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Mardi 22 février 2011

… 2/3 trucs récents.

I/ Photo: autoportrait. J’avais le titre Stress de Justice dans la tête et ça m’a fait penser au clip (que WP refuse d’intégrer):

Du coup, un petit trip capuche s’imposait:

Autoportrait

II/ 2 des derniers films que j’ai pu voir (en sus de l’excellent Black Swan que je recommande à tous): Trolljegeren (The Troll Hunter à l’international), une petite perle du film fantastique, issu de mon pays d’immigration et que j’ai beaucoup aimé, contrairement à Shua.
Vous pouvez lire ma critique sur FilmGeek.fr.

Le deuxièm film est The Town, de Ben Affleck, qui confirme les bonnes impressions de son premier long métrage (Gone Baby Gone). Il ne faut pas oublier que le mec, s’il a sali son pédigrée d’acteur avec Pearl Harbour ou Gigli, a choppé un Oscar pour le script de Will Hunting avec Matt Damon et qu’il a continuellement tourné dans le cinéma indie dont il est issu (notamment de chez Kevin Smith) en tournant par exemple pour Joe Carnahan dans l’incontournable Mi$e à Prix (Smokin’ Aces en VO). Bref, le bougre a du talent caché derrière une série de merdes et, pour son deuxième long métrage, s’intéresse au genre du polar à forte tendance humaniste. La référence à Heat est plus qu’évidente (notamment via un clin d’oeil télévisuel), mais l’action n’est pas vraiment au coeur du film. En celà, Affleck lorgne plutôt du côté David Ayer. A en avoir entendu du bien -trop-, j’avoue avoir été tout de même un poil déçu par The Town. Il lui manque un petit quelque chose pour être vraiment incontournable, le film ayant le cul entre deux chaises. Si le rythme lent et le côté socio-psychologique sont assez proches d’un Heat, il manque la force dramatique de quelques scènes (la baignoire, l’opposition finale) ou l’efficacité absolue (insurpassable) des quelques scènes d’action du film de Michael Mann. Il manque aussi la précision chirurgicale et le soin incroyable du métrage du réalisateur américain. Affleck s’en sort tout de même correctement en livrant 2/3 moments bien menés, malgré là-encore une parenté tout aussi évidente qu’implacable avec Heat. D’Ayer, Affleck n’a pas pris la noirceur et l’absence d’espoir qui transpire tant de Bad Times (Hard Times en VO) que d’Au Bout de la Nuit (Street Kings). Au final, The Town reste un film de Ben Affleck, avec un style qui semble lui être propre à la fois dramatique mais chaleureux dans l’image et généreux. Si la comparaison avec ses ainés est dure (on pourrait même penser au Departed de Scorcese, remake raté mais techniquement irréprochable de l’excellent polar Hong Kongais Infernal Affairs), elle n’en reste pas moins plutôt flatteuse.

The Town est un film que je recommande tout de même, il est pétri de qualités et démontre un talent certain de son réalisateur pour la mise en scène. Une direction d’acteur plus poussée, un script plus noir, auraient sans doute porté le long métrage dans les hautes sphères du polar américain. Ne boudons cependant pas notre plaisir, ce type de films se fait rare et Ben Affleck en signe un qui ne rentrera certes pas dans le panthéon du film de genre, mais qui assure une crédibilité à l’acteur passé derrière la caméra tout en donnant au spectateur/amateur de quoi se nourrir convenablement. C’est déjà pas si mal.