La Baronnerie des Pixels

Frags, Poésie, Game Overs le blog de BaronDeSpireal.

Archive pour janvier 2013

[TEST] The Cave : Une Jolie Mine.

Lundi 28 janvier 2013

S’il y a bien un genre qui a perdu au change au fur et à mesure de chaque évolution du jeu vidéo, c’est le point’n'click. Le genre est en effet souvent affaire d’un développeur et de quelques petits projets périphériques. Ainsi, naguère, LucasArt règnait sur le genre, et aujourd’hui, ce sont les Ibères de Pendulo Studios qui ont repris la main, quoi que TellTale commence aussi à donner de la voix.

(Soit dit en passant, mon P&C “moderne” préféré n’est pas la création de l’un de ces deux studios, car il s’agit de Gray Matter. Et pour moi, The Walking Dead n’est pas vraiment un P&C. Sachant quee n’ai que Deponia comme gros morceau de la newgen à tester)

Je ne vais pas prétendre être le fan numéro 1 de LucasArts, (les seuls titres que j’ai touché d’eux sont les 4 Monkey Island, Grim Fandango, et DOTT), mais mon expérience est suffisante pour pouvoir déclarer que l’écriture et la logique sont les indéniables qualités de leurs jeux, et ça tombe bien puisque c’est ce que l’on demande dans un P&C. Alors, quand Ron Gilbert, personnage important de l’aventure, revient avec non pas un, mais DEUX projets de P&C que sont Double Fine Adventure et The Cave, on est en droit de se réjouir. Et encore plus quand on sait que ce dernier  sort ce-mois-ci.

J’y ai joué, et je l’ai fini, mais je ne vais pas vraiment faire un test très approfondi, sans images et juste lister quelques remarques; Tout cela afin d’essayer une forme de test épurée

Le Principe :

- Vous avez 7 “persos” (8 individus en fait), assez clichés : Un fermier, une Voyageuse dans le temps, un chevalier, des jumeaux à la Tim Burton,  une aventurière, une scientifique et un moine shaolin. Clichés, mais seulement en apparence. Car tout le piquant scénaristique du jeu, c’est que nos héros ne sont pas tout à fait parfaits.

-Chacun veut entrer dans La Caverne pour avoir des réponses pour lui et son avenir. Celle-ci parle et est un narrateur à la Trine.

-Sur ces 7 protagonistes, vous ne devez en choisir que 3, chacun ayant un pouvoir spécial. Selon les 3 que vous avez choisi, vous aurez donc 3 “façons différentes” de jouer. Notez que vous pouvez jouer en coop locale à 3, et ça c’est cool.

-Chaque personnage à une sorte de “donjon” (comprenez par là “demi-heure de gameplay unique”)  pour lui tout seul, développant son histoire. Donc, si vous voulez finir le jeu à 100%, il vous faudra 3 playthroughts.

-Il y a également des “peintures rupestres”, traitant du côté sombre de chacun de nos protagonistes, à trouver dans le jeu.

La Critique : (Noir = neutre, Vert = Bon, Rouge = Point Négatif)

- Globalement, le jeu est minimaliste. Le fait que ce soit aussi un jeu de plateforme fait perdre de la profondeur au jeu. Le jeu fait un peu penser à un Trine qu’on aurait adapté au genre P&C. Peu d’objets (la moitié inutiles), les environnements sont simples, bref les vieux briscards n’iront pas faire la chasse aux pixels

- C’est bien un point’n'click dans le sens premier, mais le jeu peut se jouer  au pad. Cela dit, quand deux objets sont trop proches, la souris est quasiment obligatoire pour faire ce que l’on fait.

-C’est trèèèèès bien écrit, parfois drôle et souvent malicieux.

-Le message du jeu et le concept sont au final excellents.

-Chaque personnage a sa personnalité.

-Si vous y jouer en Solo, manipuler les persos un par un risque d’être chiant. Donc, la coop , c’est pas forcément une mauvaise idée. Encore un point commun avec Trine.

-Les énigmes sont un peu poussives au début, puis se bonifient.

-La structure des niveaux est pas top.

-Graphiquement, c’est très joli...mais les “peintures” sont plutôt moches.

