Japon

le blog de Syla.

Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Monstres - Tout dans les dents

Vendredi 12 août 2011

Supprimer le regard et mettre les dents en valeur.
Le principe n’a rien d’original mais est toujours efficace.
Quelques images bonus se concentrant sur les dents…

Monstres - Sans Regard

Vendredi 5 août 2011

Le but de la cagoule est évidemment de supprimer le regard, qui est le plus ‘expressif’ du visage (voire le plus ‘humain’).
Cette fois ci, j’ai essayé de le remplacer. Toujours avec le moins de matériel possible.

Monstres - Gargouille

Mercredi 3 août 2011

Cette fois-ci, le but était de créer quelquechose de plus violent envers le spectateur.
D’où les poses et cadrages agressifs. De plus, le fait de demander au modèle de tirer sur son capuchon l’oblige à être en tension constante.

J’hésite pas mal sur le traitement: soit un N&B similaire aux précédents (comme ça), soit un format en couleur beaucoup plus contrasté mais désaturé afin que ça ne paraisse pas trop vivant. A titre de comparaison, la dernière image du post précédent donnerait ceci.

Monstres - Aujourd’hui c’est zombie

Dimanche 31 juillet 2011

Hop, je me remets aux photos, mais de manière différente.
Plutôt photo de studio, le but est de changer quelqu’un en monstre. Et une simple serviette suffit.
J’ai plusieurs séries, avec des thèmes et des personnes différentes. Aujourd’hui c’est zombie.

Latpin m’avait demandé l’installation pour l’éclairage: en gros, il y a une fenêtre à droite, et je diffuse subtilement la lumière avec un rideau Ikea. Le modèle est debout sur une vieille housse de couette blanche et la serviette autour du visage est en fait une taie d’oreiller. Le fond blanc est un mur aussi mal plâtré que peint, ce qui explique les variations ça et là…

Rappel: Exposition le 25 septembre.

Vendredi 17 septembre 2010

Salut à tous !

Comme je l’avais dit précédemment: je débute une mini-expo samedi prochain, 25 septembre.

A Marseille, donc, à Tako-San: 36 rue du Petit Puits, 13002. C’est au Panier. A partir de 19h, parlez en autour de vous et venez nombreux. L’endroit est minuscule, mais ça devrait être sympa. Les photos resteront exposées un mois.

Et sinon, les photos continuent sur Even Closer…

P.S.: Pour ceux qui désirent voir des photos fraiches du Japon, je les encourage à harceler -V- sur son blog. Il prend des photos, mais n’a pas le courage de les modifier… Quelle loque.

P.P.S.: Les photos sont à vendre (y compris celle que tu viens de commenter sur ‘Even Closer’, caroline :] ).
Pour C.R. qui m’en a commandé une: je n’oublie pas, ça arrive, mais je suis débordé et c’est la première fois que je fais ça. Donc ça prend du temps. Mais merci pour la patience.

Deux ans après

Jeudi 24 septembre 2009

Mince, mais il fait froid dans ce pays.

Deux ans, 14h de voyage et 7h de décalage horaire plus tard: c’est quoi, déjà, mon code de carte bleue ?

Le métro fait vraiment pays sous-développé.

C’est assez étrange de comprendre les gens sans avoir à se concentrer: presque une intrusion, qu’est ce qu’ils foutent dans ma bulle ?

Marrant: les japonais qui arrivent se posent les mêmes questions stupides que nous chez eux: on doit se mettre du côté droit ou gauche, dans un escalier mécanique ?

Haha, j’ai un peu la même perte de repères qu’en arrivant au Japon: je trouve toutes les filles super jolies.




En fait, c’est comme revenir de mes vacances, avec une très grosse claque de temps en temps: non, ça ne fait pas un mois que tu es parti, mais deux ans.

