(le blog de Solanin)

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Ego (photo)

Mardi 6 novembre 2012 à 16:04

Ça faisait un moment que j’avais plus mis les pieds ici.
J’ai l’impression d’être parti pendant des années et de redécouvrir une maison que j’avais laissée à l’abandon. Il y a beaucoup de poussière, il manque des choses, et celles qui restent ne semblent pas être à leurs place.J’ai arrêté de poster pour plusieurs raisons, d’une part mon disque dur avec toutes mes photos à fait une chute fatal, j’ai tout perdu, tout. Ce qui me restait était sur Nopix et lui aussi est mort, bref en voyant sa gueule pleine de trous et d’absence, j’avais plus le goût d’y retourner. D’autre part j’ai perdu toute motivation à faire quoi que ce soit en rapport avec la photo, tout processus de création, d’essai et d échec me sont devenu de plus en plus pénible pour le moral.

Alors malgré ça pourquoi cette nouvelle série ? Il y a trois ans, j’ai pris une heure de mon temps pour ces prises de vues,  1 ans plus tard je les ai retouchées, et aujourd’hui j’ai récupéré leurs fichiers endommagés. J’ai un peu bricolé dessus et j’ai essayé de reconstituer quelque chose avec des bribes de phrases récupérées dans mes carnets. A l’époque ces bouts de phrases étaient pleines de sens pour moi, maintenant c’est juste quelque vague sensation.

Un dernier avortement

Mardi 27 juillet 2010 à 17:06

Ceci clos la série d’article ” ce qui ne sera pas jugé”.

Je poste ça seulement aujourd’hui car c’est le projet qui m’a le plus frustré. Tout les deux ans se déroule en Belgique la biennale de photographie, le thème de cette année était: ” ‘(out of) control”. Le projet avait été donné en début d’année et nous avions 6 mois pour le réaliser.

J’ai longtemps hésité, puis j’ai finalement choisis “la famille”, pas “ma”, mais bien “la” (j’insiste). Mon but était de réaliser un portrait de famille cadrer dans une dimension psychologique. J’ai donc choisis de fracturer l’icône familiale en trois: “Le mère, le père, le fils”. Et à partir de chaque membre, développer un univers personnelle traduit par une série d’image.

J’ai d’abord coincé avec les membres, en particulier le père, qui reste le plus grand échec. J’aurai du essayer de me dégoter un modèle pour me facilité le travail. Ensuite j’ai complètement bloqué sur leurs univers respectif que je n’arrivais pas à traduire en image. J’ai reporté les tentatives à plus tard pour finalement abandonner tout simplement.

Hier soir je me suis décidé à raconter leurs histoires par écrit. Je m’excuse d’avance pour les fautes d’orthographe, j’en fait déjà beaucoup sur un ordi, mais là j’ai écrit directement sur une feuille sans faire de brouillon, je voulais avoir une écriture instinctive.

Violence [Musique]

Jeudi 8 juillet 2010 à 21:00

Alors ce soir pas de texte, ni de photo. Seulement une demande du type “dessine moi une compile” sur le thème de la violence.
J’aimerai que chaque personne poste ici une seule et unique chanson de type electro(nique) qu’il estime violente/mechante/agressive. Le genre de son qui, lorsqu’il passe en soirée vous rend complètement taré et vous donne envie de bouger, hurler, sauter dans tout les sens.

Je commence avec avec quelque exemples:

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Eulogy for evolution

Mardi 4 mai 2010 à 18:50

Le 26 avril le groupe anglais 65daysofstatics a sorti sont nouvelle album “We were exploding anyway”. C’est pour cela que j’ai décidé de ne pas en parler dans la suite de cette article, mais plutôt  d’Olafur Arnalds.

Olafar Arnalds n’est pas le nom d’un sombre volcan mais celui d’un compositeur islandais né en 1987. Ses débuts dans la musique ne laisse aucunement entrevoir ce qu’il va créer entre 2007 et 2010.