-Quand on tombe du haut  d’une échelle, on se rattrape automatiquement au bout d’une distance, et ça c’est cool. Et on peut monter de l’échelle en sautant. Des petits détails, mais de bons détails.

-Le jeu incite à la rejouabilité, mais il aurait été sympa de pouvoir éviter de se taper les mêmes phases, bref, d’avoir 3 aventures différentes.

-Dans les choses personnelles, j’aime les environnements troglodytes.

-Les environnements sont variés

-Les fins paraissent bâclées, mais elles arrivent assez subitement pour être efficaces et pour que la morale fasse son effet.

-Pas de chargement.

-Pas de musique, juste des sons d’ambiance.

-Court

BILAN :

The Cave est un bon jeu, mais certains risquent de le trouver un peu chiche.Vaut-il ses 15 euros ? Peut-être pas. Moitié prix ? Prenez-le.

Efficace par son épurement, mais aussi par sa plume,  le bébé de Ron Gilbert est un très bon apéritif pour attendre le réveillon à 3 millions de dollars attendu qu’est Double Fine Adventure. En bref, n’attendez pas l’excellence pour The Cave, mais n’osez pas le sous-estimer.

Je ne vais pas vous mentir, j’ai connu l’existence du jeu grâce au Joueur Du Grenier. Et j’avais un a-priori assez négatif puisque le jeu est le rejeton d’Eversim (Mission Président, Elections 2012,…), spécialisé dans les simulations géopolitiques buggées jusqu’à l’os et championnes des incohérences. Mais bon, c’était une simulation géopolitique, et ça court pas les rues, alors laissons notre ami TPB nous donner une “démo” et nous convaincre d’acheter le jeu complet.

(Parce que c’est 40€ le jeu en DL sur le site de l’éditeur quand même, et rajoutez 12€ pour une sorte de gros éditeur  Plus 4€ chacun si vous voulez pouvoir retélécharger votre jeu en cas de perte de votre installer, ce qui est assez aberrant. Cela nous donne 60€ pour le jeu “complet”.Ouch.)
Le mode de jeu principal est le mode “simulation”, où l’on prend tout simplement le rôle d’un chef d’état, qui doit gérer tout un tas de choses, et quand je dis “tout un tas”, je veux dire “presque tout, en fait”.

Car le nombre de données présentes donne le tournis, surtout quand on sait que l’on peut jouer 165 pays avec les acteurs politiques principaux ressemblant étrangement à ceux qui existent. Exit Nicolas Sarkozy, bonjour Paul Chaulin. Bye Barack Obama, et coucou Toby Fleson. Enfin bon, c’est la méthode PES et on leur pardonnera.

( Rassurez-vous, on peut directement commencer comme président appartenant à un autre parti, dans le mode “Opposition”. Ce qui me permet de vous montrer ça :

En haut normalement, on peut sélectionner le parti, sauf quil ny en a pas.

Je voulais jouer la Chine.En haut normalement, on peut sélectionner le parti, sauf qu'il n'y en a pas...

)

Ce que l’on pardonnera un peu moins, c’est d’autres détails assez importants qui ont été oubliés, comme une gestion de l’antiterrorisme absolument bâclée, qui consiste en gros à se défendre contre les cagoulés quand on ne les démantèle pas. Pas de collaboration entre état, rien. Impossible également de se la jouer dictature, même là où c’est le lot quotidien, parce que subitement, les gens se font moins marcher sur les pieds que la réalité. Tout simplement, ça veut dire qu’il manque quelque chose pour la rendre “possible”, et ça démontre un manque de rigueur du studio sur les questions de propagande. Globalement, impossible de vraiment changer la constitution d’un pays dans ses bases.

Sinon, à  part pour la gestion militaire et quelques indications géographiques,  l’interface est plutôt potable, quoique certaines catégories auraient pu être fusionnées (Séparer Armée et Opérations Militaires, bof).

