A l’envers

le blog de Vahron.

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Encore une perle de la scène indé venue de nulle part. Ça commence à faire beaucoup.

Jamestown, donc, est un manic shooter développé par les petits gars de Final Form. Pour rappel aux incultes, le manic shooter (appelé parfois bullet hell) est un sous-genre du shoot’em up, dans lequel le but n’est pas tant de détruire les ennemis que de survivre aux centaines de projectiles fonçant vers vous, pouvant parfois carrément remplir la quasi-totalité de l’écran. Dans Jamestown, comme dans la plupart des jeux du genre, la hitbox servant à détecter les collisions de votre vaisseau avec les balles est réduite à un carré de pixels minuscule au centre de votre avatar. Précision, rapidité et réactivité sont donc les maîtres mots pour espérer s’en sortir.

Vous n’avez sans doute pas envie de lire des tonnes de blabla de fanboy aux yeux illuminés, ça tombe bien, je n’ai pas envie de les écrire. Je vais donc aller à l’essentiel : si vous aimez ces jeux, si vous aimez les défis et le hardcore gaming, Jamestown est LE jeu du moment. Certes, il ne réinvente pas le genre. On passera rapidement sur l’histoire et le background, qui parlent en gros d’un remake de Pocahontas avec des colonies anglaises et espagnoles situées sur Mars, le tout dans un style vaguement steampunk et pas désagréable. Ce n’est pas pour ça qu’on joue à de tels titres, mais pour le plaisir de jeu qu’ils procurent. Et dans Jamestown, le plaisir est immense dès le début, et la rejouabilité est considérable. Pourquoi ? Ça tient à peu de choses, mais qui font mouche :

- Des tonnes de trucs à débloquer. Ça va des succès Steam pour tout et n’importe quoi aux vaisseaux supplémentaires à acheter dans une boutique, contre les crédits gagnés en jeu. Mais aussi, et surtout, de nombreux niveaux-défis bonus sont à débloquer. Ils vous proposeront des challenges divers sur des cartes spécifiques, comme par exemple atteindre un score cible en temps limité, ou tout simplement survivre à un assaut particulièrement chargé pendant une minute. Certains de ces défis sont redoutablement hardcore, et ils portent bien leur nom de Challenge.

- C’est multijoueur ! On peut y jouer jusqu’à quatre sur le même PC. Tous les contrôles sont acceptés et utilisables en simultanés : ainsi, vous pouvez jouer au clavier, pendant qu’un deuxième joueur utilisera la souris, et que deux autres partenaires brancheront un pad. Les trois périphériques permettent évidemment de réaffecter les touches à votre convenance. A quatre, le jeu devient évidemment plus facile, l’action est plus que souvent bordélique à l’écran, mais le fun est définitivement là. Pas de multijoueur en ligne, malheureusement, mais un leaderboard permet de comparer vos scores avec le reste de la planète.

- 5 niveaux de difficulté, le dernier étant à débloquer. Au niveau Normal (le plus bas), vous n’aurez accès qu’à seulement trois des cinq niveaux de la campagne, mais cela permet aux débutants de se faire la main sans trop de douleur. En mode Divine (l’avant-dernier degré de difficulté), le jeu me semble de difficulté équivalente à un bon Touhou Lunatic. Et il y a encore un mode plus difficile, sans parler du mode Gauntlet qui propose de boucler l’ensemble de la campagne avec seulement deux crédits…

- Enfin, dernier détail et pas des moindres, Jamestown est un régal pour les yeux et les oreilles. Ça ne rend pas bien sur les screenshots, mais jetez un oeil au jeu en mouvement : le pixel art est maîtrisé et donne aux graphismes un cachet rétro complètement assumé. Que ce soit au niveau visuel ou sonore, Jamestown transpire la Neo-Geo par tous les pores, et plutôt dans ses plus belles heures.

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Jamestown : Legend of the Lost Colony vient directement se frotter aux ténors du genre, et il tient la comparaison avec brio. Amateurs de jeux assistés et gamers du dimanche, abstenez-vous, ici c’est du sérieux : la mort est rapide, fréquente et humiliante, mais la victoire a d’autant plus de saveur. Le jeu est vendu 9 euros sur Steam. Foncez.