J’ai depuis longtemps un malaise vis à vis de la photographie, pour ne pas dire toujours. La première année fut une découverte craintive et désordonnée,une expérience nouvelle et enrichissante.
Depuis que je suis né j’ai mis les pieds l’un devant l’autre sans me soucier de la où je les posais. Quand petit à petit je me suis rendu compte que je n’aurai pas toujours le cul dans le beurre, ça a commencé à m’inquiéter sans pour autant changer ma façon de marcher, c’est juste que cette insouciance était devenue de l’appréhension.
Du jour au lendemain je me suis retrouvé seul. Je n’étais pas triste, ni heureux, simplement soulagé. Du moins au départ, jusqu’à ce que je me rende compte que je n’avais plus personne pour me tendre la main si je trébuchais sur une marche. Pire encore c’est une angoisse dont je comprenais pas l’origine qui a commencé à émerger de nul part.
La deuxième année fut la plus belle, comme une révélation. J’avais l’impression d’avoir enfin trouvé ma place. Mais il y avait toujours cette angoisse que je n’arrivais pas à nommer et dont j’avais le plus grand mal à décrire. Elle était faite de peur et de colère.
Je crois qu’en réalité j’ai peur d’avoir mit le dernier pas sur une marche qui va peut être causer ma chute.
Je déteste discuter photographie, d’une façon générale. Par exemple causer objectif ou boîtier dernier cris m’emmerde. Discuter photo d’une façon plus élitiste me met mal à l’aise, ça me rappelle à quel point la photographie et ambiguë et non définie. Tout comme le regard que j’ai sur elle.
Ce qui me rend triste et me fait serrer les poings c’est le regard qu’on les gens sur le chemin que j’ai choisis. C’est bien, continue, c’est ta voie, ne t’arrête surtout pas. Et puis quand je suggère mon désintérêt, c’est l’incompréhension.
Je ne veux pas être un photographe, je ne veux pas travailler dans un laboratoire à imprimer des photos de vacances, je ne veux pas faire des reportages de mariage pour bouffer, je ne veux pas bosser dans un studio. Il n’y a pas que ça c’est vrai, je pourrais devenir un grand reporter ! Un journaliste pour ces revues qui disparaissent aussi top qu’elles apparaissent. Où bien bosser pour des commandes, pour des affiches de concert, ou même des pages de publicité !
Et pourquoi pas être un artiste hmm? Ce serait con de gâcher mon talent hien, et c’est bien connu on devient artiste aussi top qu’on se proclame en être un.
Les gens sont plus naïf que moi sur les possibilités qu’offrent mes études.
Faire des études de photographie en refusant tout ce que je viens de citer c’est un putain de non sens.
Cela nous a été clairement expliqué lorsqu’on est entré le premier jour: “les gars le secteur est bouché, une fois sorti de là vous aurez un diplôme mais pas l’assurance de faire ce que vous voulez”
Je m’en foutais, j’avais trouvé la photographie , et je comptais bien rester dans ce petit confort temporaire. Le problème est tout simplement que la photo est pour moi une passion ( je déteste ce mot, ça sonne toujours trop con quand ça sort de ma bouche), et non quelque chose sur lequel je veux reposer ma vie.
Si la vie me le permet, et cela je le saurais que mercredi, je vais prendre une nouvelle orientation.
La boite
http://blogs.wefrag.com/Solanin/2009/12/10/la-boite/
Source de beaucoup de frustration, pour moi la première se suffisait à elle même. Alors j’ai du me forcer à en faire 4 autres, le résultat à mes yeux se fait ressentir.
Jeux d’enfant
C’est une ébauche de ce que j’avais en tête, des adultes entrains de jouer. Par dessus, fumée, impact de balle, verre brisé afin d’y mettre l’ambiguïté ” c’est pour jouer, mais c’est réel”.