Mais, assez étrangement, ce n’est pas le mode de simulation pure qui semble être mise en avant : Le bouton le plus gros du menu est réservé à un mode” compétition” qui vous permet de jouer seul ou à plusieurs l’une des 16 plus grosses puissances mondiales pour voir qui prendra l’ascendant sur qui, avec la possibilité d’avoir des objectifs cachés. En solo, l’intérêt est donc trèèèès limité.
Il y a aussi un mode Quiz, mais bon, il vaut presque pas la peine d’être mentionné. Surtout que certaines questions sont assez pointues. Par exemple, dans le quiz France, on demande à quel réalisateur Vincent Delerm a dédicacé son Master, ou encore qui présente Le Masque et la Plume sur France Inter…Même cultivé, un non-français ne pourrait répondre qu’au pif, parce que moi même je ne sais pas (ce qui nous permet de vérifier qu’Eversim est un studio français) . Ces Quiz là aussi, on peut y jouer en multi, avec l’intérêt qu’on devine.

Le gros point fort du titre, c’est que l’on peut quasiment tout faire. Parmi les choix détaillés qui m’ont agréablement surpris, une petite liste :

- Pouvoir rencontrer quasiment tout le monde, y compris intellectuels, sportifs, proches ou encore chefs d’association, et même les draguer s’ils sont du sexe opposé (je n’ai pas réussi à vraiment aboutir, et je ne sais si c’est possible)

-Toucher aux limitations de vitesse

-Rendre la contraception illégale ou la promouvoir

-Réguler très précisément le pouvoir de la religion sur l’état

-Organiser des festivals internationaux de plein de trucs, dont de jeux vidéos.

-…et plein d’autres choses !

Le changement (de moteur graphique) cest maintenant !

Le changement (de moteur graphique) c'est maintenant !

Le jeu dispose également de scénarii allègrement scriptés, mais fors sympatoches. Vous pourrez par exemple déjouer un complot terroriste contre les JO de Londres, réduire vos émissions de CO2 en tant que chef des USA, ou encore aller poutrer la gueule des Nord-Coréens. Certains sont pourtant ridiculement faciles, un vous demandant simplement de privatiser toutes les chaînes de Télé  (j’ai compté, il vous faut au minimum 4 clics pour la faire, plus un peu de temps pour laisser la loi être passée et gagner) Dans un des scenarii du Modding Tool, les Présidents se zombifient, ça à l’air marrant.

Graphiquement, on va faire court, c’est moche. Car oui, le jeu ne se contente pas d’une simple mappemonde, mais aussi de pop-up avec des visages ayant une 3D hideuse, nous balançant des phrases doublée avec les moyens du bord. Ces pop-ups (qui n’en sont pas vraiment parce qu’on choisit de les afficher ou pas) sont parfois un peu envahissantes, surtout cet enfoiré d’écologiste qui nous remercie de choyer la planète alors qu’on n’a encore pris aucune mesure.

Il y a également d’autres trucs un peu chiants, genre le temps qui passe pas vite sans raison, ou encore la tendance de l’IA à surréagir (L’ONU qui me bannit juste parce que j’ai fait une loi qui a rendu mes contrôles d’identités plus intenses, les manifestations contre la démilitarisation,…), mais au fond, on continue à jouer la Corée du Nord ou l’Érythrée (la pire dictature au monde, et pourtant assez inconnue) et on s’amuse

On se retrouve dans un jeu avec un manque criant de moyens. Ya beaucoup à faire, et c’est ça qui me fait plonger dans le jeu, mais la finition n’est pas là, et beaucoup de choses au fond sont purement cosmétiques. Ce qu’il manque à RON, au fond, c’est de l’ordre, de la fermeté dans ses idées. On sent bien que si un studio passionné de géopolitique et disposant de plus de moyens comme Paradox s’était attelé à la tâche, le jeu serait de meilleure qualité, quoique moins pointu.

(En gros, un copié-collé de mon travail originel : http://www.jeuxvideo.com/forums/1-19163-1525366-1-0-1-0-les-10-regles-de-savoir-vivre-dans-lol.htm)

En partie, tu auras souvent envie de dire ou de faire des choses pas cool. Mais comme le dit si bien l’expression, “Ne fait pas à autrui ce que l’on ne veut pas qu’on te fasses”. Et c’est exactement le but de ces dix règles, à l’usage du néophyte comme du PGM, que vous devez vous promettre d’appliquer avant chaque partie. Il vaut pour LoL mais certaines règles peuvent aussi marcher pour d’autres jeux en ligne coopératifs.

Les voici :

1 ) Engueuler vos Teammates ne sert à rien. En plus de ne pas augmenter significativement leur concentration, vous pourrez même les pousser à bout IRL. Cela peut se traduire du simple ouin-ouinage au ragequit en passant par le feeding intentionnel.

