Japon

le blog de Syla.

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Vendredi 9 décembre 2016

J’ai oublié de charger mon appareil photo. Il faut faire sans :

* Pour beaucoup il n’y a pas de distinctions entre le commerce et la maison. Entrer dans une pharmacie et tomber sur un vieux débraillé en train d’aspirer des nouilles. Une épicerie où la gérante s’exerce au karaoké entre deux clients. Et quand c’est fermé on peut voir à travers la vitrine la famille regarder la télé.

* Moins de jambes vertigineuses sur talons escarpés qu’au Japon, mais on trouve sans trop de problèmes du café correct. Un mal pour un bien dirons nous.

* Les vieilles maisons japonaises, bien souvent en ruines. A Taipei le prix du terrain monte et certaines brûlent par malchance. Parfois elles sont retapées au moellon et à la tôle ondulée, on ne les reconnait que par l’allure générale.

* un vieux était étendu dans son jardin, les pieds appuyés au pot d’un placminier bonsaï. L’arbre nain portait de minuscules kakis oranges vifs.

* Les gares minuscules qui ferment entre chaque train. Faut dire qu’ il y en a deux par jour. Mais sur la porte est affichée l’adresse du chef de gare, on peut aller y frapper pour acheter les billets.

* Les bus sont bruyamment colorés, avec des rideaux à franges et glands. Les conducteurs sont tellement contents de nous voir qu’ils s’appellent entre eux et chaque bus nous attend à l’arrêt où on doit le prendre.

* Le boucher travaille en plein air, entouré de 4 chiens errants, assis, les yeux contenant tout l’espoir du monde. Les chats n’ont pas l’air d’y toucher mais sont aussi nombreux.

* Les chiens toujours, dormants au milieu de la route. Les scooters les contournent ou parfois les chassent à coup de pieds.

* Une mère qui réprimande son petit dernier et lui dit que s’il n’est pas sage l’étranger l’emportera. J’aurais du me raser, je commence à avoir l’air hirsute.

* Les quadruples annonces en chinois, taiwanais, hakah, anglais. Et plein d’objets usuels ont toujours leurs inscriptions d’origine, en japonais.

* Les champs dès qu’on s’écarte, la jungle dès qu’on s’éloigne, mais la connexion 4g partout.

* Bien avant de le voir, on entend le grondement sourd des galets roulés par les vagues de l’océan Pacifique. La plage est occupée de miriades de crabes violonistes courants après le ressac.

* J’ai tendance à mettre des mots chinois sur une structure grammaticale japonaise. Ça ne marche pas.

