La Baronnerie des Pixels

Frags, Poésie, Game Overs le blog de BaronDeSpireal.

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Il faut généralement beaucoup de discernement pour savoir si un jeu de courses est mauvais ou non. Pour Ridge Racer Unbounded, il ne m’a fallu que 3 courses. 3 heures de jeu plus tard à ruminer mes critiques, je me suis décidé à coucher sur le papier pixel  tout ce qui m’a déplu sur ce jeu, et en quoi il est le parfait mauvais exemple pour sa catégories. Non, ce n’est pas vraiment un mauvais jeu, mais un jeu énervant, limite chiant, restant pourtant à la limite de l’agréable.

Je me fiche de la licence ou non. En matière de grande série « réalistes » (comprenez « pas Mario-Kart ni Re-volt » ) , je n’ai joué qu’à du Need For Speed et du DiRT. Je suis donc mal placé pour critiquer le jeu dans la licence, mais je suis tout à fait à même de dire ce que RRU, en 5 points, a commis pour être un jeu de courses médiocre.

1. Siphonner la concurrence

Si je vous dit des hors-la-loi qui font des courses de rues dans des mégalopoles, des murs invisibles avec des flèches, un gang, des flics et des districts, vous me dites NFS ? Perdu. Et ce n’est pas la seule chose que RRU pompe ; A vrai dire, ce n’est qu’un pot-pourri maladroit, quoique bien intentionné.

2) Déraper en voulant être cool

    RRU est trop amateur : il essaye de mettre « Dominer le monde » au lieu de « Multijoueur », ça déroute et ça ne marche pas. Et puis c’est bien de promettre des environnements destructibles, mais ça ne sert à rien si ce n’est que sur 2-3 endroits par circuits qui font à peine gagner du temps, et sur qui il faudra utiliser son boost. Parfois même, ils seront indiqués au dernier moment et toute manœuvre pour y aller se soldera par un crash.

    Pour illustration, voilà, schématisé grossièrement, la configuration d’un des « raccourcis » que vous rencontrerez :

    Paint Skill NOSCOPE 1080°

    Paint Skill NOSCOPE 1080°

    Bien sûr, on peut démonter des poteaux en pierre et plein de trucs, mais c’est mal fait et pas franchement influent sur le gameplay.

    Etre cool, c’est aussi faire des éditions limitées qui valent leur prix. Ma copie du jeu, trouvée à la Fnac pour 5€, en étant une, je peut vous dire que c’est une belle arnaque : une seule voiture (inmaniable) sur les 3, une seule peinture (présentée comme une voiture d’ailleurs) sur les 5, et je suis niveau 10 dans le jeu. Pour info, le contenu de l’édition limitée est disponible de plus en DLC pour… 4€. Normalement, quand j’achète un jeu plus cher pour avoir du contenu exclusif, je m’attends à profiter du contenu dès le départ…

    3) Caler sur la Maniabilité

      Je suis une brêle dans les jeux de course, OK. Je ne sais pas freiner, ni drifter, OK. Mais si le jeu n’aide pas, pourquoi j’essayerai ?

      En effet, les dérapages sont franchement relous, quand, quand il ne te font pas faire une sortie de route vers le côté opposé, t’obligent à prendre TOUS les virages comme ceci :

      Admettons que la vitesse de base des 2 voitures est de 250.

      Admettons que la vitesse de base des 2 voitures est de 250.

      Pour enfoncer le clou, on peut pas vraiment dire que les courses sont faites pour le drift : les environnements sont assez étriqués et les virages parfois brouillons.

      4) Se garer sur les places handicapés de la variété

      Au delà de la simili-diversité intra-course, les modes de jeu se comptent sur les doigts d’une seule main, et encore, certains semblent être des doublons un peu arrangés. On remarquera que le mode Behemoth, où l’on défonce des voitures de flics (la seule fois qu’on en voit by the way) avec un camion, est carrément hors-sujet. Le jeu essaye également de nous sortir des environnements différents, mais ils restent toujours urbains (quartiers riches, quartiers populaires,…)

      5.   Faire passer la 5ème à l’IA, mais pas au joueur

      Se poser au moins sur la 3ème marche du podium, synonyme de succès, demande beaucoup d’entrainement et de bol tant l’IA est avantagée. Non seulement elle prend des trajectoires parfaites, mais elle semble de toutes façons aller plus vite que le joueur. Parfois, on se demande presque si ce n’est pas fait exprès :

      Ici, la voiture noire utilise sa furie qui est censée détruire tout véhicule qui la bloque.

      Ici, la voiture noire utilise sa "furie" qui est censée détruire tout véhicule qui la bloque.

      On est également les seuls à pouvoir faire des tonneaux en pleine course et à se faire doubler par tout le monde après un crash.

      Ah oui, et L’IA se fiche complètement des environnements destructibles : pour qu’elle en passe un, il faut que l’on ait préalablement dégagé la voie. Joli signe de flemme de programmation, mes amis.

      Le Freemium le plus abusif au monde

      Vendredi 26 avril 2013

      Mesdames et Messieurs, Ladies and Gentleman, nous avons trouvé le jeu gratuit le plus cher au monde.

      Sur l’AppStore, quelque part, se trouve un petit jeu gratuit nommé Super Monster Bros. Dans le fond, c’est un jeu médiocre qui plagie éhontement Mario, bien sûr, mais aussi Pokémon.

      Prenons ce screen.

      On reconnait aisément :

      -Salamèche avec une feuille sur sa tête

      -Smogo

      -Chetiflor en rose

      - Le logo de Riot (Devs de League of Legends), mais tourné (celui-là est un peu de mauvaise foi cela dit)

      - Un Amonita

      - Des graphismes de merde.

      On trouve également des Psychokwak, des Papillusion, des Dracaufeu et des Carapuce.

      Mais si vous savez lire, vous avez sans doute déduit que ce n’est pas sur ça que nous allons nous attarder.

      IGN a en effet démontré avec brio la particularité étonnante du titre : ses micro-paiements omniprésents.

      Au delà de la maniabilité visiblement pourrie et des graphismes enfantins dans ce qu’il fait de pire, vous aurez sans doute remarqué  qu’ on vous demande de payer pour a peu près tout dans ce jeu. Ca me fait penser à un DLC Quest , mais pas parodique, et ça me fait pas franchement plaisir. A coté, Capcom, c’est CD Projekt.