2) Le contraire est aussi vrai. Provoquer votre adversaire d’une manière ou d’une autre ne vous vaudra que des reports si vous ne leur avez pas déjà donné l’idée de renverser le cours du jeu. Trash-talker peut faire partie du jeu pour certains, mais personnellement, je ne le fait pas, parce que rira bien qui rira le dernier.

Exemple : les Azubu Blaze ont dit qu’ils gagneraient fastoche contre Gambit Gaming(pas franchement brillants en phases de poule)  aux IEM Katowice.  Finalement, ils se sont fait démonter en règle. (EDIT : Gif plus dispo)

3) Votre coéquipier cherchera toujours, à quelques rares exceptions, à vous faire gagner la partie. Il peut le faire adroitement ou non. Ça peut paraître évident mais certains aiment l’oublier. D’accord, on veut toujours se croire le meilleur de sa team, mais ya des limites.

4) Votre coéquipier est un HUMAIN. Quelqu’un qui joue mal n’est pas forcément un noob, il peut avoir ses moments de faiblesse, ses doutes, donc soyez indulgent avec lui.  Ne pas l’être pousse souvent à devenir le coéquipier qui vous gueule dessus parce que vous ne l’aidez pas.  Et savoir qu’un coéquipier voulait l’aide que vous ne lui avez pas donné met la pression, car on va vous harceler plus encore si vous faites la moindre erreur. Du coup on a envie de se flinguer à la moindre erreur de placement.

5) Rappelez-vous que vous avez forcément été un débutant. Soyez sympa avec les nouveaux arrivants. Vous pouvez même les éduquer.

6) L’instalock est une “tactique personnelle” qui ne profite à personne. “Réserver” son champion sans discuter avec l’équipe annule toute idée de stratégie et contraint les autres à subir votre dickmove de différentes manières

7) Quand vous lancez une partie, vous vous engagez. Vous devez avoir minimum 40 minutes devant vous. C’est pas comme un FPS multi lambda où vous pouvez quitter le serveur au bout de 30 secondes en pensant que, de toutes façons il y aura l’autobalance ou un autre joueur qui rejoindra. Une partie de LoL, c’est une compétition tactique stricte où la concentration et la présence de chacun priment. Partir au bout de 10 minutes pour une cause “prévue” est un sale coup pour votre équipe. Et qui aime se retrouver à 4v5 ?

8) Il n’y a pas qu’une vision d’un perso, d’un build voire même de la méta. Respectez-donc chaque avis et sachez prendre du recul sur la direction qu’un coéquipier ou votre team prend. Soit il sait ce qu’il fait, soit il troll.

9) Ne faites qu’un avec votre team. N’ignorez pas le chat ou les “pings”, n’en abusez pas non plus. S’il y a un teamfight, même semblant perdu d’avance, autant trépasser avec le reste de la team, comme ça on ne  pourra pas vous reprocher d’être resté les bras croisés. Et puis, qui sait, avec un peu de chance et de placement de sort…

10) D’une manière générale, ne jouez pas au Dieu/Diplômé/Spécialiste/Sage/Ultimate PGM de LoL. Même avec des connaissances certaines, prendre les gens pour des ignorants et insister votre science du jeu ne fera qu’augmenter la frustration (et donc la maladresse) de vos coéquipiers. Tout le monde apprends LoL à tout moment.

(EDIT : Il n’y aura pas de 3ème épisode. Et puis c’est tout.)

Je ne me prétend pas de classe compétitive sur League of Legends (loin de là) , mais je pense avoir accumulé assez d’expérience dans ce jeu pour orienter celui qui débute dans ses choix et un peu sa façon de jouer. Ce guide sera très soft mais pratique et facile à comprendre.
ATTENTION : Je considère que vous avez touché au didacticiel (et donc pris connaissance du principe du jeu) et compris en gros la meta courante ( Solo/Duo Top, AP Mid, AD Carry, Support, Jungler), je ne reviendrait donc pas là dessus

