Japon

le blog de Syla.

Archive pour la catégorie ‘Tokyo’

« Articles plus anciens

Adieu Tokyo.

Vendredi 2 avril 2010

Me voilà avec quelques musiques indissociablement liées à Tokyo ou des personnes y vivant.

L’inconvénient des grandes villes, c’est que les gens sont majoritairement plus proches de ceci que de cela.

Je suis quand même un des rares à pouvoir se vanter avoir passé du temps dans un igloo au sommet du Fuji.

Des regrets ? Plein. Il aurait fallu que cela se soit bien mal passé pour ne pas en avoir.

Des espoirs ? Plein. Ou bien je ne partirais pas.

Pour les curieux, la SHG a marché suffisamment pour s’apercevoir qu’on ne pouvait pas l’utiliser. Mais les techniques apprises m’ont permis de décrocher un autre boulot en France.

A l’aller j’avais fait Bolivie - Madagascar - Japon, au retour c’est Taïwan - Thaïlande - France. Assez fier de moi sur ce coup là. Mais je ne suis toujours pas allé au Kamchatka.

En fait oui, il est parfaitement possible de faire un déménagement international complet en un mois. Mais il faut courir et avoir une secrétaire qui vous aime bien. Tip: commencez par prendre votre billet d’avion sans savoir si vous pourrez être dedans. Ça motive.

Jeter mes plantes fut un calvaire. Chacune me rappelant qu’à ce moment précis, je voulais rester.

J’ai par mégarde envoyé en France par bateau mon dossier qui contenait tous les papiers pour la sécurité sociale, la retraite et les assurances japonaises. Superbe facepalm simultané de deux secrétaires quand je leur ai annoncé ça. Bon, on fera les papiers par mail.

Autre motif de fierté: à trois, on a déménagé mon canapé chez un ami. Par le métro.

Ce qui manque au Japon, ce sont des paysages d’ampleur. Excepté le Fuji, tout est étriqué et décevant.

Évidemment, il y en a une qui croit encore dur comme fer que si je pars, c’est parce-que je vais me marier.

En discutant avec une amie japonaise ayant vécu à New-York, on en est arrivés à la même observation: tout va bien, on peut dire qu’on est heureux, mais finalement on part quand on réalise qu’on n’a pas vraiment de raisons de rester.

Que ce soit en France ou au Japon, c’est lors du départ que l’on s’aperçoit qu’il y a des gens que l’on a toujours raté.

Durant tout mon séjour, j’ai perdu une vingtaine de parapluies. Dont un auquel je tenais et un que j’ai délibérément abandonné: la clé de la consigne me rappelle Funky.

Un soir un peu ivre, je me suis entendu expliquer à une amie qu’entre des gens que je connaissais depuis 20 ans, dans une langue et une société où j’évolue parfaitement, et d’autres que je fréquente depuis 2 ans, dans une langue que j’écorche de frustration, le choix avait été fait. C’était vrai. Je me suis haï.

Il y a déjà deux choses qui me manquent : la Sushi-ya à côté de chez moi, celle avec 30% de remise après 20h. Et les filles à photographier dans le métro.

Évidemment, on ne peut pas passer autant de temps au Japon sans revenir avec quelques goûts de merde.

Le blog, c’est fini pour le moment: je ne vois pas trop ce que je pourrais bien y raconter. Par contre je raconterai le prochain voyage, quand j’aurais le temps d’en faire un. Si j’aime mes futures photos, je pense ouvrir un compte Flickr ou un vrai blog de photos. Et quand j’aurai récupéré mon ordi (qui est dans un carton dans un bateau), il faudra que je fasse une grosse mise à jour du blog.

L’inconvénient des voyages de 16h, c’est qu’on a vraiment trop de temps pour penser. Dans l’avion, les emballages n’avaient déjà plus d’ouverture rapide.

Je conseille l’expatriation à tout le monde. Vraiment, ça a le mérite de tout remettre en question, plus aucune habitude ne va de soi.

En défaisant mes affaires dans mon nouvel appartement, il flottait une forte odeur de tatamis.

Bien plus d’ombre que de lumière

Dimanche 21 février 2010

De très près à trop loin

Lundi 1 février 2010

De moins que bas à un peu trop haut, de la claustrophobie du métro à la pollution du ciel.

Des gueules

Dimanche 25 octobre 2009

A Tsukiji, il est agréable de croiser des hommes semblant insensibles à la mode et sans costard. Ca change du minet de Shibuya et du salaryman cloné.

Photos prises à l’occasion du dernier thème proposé.
Elles ne sont pas toutes prises au jugé, et celles sans viser sont de toute façon recadrées et redressées.

Je crois que je vais faire un mini-montage avec toutes les photos de jambes que j’ai (j’en ai 5-6 en tout, pas facile sans viser).

