Archive pour la catégorie ‘Divers’
14 février…
Lundi 15 février 2010Une St Valentin pour nous, les hommes !
Vendredi 12 février 2010Alors, vous savez que le jour approche ?
Les médias vous bassinent à longueur de journée avec cette fameuse fête, selon laquelle il faut absolument avoir trouvé l’âme soeure ou bien lui offrir quelquechose de digne de ce nom ? Votre mère vous a rappelé qu’il faut offrir quelquechose à sa chère et tendre, manière détournée de le remémorer au père qui avait déjà oublié ? Ladite meilleure moitié vous attend de pied ferme: pas question de perdre la face devant les copines. Mais elle vous a dit que les fleurs c’est vieux jeu, le resto trop classique, elle est très difficile sur la lingerie et les chocolats vont la faire grossir ? Ou bien vous vous la jouez ‘Nan mais c’est les sentiments qui comptent !’ et décidez de ne rien faire, quitte à en supporter les conséquences ? Alors qu’en fait, vous n’avez tout simplement pas d’idées ?
Et pour les célibataires, vous essayez de crâner en répétant que c’est un diktat de cette société de consommation, qui pousse à prétendre être heureux à date fixe alors qu’en fait vous êtes heureux tout le temps, vous. Mais bon, le 14 au soir vous aurez l’air triste devant votre kebab.
Hé bien au Japon, sachez que c’est un jour que nous abordons d’un pied conquérant, décontracté, l’oeil vif et le sourire guilleret. Car ici c’est le contraire: pour la Saint Valentin, ce sont les filles qui offrent quelquechose. En général des chocolats, à leur copain ou ceux qu’elles ont en vue. Le moment est donc délicat: il y a celles qui vous l’offrent tout de go, et les petites timides qui déposeront quelquechose discrètement sur votre bureau. Ca permet de vérifier sa cote de popularité alentour et (espérons le) de pavaner devant ses collègues masculins.
Autour d’un verre, il y en a bien un qui va lacher d’un air dégagé ‘Et alors, t’es à combien cette année’ ? En général, celui qui commence prouve qu’il est assez sur de lui, il doit être à 3-4. Evidemment, on ne compte pas ceux offerts par la famille ou la secrétaire de 50 ans qui vous trouve mignon. En toute honnêteté, on se doit de compter les cibles valides, avec donc des chocolats qui ont plus ou moins de valeur aux yeux des auditeurs.
_ 5 ? Dont 3 venant d’exs que tu as misérablement largué et qui s’accrochent alors que t’es un connard fini ? Ah non, ça compte pas, ça fait 2 seulement. Et celui-là ? Elle en a offert à tout le monde, elle a du en préparer une cinquantaine. Compte pas non plus. Tsss, tricheur.
Enfin vous voyez, genre concours de bites mais faisable dans un espace public. Inutile de vous dire que si vous avez des amies françaises dans les environs, elles sont passablement énervées. Surtout après leur avoir rétorquées ‘Mais comment tu veux te trouver un copain ? On peut pas savoir si tu offres pas de chocolat’. Oui, c’est petit, mais c’est pour évacuer le stress des années précédentes.
Enfin bref, je roule des mécaniques mais il y a une justice. Un mois plus tard, le 14 mars, vous devez leur offrir quelque chose en retour. Comme ce jour est appelé ‘White Day’, ce doit être blanc si possible: chocolats blancs, shamallows… Si vous êtes vraiment chanceux, la petite timide va alors vous déclarer ‘Ah mince, je me suis gouré de bureaux, c’était XXX que je visais’. Donc vous voyez, on a quand même de bonnes chances de s’en prendre plein la gueule.
Et pour ceux qui n’ont vraiment pas eu de chance, il reste encore une troisième date: le ‘Black Day’ qui a lieu le 14 avril. Ce jour là, tous les célibataires sont censés se rencontrer pour manger des nouilles avec une sauce noire. Une coutume originaire de chez les bouffeurs de kimuchi. Comme quoi, même malgré ce gros défaut ils peuvent être parfois sympathiques.

Recette de la fondue infaillible
Mardi 9 février 2010Veuillez à bien respecter les différentes étapes et proportions. Tout manquement se verrait soldé par un échec flagrant et honteux.
* Prenez un groupe de suisses pas tous petits, partageant avec vous un goût immodéré pour le fromage fondu au vin blanc sec (et les jeux de mots foireux, mais c’est une autre histoire).
* Assurez vous que certains reviennent de vacance avec le fromage adéquat, riant au nez des douaniers nippons.
* Rendez vous indispensable en étant le seul à posséder un réchaud permettant de faire une fondue en haut d’une piste de ski (important, ça demande un peu de préparation).
* Ayez quelques inquiétudes à trouver un caquelon digne de ce nom. Mais soyez sauvé par un des convives, qui en apportera un dont les motifs garantissent l’authentique helvéticité (c’en est même impressionnant).
