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Dioxyde - Social Phobia

Vendredi 5 février 2010 à 0:14

Sorti en avril 2006, chez Noise Terror Productions, le dernier album de Dioxyde : Social Phobia
cover

1. Helpless (Intro Mission) 02:35
2. Words of Judas 05:58
3. Morphine (Chemo Mix) 04:20
4. Vida Rota 04:01
5. Cae la Presion 04:50
6. Aftermath 05:08
7. Invasive Therapy 04:43
8. II M 06:15
9. Money Trail 03:56
10. Geist 04:50
11. Cae la Presion (Tactical Sekt) 04:38
12. Invasive Therapy (Agonoize) 04:48
13. Vida Rota (Feindflug) 05:11

Très très bon album d’EBM, similaire à des groupes comme Suicide Commando, Skinny Puppy, ou encore Unter Null.
Les thèmes abordés sont la folie, la terreur, et l’enfermement thérapeutique.
(Peut-être que l’auteur a séjourné en hôpital psychiatrique)

1. Helpless (Intro Mission) 02:35
L’intro nous plonge tout de suite dans l’ambiance, débutant par des cris, des appels au secours (Who are you !), qui se poursuivront tout au long de la piste, tantôt en fond, tantôt clairement. La musique quant a elle est froide, sans chaleur, stricte.
Le message est clair : Vous qui entrez ici , abandonnez tout espoir.

2. Words of Judas 05:58
“Why can’t I remember anything ?”, c’est par ces mots que commence la 2 piste.
On y découvre le “chanteur” l’album : une voix brisée, violente, emplie de parasites.
Le tout est rythmé par un gros beat/noise en fond, et, comme dans quasiment toutes les pistes,
il y a une petite mélodie composée de notes aiguës, qui dérangent, et contribuent à rendre l’album encore plus malsain.
Parfois, ce sont simplement des notes, sans mélodie particulière.
Le texte n’est pas très clair, mais je pense que ça raconte l’état d’esprit de Judas, comment il a pris sa décision, et surtout, comment il se sent dans sa tête, maintenant qu’il a trahit Jésus.

3. Morphine (Chemo Mix) 04:20
un début planant, pour ce remix de Chemo.
Suivie d’une mélodie aiguë pour commencer, bien vite accompagnée de respiration haletante, puis, la voix.
Voix d’outre tombe, faisant froid dans le dos.
Les paroles ne sont pas bien profondes, mais scandées avec conviction :
Crise de panique, douleur : plus de morphine !

4. Vida Rota 04:01
Piste en espagnol cette fois, plus rapide que les précédentes.
(ne parlant pas espagnol, je n’ai aucune idée de quoi ça parle, mais je suppose que ça reste dans le domaine médical)
On entend par contre un homme crier “Hellie !”, comme pour appeler quelqu’un.
Comme dit précédemment, la musique est vraiment plus rapide que les précédentes, et pourtant, toujours ce même sentiment de malaise.

5. Cae la Presion 04:50
Des cris, de l’angoisse :
“We have to get out of here !”
“take it easy”
“YOU take it easy !”
Cette fois encore rythme rapide, notes aigues, et beat/noise “lent”, presque rampant.
Énumération de termes médicaux, voir de torture.
Cae la presiòn : augmenter la pression.
Pas grand chose à ajouter.

6. Aftermath 05:08
Début grave, pour changer, une seule note tenue, puis un habituel rythme aïgue.
Des cris de nourrisson, puis une vraie mélodie construite.
Pas de paroles, simplement un rythme entêtant, comme une invitation à venir plus prêt, à sombrer avec la musique.

7. Invasive Therapy 04:43
Habituelle notes aiguës, puis paroles :
une histoire de maladie rampante, insidieuse, qui ronge de l’intérieur.
Le patient est trop jeune pour mourir, il renie son Dieu, lui crache au visage.
Cette fois, le malaise est là : la voix est toujours aussi désincarnée, si lointaine et dérangeante.

8. II M 06:15
Ambiance, sons étouffés, lointains, puis, battements de tambour.
Que se passe-t-il ?
une exécution ?
silence.
voix basses en fond
silence
Reprise acerbe du morceau, à grand coups de note aiguës, et de noise derrière.
Voila le chant, on va peut-être nous expliquer.
une ode à la guerre, “White flags won’t defend your kids”
Les musulmans attaquent, et c’est un massacre.
Et puis, toujours ce malaise, …

9. Money Trail 03:56
C’est un nofragué qui ma conseillé cette chanson, grâce à quoi j’ai découvert cet album/groupe, merci à lui.
Cette fois, c’est une interrogation : pourquoi faites-vous la guerre ?

Did you forget in the name of what you die
Never mind, you must focus on the fight
Major terror rising evil underground
Drums call for the fighting, spiriling the sound

After the money trail
Sleepers will soon awake
After the smell of cold
Mankind is to be sold

je ne vois pas trop comment la décrire, il faut l’écouter.