Très jeune il a commencé par suivre des cours de flûte, puis de piano, aucune de ces deux expériences avec ces instruments classiques ne lui a vraiment plus. Ensuite il a pris des cours de batterie, qui correspondait plus à ses envie d “hardcore”. Il a par la suit été batteur dans un groupe de Hardcore revêtant le nom mélodieux de “Fighting Shit”.

Après cette passe hardcore, Il a participé au projet solo d’un de ses ami en tant que pianiste, guitariste et banjo…iste(?) et pour finir il a composé une intro et deux outros pour le célèbre groupe de metal “heaven shall burn”.

En 2007 il sort son première album: “Eulogy For Evolution”. Je ne sais pas trop comment définir exactement le genre de l’album, mais si j’avais un flingue sur la tempe et que je devais prononcer 5 mots ce serait probablement “Classique-contemporain-ambient-soundscaping-whatever”. La galette est composée de 8 morceaux numériques, qui chacun ont un sens plus ou moins obscure à mes yeux. Lorsque l’on parle de Eulogy For evolution on pense souvent à une bande son pour un film imaginaire, alors  “33:26″ est peut être  l’image d’un moment imaginaire du film. Je conseil vraiment d’écouter l’album d’un bout à l’autre sans interruption pour pleinement profiter des tracks finales qui valent la peine d’être entendues.

Pour en revenir à 65daysofstatic, il a contribué à quelque arrangements pour le groupe, mais impossible de savoir pour quels albums.

Bref je n’irai pas plus loin dans l’article car je viens de retomber sur trois vidéos qui présentent le monsieur beaucoup mieux que moi:

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Anatomie d’un suicide

Mercredi 31 mars 2010 à 22:42

Tout ce qui ne sera pas jugé III

Dimanche 17 janvier 2010 à 23:24

J’ai depuis longtemps un malaise vis à vis de la photographie, pour ne pas dire toujours. La première année  fut une découverte craintive et désordonnée,une expérience nouvelle et enrichissante.

Depuis que je suis né j’ai mis les pieds l’un devant l’autre sans me soucier de la où je les posais. Quand petit à petit je me suis rendu compte que je n’aurai pas toujours le cul dans le beurre, ça a commencé à m’inquiéter sans pour autant changer ma façon de marcher, c’est juste que cette insouciance était devenue de l’appréhension.

Du jour au lendemain je me suis retrouvé seul. Je n’étais pas triste, ni heureux, simplement soulagé. Du moins au départ, jusqu’à ce que je me rende compte que je n’avais plus personne pour me tendre la main si je trébuchais sur une marche. Pire encore c’est une angoisse dont je comprenais pas l’origine qui a commencé à émerger de nul part.

La deuxième année fut la plus belle, comme une révélation. J’avais l’impression d’avoir enfin trouvé ma place. Mais il y avait toujours cette angoisse que je n’arrivais pas à nommer et dont j’avais le plus grand mal à décrire. Elle était faite de peur et de colère.

Je crois qu’en réalité j’ai peur d’avoir mit le dernier pas sur une marche qui va peut être causer ma chute.

Je déteste discuter photographie, d’une façon générale. Par exemple causer objectif ou boîtier dernier cris m’emmerde. Discuter photo d’une façon plus élitiste me met mal à l’aise, ça me rappelle à quel point la photographie et ambiguë et non définie. Tout comme le regard que j’ai sur elle.

Ce qui me rend triste et me fait serrer les poings c’est le regard qu’on les gens sur le chemin que j’ai choisis. C’est bien, continue, c’est ta voie, ne t’arrête surtout pas. Et puis quand je suggère mon désintérêt, c’est l’incompréhension.

Je ne veux pas être un photographe, je ne veux pas travailler dans un laboratoire à imprimer des photos de vacances, je ne veux pas faire des reportages de mariage pour bouffer, je ne veux pas bosser dans un studio. Il n’y a pas que ça c’est vrai, je pourrais devenir un grand reporter ! Un journaliste pour ces revues qui disparaissent aussi top qu’elles apparaissent.  Où bien bosser pour des commandes, pour des affiches de concert, ou même des pages de publicité !