      Au point où ce jeu en est, on ne peut pas sortir l’argument “On n’est pas obligé de payer, pourquoi gueuler ?” Regardons de plus près tout ce qui est dispo :

      Votre vue ne vous trompe pas : on peut tout débloquer + une caractéristique de son choix (donc pas tout, vu que les autres carac sont dans les autres packs, non ? ) pour 90 putains d’euros, dans un jeu de ce calibre. Et du côté non-accessoire, une vie coute 90 centimes (mais ils sont pas pute, pour le prix de 10 vie on a un pack qui en donne 20 quand même, on est pas des pigeons non plus…n’est-ce pas ? ) et on a 30 tirs de boule de feu pour la même somme.

      Je ne suis pas le premier à cracher sur les micro-paiements ou sur les DLC, parce que je trouve que c’est la suite logique du marché du jeu vidéo (pour les micro-paiements, j’espère que non), mais c’est ce type d’arnaque qui me fait déjà regretter de mettre la cartouche dans la console, de la démarrer et d’y jouer sans que la console elle-même me fasse douter de mon enthousiasme. Ca ne me dérange pas de payer pour un produit que j’ai déjà acheté pour du contenu postérieur. Ce qui m’inquiète, par contre, c’est de ne pouvoir jouer qu’à un bandit manchot personnels. Les machines d’arcades, elles, ne faisaient payer que les vies…

      Papo & Yo (ou Papo y Yo dans son titre original PSN) est un jeu de plateforme-puzzle disponible sur le PSN depuis pas mal de temps, et sorti récemment sur Steam.

      Pour une fois, je vous le demande sincèrement : ne lisez pas les autres reviews qui spoilent sans le vouloir, et ne cherchez AUCUNE info sur l’origine du jeu. Car sinon, vous allez vous gâcher le plaisir. C’est un peu le gros défaut du jeu : sa promo se base sur son spoil. Dommage.

      Pour ne pas spoiler, on va dire que vous incarnez Quico, un gamin d’Amérique latin qui aime rentrer dans des cartons pour savoir ce qu’il faut faire. A part ça, il ne montrera rien de spécial pour avoir une personnalité. D’où la précision. Il possède un robot haut comme trois pommes appelé Lula qui lui permet d’activer des interrupteurs lointains et de planer.

      Quico est accompagné d’un monstre imposant appelé…. Monstre. Balourd et un peu tétu, il ne se laissera guider que par son amour pour les noix de coco et surtout des grenouilles, qui le transforment en créature pas franchement gentille. Pourtant, il est essentiel pour progresser, d’autant que l’objectif est d’aller voir un chaman pour calmer son addiction aux batraciens (c’est pas très bien explique cela dit)

      Ce n’est pas le seul handicap de Quico : il est aidé d’un des pires protagonistes féminins en terme d’agissement, j’ai nommé Alejandra.

      Pendant les 3/4 du jeu, vous aurez limpression quelle vous nargue sans comprendre. En fait, elle vous aide. Dune manière curieuse...

      Pendant les 3/4 du jeu, vous aurez l'impression qu'elle vous déteste sans comprendre pourquoi. (screen de pas de moi)

      Vous pourrez apprécier un mélange entre plateforme et puzzle-game, avec des mécaniques de jeu sympatiques. En, effet, la particularité de jeu, c’est que son level-design, paré d’un look favela, est assez “extensible” et onirique. Il promet de s’amuser un peu, mais donnera parfois des petites frustrations. Le “simlish” parlé est cohérent dans son lieu comme dans sa composition. Les environnements sont très beaux et laissent place à un joli imaginaire entre réalité et enfance.

      Cest pas la meilleue démonstration mais ça donne le ton du jeu.

      C'est pas la meilleue démonstration mais ça donne le ton du jeu.

      Le scénario donc, est facile à se faire spoiler, mais une fois la fin un poil longuette achevée, certaines questions ne sont pas vraiment parées de réponses claires, et laissent des petits plotholes qui auraient au moins gagné une petite justification. Au fond, c’est le syndrome Sucker Punch : on utilise un univers quand ça arrange, les autres détails sont oubliés.

      Le jeu se finit assez rapidement et facilement, et au fond le gameplay va d’arènes en arènes, mais on a finalement un titre sympatoche et intelligent, quoiqu’un peu maladroit et méritant à peine ses 12 euros. Et encore une fois, même si c’est difficile, ne vous laissez pas spoiler le jeu ou sa conception.

      Cher Baron du futur, toi qui a enfin joué à Bioshock Infinite, et cher lecteur de ce blog,

      Nous sommes le 4 mars 2013,  B I sort dans 22 jours et je commence déjà à écrire ce test.

      Je vais être honnête, je suis un pur fanboy Bioshock, Bioshock 2 et System Shock 2. Je l’ai préco, chose rare vu mon budget et mon scepticisme. Nofrag m’énerve un peu à ironiser sur ce que les trailers montrent ou essayent de cacher, ainsi que sur la com de Ken Levine, en touchant au premier jeu vidéo que j’ai vraiment attendu. Ils avaient raison d’enfoncer des jeux comme Alien Colonial Marines qui est vraiment le cliché du FPS sellout, mais sérieusement, pas Bioshock. Ils avaient également raison de glorifier Dishonored et par la même de me le faire attendre. Ont-il raison de faire douter sur BI ?  Je n’espère pas.  Soyez sûrs que si Bioshock Infinite est une sombre merde, ça me fera rager et vous vous moquerez de moi vu le contraste entre ce paragraphe et le reste du test.

      Ce test, j’attends avec impatience de pouvoir le faire. De dire à quel point Irrational nous a pondu un FPS du tonnerre de Dieu, riche, beau, jouissif et à l’univers extraordinaire. Peut-être même  avec de l’action dynamique, qui sait. Car oui, les deux premiers Bioshock ont un défaut, c’est qu’ils sont un peu mous (pour le second, ça se comprend vu qu’on incarne un Big Daddy). Nul doute qu’avec les rails aériens, le mode “1999″ et le côté plus ouvert des environnements, chaque balle tirée sera meilleure à Columbia qu’à Rapture.

      Mais le vrai défi de Bioshock Infinite, ce n’est pas de gagner en enthousiame, c’est de faire la liaison entre Rapture et Columbia. Sera-elle assurée, géniale, maladroite, capillotractée ou inexistante ? Sans doute l’à t’on déjà annoncé, mais je ne me spoile pas trop. (Et puis un Bioshock sans Big Daddy,et Petites Soeurs, nan mais allô quoi !) La seule chose que je me suis faite spoiler c’est que l’on aura des choix pas trop influents à faire. Je n’aimerais pas que Bioshock soit une marque de gameplay (plasmides, monde rétro, univers sympa, etc), mais bien une marque continue comme toutes les licences le sont. A moins que BI soit une sorte d’alternative ?

