Coup de gueule d’un mec aigri et pas sociable.
Lundi 15 juin 2009 à 3:03J’ai l’impression d’avoir déjà entendu ça des centaines de fois. A chaque repas en famille, ça ne rate pas. A chaque fois qu’un ami ou une connaissance perdue de vue de longue date revient pour prendre des nouvelles, ça ne rate pas. Pour les anniversaires, pour les mariages, et même parfois pour les soirées entre potes, j’y ai droit. En général, c’est dit sur un ton faussement bienveillant, avec parfois une voix vaguement mielleuse, pleine d’une écœurante sollicitude de circonstance. C’est la question rhétorique par excellence, celle qu’on pose en connaissant pertinemment la réponse, avec un côté hypocrite assumé, un côté “tiens, je vais appuyer là où ça fait mal l’air de pas le dire, tiens, là je suis sûr que t’as mal, hein, alors, tu le sens passer !?”. Un peu comme un gosse qui met son doigt dans la casserole pour être sûr que ça brûle bien, comme papa le lui a dit.
“Alors, toujours pas de copine ?”
Alors cher connard (ou connasse, pas de sexisme), pour la énième fois et la dernière avant que mon poing ne finisse inexplicablement enfoncé dans ta mâchoire, histoire de : non, toujours pas de copine; non, j’ai pas cherché; non, ça ne me manque pas; et non, je ne suis pas gay. Sérieusement, le prochain qui pose encore cette série de questions dans l’ordre (avec ou sans numéro complémentaire), pardon, mais ça va chier.
Plein le cul d’être dévisagé comme une bête curieuse, justement parce que je ne rêve pas toute la journée d’en mettre plein le cul comme une bête furieuse. Et si vous trouvez ça pas normal ou que ça vous choque, sachez bien que mon non-conformisme vous emmerde. Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenus, et ça sera violent. Mêlez-vous de vos vies, et ne venez pas m’apprendre comment je dois faire la mienne. Je ne me permets pas de vous dire qu’est-ce qui est bon ou qu’est-ce qui est mauvais pour votre vie sentimentale, alors foutez la paix à la mienne (ou plutôt, à son inexistence), vous serez bien aimables.
Voilà, il fallait que ça soit dit. Ca fait du bien.
Le rythme de publications sur ce blog a diminué fortement, et ça ne va pas s’arranger. Je tourne au ralenti en ce moment, donc j’ai forcément moins de choses à raconter. Alors si en plus, il faut que ça soit intéressant…






