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Un nouveau blog sur Wefrag le blog de Blondin.

Archive pour janvier 2010

Pour faire suite à l’article précédent, je n’ai pas pu postuler pour une mission de trois mois au Japon :
Ce poste visait à remplacer un consultant « expert » d’un module précis du logiciel XYZ. Après sa prise de fonction, le client s’est aperçu que l’expertise de ce gars était tout à fait relative et voulait un véritable expert. N’ayant que des connaissances minimales du logiciel et sans avoir jamais vu le module en question il était alors hors de question de proposer mon CV au client.

Mais Mardi soir dernier, en plein travail à la machine à café, nouveau rebondissement :

Collègue de la dernière fois : Hey Blondin, toujours chaud pour le Japon ?
Blondin : Comme un baraque à frites !
Collègue : Le client n’a toujours pas trouvé de consultant, je peux lui parler de toi à la limite.
Blondin : Cool !
Collègue : Tu gères le logiciel XYZ ?
Blondin : A mort ! (nota : ultra débutant pour être honnête)
Collègue : Tu connais les standards normatifs de tel client.
Blondin : Ouais, vaguement. (comprendre pas du tout)
Collègue : Par contre, toujours pas tel module.
Blondin :Nan mais ça s’apprend, je suis pas plus con qu’un autre. (à démontrer)
Collègue : Ok, si ton chef est chaud, j’en parle au client.

Le lendemain (Mecredi):

Blondin : Hey chef, le poste pour le Japon revient sur le tapis. Cette fois c’est pour 6 mois. Je peux y aller ?
Chef : non, pas gérable. Désolé.
Blondin : Ok, penses-y, on en reparle demain.

Le lendemain (Jeudi):

Blondin : Bon, chef, je vais postuler.
Chef :
Blondin : Je file ma démission aux RH cet aprèm. Si vous me laissez postuler en interne, on oublie cette lettre, sinon, je postule via tel boucher consultant en ingénierie.
Chef : Bon, file pas ta dem mais postule par ailleurs. Va voir l’autre collègue et aussi le boucher. On avisera après.

Le soir-même après de longues discussions (Jeudi):

Chef : ok, si tu veux partir, je peux pas te retenir. Mais ça va vraiment pas être gérable sans toi, tu me fous dans la merde.
Blondin : Désolé mais c’est pas négociable. Comme je me branle des thunes et de la difficulté à trouver un nouveau taf, je suis prêt à tenter le coup jusqu’au bout. Désolé, mais va falloir faire avec. Et de toute façon, c’est pas pire, tu vas t’en sortir. En chier un peu mais t’en sortir. On en reparle demain, je vais aller voir l’autre collègue et on verra à la sortie.

Ce matin (Vendredi) :

Chef : Finalement, j’ai bien réfléchi. Pour ton cas, on verra bien ce que dira le PDG (son chef à lui). Mais si tu te barres, je démissionne aussi. J’ai remis mon CV en ligne et je me barre à la première occasion.
Blondin : Ah oui, chaud. Donc là, ça signifie la mort de notre service de trois personnes et probablement le naufrage anticipé mais inévitable de la filiale de trois personnes.
Chef : Ouais, j’en ai ras le cul. Pour une fois, le PDG se débrouillera avec sa merde, je vais lui exposer la situation cet aprèm et lui proposer la solution la moins pire à adopter si tu te bouges. Mais dès que je peux, je me barre et comme les RH vont repérer mon CV non-anonyme en ligne, le PDG va être au courant rapidement si il ne l’est pas déjà.

Popcorn time is right now. Je vois mon collègue cet aprèm et quelque chose me dit que je vais avoir droit à un petit tête à tête très sympathique avec mon PDG. Que ça passe ou ça casse, va falloir vite fait se tirer de cette boite. Si je n’ai pas le poste, c’est dommage car j’ai pour le moment les meilleurs conditions de travail du monde.