[TEST] The Cave : Une Jolie Mine.
Lundi 28 janvier 2013
S’il y a bien un genre qui a perdu au change au fur et à mesure de chaque évolution du jeu vidéo, c’est le point’n'click. Le genre est en effet souvent affaire d’un développeur et de quelques petits projets périphériques. Ainsi, naguère, LucasArt règnait sur le genre, et aujourd’hui, ce sont les Ibères de Pendulo Studios qui ont repris la main, quoi que TellTale commence aussi à donner de la voix.
(Soit dit en passant, mon P&C “moderne” préféré n’est pas la création de l’un de ces deux studios, car il s’agit de Gray Matter. Et pour moi, The Walking Dead n’est pas vraiment un P&C. Sachant quee n’ai que Deponia comme gros morceau de la newgen à tester)
Je ne vais pas prétendre être le fan numéro 1 de LucasArts, (les seuls titres que j’ai touché d’eux sont les 4 Monkey Island, Grim Fandango, et DOTT), mais mon expérience est suffisante pour pouvoir déclarer que l’écriture et la logique sont les indéniables qualités de leurs jeux, et ça tombe bien puisque c’est ce que l’on demande dans un P&C. Alors, quand Ron Gilbert, personnage important de l’aventure, revient avec non pas un, mais DEUX projets de P&C que sont Double Fine Adventure et The Cave, on est en droit de se réjouir. Et encore plus quand on sait que ce dernier sort ce-mois-ci.
J’y ai joué, et je l’ai fini, mais je ne vais pas vraiment faire un test très approfondi, sans images et juste lister quelques remarques; Tout cela afin d’essayer une forme de test épurée
Le Principe :
- Vous avez 7 “persos” (8 individus en fait), assez clichés : Un fermier, une Voyageuse dans le temps, un chevalier, des jumeaux à la Tim Burton, une aventurière, une scientifique et un moine shaolin. Clichés, mais seulement en apparence. Car tout le piquant scénaristique du jeu, c’est que nos héros ne sont pas tout à fait parfaits.
-Chacun veut entrer dans La Caverne pour avoir des réponses pour lui et son avenir. Celle-ci parle et est un narrateur à la Trine.
-Sur ces 7 protagonistes, vous ne devez en choisir que 3, chacun ayant un pouvoir spécial. Selon les 3 que vous avez choisi, vous aurez donc 3 “façons différentes” de jouer. Notez que vous pouvez jouer en coop locale à 3, et ça c’est cool.
-Chaque personnage à une sorte de “donjon” (comprenez par là “demi-heure de gameplay unique”) pour lui tout seul, développant son histoire. Donc, si vous voulez finir le jeu à 100%, il vous faudra 3 playthroughts.
-Il y a également des “peintures rupestres”, traitant du côté sombre de chacun de nos protagonistes, à trouver dans le jeu.
La Critique : (Noir = neutre, Vert = Bon, Rouge = Point Négatif)
- Globalement, le jeu est minimaliste. Le fait que ce soit aussi un jeu de plateforme fait perdre de la profondeur au jeu. Le jeu fait un peu penser à un Trine qu’on aurait adapté au genre P&C. Peu d’objets (la moitié inutiles), les environnements sont simples, bref les vieux briscards n’iront pas faire la chasse aux pixels
- C’est bien un point’n'click dans le sens premier, mais le jeu peut se jouer au pad. Cela dit, quand deux objets sont trop proches, la souris est quasiment obligatoire pour faire ce que l’on fait.
-C’est trèèèèès bien écrit, parfois drôle et souvent malicieux.
-Le message du jeu et le concept sont au final excellents.
-Chaque personnage a sa personnalité.
-Si vous y jouer en Solo, manipuler les persos un par un risque d’être chiant. Donc, la coop , c’est pas forcément une mauvaise idée. Encore un point commun avec Trine.
-Les énigmes sont un peu poussives au début, puis se bonifient.
-La structure des niveaux est pas top.
-Graphiquement, c’est très joli...mais les “peintures” sont plutôt moches.
-Quand on tombe du haut d’une échelle, on se rattrape automatiquement au bout d’une distance, et ça c’est cool. Et on peut monter de l’échelle en sautant. Des petits détails, mais de bons détails.
-Le jeu incite à la rejouabilité, mais il aurait été sympa de pouvoir éviter de se taper les mêmes phases, bref, d’avoir 3 aventures différentes.
-Dans les choses personnelles, j’aime les environnements troglodytes.
-Les environnements sont variés
-Les fins paraissent bâclées, mais elles arrivent assez subitement pour être efficaces et pour que la morale fasse son effet.
-Pas de chargement.
-Pas de musique, juste des sons d’ambiance.
-Court
BILAN :
The Cave est un bon jeu, mais certains risquent de le trouver un peu chiche.Vaut-il ses 15 euros ? Peut-être pas. Moitié prix ? Prenez-le.
Efficace par son épurement, mais aussi par sa plume, le bébé de Ron Gilbert est un très bon apéritif pour attendre le réveillon à 3 millions de dollars attendu qu’est Double Fine Adventure. En bref, n’attendez pas l’excellence pour The Cave, mais n’osez pas le sous-estimer.