10. Geist 04:50
“Geist”, “fantôme” en allemand.
Car cette chanson est en allemand.
Sans doute la meilleur avec “Money Trail”, l’histoire de son fantome, celui qui est en lui.
La lumière qu’il voit le soir, et dont il a peur.
Moi qui adore l’allemand, les vers sont vraiment jolis, et les tournures de phrases également :
c’est d’ailleurs la seule piste à avoir autant de paroles :

Jede Nacht höre ich
Lachen hinter weißem Licht
Bist Du das? Rette mich
Schütze mich vor meinem Ich
Wenn des nachts ein Traum fegt
Keine Reinheit mehr besteht
Leise Stimmen werden laut
Es folgt der Schrei
Vor dem mir graut

Jede Nacht spricht Dein Geist
Der sich als real erweist
Bist Du das? Rette mich
Schütze mich vor meinem Ich
Wenn die Uhren stehen bleiben
Sich an unsrer Wunde reiben
Augen, die mich nicht verstehen
Voller kalter Tränen stehen

Jede Nacht höre ich
Lachen hinter weißem Licht
Bist Du das? Rette mich
Schütze mich vor meinem Ich
Wenn die Stille wieder kommt
Bin ich nicht an sie gewohnt
Nur ein Geist der zu mir sagt
Er wird kommen unser Tag

Cette piste compile tous les bons éléments des pistes précédentes : malaise, voix désincarnée, mélodie aïgues, pauses avec des voix en arrière plan, qu’on entend à peine, mais qui suffisent à faire peur.

11. Cae la Presion (Tactical Sekt) 04:38
12. Invasive Therapy (Agonoize) 04:48
13. Vida Rota (Feindflug) 05:11

Les trois dernière sont différentes versions de pistes précédentes, mais valent l’écoute tout de même.

Bref, un très très bon album de musique-qui-fait-peur.
S’il n’y avait que deux pistes à retenir, ce serait “Geist”, et “Money Trail”

Écouter l’album sur grooveshark (une PUTAIN d’alternative à deezer-qui-craint-grave)

C’est ma première critique d’un cd, donc ça ressemble à pas grand chose

“Sherlock Holmes”, ou “De la pure merde”

Jeudi 28 janvier 2010 à 6:38

SPOIL (Je plaisante, le film est dépourvu de scénario)

Je viens de finir de regarder cette bouse sans commune mesure qu’est l’adaptation au cinéma de Sherlock Holmes.
Le scénario tient sur un demi tiers de post-it, les combats sont aussi intéressants et dynamiques qu’une moule sèche, les acteurs sont niais, tout est manichéen, et on a vraiment du mal à ne pas dérocher, tant l’univers est peu crédible…

Tout le film est prévisible, d’un bout à l’autre, aucune surprises, aucun retournement de situation, rien.
On sent à des kilomètres que toutes la “pseudo-magie” du GRAND méchant n’est en fait que tours et charlataneries.
Les déductions si cher à notre héros se résument dans cette catastrophe cinématographique à de banales observations, qui sont aussi flagrantes que simples : “Ho, une bague avec un mystérieux symbole : Vous faites donc parti de la secte qui arbore ce symbole !”.

Mais certes, quelques clichés de Holmes sont présents tout de même, afin de justifier le nom du film : il demeure au 221B Baker Street, il “joue” du violon (en fait, il se contente de jouer des notes dissonantes, afin de justifier la présence d’un violon en ses mains), le grand-méchant-dont-on-ne-voit-pas-le-visage-et-dont-le-nom-n’est-révélé-qu’a-la-fin s’appelle Moriarty, et enfin, bouquet final : il a une amante.

Il faut tout de même souligner que le pire a été évité : pas de “Élémentaire, mon cher Watson !”
(Cette phrase n’a jamais été prononcé par Holmes dans les romans, seulement dans les films)

Un gros navet, qui n’a des Sherlock que le nom, afin de vendre l’espoir qu’on les parents à emmener leurs enfants découvrir le héros de leur propre enfance, au cinéma.

Ce pseudo-film est un “savant” mélange de “Docteur House”, de “C’est pas Sorcier”, de “Van Helsing”, et finalement, de ” Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street”.
Mention spéciales aux voix française, qui m’ont fait saigner des oreilles, et tuer des bébés phoques.

Le meilleur pour la fin : “HOMONDIEU, le grand méchant dont on n’a pas vu le visage s’est enfui, HOMONDIEU, on va l’chopper !”, *fin*
Non, vous ne rêvez pas, une suite est sans doute prévue, pour la joie des petits et grands.

Bref, un film à éviter, même pour déconner (ou à la limite, pour remplacer l’émétine), et Arthur Conan Doyle doit vomir dans sa tombe, et maudire sur 7 génération le scénariste/réalisateur.

Ce soir, à table :

-Vous savez ce qui est le plus dur à manger dans un légume ?

-Le fauteuil roulant !

-Mais, elle est horrible ta blague, tu te moques des handicapés  !

-Tu viens d’en faire une sur les belges avant…

-Oui, mais les belges,  ils peuvent se défendre, pas les handicapés.

-Hein ?