      Baron du passé, terminé.


      Cher Baron du passé,

      J’ai bien reçu ta lettre . Ne t’inquiète pas, pour l’instant  je m’amuse à ne plus savoir travailler. Les trois premières heures de jeu ne sauraient mentir.

      Bioshock Infinite est exceptionnel, génial, transcendant même les lieux communs du jeu vidéo. Il mérite la hola qui est le consensus actuel, et il faut avouer que pour certains jeux, les accusations de “financement” des journalistes ne sont pas forcément fournies en preuves.

      Pouvoirs,  gestion de munition,  léger loot : le gameplay Bioshock est là. Les fortifiants sont juste remplacés par des vêtements.La seule soustraction est que le jeu nous limite désormais à deux armes à la fois, nous obligeant à aborder les gunfights avec précaution. Parlons-en des gunfights : Ils sont étonnamment dynamiques, mais il faut s’y habituer (La faute aux nombreux inputs : L’ironsight est sur W, et non le clic droit qui sert aux pouvoirs, et la main gauche qui les “stocke” n’est pas visible). Les ennemis sont un peu trop agressifs (comprenez un tantinet cons), mais ils arrivent à nous surprendre parfois, par leur apparition ou leur variété. Et puis toutes les catégories d’armes sont là, sans apparaître au compte-gouttes et selon les nécessités  comme pour le premier : Carabine, shotgun mitrailleuse, pistolet et même gatling composeront votre arsenal…conventionnel.  Car n’oublions pas les pouvoirs ! Ils sont un peu l’écho des plasmides pré-existants, avec une particularité : une capacité secondaire “piège” qui s’utilise parfaitement en combat.

      Ce qui frappe dans Columbia, c’est sa vie. Ken Levine lui-même a avoué que Rapture était un cimetière (on arrivait plus ou moins après la chute de Ryan), alors il a fait de la cité flottante un endroit qui grouille de choses à voir, de PNJ à entendre… Nous ne sommes plus le fossoyeur de Rapture, mais l’ange de Columbia. Cet ange qui vient la délivrer d’un étrange culte mélangeant utopie à célébration des fondateurs de l’Amérique, en passant par le culte de la personnalité de Comstock.

      On a beau flirter avec les règlages “très faible” et la résolution, ça reste très beau grâce au moteur et surtout à la direction artistique. Rapture était séduisant malgré sa rouille et son austérité, mais son homologue aérien a tout pour lui, même une meilleure musique (Lacrimosa de Mozart, mon orgasme auditif en terme de musique classique, est présent )Desservi par un univers mature et extrêmement cohérent, même dans sa folie (quoique, une plage  au milieu du ciel ?), le bac à sable d’Irrational Games possède en plus un level design parfois délicieux.

      Parlons de nos deux protagonistes, qui représente à eux seuls 60% des dialogues du jeu (chiffre donné par Irrational) :

      Pas eux, même si vos les croiserez souvent

      Pas eux, même si vos les croiserez souvent (et ce n'est pas qu'un running gag)

      Booker est un héros qui parle (rare dans les FPS ambiance), assez arrogant mais toujours bien intentionné. Et Elisabeth, une demoiselle en détresse à sauver ? Pas que. Malgré le fait que la doubleuse française laissait penser que le personnage serait totalement superficiel, il ne l’est pas du tout. “L’Agneau” est même l’un des PNJ alliés les plus utiles jusqu’à ce jour : Munitions, argent, santé : c’est un distributeur ambulant et réactif qui ne fait pas tâche dans le combat, et tout cela dans la mesure du possible ( a ce que j’ai pu comprendre, elle ne peut pas les faire spawner, juste les ramasser). Elle est parfois trop utile car elle nous ressuscite telle Elika dans PoP 2009. Les “failles” qu’elle créént, quant à elle, sont moins “évènementielles” qu’on pouvait le penser : Elles ne sont jamais seules, et  la première utilisation est  tactique : on switch d’une tourelle à des plateforme, voire à des munitions…C’est super bien trouvé et ça fonctionne. Bref, Elisabeth est comme son écriture (largement promue dans les trailers) : elle est marquée,  mais variée et loin d’être banale : comprenez unique.

      Enfin, il y a beaucoup de contenu, avec les logs audio, mais aussi des vidéos muettes, des objectifs secondaires qui forcent à faire du backtracking, et en général un tas de succès et de détails. On a quelques choix moraux à faire, sans grandes conséquences (c’était voulu), mais l’univers en gagne en cohérence et en chaleur. D’autant plus qu’ils jonglent avec des thèmes peu communs dans un jeu vidéo : le racisme, le réactionnisme, la religion, l’antisémitisme,…

      Sur quoi puis-je chipoter un peu ? Ce sera sans doute sur la liaison entre Columbia et Rapture, finalement absente au bout de plusieurs heures de jeu. Considérons donc BI comme un spin-off ou un “renouveau de Bioshock”. je suis également un poil déçu par les rails aériens, assez peu présents pour le moment et au fonctionnement avec trop d’options (demi-tour, vitesse, changement de rail,maîtrise de la chute…) , mais qui nous offre quelques bonnes sensations. Enfin, je joue en normal  (Le Mode 1999 n’est qu’un déblocable, et la flemme de taper le Konami Code) et je ne suis mort que par inadvertance, donc le jeu est sûrement un peu facile, et souffre d’un manque relatif de liberté laissée au joueur. Et là, je suis sérieusement à court de reproches. (Il a fait surchauffer mon ordi et j’ai failli perdre un ventilo, mais ça compte pas)

      Elizabeth est à limage du jeu : extrêmement vivace.

      Elizabeth est à l'image du jeu : extrêmement vivace. Et oui, vous apprendrez pourquoi ce dé à coudre.