* Prenez le train un peu tôt et rendez vous du côté des alpes japonaises, avec de la neige (essentiel, une bonne fondue ne peut être réussie sans neige digne de ce nom).
* Angoissez quelques heures à propos du pain, envisagez des solutions plus ou moins risquées telles que faire une fondue au croissant ou à l’onigiri.
* Soyez sauvé par la gentillesse des gérants de deux boutiques japonaises, qui vous feront du pain français rien que pour vous, pas cher et surtout super bon (mais s’ils peuvent aussi facilement, pourquoi diantre n’en font ils pas plus souvent ?).
* Affrontez les pires températures de l’hiver, avec du brouillard à n’y voir goutte et du vent à ne tenir mie.
* Ne jouez pas les héros et faites la fondue à l’hôtel. Faut quand même pas déconner.
Monkey Soup
Dimanche 7 février 2010Divers
Lundi 25 janvier 2010Quelques images qui ne rentraient dans aucune catégorie, ou sans histoire suffisamment dense autour pour en faire un article.



Et sinon, un illustre inconnu a mis en ligne des vidéos HD du concert ‘Zazen Extasy’ de Shiina Ringo, datant de 2000. Joie !
Sauvez une photo, brulez un HDRiste !
Lundi 18 janvier 2010Comme ça fait longtemps que je râle dans le vide, il fallait quand même que je fasse un article sur pourquoi j’ai horreur de 95% des HDR que l’on peut voir sur le net.
J’avais commencé à prendre mes exemples sur les Blogs Wefrag, mais je me suis dit que ce ne serait pas très diplomate. Toutes les images présentées ici ont donc été récupérées sur Flickr en tapant des mots clés hautement spécifique genre ‘HDR’. Si certaines personnes se reconnaissent, qu’elles sachent que je n’aime pas leur photo.
Evidemment, j’ai pris des exemples un peu extrêmes…
Petit rappel physique:
* Ce qui fait un volume, ce sont les ombres et les spéculaires. Si vous supprimez les ombres, le volume perd en profondeur. Les infographistes l’ont compris depuis longtemps, d’où les invention par exemple du bump-mapping pour simuler un relief sur une surface plane.
* Pour les paysages: plus vous regardez loin, plus les rayons lumineux ont traversé une grande couche d’air pour vous parvenir. Or, à cause de l’humidité, de la poussière, etc… les rayons se dispersent. Regardez bien un paysage (plus évident s’il fait très humide): à l’horizon, les couleurs sont désaturées et le piqué est moins bon qu’à 2m de vous. A moins d’être sur la lune, les détails ne sont pas bons à l’horizon. Application type: en montagne, l’air est très froid et très pur, tout parait très proche. Dans certains cas, on estime la distance à l’oeil et il faut multiplier par trois pour avoir une valeur crédible.
Autant vous dire que les ombres sont très importantes dans notre perception des volumes et la clarté visuelle très importante dans notre perception de la distance.
Or, en général, le HDRiste n’en a rien à battre: il ne veut perdre aucun putain de détails sur sa photo de la côte normande au lever du soleil. Ca donne ça:
Je ne m’amuserais même pas à discuter de l’intérêt du sujet: ombres inexistantes, détails partout les mêmes, saturation à fond les ballons. Image plate et criarde mais bon, c’est HDR…
Le summum étant quand même la photo prise au grand angle d’un vague truc art contemporain avec un ciel psychédélique:
Il a même l’inconscience de signer, cet ahuri. Je ne sais pas vous, mais ça me fait furieusement penser à ça.
Encore un exemple de disparition complête de profondeur: les plafonds sont de la même luminosité et saturation que les murs ou le plancher. On ne peut se fier que sur sa déduction, parceque l’on connait une église, pour savoir qu’il y a de la profondeur. Il a encore signé, ce mec est un génie de la photo kitsch-gerbative. J’hésite à lui proposer une collaboration pour étudier un nouveau modèle d’épilepsie. Le plus drôle c’est dans les commentaires: il avoue avoir diminué la saturation…
Je vous rassure: moi aussi, j’ai commis ce genre de… ‘d’images’. Mais je n’avais pas le net à l’époque, ça m’a sauvé. Et en fait, c’est ça qui me fait marrer: Les images HDR vues au-dessus, ce serait de la peinture ou de la 3D, tout le monde agonirait les auteurs de sarcasmes (avec raison) parcequ’on perd 2/10ème à chaque oeil en les regardant. Mais là, non, c’est du HDR…
A mon avis, ce qui perd le HDRiste c’est qu’il veut toujours trop en montrer. Or une photo, c’est un choix: oui, entre le ciel et la terre il va falloir choisir entre celui qui est mis en valeur et l’autre qui est trop sombre/clair. Oui, il va falloir choisir un sujet, une direction, une intention, au lieu de foutre toutes les informations sur la même photo criarde et plate. Le HDR sur les paysages, ça revient un peu à la photo de Tatie Josette qui fait coucou devant la pyramide du Louvre: Tatie Josette et la pyramide ne sont pas forcément ratées, mais on ne sait pas ce qu’il faut regarder.
