Japon

le blog de Syla.

Articles taggés avec ‘Film’

Eloge du parpaing dans la gueule

Lundi 5 janvier 2009

Dans VisitorQ, Miike décrit le quotidien d’une famille japonaise de banlieue.

Mais tout ne tourne pas tout à fait rond: la fille a fugué et s’est prostituée, le fils est persécuté par ses camarades de classe et assouvit sa frustration en battant sa mère, qui se prostitue elle aussi pour acheter sa dose d’héroïne quotidienne. Le père ? Il filme. C’est un témoin froid, enregistrant le tabassage de son fils ou payant sa fille pour la filmer en pleins ébats.

Et puis un beau jour, tout bascule: le père reçoit une pierre sur la gueule, d’un parfait inconnu, et celui-ci vient habiter chez eux. Et c’est quand les choses se compliquent encore, qu’il faut faire disparaitre d’abord un puis quatre cadavres, que finalement la famille se retrouve soudée à nouveau.

En fait, si on regarde au 48ème degré, ce film est l’éloge de la famille contre le manque de communication et d’affection du monde moderne. Si on regarde au 1er degré, on vomit.

YouTube Preview Image

Plus loin que le spaghetti

Lundi 22 décembre 2008

Je savais que Takeshi Miike est un grand touche-à-tout timbré, mais je ne savais pas qu’il avait même fait du Western spaghetti.

‘Sukiyaki Western Django’, c’est le recensement de tous les codes du genre en un seul film, avec une petite ville paisible déchirée par une guerre entre deux clans, un héros qui se vend au plus offrant, qui tire plus vite que son ombre mais se fera forcément tabasser pour ensuite revenir plus fort que jamais. Les pistolets sortent des manches et on saute par la fenêtre pour atterrir sur son cheval.

On retrouve tout de même les ‘petits riens’ qui permettent de reconnaitre un film de Miike à tous les coups: les situations complêtement absurdes (le shérif véreux est trouillard et schyzophrène, les méchants tirent au 6-coups en tenant compte du vent) et les détails inutiles et glauques (voire immondes, mais je n’en citerai pas).

Il faut rajouter à ça des combats au katana et parfois sous la neige et des personnages qui parlent anglais (souci d’authenticité, je suppose) mais comme des japonais. C’est à dire, heuu… pour certains, c’est vraiment mauvais.

C’est donc un grand foutoir qui ne se prend pas au sérieux. Et il est priceless de voir Tarentino dans la séquence d’introduction, réciter des passages du ‘Dit du Heike’ avant de refroidir 3 méchants et se préparer un sukiyaki.

Please enable Javascript and Flash to view this Flash video.

(Migration sur la nouvelle plateforme de Blogs bientôt, j’espère)