Avertissement aux téméraires

Samedi 3 décembre 2016

Je vous préviens vous allez en baver. Dans tous les sens du terme. Ici le problème ce ne sont pas les tremblements de terre, les typhons ou mêmes les indigènes chasseurs de têtes. Non. A Taïwan le problème principal c’est le restaurant.
Y a des explications : ils sont quasiment au milieu de l’asie, et sont un mélange de chinois qui mangent tout ce qui passe et de japonais qui mangent tout le temps. Exemple rigolo : en France on dit “Salut ça va ?”, au Japon “Salut il fait chaud hein ?” et ici “Salut tu as mangé ?”. Et autant les japonais font dans le sobre, autant eux ils font dans le gargantuesque. Ça ne laisse pas indemne.
Si on ne fait pas gaffe, le séjour se mue lentement en une suite de nausées interrompues par quelques écoeurements. Où l’annonce du repas suivant laisse un début de malaise. C’est le seul pays où je me suis un jour fâché parcequ’on m’avait proposé de manger. C’est bon, c’est même très bon. Mais c’est trop, beaucoup trop. J’ai vu des tables avalanchées de plats, chacun à peine touché. Des services interminables où chaque nouvel arrivage devenait humoristique tellement on avait dépassé les notions de satiété ou de physiologie humaine. Et ça ne coûtait même pas cher.
Ça parait anodin mais dans ce genre de repas vous portez une responsabilité. En fait vous êtes même le prétexte principal. D’abord ils vous demandent ce que vous voulez manger, alors que de toute façon vous ne pouvez ni lire le menu ni commander de manière intelligible. Donc bon, on choisit un peu de tout pour goûter. Si si, de tout. Ensuite ils vous félicitent sur votre façon de tenir des baguettes. J’ai compté : ça fait 10 ans qu’on me félicite à chaque repas ou presque. Et après… faut y aller.
Alors on goûte et c’est bon. Et ça se marie pas mal avec le plat d’à côté, qui s’accompagne avec du poisson parce que c’est la saison tandis que le tofu qui arrive vient d’une région renommée agrémenté de petits légumes alors que les raviolis au boeuf se doivent d’être comparés à ceux au porc, on sent bien la différence, surtout que la soupe aigre douce est aussi avec un bouillon de porc, ça fait transition, et puis tiens du poulet mariné à l’alcool, du coup pour contrebalancer le goût fort rien de tel qu’un petit tofu puant avec du sang de canard, et sinon faut finir le plat de légumes, on a besoin de place pour les beignets. Allez va s’y t’as rien mangé, t’as vu comme t’es maigre ?
Et on se fait embarquer bon gré mal gré, je vous promet que quand les figures d’autorité familiales vous regardent sans ciller en pointant un plat du doigt, vous ne faites pas les malins et vous en reprenez.
Les fins de repas sont une superbe partie de poker menteur : chacun déclare ne plus en pouvoir, hoche la tête en souriant, tend l’assiette à son voisin, mais en fait a commandé un plat supplémentaire qui arrive bientôt.
Je pense même que c’est un moyen de torture sophistiqué : j’en ai vu un commander des desserts mais ensuite les refuser car il devait se surveiller. Dit en souriant alors qu’il savait qu’on lutte contre l’écoeurement. Et c’était des desserts à la viande.

L’attention aux détails

Mardi 11 septembre 2012

On découvre très vite le premier inconvénient de passer le mois d’août à Taïwan: il fait chaud.
Ca commence comme une impression de se noyer dans l’humidité et ça vous accompagne tout le long du séjour. On sue, dans les grands moments on dégouline, au mieux on moite. Les cils graissent les verres de lunette, le portefeuille ramollit au fond de la poche de pantalon, l’appareil photo colle. Ca oblige rapidement à étudier tous les moyens de passer une rue en restant à l’ombre, voire à attendre une demi heure que le soleil ait bougé. On ne s’étonne plus du tout que les taïwanais aient 3 verbes pour décrire comment l’on transpire et 5 adjectifs pour l’état dans lequel cela nous met *.

Donc on s’adapte: on fait des sauts de puce de café en librairie, histoire de se rafraichir entre deux déshydratations. On sort tôt le matin et tard le soir, à l’heure où les fauves vont boire car eux aussi ils ont chaud. On modifie sa garde robe en allongeant ses montures de lunettes de soleil, en retroussant le bas de pantalon, en sortant les tongs et un parapluie. Je vous vois hausser un sourcil mais je vous le garantis: malgré cet attirail, on peut tout à fait garder un air de dandy viril. Tout est dans le regard.

Sinon, malgré mes assertions précédentes, Taïpei possède des détails bien à elle: d’accortes demoiselles peu vêtues rivalisent de leurs charmes pour vendre du betel aux routiers (et inversement : des routiers rivalisent de betels pour vendre leurs charmes aux demoiselles). Grande impression quand on en voit une en talons aiguilles aller jusqu’à monter sur le marche pieds d’un 35 tonnes **.

On n’y entend nulle part cette saloperie d’hotaru no hikari (Dieu merci, je n’aurais pas forcément survécu à une nouvelle imprégnation), mais par contre les camions de poubelle jouent ‘La lettre à Elise’ en boucle lors de leurs passages quotidiens… Dieu, permettez moi de vous dire que vous avez un sens de l’humour un peu pervers.