      Bref, Bioshock Infinite, s’il n’était pas victime de ma sacralisation du premier épisode, aurait sûrement été le meilleur de la série pour le moment. Scénario, ambiance,  phases de jeu : le jeu tape exactement là où ça fait mal,  avec un équilibre étonnant : tout dans ce jeu a reçu un traitement royal afin de créer une sorte de parangon du jeu vidéo. Fignolée comme un caniche du seizième arrondissement de Paris (moins la condescendance), ma troisième précommande a encore une fois été une très très bonne affaire, et même la meilleure dont j’ai jamais profité ( sans rajouter Xcom et Spec Ops offert avec, plus le prix payé pour l’ensemble. Et je me demande si c’était mieux qui l’Orange Box) Je me réserve pour la fin, mais je risque d’avoir joué à un futur membre important de mon Top 10.

      Baron du présent, et sûrement du futur, terminé.

      EDIT : Jeu fini, voiçi ma conclusion

      J’ai parlé trop vite : il y a bel et bien un lien entre Columbia et Rapture, et il est expliqué à la fin.  L’introduction fracassante des “univers parallèles” peut sembler prétexte, mais elle est plutôt bien sentie, et le gigantesque twist (ou plutôt, l’ensemble des twists) qu’elle provoque n’a qu’un seul défaut : il réduit la dizaine d’heures de jeu en une petite poussière d’histoire. N’importe quel jeu lambda aurait arrêté le twist à “En fait, Elisabeth, c’est la fille de DeWitt, ce qui explique leur attachement” et on aurait craché sur le scénario. Mais dans BI, c’est “Elisabeth, qui s’appelle en fait Anna, est la fille de DeWitt, qui a été soit vendue par lui pour effacer ses dettes, soit enlevée par un lui “croyant” (Comstock) vivant dans un autre univers. Mais les Lutèce, se rendant compte des mauvais traitement qu’elle subissait, offre à Booker l’occasion de la récupérer” Ça a nettement plus de gueule et ce n’est qu’une partie de la fin. Il y a même encore plus gigantesque, pour ne pas dire plus fou : Le premier screen du test sous-entendrait que ce n’est pas la première fois que Booker “tente” de sauver Elisabeth : Les Lutece lui ont fait faire le même lancé de pièces encore et encore. Plus alarmant, Booker arrive à manipuler une bathysphère . Or, dans le 1, un enregistrement audio nous dit que seuls les gens appartenant au patrimoine génétique d’Andrew Ryan peuvent le faire sans autorisation (cela expliquait pourquoi Jack, héros du 1 et fils illégitime de Ryan pouvait le faire)… La conclusion et facile. Une histoire aussi ramifiée que celle-là, c’est très rare.Et pour revenir sur le gameplay, la phase de fin est assez galère mais jouissive, et généralement le jeu garde le même rythme, avec une meilleure représentation de l’Aérotram. Et Elisabeth est toujours le meilleur PNJ allié ever.

      Attention : mon Imp Ecr me filant des images noires, je suis dans l’incapacité de vous fournir le moindre screen. Multijoueur non-testé.

      Le principe:

      Oubliez Lara Croft,  son assurance, sa poitrine croissante et son manoir. Oubliez les paysages péruviens,  les temples incas, leur étrange complexité mécanique et l’akimbo. Car voilà Tomb Raider, le reboot, qui nous offre une toute nouvelle Lara, qui vient sûrement pour défoncer le Nathan Drake qui lui a chipé sa place.

      En effet, Lara a 21 ans, elle est étudiante en archéologie et pas franchement aussi habile que son alter-ego. Elle mène une expédition dans le triangle du Dragon, où elle est seule convaincue de trouver une ancienne cité blablabla blablabla. Bref, le bullshit archéologique usuel. Sauf que le triangle du Dragon est connu pour ses grosses tempêtes et que le bateau se fait déchiqueter, séparant Lara du reste de l’équipage. Tout cela est résumé dans la cinématique de départ, qui est en fait le trailer de L’E3 2011. Après, elle se fait assommer, puis capturer par des mecs bizarres, et voilà où commence le jeu et environ 30 minutes de souffrances non-stop pour Lara.

      La critique

      -Enfin du changement dans la série après les répétitions Anniversary (qui compte pas trop vu que c’est un remake HD) , Legend et Underworld

      -Rarement un personnage de jeu vidéo n’a été aussi malmené…

      -…mais Lara fait certaines concessions au jeu vidéo moderne (Vision d’aigle, indices trop évidents, barils rouges, objectifs secondaires gadgets,…)

      -L’évolution des capacités physiques est maladroite. Elle est censée être fragile, mais elle est plutôt souple. Après, en même temps, on aurait passé 3h sur le début si c’était vraiment réaliste

      -Tomb Raider garde ses fondamentaux : combats contre des animaux, plateforme,…

      -…et mon petit doigt me dit que le Nude Mod habituel ne devrait pas tarder

      -C’est beau. Très Beau, même en moyen.

      -Très peu de chargements

      -On est vraiment dedans.

      -La mise en scène dépote

      -Parfois visuellement cru

      -De jolis plans

      -Lara tremble (oui c’est un putain de détail à la con, mais ça se voit rarement)

      -Les “flashbacks” sont mal amenés

      -Les PNJ sont cons (Whitman putain !)

      -Les morts sont toujours aussi violentes

      -L’action est meilleure que les opus précédents ( Le tir à l’arc, absolument kiffant, est même un peu trop facile et plus puissant qu’un pistolet)

      -Des QTE, certes, mais plutôt bien amenées

      -L’aspect “RPG” très light ne plaira pas à tout le monde.

      -La Chasse est complètement dispensable

      -Pas d’effet d’eau visibles  contrairement aux précédents opus

      -La physique capillaire, censée être novatrice, est moyenne

      - Il y a des tombes qui viennent justifier le nom du jeu

      -On peut retourner à tout moment sur un niveau précédent. Pour le 100%, c’est génial.

      -Le feu est bien rendu et utile, par contre sa propagation paraissant évidente ne l’est pas.

      -Un peu moins de surnaturel (perso, j’avais rien compris de cette histoire d’Amanda)

      -La VO est bonne, a le mérite d’avoir l’accent british…

      -… mais trop d’exclamations genre “Oh My god” conduisent au ridicule. Et la VF (Alice David, la fille de Bref, double Lara. Et ya le doubleur de Gibbs de NCIS aussi) est moyenne.