Pour ce premier épisode, nous n’allons pas tout de suite aller dans l’action ( c’est à dire au-delà du coop vs bot) , car il faudrait déjà avoir des champions permanants. Précisément, il nous en faut 16, condition sine qua non pour jouer en Draft ou classé. Bien sûr, il y a une rotation des champions gratuits tous les mardi, mais la rota ne vous écoute pas souvent. Votre 16 de départ devrait vous être familier assez rapidement, pour pouvoir ensuite enchaîner sur d’autres champions. Il faut également qu’il soit varié, c’est pour ça qu’il faut le séparer ainsi : 3 pour chaque rôle, plus un champion “polyvalent”. Enfin, le dernier critère est que le skillset ne parie pas trop sur votre maîtrise pour le reste de la game, comme un Cho’Gath qui louperai ses sorts, ou un Blitz avec ses hooks : vous pouvez faire perdre une partie comme ça.
16 champions donc, mais il vous faudra en réalité en choisir 11.  En effet, l’entraînement au combat que vous propose Riot vous laisse vous entraîner sur 3 champions, que vous les ayez ou non : Ryze, Ashe et Garen. Et ce n’est pas pour rien qu’ils sont les élus, car ils sont plutôt noob-friendly. Du coup, comme vous pouvez vous entraîner avec, aidé grassement par l’IA, prenez-les : ça vous fait respectivement un Mid, ADC et Top loin d’être dégueus.  En plus, ils sont 450 Pi/260 RP chacun. 3 de moins.
Pour arriver à 11, ils nous en manque 2 : ce sont Alistar (Support) et Tristana (ADC) pour la simple et bonne raison qu’ils sont gratuits et fournis avec un/une (les avis divergent sur le genre du mot) skin chacun, pour peu que vous vous likiez la page FB  et que vous vous abonniez à la chaîne Youtube du jeu. Tout cela peut prendre du temps à s’afficher sur vos comptes, mais ça vous fait déjà moins de PI à farmer.

Les 11 champions restants sont à votre choix, pour peu que vous gardiez la variété évoqué ci-dessus (dans ce cas, il vous manque un ADC, 2 Mid, Support et Top, 3 jungler et notre champion polyvalent)

Pour cela, voilà mes choix personnels, argumentés en une seule phrase :

TOP (en plus de Garen)

- Pantheon : Un champion qui vous force à faire gaffe à votre placement et votre environnement, sans trop en demander.

- Renekton : Farm-friendly, et un bon entraînement pour Tank

MID (En plus de Ryze)

- Lux : Parce que non seulement c’est ma favorite, mais aussi car ses skillshots n’en sont pas et qu’elle est efficace en règle générale.

- Ziggs : Parce que parfaitement nobrain, optimisable, agaçant pour les ennemis et utile.

AD CARRY  (En plus d’Ashe et de Tristana)

- Caitlin pour se forcer à bien choisir ses cibles

SUPPORT (En plus d’Alistar)

- Sona : C’est un distributeur ambulant sans placement de sort

- Lulu (ou Nunu) : Pour manager son carry sans avoir de sorts de soin

JUNGLER :

- Vi : Elle  clean la jungle assez rapidement

- Nocturne : Il a tous les outils pour gank

- Amumu : Un seul skillshot qui puisse vous engager, sinon basiquement tout se passe pas loin de vous
POLYVALENT :

Soit Gangplank (Top/support/ why not jungler) utile en pouvant jouer pour lui, soit Maître Yi (Mid joué AP/ Carry joué AD/ Why not jungler) parce que son A et son Z vous feront l’aimer. Vous pouvez aussi réserver cette place à Lux (Mid/support) si elle n’est pas dans vos picks mid.  A noter que théoriquement, tout champion est polyvalent, ce ne sont que des “modes” qui fixent les rôles (on voit ainsi de plus en plus d’AD au mid en ce moment)

Voilà votre 16 de départ constitué. Mais un champion n’est rien sans un invocateur bien intentionné pour le commander, et c’est ainsi que la prochaine fois, je vais ressortir un travail vieux de quelques mois : les Dix règles de Savoir-vivre dans LoL. Des commandements qui peuvent aussi intéresser des invocateurs plus rodés…

Ma mission ? Instaurer la démocratie, balle par balle

Les FPS old-school résumés en une image.

Rares sont les jeux où l’on n’incarne pas directement un ou plusieurs personnages. le contraire a d’ailleurs tendance à étonner  de nos jours, et cela pose un problème évident, qu’il a en commun avec le cinéma : le concept du one-man army.