Malgré cela, les taïwanais sont eux aussi affligés du syndrôme ‘La merde dans un coin qui gâche tout’, aussi nommé ‘Le distributeur de boisson au pied de la sérénité du mont Fuji’. Ma préférence va à cette maison ancienne de construction parfaite et de goût impeccable: plan en ‘U’ à la mode de la dernière dynastie, toits en queue d’hirondelle, meubles d’époque. Le FengShui d’origine était tellement optimal que le jour où ils ont déplacé la maison, ils ont refait une colline et un lac artificiel de part et d’autre, afin de le préserver. Mais ils n’ont pas pris en compte qu’ils l’ont reconstruite à côté de l’aéroport, ce qui peut donner des résultats rigolos. Mais il parait que c’est FengShui quand même.

Je les soupçonne quand même fortement d’entretenir un petit complexe d’infériorité envers les japonais. En effet, les japonais s’enorgueillissent d’avoir inventé la pastèque cubique, mais les taïwanais ont répliqué avec la pastèque en forme de hamster

* Rigoureusement faux :)

** Oh punaise, il y a un taré qui en a fait un compte Flickr entier… Sinon, Wikipedia.

Teaser

Dimanche 9 septembre 2012

Cette fois ci ça allait être du facile, des vacances. Le sac était rempli majoritairement de cadeaux, pas trop lourds. Quelqu’un m’attendait à l’aéroport et il n’y avait même pas de retard. Je savais où j’allais dormir et où j’allais aller, parfois plusieurs jours en avance ce qui est quand même un luxe. Je connaissais même suffisamment d’insultes pour pouvoir exprimer mon profond désaccord selon les situations.
Et au menu: de la chaleur étouffante, de l’humidité, des tremblements de terre, des typhons, de la jungle, des indigènes coupeurs de têtes ( si ! ) un peu de plage et surtout beaucoup de bouffe.

Histoire de parfaire mon intégration, le premier soir j’appris à jouer au Mahjong.

Tonsai

Jeudi 1 avril 2010

Les vacances, c’était très très bien.
Entre plage et grimpe, mais avec des orchidées en décoration des verres d’alcool.

Emploi du temps qui ressemblait un peu à ça: Petit-déjeuner - Jus de fruit - Escalade - Déjeuner - Jus de fruit - Sieste - Jus de fruit - Escalade - Diner - Jus de fruit - Dodo. Trempez dans l’eau de mer de temps en temps, pour rafraichir.

35°C à l’ombre, à la fin de la journée je recommande une douche froide tout habillée, histoire de rincer les vêtements du sel, sueur et poussière accumulée. Bien gérer la magnésie, car on ne peut pas se permettre de tomber à court.

Le retour à Tokyo et ses 8°C a fait comme un choc…

Taipei

Dimanche 14 mars 2010

Taïpei, c’est un peu comme Tokyo: il y a des japonais partout.

Les combinis sont une copie éhontée de ceux japonais (on retrouve les mêmes produits à peine traduits). Ils sont tellement habitués aux touristes qu’ils ne s’étonnent pas quand, par réflexe, je leur parle japonais. Mes potes taïwanais se sont bien marrés en me voyant mélanger les quelques mots de chinois qu’ils m’avaient appris avec un peu de japonais, le tout avec un accent indéfinissable.

Taidaï est la copie conforme de Todaï: ce sont de vieux bâtiments beaux et classe, le genre d’endroits dont on peut se vanter y avoir fait ses études, mais honnêtement ce n’est plus du tout adapté à la recherche moderne. Ca a un certain cachet, je suppose un peu comme étudier à La Sorbonne: beau et pas pratique.