      -Survival Edition décevante

      Conclusion :

      Tomb Raider est un jeu paradoxal : Cruel, sans concessions pour l’héroïne, parfois barbare, il est pourtant un jeu vidéo moderne à grand spectacle, parfois cliché et légèrement assisté. Pourtant, malgré ce tiraillement, TR 2013 réussit brillamment à nous offrir le meilleur de la torture et aussi de la cajolation. En perdant son statut d’objet affirmé de désir numéro 1 des gamers, Lara Croft se mue en une véritable héroïne de jeu vidéo. Et quel jeu !  Jamais un jeu d’action-aventure à la 3ème personne ne m’a offert un spectacle aussi intense et marquant  que TR. Pourtant, il n’a pas inventé la poudre à canon, vu qu’il utilise des mécaniques de gameplay sortis des tiroirs du jeu vidéo. : il a juste crée le revolver idéal pour l’utiliser. Rythme parfait, level-design cohérent : Tomb Raider est une véritable synthèse de la dissertation d’une décennie du genre, avec la plus belle ouverture qui soit : la possibilité du tourment. Dommage, pourtant , qu’il ne cesse de nous le rappeler bien fort tout au long du jeu.

      Car le défaut de TR, c’est bien qu’il se la raconte un peu. Il utilise notre attention pour nous montrer à quel point Miss Croft en chie. A quel point il a voulu inclure plein d’éléments de gameplay parfois légers. A quel point, enfin, il n’est plus une succession de niveau, mais bien un univers semi-ouvert avec plein de trucs dedans. A trop vouloir impressionner par la forme,  Tomb Raider en délaisse parfois le fond. Et cette évidence, cette transmission de l’assurance de Lara à son jeu, ça pourrait bien lui coûter le titre de jeu de l’année.

      Si ça vous rapelle rien, je ne peux rien pour vous.

      Si ça vous rappelle quelque chose, vous savez que c'est normal.

      Et oui, le titre n’est pas Sonic & Sega All Stars Racing : Transformed. Pas bien de nous embrouiller, Sega.

      J’avais beaucoup aimé S&SASR. Son gameplay grisant et efficace, ses maps bien construites et surtout ses graphismes absolument superbes. Mais ça ne restait qu’un Mario-Kart Like.  Alors que vaut sa suite ?

      Le Principe :

      Comme son prédécesseur, c’est un Mario-Kart-like qui se base sur un système de drift pour enclencher les turbos. Mais cet épisode arrive avec une petite subtilité : les voitures peuvent se transformer en avion ou en bateau selon les portions de circuits. On peut rapprocher ça de RC Revenge, où les voitures pouvaient avoir des versions bateau. Presque pas pareil, mais bon, quand faut placer une référence plus ou moins lointaine à l’excellent Re-Volt, je ne me prive pas. (Sérieusement, allez y jouer, il se trouve gratuitement sur le net et est supporté par une belle communauté. Vous pouvez également le trouver sur L’Appstore)

      La critique :

      -C’est toujours aussi beau, même si ça se voit pas sur mon screen (je joue en fenêtré, en basse rez, juste pour jouer à la sauvette.

      -Des personnages bonus pour le PC…Mais Football Manager ? Seriously ? (Je passe des heures sur le 2013, mais je pense que ça n’a rien a faire  vu qu’il n’y a pas de “persos identifiables”

      -Par contre, Danica Patrick c’est cool

      -Certains bonus se ressemblent et sont un peu confus

      -Les drifts demandent un peu plus de temps pour enclencher les turbos

      -Tous les All-Star se ressemblent

      -UN MODE EN LIGNE ! (Ce qui manquait terriblement au premier)

      -L’écran splitté marche sans problème.

      -La conduite en bateau est très sympa avec les effets d’eau

      -La conduite en avion est assez peu maniable

      -Les circuits qui changent selon des scripts de course, excellentes idées

      -Quelques ralentissements

      -Parfois un poil exigeant

      -Une sorte de Clipping Bizarre genre “Désintégration”… A moins que ce soit des bugs.

      -Un système de modif assez cool, qui équilibre tout le monde.

      -Un mode Tour Mondial pas linéaire

      -Un peu plus de modes de jeu...mais la majorité en solo

      -Ajout de pas mal d’univers Sega, et les circuits Monkey Ball sont enfin pas chiants

      -Des circuits repris de l’opus précédent, voire repompés sur d’autre jeux.

      -Le Speaker moins présent, et c’est très bon à prendre

      -Les nouveaux persos sont moins charismatiques, tout comme les voitures (Un mini-tank pour Shadow à la place de la moto, c’est pas très cool)

      -Monter les persos un par un, c’est du gonflage superficiel de durée de vie.

      -Pas cher sur PC.

      BILAN

      S&ASRT est meilleur que son prédécesseur sur bien des plans, mais ques-ce qu’il manque d’organisation ! Casting bâclé, durée de vie artificielle et gameplay parfois bancal nuisent au jeu et lui donne la répétitivité qu’il ne mérite pas. Sonic All Stars 1 attire un peu mieux par sa simplicité, et c’est dommage. S&ASRT Il n’en reste pas moins the Mario-Kart-Like pour PC.  Pour 25€, c’est largement un achat acceptable, et en promo, encore plus.

      [TEST] The Cave : Une Jolie Mine.

      Lundi 28 janvier 2013

      S’il y a bien un genre qui a perdu au change au fur et à mesure de chaque évolution du jeu vidéo, c’est le point’n'click. Le genre est en effet souvent affaire d’un développeur et de quelques petits projets périphériques. Ainsi, naguère, LucasArt règnait sur le genre, et aujourd’hui, ce sont les Ibères de Pendulo Studios qui ont repris la main, quoi que TellTale commence aussi à donner de la voix.

      (Soit dit en passant, mon P&C “moderne” préféré n’est pas la création de l’un de ces deux studios, car il s’agit de Gray Matter. Et pour moi, The Walking Dead n’est pas vraiment un P&C. Sachant quee n’ai que Deponia comme gros morceau de la newgen à tester)

      Je ne vais pas prétendre être le fan numéro 1 de LucasArts, (les seuls titres que j’ai touché d’eux sont les 4 Monkey Island, Grim Fandango, et DOTT), mais mon expérience est suffisante pour pouvoir déclarer que l’écriture et la logique sont les indéniables qualités de leurs jeux, et ça tombe bien puisque c’est ce que l’on demande dans un P&C. Alors, quand Ron Gilbert, personnage important de l’aventure, revient avec non pas un, mais DEUX projets de P&C que sont Double Fine Adventure et The Cave, on est en droit de se réjouir. Et encore plus quand on sait que ce dernier  sort ce-mois-ci.