Hop, voilà:

The Spacehulk

Mardi 14 juillet 2009

C’est là, si ça vous intéresse.

L’intérieur n’est pas très intéressant. C’est minuscule, les portes sont trop basses, les angles trop étroits pour tourner facilement. Pas de climatisation et donc l’atmosphère est étouffante (et ça pue). A des noms sur les boites aux lettres et à des parapluies qui sèchent sur le palier, on peut voir que quelques personnes y habitent encore. Enormément d’habitations voire même des étages entiers sont condamnés. Impossible d’aller sur le toit: l’accès est fermé par une grille.

(Oui, ce sont les escaliers de secours… Non, on ne se croise pas et il même difficile de se retourner.)

Arachnophobes s’abstenir

Dimanche 5 juillet 2009

Je m’améliore beaucoup, en ce qui concerne les photos de Maman.

Aujourd’hui est un grand jour

Samedi 4 juillet 2009

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais j’ai emménagé dans un quartier très ‘banlieue japonaise typique’. Plein de petites maisons soignées, de petis jardins entretenus, il y a un voisin qui expose des bonsais centenaires et même un mini-temple en face de ma porte.
Je pense être le seul étranger à 10 kilomètres à la ronde, quand je dis où j’habite les japonais ne savent pas où c’est, et même avec un plan tout le monde se perd pour arriver chez moi (mais c’est pas facile: la première fois que j’ai eu les clés, je n’ai jamais trouvé mon propre appart). Bref, c’est au-delà du paisible.

Quand j’avais emménagé, décidé à conquérir mon voisinage, j’avais acheté des chocolats français (jouer mon avantage ‘français classe et raffiné’ à fond, n’est ce pas ?), préparé des salutations de rigueur dans mon japonais le plus souriant et étais parti sonner chez les voisins.

Ah tiens, mon voisin de droite n’est pas chez lui. Qu’à cela ne tienne, essayons celui du dessous. Absent lui aussi, comme tous les autres en fait: aucun signe de vie nulle part. Foin de contrariétés, l’horaire devait être mauvais et ils devaient être au boulot, je recommençais le donc lendemain à une heure plus propice. Puis le surlendemain, puis quasiment tous les jours pendant… presque une semaine. Chou blanc, mon sourire et les chocolats n’ont ouvert aucune porte.

J’ai bien pensé à une japonaise de mes connaissances de le faire pour moi, mais si elle réussissait du premier coup j’allais être très énervé. J’ai donc préféré essayer d’être malade en mangeant tous les chocolats d’affilée. En plus ils arrivaient à leur date limite de pérermption, si ça avait marché ils auraient pensé que j’essayais de les empoisonner.

Bref, cette absence de premier contact illustre bien les relations qui nous unissent depuis: rien du tout. Je ne les vois que par erreur, les entends à peine, j’espère que je les dérange aussi peu.

Et ce matin, c’est le miracle: alors que j’étais occupé à jardiner sur mon balcon, un voisin a eu l’imprudence considérable de faire de même, je l’ai vu deux minutes en tout. Je lui ai dit ‘Bonjour’. Si. Nos relations ont fait un bond en avant titanesque.

Et puis pour illustrer, un truc qui n’a rien à voir: le train aménagé tatamis, table et siège comme dans une izakaya. Ca me ferait marrer, un bon coup de frein dans tout ça…

C’est la saison des pluies

Dimanche 31 mai 2009

J’aime bien la saison des pluies à Tokyo: c’est de la grosse pluie qui tache, qui transperce le parapluie en un instant avant de le faire retourner par le vent.

C’est surtout un moment où on voit les japonais s’arrêter: ils se précipitent hors de la rame de métro, montent les marches d’un pas vif, s’arrêtent à peine pour payer le trajet. Et on les retrouve juste avant la sortie, pianotant sur leur keitai en attendant que la pluie se calme. En fait, ils ne sont pas si pressés qu’ils aimeraient nous le faire croire.

Au hasard des rues d’Asakusa

Dimanche 17 mai 2009

Lors du matsuri d’Asakusa, les yakuzas se montrent.
C’est même assez sympa: ils portent leur mikoshi en gueulant, comme tout le monde. Tous n’affichent pas leurs tatouages, mais on voit furtivement des dessins s’échapper des vêtements de temps en temps.

On arrive même à discuter avec certains jeunes, un vieux se déshabille pour nous faire admirer le renard dans son dos. Et de fil en aiguille, il finira par nous parler du jour où il a fait une erreur.

Notes: Oui, les filles sont tatouées aussi (vous pensez bien si on a demandé) et non, on ne demande pas à voir (à moins de vraiment chercher à se faire casser la gueule).