Mais à part ça il y a un côté crade et coloré, bruyant et bordélique assez raffraichissant. Pas de doute, on est en Chine. Quand je me suis aperçu qu’il n’y avait pas de papier dans les toilettes, je me suis vraiment senti hors du Japon.

Recette de la fondue infaillible

Mardi 9 février 2010

Veuillez à bien respecter les différentes étapes et proportions. Tout manquement se verrait soldé par un échec flagrant et honteux.

* Prenez un groupe de suisses pas tous petits, partageant avec vous un goût immodéré pour le fromage fondu au vin blanc sec (et les jeux de mots foireux, mais c’est une autre histoire).
* Assurez vous que certains reviennent de vacance avec le fromage adéquat, riant au nez des douaniers nippons.
* Rendez vous indispensable en étant le seul à posséder un réchaud permettant de faire une fondue en haut d’une piste de ski (important, ça demande un peu de préparation).
* Ayez quelques inquiétudes à trouver un caquelon digne de ce nom. Mais soyez sauvé par un des convives, qui en apportera un dont les motifs garantissent l’authentique helvéticité (c’en est même impressionnant).
* Prenez le train un peu tôt et rendez vous du côté des alpes japonaises, avec de la neige (essentiel, une bonne fondue ne peut être réussie sans neige digne de ce nom).
* Angoissez quelques heures à propos du pain, envisagez des solutions plus ou moins risquées telles que faire une fondue au croissant ou à l’onigiri.
* Soyez sauvé par la gentillesse des gérants de deux boutiques japonaises, qui vous feront du pain français rien que pour vous, pas cher et surtout super bon (mais s’ils peuvent aussi facilement, pourquoi diantre n’en font ils pas plus souvent ?).
* Affrontez les pires températures de l’hiver, avec du brouillard à n’y voir goutte et du vent à ne tenir mie.
* Ne jouez pas les héros et faites la fondue à l’hôtel. Faut quand même pas déconner.

Monkey Soup

Dimanche 7 février 2010

Tip: prévoir les vêtements de ski. D’une part car on se pèle sévère sous la neige, mais cela permet en plus de s’allonger par terre sans trop souffrir.

Raté (ter)

Dimanche 11 octobre 2009

Cette fois-ci, c’était quand même moins sérieux.
Plus vraiment les 5 poilus armés jusqu’aux dents prêts à bondir: on partait à 9, dont plusieurs n’ayant qu’une idée toute relative de ce que peut-être la montagne au-dessus de 3000m. Mais bon, on verrait bien. Après tout, le Fuji c’est facile à part le froid, il y’a bien un typhon qui venait de passer, mais le temps s’annoncait très beau. Certes, les températures avaient beaucoup baissé cette dernière semaine mais restaient autour de -5, ça devait être faisable. Même -V- était de la partie, ce qui était une preuve supplémentaire qu’il ne pouvait rien nous arriver d’affreux.

C’est le matin même du départ, quand j’ai réalisé qu’il était en train de neiger là-haut, que j’ai décidé de prendre le matériel lourd. L’inconvénient d’inviter des demoiselles, c’est qu’elles prennent froid très vite.

Et ça n’a pas loupé: arrivé au pied, on voit aussitôt qu’il est couvert d’une fine couche de sucre glace, du genre à fondre le jour et à verglacer la nuit. Il va falloir se rendre à l’évidence: ce n’est pas cette fois-ci non plus que je verrai le lever de soleil du sommet. Par contre, j’aurai l’insigne honneur de fouler la toute première neige de l’année au Mont Fuji, c’est qui est d’un romantisme torride mais d’un piètre réconfort pour le froid aux pieds.