      J’y ai joué, et je l’ai fini, mais je ne vais pas vraiment faire un test très approfondi, sans images et juste lister quelques remarques; Tout cela afin d’essayer une forme de test épurée

      Le Principe :

      - Vous avez 7 “persos” (8 individus en fait), assez clichés : Un fermier, une Voyageuse dans le temps, un chevalier, des jumeaux à la Tim Burton,  une aventurière, une scientifique et un moine shaolin. Clichés, mais seulement en apparence. Car tout le piquant scénaristique du jeu, c’est que nos héros ne sont pas tout à fait parfaits.

      -Chacun veut entrer dans La Caverne pour avoir des réponses pour lui et son avenir. Celle-ci parle et est un narrateur à la Trine.

      -Sur ces 7 protagonistes, vous ne devez en choisir que 3, chacun ayant un pouvoir spécial. Selon les 3 que vous avez choisi, vous aurez donc 3 “façons différentes” de jouer. Notez que vous pouvez jouer en coop locale à 3, et ça c’est cool.

      -Chaque personnage à une sorte de “donjon” (comprenez par là “demi-heure de gameplay unique”)  pour lui tout seul, développant son histoire. Donc, si vous voulez finir le jeu à 100%, il vous faudra 3 playthroughts.

      -Il y a également des “peintures rupestres”, traitant du côté sombre de chacun de nos protagonistes, à trouver dans le jeu.

      La Critique : (Noir = neutre, Vert = Bon, Rouge = Point Négatif)

      - Globalement, le jeu est minimaliste. Le fait que ce soit aussi un jeu de plateforme fait perdre de la profondeur au jeu. Le jeu fait un peu penser à un Trine qu’on aurait adapté au genre P&C. Peu d’objets (la moitié inutiles), les environnements sont simples, bref les vieux briscards n’iront pas faire la chasse aux pixels

      - C’est bien un point’n'click dans le sens premier, mais le jeu peut se jouer  au pad. Cela dit, quand deux objets sont trop proches, la souris est quasiment obligatoire pour faire ce que l’on fait.

      -C’est trèèèèès bien écrit, parfois drôle et souvent malicieux.

      -Le message du jeu et le concept sont au final excellents.

      -Chaque personnage a sa personnalité.

      -Si vous y jouer en Solo, manipuler les persos un par un risque d’être chiant. Donc, la coop , c’est pas forcément une mauvaise idée. Encore un point commun avec Trine.

      -Les énigmes sont un peu poussives au début, puis se bonifient.

      -La structure des niveaux est pas top.

      -Graphiquement, c’est très joli...mais les “peintures” sont plutôt moches.

      -Quand on tombe du haut  d’une échelle, on se rattrape automatiquement au bout d’une distance, et ça c’est cool. Et on peut monter de l’échelle en sautant. Des petits détails, mais de bons détails.

      -Le jeu incite à la rejouabilité, mais il aurait été sympa de pouvoir éviter de se taper les mêmes phases, bref, d’avoir 3 aventures différentes.

      -Dans les choses personnelles, j’aime les environnements troglodytes.

      -Les environnements sont variés

      -Les fins paraissent bâclées, mais elles arrivent assez subitement pour être efficaces et pour que la morale fasse son effet.

      -Pas de chargement.

      -Pas de musique, juste des sons d’ambiance.

      -Court

      BILAN :

      The Cave est un bon jeu, mais certains risquent de le trouver un peu chiche.Vaut-il ses 15 euros ? Peut-être pas. Moitié prix ? Prenez-le.

      Efficace par son épurement, mais aussi par sa plume,  le bébé de Ron Gilbert est un très bon apéritif pour attendre le réveillon à 3 millions de dollars attendu qu’est Double Fine Adventure. En bref, n’attendez pas l’excellence pour The Cave, mais n’osez pas le sous-estimer.

      Je ne vais pas vous mentir, j’ai connu l’existence du jeu grâce au Joueur Du Grenier. Et j’avais un a-priori assez négatif puisque le jeu est le rejeton d’Eversim (Mission Président, Elections 2012,…), spécialisé dans les simulations géopolitiques buggées jusqu’à l’os et championnes des incohérences. Mais bon, c’était une simulation géopolitique, et ça court pas les rues, alors laissons notre ami TPB nous donner une “démo” et nous convaincre d’acheter le jeu complet.

      (Parce que c’est 40€ le jeu en DL sur le site de l’éditeur quand même, et rajoutez 12€ pour une sorte de gros éditeur  Plus 4€ chacun si vous voulez pouvoir retélécharger votre jeu en cas de perte de votre installer, ce qui est assez aberrant. Cela nous donne 60€ pour le jeu “complet”.Ouch.)
      Le mode de jeu principal est le mode “simulation”, où l’on prend tout simplement le rôle d’un chef d’état, qui doit gérer tout un tas de choses, et quand je dis “tout un tas”, je veux dire “presque tout, en fait”.

      Car le nombre de données présentes donne le tournis, surtout quand on sait que l’on peut jouer 165 pays avec les acteurs politiques principaux ressemblant étrangement à ceux qui existent. Exit Nicolas Sarkozy, bonjour Paul Chaulin. Bye Barack Obama, et coucou Toby Fleson. Enfin bon, c’est la méthode PES et on leur pardonnera.

      ( Rassurez-vous, on peut directement commencer comme président appartenant à un autre parti, dans le mode “Opposition”. Ce qui me permet de vous montrer ça :

      En haut normalement, on peut sélectionner le parti, sauf quil ny en a pas.

      Je voulais jouer la Chine.En haut normalement, on peut sélectionner le parti, sauf qu'il n'y en a pas...

      )

      Ce que l’on pardonnera un peu moins, c’est d’autres détails assez importants qui ont été oubliés, comme une gestion de l’antiterrorisme absolument bâclée, qui consiste en gros à se défendre contre les cagoulés quand on ne les démantèle pas. Pas de collaboration entre état, rien. Impossible également de se la jouer dictature, même là où c’est le lot quotidien, parce que subitement, les gens se font moins marcher sur les pieds que la réalité. Tout simplement, ça veut dire qu’il manque quelque chose pour la rendre “possible”, et ça démontre un manque de rigueur du studio sur les questions de propagande. Globalement, impossible de vraiment changer la constitution d’un pays dans ses bases.

      Sinon, à  part pour la gestion militaire et quelques indications géographiques,  l’interface est plutôt potable, quoique certaines catégories auraient pu être fusionnées (Séparer Armée et Opérations Militaires, bof).

