A l’envers

le blog de Vahron.

Archive pour février 2006

Heavyyyyy Machine Gun!

Samedi 18 février 2006

Personne ne peut prétendre avoir tout vu, tout joué. Pour ma part, ça va peut-être vous paraître dingue, mais je n’avais jamais joué à Metal Slug. Pire, je n’en avais même jamais entendu parler.

Jusqu’un beau jour en septembre dernier où j’ai eu l’occasion de mettre deux euros dans une machine avec le premier épisode (en fait, ce n’est pas une vraie borne d’arcade puisqu’il s’agit d’un MAME enfermé dans une borne avec un vrai joystick, et où on met de vraies pièces pour jouer à quelques 300 roms, dont l’intégrale Metal Slug). J’ai immédiatement accroché. Le graphisme d’époque qui n’a pas pris une ride, la simplicité des commandes, l’incroyable variété du gameplay, la musique (Raaah, la musique!)… Et cette b***** de difficulté inhumaine! C’est pas possible un truc pareil… Pourtant j’ai connu l’époque des 8 bits et des 16 bits avec des jeux vraiment costauds en difficulté… Mais sérieusement, je vous mets au défi de plier Metal Slug 3 avec 5 crédits (soit 2 euros), sur une vraie borne avec les gros boutons et le joli stick (rien à voir avec un clavier en termes de jouabilité)… Je doute que quelqu’un en soit capable. D’ailleurs, rien que pour arriver jusqu’au dernier stage… Sachant que ce stage dure quasiment une heure à lui tout seul…

Bref, depuis que j’ai découvert Metal Slug, je suis complètement fan. Ce jeu a radicalement changé ma vision des jeux d’arcade. Désormais, une fois par semaine, entre midi et deux, je trouve le temps avec un ami de remettre des sous dans un Metal Slug. Souvent le 2, puisque c’est son préféré. La semaine dernière, on y a mis 7 euros en tout (17 crédits) pour crever sur le boss final… Du coup, j’ai décidé de m’y entrainer sérieusement. Je me suis procuré les roms et j’ai passé cette semaine à tous les plier un par un. Et je les refais encore et encore, quand j’ai une heure de libre, pour le plaisir. Mon objectif du moment est de passer sous la barre des 10 crédits pour plier le premier épisode. J’en suis plus très loin… Ils vont avoir peur lorsqu’on retournera claquer du pognon dans ce p****** de jeu pour enfin le boucler en salle!
La marge de progression du joueur est impressionnante pour un jeu qui n’utilise que 3 boutons en tout et pour tout. La sensation de puissance est vraiment grisante lorsqu’on réussit à passer certains tableaux sans mourir, en esquivant tous les projectiles et en sortant l’artillerie lourde sur les adversaires. Et encore, j’oublie de parler des boss qui sont pratiquement tous de grandes leçons de jeu vidéo (et de crises de nerfs, aussi)…

… Y a pas à dire, SNK savait y faire (et Playmore s’en tire pas mal du tout aussi, voir Metal Slug 5 sorti seulement l’an dernier). En l’ayant ignoré, j’ai l’impression d’être passé à côté de toute une époque… Une belle invitation à découvrir le monde de l’arcade pour qui ne le connaît pas, en tout cas.

P.S: Ah, au passage, j’en profite pour vous conseiller la version pour téléphones mobiles, Metal Slug Mobile Impact. Il faut un petit temps d’adaptation, mais les commandes sont pas trop mal fichues pour du mobile, et surtout les graphismes et la difficulté légendaire de Metal Slug sont bien là. Ca ne coûte que 5 euros et on ne le regrette pas une seule seconde.

Dans un moment d’ennui…

Dimanche 5 février 2006

(Je précise qu’il n’y a rien à comprendre dans ce qui suit; il s’agit juste de quelques vers jetés sur une feuille en l’espace d’une heure, et ça n’a pas d’autre but que m’occuper un peu avant d’aller me coucher. Sur ce…)

Si je trouve en ce monde une raison de vivre,
Elle ira se loger au coeur de ma folie;
Une voix retrouvée, ta voix qui me délivre
Lentement, lentement, de ma mélancolie.

Sans le moindre regard pour les âmes en péril,
Envoûté que je suis par les ombres en éveil,
Unité invisible au milieu de la ville,
Loin, hors de toute chose, pourvu que tu me veilles.

Je t’attendrai ici, appuyé contre un mur.
Les ténèbres voudront me faire voir leur si dure
Vérité; mais j’aurai raison de tous les doutes.

Serai-je toujours seul? Je ne veux pas le croire.
Sois plutôt ma lumière au fond d’un tunnel noir:
Vois, ma main t’est tendue. Conduis-la vers ta route.