Mais déterminé à faire ce qu’on peut, on part vers 23h et commençons à monter, jusqu’à ce que ce soit trop froid ou trop glissant pour continuer. L’ambiance est légère: on est tellement lents qu’on peut chanter, on fait tellement de pauses que je ne fais pas assez d’efforts pour me réchauffer. Mais progressivement, on atteint les environs de la huitième station et la limite de notre matériel: trop de neige et de glace, personne n’est équipé pour continuer en sécurité dans ces conditions. Comme en plus il commence à faire sérieusement froid, on redescend. Le temps est superbe (là au moins, je ne me suis pas trompé), ce qui nous permet de contempler un superbe lever de soleil.

Et puis descente, plus ou moins interminable, avec attente du bus en dormant parmi les touristes qui nous regardent curieusement. Je commence à tellement bien connaitre l’endroit que je peux parler des fois où je me suis perdu. Mais c’était bien, au moins personne n’était stressé et on a quand même gagné un lever de soleil.

Mais moi, faut encore que j’y retourne.

Deux ans après

Jeudi 24 septembre 2009

Mince, mais il fait froid dans ce pays.

Deux ans, 14h de voyage et 7h de décalage horaire plus tard: c’est quoi, déjà, mon code de carte bleue ?

Le métro fait vraiment pays sous-développé.

C’est assez étrange de comprendre les gens sans avoir à se concentrer: presque une intrusion, qu’est ce qu’ils foutent dans ma bulle ?

Marrant: les japonais qui arrivent se posent les mêmes questions stupides que nous chez eux: on doit se mettre du côté droit ou gauche, dans un escalier mécanique ?

Haha, j’ai un peu la même perte de repères qu’en arrivant au Japon: je trouve toutes les filles super jolies.




En fait, c’est comme revenir de mes vacances, avec une très grosse claque de temps en temps: non, ça ne fait pas un mois que tu es parti, mais deux ans.

Putain, CINQ bébés arrivés ou en cours depuis la dernière fois qu’on s’est vus. Il suffit que je m’absente cinq minutes et ils font n’importe quoi…

Non, rien à faire, malgré tous les efforts de Crème-Noisette, je n’arrive pas à aimer le durian.

Je me souviens des lieux, mais plus du nom des rues. Des visages, mais pas forcément des noms.

Evidemment, il y en a un qui m’a demandé comment ça se passe chez les chinois.





Il me semble bien qu’il y a plus de filles en mini-jupe/short, mais elles sont encore largement battues par les japonaises.

Evidemment: je viens de sortir mon téléphone pour consulter les horaires de passage des bus pour aller… aux Goudes. Dans 50 ans peut-être, ou même jamais, grand naïf. Je ne suis pas sur que ce soit un mal.

Ce qui me manquait le plus, c’était peut-être les odeurs. Le Japon ne sent pas.

La France, c’est quand même super beau partout.

La Teigne avait assorti ses yeux à ses boucles et à sa robe. Et elle arrive toujours à oublier en même temps son portable, ses clés de voiture et toute bonne foi.

Ouf, j’arrive encore à passer dans le quartier et que quelqu’un me reconnaisse pour discuter. Même un jeudi soir.

‘L’étrange reblochon’: vous prenez un reblochon entier, fourré à la confiture d’oignon, avec du magret de canard par-dessus. Vous gratinez au four et vous rajoutez une feuille de salade et tomate cerise pour les 5 fruits et légumes par jour. Une atrocité diététique, mais maintenant j’en rêve la nuit.





Avec Je ne serai pas Campagnarde, on se raconte nos malheurs et elle me bat encore haut la main. Pourtant, j’étais pas parti vaincu sur ce coup là.

Deux restos à sushis qui ont ouvert pendant mon absence. Mais je n’irai plus.

Y’avait une soirée japonaise organisée par les japonais de la ville. Ils étaient 6 mais c’était sympa quand même.

Tiens, il n’y a pas que pour moi que c’est passé vite. Je cite: ‘Ca se passe bien, depuis avril ?’

J’ai échangé du rock japonais contre du rap yiddish.



Il faut déjà rentrer ? Et rentrer, c’est où maintenant ?