      Mais, assez étrangement, ce n’est pas le mode de simulation pure qui semble être mise en avant : Le bouton le plus gros du menu est réservé à un mode” compétition” qui vous permet de jouer seul ou à plusieurs l’une des 16 plus grosses puissances mondiales pour voir qui prendra l’ascendant sur qui, avec la possibilité d’avoir des objectifs cachés. En solo, l’intérêt est donc trèèèès limité.
      Il y a aussi un mode Quiz, mais bon, il vaut presque pas la peine d’être mentionné. Surtout que certaines questions sont assez pointues. Par exemple, dans le quiz France, on demande à quel réalisateur Vincent Delerm a dédicacé son Master, ou encore qui présente Le Masque et la Plume sur France Inter…Même cultivé, un non-français ne pourrait répondre qu’au pif, parce que moi même je ne sais pas (ce qui nous permet de vérifier qu’Eversim est un studio français) . Ces Quiz là aussi, on peut y jouer en multi, avec l’intérêt qu’on devine.

      Le gros point fort du titre, c’est que l’on peut quasiment tout faire. Parmi les choix détaillés qui m’ont agréablement surpris, une petite liste :

      - Pouvoir rencontrer quasiment tout le monde, y compris intellectuels, sportifs, proches ou encore chefs d’association, et même les draguer s’ils sont du sexe opposé (je n’ai pas réussi à vraiment aboutir, et je ne sais si c’est possible)

      -Toucher aux limitations de vitesse

      -Rendre la contraception illégale ou la promouvoir

      -Réguler très précisément le pouvoir de la religion sur l’état

      -Organiser des festivals internationaux de plein de trucs, dont de jeux vidéos.

      -…et plein d’autres choses !

      Le changement (de moteur graphique) cest maintenant !

      Le changement (de moteur graphique) c'est maintenant !

      Le jeu dispose également de scénarii allègrement scriptés, mais fors sympatoches. Vous pourrez par exemple déjouer un complot terroriste contre les JO de Londres, réduire vos émissions de CO2 en tant que chef des USA, ou encore aller poutrer la gueule des Nord-Coréens. Certains sont pourtant ridiculement faciles, un vous demandant simplement de privatiser toutes les chaînes de Télé  (j’ai compté, il vous faut au minimum 4 clics pour la faire, plus un peu de temps pour laisser la loi être passée et gagner) Dans un des scenarii du Modding Tool, les Présidents se zombifient, ça à l’air marrant.

      Graphiquement, on va faire court, c’est moche. Car oui, le jeu ne se contente pas d’une simple mappemonde, mais aussi de pop-up avec des visages ayant une 3D hideuse, nous balançant des phrases doublée avec les moyens du bord. Ces pop-ups (qui n’en sont pas vraiment parce qu’on choisit de les afficher ou pas) sont parfois un peu envahissantes, surtout cet enfoiré d’écologiste qui nous remercie de choyer la planète alors qu’on n’a encore pris aucune mesure.

      Il y a également d’autres trucs un peu chiants, genre le temps qui passe pas vite sans raison, ou encore la tendance de l’IA à surréagir (L’ONU qui me bannit juste parce que j’ai fait une loi qui a rendu mes contrôles d’identités plus intenses, les manifestations contre la démilitarisation,…), mais au fond, on continue à jouer la Corée du Nord ou l’Érythrée (la pire dictature au monde, et pourtant assez inconnue) et on s’amuse

      On se retrouve dans un jeu avec un manque criant de moyens. Ya beaucoup à faire, et c’est ça qui me fait plonger dans le jeu, mais la finition n’est pas là, et beaucoup de choses au fond sont purement cosmétiques. Ce qu’il manque à RON, au fond, c’est de l’ordre, de la fermeté dans ses idées. On sent bien que si un studio passionné de géopolitique et disposant de plus de moyens comme Paradox s’était attelé à la tâche, le jeu serait de meilleure qualité, quoique moins pointu.

      Ces dernières années, j’ai l’impression de découvrir la partie du jeu vidéo que j’avais décidé d’ignorer. Ce n’est en effet que très récemment que j’ai découvert les Elder Scrolls ou les jeux Paradox Interactive, alors que, sur la papier, c’était tout comme s’ils avaient été fait rien que pour moi

      2012, maintenant qu’elle est en passe de s’éteindre, m’a aussi permis de découvrir une licence, plus moderne, mais non moins importantes : Mass Effect. Elle m’a fait passer par tout mon spectre d’avis positifs et négatifs, de la bonne surprise à la déception, de la consternation à l’adoration.
      C’est aussi l’une des expériences vidéoludiques qui m’a permis de “disséquer” les licences. Même si ma tendance reste sur celle de prendre chaque jeu pour ce qu’il est et non pas par sa lignée, sa comparaison avec ses ancêtres comme ses successeurs peuvent apprendre beaucoup sur les choix de développement. Et même si je ne prétend pas trop aller dans l’analyse de game design, je me pense capable de vous montrer à travers cette première trilogie Mass Effect des avis autant objectifs que subjectifs sur les progrès et les pas en arrière amorcés par les 3 différents jeux, et représentatifs des licences.

      Mass Effect 1 : L’essai

      Screenshot de chez Gamekult

      Screenshot de chez Gamekult. Ouaip, j'me fait pas chier.


      Le tout début de licence est un peu casse-gueule et se contente souvent d’approximations mâtinées de répétitivité. Il n’y a qu’à voir Assassin’s Creed 1. Mass Effect premier du nom est loin d’échapper à la règle. Ses combats sont  un poil convenus, son aspect RPG fade,  et son ergonomie rigide.

      Mais ce qui m’a le plus gêné, c’est que la grandeur de son univers est artificielle : Cool, ya plein de planètes ! Ah ben , en fait, on peut pas tout visiter et on se rabat sur les logs pour oublier les couloirs. Je ne me rends pas souvent compte des couloirs dans les jeux vidéos, mais c’était vraiment gênant dans Mass Effect. Bref, malgré ses bonnes idées, le jeu est plat.

      Pourtant, on a bien envie de tout pardonner pour la narration, et comme je l’ai dit dans ma critique sur le site, pour le 2, car, au fond, le jeu est tout juste classique pour s’apprécier avec un bon ptit background.
      Au déroulement des crédits, impression mitigée donc.

      Mass Effect 2 : Calibrations, Perfection ?