Ensuite, évidemment qu’il y a de ‘bons HDR’: c’est quand même un super outil. Si on reprend la cathédrale dont le lien est posté plus haut, on peut très bien imaginer déboucher quelques ombres, ou laisser deviner quelques détails qui seraient impossible à voir sur une photo normale. Mais les ombres doivent rester des ombres, et non pas des zones où la couleur est différente.
Je suis certain que plein de gens l’utilisent de manière intelligente, mais ce ne sont pas ceux qui mettront ‘HDR’ dans les tags de leur image: ils savent que ce n’est pas le plus important.
Pour les autres, je veux bien leur envoyer un litre d’essence :]
Hauts comme trois pommes en kimonos
Mercredi 13 janvier 2010Trouser: serious business !
Dimanche 10 janvier 2010Aujourd’hui, c’était la ‘No pants subway ride’, un peu partout dans le monde. Si si si, peut-être même près de chez vous. Il s’agit de prendre le métro sans son pantalon (mais sous-vêtements obligatoires !) et de ne rien faire d’autre.
Et donc entre autres, à Tokyo. Moi qui passe mon temps dans le métro à prendre des photos de gens qui ne réagissent pas, je n’allais certainement pas rater l’occasion.
C’est NicDumZ qui m’a prévenu: cela se déroulait entre Ôtsuka et Meguro sur la Yamanote, c’est à dire toute la partie ouest de la ligne. Celle qui passe par Shinjuku, Shibuya, etc… Autant dire qu’on allait avoir une visibilité maximale.
A Ikebukuro, je vois déjà deux personnes sans pantalon, j’attends avec deux autres amis. Je commence à enlever mes lacets pour simplifier le désapage dans le train, quand je reçois un mail: Flics partout dans la station et dans le train, on abandonne. J’ai juste le temps de montrer le message aux deux personnes qui se rhabillent en vitesse: il y a en effet plein de flics y compris à Ikebukuro, en civil, avec des agents de la JR.
Une fois dans le train, ils s’adressent directement aux étrangers en nous demandant si on participe (alors que les japonais autour participaient aussi et se marraient en douce), mais ils nous laisseront tranquille après quelques légères menaces (C’est officiel: NicDumZ a une tête de trouble à l’ordre public).
A la fin, on a pu discuter avec d’autres: certains se sont carrément fait jeter hors du train, puis sévèrement engueuler avec prise de photos, écriture de rapport avec toutes les informations de la carte de séjour. On a eu le message juste à temps. Un autre a fait le voyage de Shibuya jusqu’à la fin sans être inquiété ni voir qui que ce soit d’autre, car personne n’avait pu aller jusque là.
Alors que les japonaises en montrent plus dès que la température est un peu haute, c’est impressionnant. J’espère que ça ne se passe pas trop mal dans les autres villes.
Donc finalement vous aurez des photos de japonais qui continuent à ne pas réagir, et alors que je porte mon pantalon.
Asaruto gâruzu
Jeudi 7 janvier 2010Le dernier film de Mamoru Oshii est sorti.
Oshii avait tourné deux courts métrages tournant autour du ’sujet’: ‘Kentucky no Hinako’ que vous pouvez voir ci-dessous (Après ‘Avalon’, Oshii remet du marron. Le marron est décidément la couleur du futur):
…et ‘Assault Girl 2′ que je n’arrive pas à trouver sur le net, c’est bien dommage (il fait partie d’une compilation de court-métrages).
Bref, pour ‘Assault Girls’, vous pouvez découvrir un trailer, heuuu… là:
Vu comme ça, ça fait un peu film pour fan de ‘Monster Hunter’: des combinaisons moulantes, des escarpins sur un champ de bataille et des gros monstres. Le pitch qui transparait le confirme d’ailleurs: alors que 3 mercenaires en cuir et talons dégomment de la baleine volante des sables, arrive une baleine des sables encore plus grosse…
Et c’est justement l’effet voulu: avec ‘Avalon’ et ‘Ghost in the Shell’, on sait bien qu’il adore jouer à la frontière entre réel et virtuel. Parmi les indices que j’ai pu trouver, il semble acquis que tout ce que l’on voit n’est qu’un MMORPG du futur. Reste à espérer qu’il arrive à présenter ça aussi bien que dans ‘Avalon’. Parmi les tokyoïtes, y’a des motivés pour aller le voir ? Il sort le 23 à Roppongi.















