(Ca vient du film Dodgeball)

Le principe est simple : le personnage principal du jeu est “scénaristiquement” invincible, et s’il meurt, c’est à la toute fin.Du déjà-vu, en somme, mais ce n’est pas ça le problème principal.

Le souci, c’est que ça en est ridicule. L’exemple vidéoludique typique, c’est  Red Dead Redemption, où le héros meurt à la fin alors qu’on l’a protégé du trépas depuis les premières secondes de gameplay. C’en est d’autant plus triste que l’on fait littéralement l’aventure pour le héros, avec, pour nous aider, des sauvegardes ou des quicksaves, niveaux de difficultés, voire des cheats. La mort n’est usuellement jamais définitive. Et la rendre punitive ne suffit pas pour la rendre “normale”. A l’heure où les jeux veulent montrer des personnages plus fragiles et identifiables, cela fait tâche.

Un peu comme pour PoP : Sands of Time, chaque mort semble vouloir dire que l’on a mal raconté l’histoire. On ne demande pas les scénaristes de TWD sur chaque jeu, juste de casser cette impression de triche et accessoirement la dissiper comme un cheveu sur la soupe en conclusion, car cela nous dégoûte d’avoir protégé une vie pour rien.

Pour faire la transition et égayer le pavé de texte, voilà un montage pourri avec un jeu de mot qui me trotte depuis le début de cette article :

Oui, lOdyssey dUlysse. Jai honte.

Oui, l'Odyssey d'Ulysse. J'ai honte.

Mais il faut l’avouer, il est dur d’échapper à ce lieu commun, et les tentatives de le faire sont toujours maladroites. Parmi les plus célèbres, le début de Mass Effect 2, à la fois improbable et bien senti.  Plus récemment, Ubisoft, avec ZombiU, nous fait incarner un personnage différent à chaque mort, ou tout simplement Slender qui nous gratifie d’un retour bureau à chaque échec. C’est minimal mais symbolique.

Alors peut-être que les jeux vidéo deviendront plus scénaristiques, la volonté étant là chez les développeurs comme pour le public (les 2 jeux qui ont fait l’unanimité pour eux en 2012 sont TWD et  Journey, deux jeux indés qui se sont plus illustrés par leur ambiance/scénarios que leur gameplay ), mais pour le moment, le jeu vidéo fait ce qu’il sait faire depuis ses prémisses : nous mettre dans la peau d’un supersoldat. Et, au fond, n’est-pas un peu ce que l’on lui demande ?

Je résume. Première vidéo avec moi qui parle dedans depuis quelques temps, donc c’est maladroit et c’est court. Je fait une vidéo-test pour tester mon logiciel, mon micro et tout. C’est aussi la première partie de LoL que j’enregistre depuis un bail. Et c’est ce jour qu’à décidé Riot pour me dire que, parfois, la gourmandise pousse à la crise de foie.

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A noter que c’est seulement mon troisième quadra ever (les autres avec Evelynn et Pantheon) et que ce penta allait être mon premier.

Chienne de vie.

EDIT :

Vs Bot/PBE/Darius. Je nai aucun mérite, mais je suis vengé.

Vs Bot/PBE/Darius. Je n'ai aucun mérite, mais je suis vengé.

[Video] Super Crate Box

Jeudi 10 janvier 2013

Je me suis enfin procuré Fraps, et en guise de test utile de capture/upload, je me suis enregistré en train de jouer à Super Crate Box, un jeu d’arcade gratos sur Steam a gros potentiel addictif. La taille du fichier qui en est sorti me rebute un peu pour les uploads suivants ( 519 Mo pour 2 minutes 48, je trouve ça conséquent) et je vais essayer d’arranger ça vu que je le découvre. En tout cas enjoy !

(Vos conseils pour Fraps ou autres sont les bienvenus)

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La présence de MOTN dans mon top 10 JV de SensCritique ne tient pas du filler, et voiçi pourquoi :

1) S’il y a « ninja » dans le titre, c’est pas juste pour faire cool.

Début dun niveau.

Début d'un niveau.