      Toujours Gamekult

      Toujours Gamekult

      Pour les licences, le deuxième épisode est souvent une sorte de gros patch, qui accouche soit à une version ultime (Borderlands 2, i’m looking at you) soit  une déception (Tous les PoP après Les Sables du temps, pour ma part). Pour en revenir à notre sujet d’étude : Autant Mass Effect 1 m’a laissé enthousiaste mais pas trop, autant Mass Effect 2 a été, après avoir été retourné dans tous les sens l’un de mes jeux préférés ever.

      Et oui.

      Et oui.

      Le jeu prend définitivement le parti-pris de l’action, tout en n’oubliant pas que ce n’est pas un vulgaire TPS. Du coup, ce qui était poussif dans le 1 trouve un intérêt dans le 2, surtout les pouvoirs, et les phases de shoot deviennent vraiment intéressantes. Toujours classiques, certes, mais efficaces. On se retrouve, et c’est la grosse force du titre, avec un cast charismatique, utile et varié(A part Zaeed et Jacob) En même temps, comparé aux précédent, c’était pas difficile. L’univers est cette fois aussi grand qu’il le montre (avec évidemment certaines limites) et notre influence n’a jamais été aussi présente. Dommage que cette influence ne soit toujours que bipolaire, mais on va pas se plaindre non plus.

      En parlant d’influence sur l’univers, il est impossible de passer outre la killer feature de ME : La continuité des sauvegardes. Les choix importants n’étant pas si nombreux que ça, on s’amusera de retrouver des références au premier opus, voire des épilogues, mais rien de trop chamboulant.

      Le jeu n’est pas parfait et reste un peu lourd, notamment en ce qui concerne la collecte de minéraux (On comprend la haine contre les collecteurs, du coup) et les scans.

      En fait, on ne peut pas vraiment énumérer les qualités de Mass Effect 2 (ce qui peut expliquer pourquoi certains ne l’aiment pas) : Il faut le sentir, le jouer depuis le début pour comprendre pourquoi le jeu est très bon et chronophage, jusqu’à l’épique dernière mission (au boss décevant)

      Certains regretteront que le jeu ne se soit pas penché vers le RPG dans la continuité du 1, d’ailleurs à mon avis Mass Effect 2 n’est pas tout à fait un RPG, mais il n’en reste pas moi que le jeu est grisant par l’addition du shoot et de l’univers Mass Effect. Bref, pour moi, l’un des meilleurs jeux auxquels j’ai joué.

      Mass Effect 3 : Redondandron

      Cette fois, cest un screen maison.

      Cette fois, screen maison pour prouver ma bonne foi. Je m'excuse des dommages rétiniens causés.

      Le troisième épisode est souvent l’occasion de retenter d’avoir l’audace du premier, tout en essayant d’avoir la qualité de finition du deuxième. Sauf que ça coince quasiment toujours.

      La première fois que je me suis lancé dans Mass Effect 3, je l’ai abandonné car, au-delà du fait que le scandale sur la fin m’a spoilé cette dernière, j’ai été profondément déçu à cause des missions. Le jeu se base en effet sur des points à accumuler, du “farming de missions secondaires”, en somme, tout ce que je déteste dans un jeu. Ce ne serait pas tant un problème que ça si l’on ne savait pas vraiment quand faire quoi, pour des questions morales et pratiques.

      Je m’explique : Dans le 2, je faisais des missions secondaires si je voulais, pour qui je voulais. Dans le 3, c’est le cas mais les différents enjeux pressent. On a 10 000 appels de détresses/situations critiques  toutes les heures et même si l’on sait pertinemment qu’on peut les enchaîner comme on le souhaite, on a quand même le sentiment, pour peu que l’on s’implique, que l’on fait attendre des gens avec la peur de voir la mission annulée. D’autres jeux ayant pris le concept, on a donc peur que nos amis “s’impatientent”. Pour faire court : Les missions ne concordent pas avec les évènements et rendent le jeu peu crédible, un peu comme un Far Cry 3.  Pour ne rien arranger,  à chaque fois que tu épie une discussion spéciale sans le vouloir, ça te fait une mission de plus, et après , ça s’accumule et tu sais pas trop comment les faire.

      La deuxième faille de ce troisième épisode, c’est le côté un peu plus bateau et répétitif : Mission, Pan Pan Pan, Vieille connaissance, Rapport D’Hackett, on passe par le scanner chiante, on passe devant Traynor qui nous dit des trucs, détour par la Citadelle éventuellement, puis on recommence.

      Pourtant,  il se voulait être, comme le dit si bien la philosophe Hannah Montana, “the best of both worlds” : Un meilleur RPG que Mass Effect 1, et un meilleur TPS que Mass Effect 2. Mais en fait il n’excelle vraiment ni dans l’un, ni dans l’autre. La gestion des armes et des points de compétences ne casse pas 8 pattes à une loutre d’Argentine et les pouvoirs redeviennent dispensables en combat. Malgré de bonnes idées de phases, parfois contemplatives, ME3 manque ce facteur X, ce petit quelque chose qui rendrait son gameplay aussi “normal” que son prédécesseur, et qui s’appelle la souplesse.

      Mass Effect 3 n’a rien de mauvais d’autant plus qu’il est l’entière répercussion du 2 en termes de choix.. Il est juste entaché de cette lourdeur qui l’emprisonne entre le good ol’ ME1 et le légendaire ME2. En gros, il n’avance pas.C’est une belle plante,  mais chiante ( ce qui explique le titre de cette partie : Redondandron.)

      Désolé.

      Désolé.

      Je lui ai récemment accordé une seconde chance, et c’est ça qui m’a fait comprendre pourquoi je ne l’aimais pas.

      Quand au multi, je ne peux pas en parler vu que je n’ai pas l’intention d’y toucher avant la bataille finale.


      Conclusion

      En matière de cinéma ou de musique, toute bonne chose possède son ventre mou, son petit coup de moins bien qu’on aime oublier pour seule raison de le pardonner. Pour Mass Effect et le jeu vidéo en général, c’est le contraire : C’est son ventre qui est dur, et ses extrêmes qui ne le sont pas. Ce ventre, C’est la fin de ME1, tout ME2 et le début de ME3, avec bien sûr une revigoration vers la fin, comme il se doit. Contrairement aux autres artistes d’autres arts, les développeurs s’attachent aux suites comme une moule sur un rocher, comme pour s’excuser du précédent. Mais alors que certaines séries ont un ventre dur correct et grisant (Je pense au Call of Juarez), d’autres en ont fait leur vraie force, et c’est le cas de ME.

      Vos commentaires, y compris demandes en mariage et menaces de morts, sont les bienvenus.