du marché… C’est un bordel sans nom où se croise des vieux bus scolaires US, des carrioles tractées par des chevaux, des vendeurs ambulants et stands qui débordent sur la route et des dechets partout. Après avoir récupéré nos bagages non sans mal du bus qui continue à avancer alors que le gars sur le toit descend les bagages, Nina remporte l’unanimité des suffrages pour une bière bien méritée par le groupe. Nous entrons donc dans le bar le plus typique que j’ai fréquenté depuis un bon moment (comprendre crasseux avec de la terre battue au sol, des bières pas chères et des habitués très habitués puisque certains ont l’air d’être là depuis l’ouverture du matin). Néanmoins, la caution locale de Jaden et la curiosité suscitée par le fait d’avoir des étranger ici (ça doit pas arriver tous les jours) nous obtiennent les faveurs du patron et des clients. Ces derniers montrerons à ces dames le fonctionnement du jukebox et nous ferons découvrir les tubes locaux et expressions toutes aussi locales.

Après cette pause bien méritée nous reprenons la direction du chaos à bord d’une voiture tractée par un cheval. Rien n’est plus classieux pour traverser le marché :

En un croisement de rue, nous sortons du chaos pour atteindre le centre ville de Rivas beaucoup plus calme et aéré. Sur la place principale se tient, comme tous les samedi, une démonstration de danse par les gamins de la ville avec des stands de bouffe locale tenus par les parents. Jaden nous fait découvrir toutes les spécialités et s’éclipse avec Nina au magasin du coin. C’est le moment que choisi un des jeunes de la troupe pour inviter Anna à danser sur l’estrade centrale. Je ris et l’encourage. Suivra une petite de 8 ans m’invitera à son tour. Je supplie et pleure.
Entre la petite qui à du mal à m’expliquer et moi qui ne sais pas danser ces air locaux, le spectacle proposé est assez pathétique. Heureusement que Nina et Jaden n’ont pas assisté à ça, ils en riraient encore. Voici une photo de la place aussi réussie que ma prestation (pour vous donner une vague idée des deux):

Nous allons quitter la place un peu la queue entre les jambes quand la sécurité viendra expliquer à Nina que l’alcool est interdit sur la place et qu’elle n’a plus l’âge de jouer dans le jardin d’enfant aussi tentants qu’en soient les modules. Au moment des adieux avec Jaden, nous le chambrons en lui proposant de nous accompagner sur l’île. Il hésite une seconde, c’est trop. Nous nous engouffrons dans la brèche, il nous suivra donc à Ometepe.

Direction le port de San Jorge pour prendre le ferry. Une heure trente à tuer (et une bière chacun). Le panorama est pas degeu :

Une heure trente de traversée (et une bière chacun - l’influence germanique de Nina est à son comble) et plus nous nous rapprochons, plus ces deux-là m’appellent :

Arrivés à Ometepe, nous nous dirigeons vers un hostel recommandé par mon Petit Futé et obtenons une chambre pour 4 à 30$. La chambre est basique mais le lieux sympa. Le patron a du mal à croire que nous sommes intéressés malgré sa mise en garde au sujet de la grosse teuf de l’autre côté de la rue qu’il y aura ce soir. Même pas peur.

Avec le recul, ce fut une erreur car effectivement, les fenêtres de notre chambre sont équipées d’un filet anti moustique seulement et donnent directement sur la rue où la fête battra son plein quelques heures plus tard. Néanmoins, exténués par tant de bieres, nous dormirons beaucoup… mais pas forcément bien.

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