A côté de ça, Naruto est aussi subtil que Duke Nukem. Quoique c’est déjà fait. Notez que je viens de remarquer les dessins d’encre dans le ciel

2) Il exploite parfaitement en 2D les mécaniques des jeux d’infiltration en 3D

Gestion poussée de la lumière et du bruit, météo influente, possibilité de distraction de l’ennemi, IA sans fausses notes… En perdant une dimension, l’infiltration a gagné en charme, mais aussi en accessibilité. Le jeu est donc assez classique dans le fond, mais on y rajoute un arbre de compétence très léger, mais suffisant, ainsi qu’un système de scoring plus présent qu’à l’accoutumée. Il ne joue pas dans la cour de Stealth Bastard, il crée la sienne.

3) Il est dynamique

Contrairement à la majorité des jeux d’infiltration (l’extrême étant le très énervant Velvet Assassin), Mark of the Ninja n’est pas doté de la rigidité d’un cadavre. Sauter, grimper, agripper, glisser… tous les mouvements du jeu sont faciles à sortir, intuitifs et contrôlables. On peut ainsi créer de jolis enchaînements. Ce n’est pas aussi libre que Mirror’s Edge ou PoP, mais on a vraiment l’impression de contrôler un ninja.

4) L’esthétique est énorme

Tous les jeux sont visuels, mais Mark of the Ninja l’est encore plus. Je vais le démontrer en un screen :

Faites abstraction du HUD “normal” et regardez:

-Le “flou noir et blanc”, c’est ce qui ne fait pas partie de la “pièce” où l’on est. Il retranscrit l’architecture, mais pas les ennemis, ou leur dernière position connue si vu une fois (elle est alors en rouge). Pour “éclairer” ces zones, il faut se coller aux portes.

-Le cercle représente le bruit de nos pas, qui peuvent alerter les gardes. Il existe d’autres cercles représentant l’odorat des chiens. Dans les options , on ne peut pas le désactiver.

-La Flèche, c’est tout simplement la trajectoire des fléchettes (on peut en lancer jusqu’à 3 en même temps, mais que sur des cibles précises) Au bout, des cercles si l’objet fait du bruit. Remarquez l’indicateur de “munitions” très discret au dessus du héros

-Le noir et blanc, s’il n’est pas flou, (non représenté ici)  représente juste un endroit sombre. A noter que notre costume “change” quand on y est, se qui indique notre visibilité.

Le jeu est truffé d’autres indications visuelles très sobres du genre. Le jeu nous donne vraiment l’occasion de le maîtriser, impossible donc de douter de la profession des mères des développeurs quand un ennemi nous repère un peu trop facilement.

Au delà, le jeu est doté d’une très belle 2D, mais toute personne ayant joué à Shank aura une impression de déjà-vu dans le trait.

5) Il n’est pas linéaire

On a la possibilité, qui se mue parfois en obligation, de choisir un “habit” spécifique modifie drastiquement votre façon de passer un niveau ( un ne donnant pas accès à l’épée et aux pièges mais nous rendant muet, un qui nous laisse une sorte de Clignement à la Dishonored, mais interdisant les distractions…), mais aussi nos gadgets (normalement un piège et une distraction). Il y a aussi souvent deux, voire trois “chemins” possibles.

6) Des ajouts de gameplay à tous les niveaux

Chiens, machines, détecteurs de mouvement, environnements fragiles,… : on ne joue pas deux niveaux d’affilée de la même façon. Le jeu nous nourrit en permanence, et c’est tout ce que l’on demande quand on joue.

7) La run parfaite ne semble pas exister

Le jeu nous force à faire des concessions : adieu le fantasme du ninja qui passe vraiment comme un coup de vent, bonjour le ninja qui doit dégager la voie par tout moyen. Le jeu se joue sans calcul, tout simplement. Bref, comme tout jeu d’infiltration, mais il est toujours important de le préciser.

8) On ne joue pas un superninja

Deux coups normaux et on crève, et tout assaut frontal se soldera par un échec rapide. Les ennemis aussi sont fragiles et ne tomberont que si  abordés de certaines manières seulement(et non pas à force de s’acharner) Le fait que la mort ne soit pas punitive lui donne avec ça des allures de die’n'retry.