-Oui, en plus, les belges, ils sont comme nous. Tu rigoleras moins, si un jour tu te retrouves en fauteuil !

Je ne comprends pas.
Je ne fais pas de différence entre les handicapés, les noirs, les belges, les juifs, les blondes, [insérez ici une minorité opprimée], … quand je fais une blague : une blague, c’est pour rire, ça n’est pas sérieux.

Alors, pourquoi pas de blagues sur les handicapés  ?

C’est quoi cette manie d’avoir les handicapés en pitié systématique ? Ce sont des gens comme les autres, (certes, avec des cpacités physique/mentales réduites), mais ils restent des être humains. Imaginez que vous êtes aveugle, et qu’a chaque fois que vous rencontrez quelqu’un, la personne dise “Ho, le pauvre hère, quel manque de bol, il me fait pitié, ho, comme c’est triste, …”. Pourquoi l’aveugle devrait-il être plus malheureux que le voyant ?

Je pense que je continuerai à faire des blagues sur les légumes une fois dans un fauteuil.

Ha, et aussi :

Les juifs ont la réputation d’être pingres, les arabes voleurs, les belges (et les blondes) stupides, …
Mais pourquoi lors d’une blague sur les juifs “Ho, t’es qu’un salaud nazi” (Ok, ils ont eu l’holocauste), sur les noirs “Bouh, sale raciste ” (ok, l’esclavage), et rien sur les belges ni les blondes ? ?

Au nom de quoi pouvons-nous plus nous moquer des belges que des arabes ?

je pense que la blague doit s’appliquer à tous, sinon, ça commence à devenir du racisme/antisémitisme/nazisme/…

[ça n'est pas vraiment un article, juste des idées jetées en vrac, pour ne pas oublier]

Cube - part1

Lundi 29 juin 2009 à 12:50
J’avais vu le film “cube” quand j’étais petit, et je n’avais pas tout compris.
Je l’ai revu, ça va mieux, mais il me manque des trucs :

SPOILERS

Synopsis wikipedia :
Un groupe de personnes, sans savoir pourquoi, se retrouve enfermé dans une prison surréaliste, un labyrinthe sans fin constitué de pièces cubiques communicantes dont certaines équipées de pièges mortels. Le policier, l’architecte, l’étudiante en mathématiques, la psychiatre, l’expert en évasion et l’autiste captifs ne savent qu’une seule chose : chacun possède un don particulier qui, combiné aux autres, peut les aider à s’évader.

1) Aspect mathématique

Chaque cube possède 6 portes : une sur chaque face, permettant de passer d’un cube à l’autre.
Dans chaque “sas” entre deux cubes, se trouvent inscrit deux numéros à 9 chiffres, groupés 3 par 3 : un par cube, servant d’identifiant unique.

Pour obtenir les coordonnées cartésiennes d’un cube dans le “bloc formé par tout les cubes”, il suffit d’additionner les chiffres en eux, sachant que chaque groupe correspond à une dimension de l’espace :
Par exemple : 123 456 789 correspond en cartésien à
- 1+2+3 en x
- 4+5+6 en y
- 7+8+9 en z
Soit (6, 15, 24) xyz

Il y a donc, au maximum 27³ cubes.
En réalité, il y en a 17,576 soit 26³.

La première conjecture des nos “héros”, est que si l’id d’une pièce est premier, celle-ci est piégée.
(rappel : un nombre premier est un entier n’admettant pas d’autres diviseurs qu’un, ou lui même)
Vu que celle-ci est trouvée dans la première demi-heure du film, elle se révèle évidement fausse en grande partie.

Les cube ne sont pas immobiles, ils bougent, se permutent, se déplacent.
Ils suivent un “cycle”, avant de retourner à leur position de départ.

Il y a de la place autour du “bloc de cubes”, assez pour permettre à la “passerelle”, un cube, de relier l’unique sortie sur coque externe et le “bloc”.
Le fait qu’il y ait 27³ possibilités de coordonnées, et non 26³ permet tout simplement de donner les coordonnées de la passerelle, lorsqu’elle relie le “bloc” à la sortie.
Les nombres sur les cubes permettent de calculer leurs permutations, de la même façon qu’il était possible de retrouver leurs coordonnées cartésiennes : pour ce faire, il faudra cette fois les “diviser entre eux” : aucunes informations sur le pourquoi/comment.

A propos de la fumeuse/fameuse théorie des nombres premiers, le groupe “découvre” qu’en fait, les pièces piégées dépendent non pas de la primalité de chaque groupe de nombres, mais du nombre de facteurs de ses nombres.
(rappel : factoriser des nombres est une opération extrêmement longue, et calculatoire, impossible à faire de tête pour des nombres >100).

Là non plus, aucunes précisions sur comment cette découverte a été faite : Il est impossible de factoriser de tête de tels nombres, comment le groupe a-t-il pu formuler cette hypothèse, en se basant sur rien ?
Et surtout, que signifie “dépendre de…” : Il me semble, que si le nombre de facteurs est impair, la pièce est piégée.

Prochain article sur le scénario.