Putain, CINQ bébés arrivés ou en cours depuis la dernière fois qu’on s’est vus. Il suffit que je m’absente cinq minutes et ils font n’importe quoi…

Non, rien à faire, malgré tous les efforts de Crème-Noisette, je n’arrive pas à aimer le durian.

Je me souviens des lieux, mais plus du nom des rues. Des visages, mais pas forcément des noms.

Evidemment, il y en a un qui m’a demandé comment ça se passe chez les chinois.





Il me semble bien qu’il y a plus de filles en mini-jupe/short, mais elles sont encore largement battues par les japonaises.

Evidemment: je viens de sortir mon téléphone pour consulter les horaires de passage des bus pour aller… aux Goudes. Dans 50 ans peut-être, ou même jamais, grand naïf. Je ne suis pas sur que ce soit un mal.

Ce qui me manquait le plus, c’était peut-être les odeurs. Le Japon ne sent pas.

La France, c’est quand même super beau partout.

La Teigne avait assorti ses yeux à ses boucles et à sa robe. Et elle arrive toujours à oublier en même temps son portable, ses clés de voiture et toute bonne foi.

Ouf, j’arrive encore à passer dans le quartier et que quelqu’un me reconnaisse pour discuter. Même un jeudi soir.

‘L’étrange reblochon’: vous prenez un reblochon entier, fourré à la confiture d’oignon, avec du magret de canard par-dessus. Vous gratinez au four et vous rajoutez une feuille de salade et tomate cerise pour les 5 fruits et légumes par jour. Une atrocité diététique, mais maintenant j’en rêve la nuit.





Avec Je ne serai pas Campagnarde, on se raconte nos malheurs et elle me bat encore haut la main. Pourtant, j’étais pas parti vaincu sur ce coup là.

Deux restos à sushis qui ont ouvert pendant mon absence. Mais je n’irai plus.

Y’avait une soirée japonaise organisée par les japonais de la ville. Ils étaient 6 mais c’était sympa quand même.

Tiens, il n’y a pas que pour moi que c’est passé vite. Je cite: ‘Ca se passe bien, depuis avril ?’

J’ai échangé du rock japonais contre du rap yiddish.



Il faut déjà rentrer ? Et rentrer, c’est où maintenant ?

Et si on ne se crashe pas ?

Mercredi 16 septembre 2009

_ Faudrait absolument que je me repose, tu crois que si on se bourre la gueule on pourra dormir plus facilement ?
_ Ouais mais faut faire gaffe, avec la faible pressurisation on tient pas l’alcool.
_ C’est clair que si on passe le voyage à vomir, c’est raté…

_ Bon alors on est bien d’accord: en cas de pépin, tu prends des clichés des gens en gros plan ?
_ Oui, ça aidera pour l’identification des corps.
_ Voilà, moi je mesure l’étendue des dégâts avec mon grand angle, on complête tous les deux au 50 si y’a un sujet qui nous plait. Si on n’a pas le prix Nobel du photojournalisme posthume, avec ça…
_ Oui mais si on ne se crashe pas ?

Marrant: comme les européens te regardent dans les yeux, on a l’impression de se faire tout le temps découvrir quand on prend les photos sans viser…

Parti dans les rues

Lundi 27 avril 2009

J’étais parti écouter les rues, les avenues qui vrombissent de voitures et les allées piétonnes. Même les ruelles qui ne résonnent que des bruits des getas de bois et des grelots portés par des gamines de 16 ans.

Moment hors du temps quand, seuls dans une ruelle, une porte s’est ouverte silencieusement. En est sortie une poupée au visage blanc et au maintien digne, bientôt croisée par une deuxième venant du haut de la rue. Elles se sont saluées dans un tintinnabulement cristallin. Puis sont arrivées deux autres, abritées sous des parapluies de bambous, ajoutant au concert de grelots et aux voies rieuses. Toutes se sont enfin séparées après une dernière révérence, s’éloignant dans le bruit sec de leurs getas de bois. Pas une ne nous a jeté un regard.