9) De bons objectifs secondaires

Quelques-uns ne sont pas logiques (se faire renifler par tous les chiens d’un niveau…pourquoi ?) mais globalement ils vont dans le sens de la “ninjattitude”. Il y a également des pièces à challenges cachées dans chaque niveau, mais aussi les sempiternels objets à collecter (ici, des haikus et documents de bonne qualité) et leaderbords en ligne. De quoi rajouter de la rejouabilité.

10) C’est pas cher pour ce que c’est

15€ sur Steam ou XBLA,  soit environ 3€ de l’heure, ce qui est dans la moyenne haute des “petits jeux”, mais reste largement justifié.Et en solde, il est généralement moitié prix.

Cette fois, ce sont deux petits  jeux hardcores à leurs façons que j’aimerai vous présenter :


Kill Fun Yeah : Construction, Attraction et Destruction

Un titre qui en dit long.

Un titre qui en dit long.

Kill Fun Yeah est un curieux mélange de genre  et d’idée qui nous est offert par deux développeurs. Basiquement, c’est un shooter multijoueur 2D avec une patte Minecraft qui nous permet de créer des niveaux  aux environnements destructibles et des skins. Il y a du deathmatch, du CTF et le jeu est barré à souhait avec des effets sonores volontairement ridicules et des armes aussi variées qu’étonnantes.

Mais la killer feature de KFY est tout autre : C’est son système d’attraction/répulsion des tirs qui le rend si spécial. Ainsi, si vous avez accumulé assez d’ “Awesome Sauce”, vous pouvez demander à vos projectiles d’aller à un endroit spécifique pour débusquer un adversaire ou tout simplement faire ricocher les tirs de vos ennemis sur votre bouclier au lieu de vous faire mal. Tout cela est très intuitif, mais difficile à maîtriser pour peu que l’on veuille faire de jolies choses avec.

Un petit trailer pour illustrer tout ça :

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Le jeu est actuellement en beta et coûte une dizaine d’euros sur le site de l’éditeur ou sur Desura jusqu’à sa version finale. Cependant, la démo donne 3 heures gratuites sans clé. Il est candidat au Greenlight, alors n’hésitez pas à le soutenir !

Site officiel : http://www.killfunyeah.com/

Page Greenlight : http://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=92932535

Page Desura : http://www.desura.com/games/kill-fun-yeah

Eryi’s Action : Les apparences sont toujours trompeuses

Ca à pas lair comme ça, mais cest le jeu le plus cruel au monde.

Ça à pas l'air comme ça, mais c'est le jeu le plus cruel jamais développé.

Egalement candidat au Greenlight, Eryi’s Action n’a pas l’air si méchant que ça : Mignon tout plein, scénario à la Dora l’exploratrice (Eryi doit aller retrouver le melon qu’elle doit manger), gameplay simple… Mais ce n’est rien qu’une première impression. Car, dès la première minute, vous le saurez déjà : le kawaii est à ce jeu ce que le camion de glace est au pédophile.

Vous avez en effet sans doute entendu parler de Cat Mario, aussi appelé Syobon Action.

Sinon, sachez que ça ressemble à ça.

Sinon, sachez que ça ressemble à ça.

Cat Mario est un clone gratuit et japonais de Mario, mais avec une petite particularité : sa cruauté. En effet, le jeu est truffé tellement de pièges invisibles et imprévisibles que le jeu est impossible de finir sans buter sur chaque piège. Par exemple, après avoir touché le drapeau de fin, on se prend systématiquement un ennemi dans la tronche. La solution est de passer par-dessus le drapeau, de faire tomber l’ennemi, puis de toucher le drapeau afin de finir le premier stage. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Et bien, Eryi’s Action, c’est pareil, mais en plus abouti, en plus beau et en anglais. Présents de manière plus dense et plus surprenante, les pièges donnent une difficulté si ridicule dans sa perversité que ça en devient marrant : on peut ainsi mourir sur la map. Jouant sans cesse avec nos réflexes de jeux de plateforme, le jeu nous force presque à nous faire perdre exprès, condition sine qua non pour avancer.

Bref, si vous aimez vous faire mal (en même temps, si vous lisez les blogs wefrag, c’est que vous aimez la difficulté), le jeu coûte 5 dollars si la démo vous convainc et est aussi sur Greenlight et Desura.

Site Officiel : http://eryisaction.com/

Desura : http://www.desura.com/games/eryis-action

Greenlight : http://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=92915524

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