Et pourquoi pas être un artiste hmm? Ce serait con de gâcher mon talent hien, et c’est bien connu on devient artiste aussi top qu’on se proclame en être un.

Les gens sont plus naïf que moi sur les possibilités qu’offrent mes études.

Faire des études de photographie en refusant  tout ce que je viens de citer c’est un putain de non sens.

Cela nous a été clairement expliqué lorsqu’on est entré le premier jour: “les gars le secteur est bouché, une fois sorti de là vous aurez un diplôme mais pas l’assurance de faire ce que vous voulez”

Je m’en foutais, j’avais trouvé la photographie , et je comptais bien rester dans ce petit confort temporaire. Le problème est tout simplement que la photo est pour moi une passion ( je déteste ce mot, ça sonne toujours trop con quand ça sort de ma bouche), et non quelque chose sur lequel je veux reposer ma vie.

Si la vie me le permet, et cela je le saurais que mercredi, je vais prendre une nouvelle orientation.

La boite

http://blogs.wefrag.com/Solanin/2009/12/10/la-boite/
Source de beaucoup de frustration, pour moi la première se suffisait à elle même. Alors j’ai du me forcer à en faire 4 autres, le résultat à mes yeux se fait ressentir.

Jeux d’enfant

C’est une ébauche de ce que j’avais en tête, des adultes entrains de jouer. Par dessus, fumée, impact de balle, verre brisé afin d’y mettre l’ambiguïté ” c’est pour jouer, mais c’est réel”.

Tout ce qui ne sera pas jugé II

Samedi 16 janvier 2010 à 2:18

Petite mise au point technique due aux réactions “fait pas ta fiote continue”. Voila pourquoi Il est trop tard et cela depuis longtemps:

Les cours pratiques de photographie se devisent en 6 matières (j’en oublie peut être une, voir deux):

- Le studio
- Le reportage
- La recherche artistique
- La recherche graphique
- Couleur
- Technique d’impression libre

Chaque cours proposent plusieurs thèmes à rendre parfois en une photo (format 20X30) et souvent en plusieurs pour mi-janvier. Avant de rendre ses photos il y a tout une procédure à suivre:

- Première phase, soumettre une image afin qu’elle soit évalué afin d’être par la suite améliorée. Améliorée aussi bien sur la forme que dans le fond.

- Ensuite quand la photo est validée par le professeur, on peut commencé à imprimer celle-ci. A mes yeux c’est la phase la plus technique et la plus chiante. Il faut imprimer une petite vignette sur une feuille A4 et montrer l’échantillon afin d’améliorer l’épreuve en changeant contraste, luminosité, balance des couleurs et j’en passe.

- Après tout cela on peut gentiment ranger son image dans une enveloppe et parfois avant, la mettre sous carton pour enfin la rendre en Janvier.

Pour vous donner une idée de où j’en étais vis à vis de l’ensemble des cours: la phase Zero.

En faite je réagis parce que je n’avais pas écrit tout ça par besoin d’encouragement ou quoi que ce soit, c’est juste ma manière à moi d’enterrer mes années passées en photo.

Alors ici on s’attaque au cour de couleur, belle exemple de ce que j’appelle du bâclé et du non fini. Le cour ne m’interessant pas du tout et surtout ne voulant pas le rendre interessant je n’ai presque pas travaillé pour celui-ci.
Voici une ébauche de deux thèmes sur les quatre ou cinq qu’il y avait à rendre:

Les couleurs de la foire:

J’avais franchement aucune idée de ce que je pouvais faire sans tomber dans le déjà vu du genre “flou de mouvement’. Alors je me suis pas trop creusé la tête et j’ai fait du pseudo abstrait en jouant avec la mise au point afin d’avoir des bulles de couleur.

Eau et pluie:

Il y a franchement moyen de faire des trucs sympa avec ce thème, l’eau étant très photogénique. De mon coté je n’ai pas essayer.

Tout ce qui ne sera pas jugé I

Mercredi 13 janvier 2010 à 19:08

Cette semaine, c’est la semaine où les élèves de la section photographie de Saint Luc supérieur rendent leurs travaux de fin de trimestre.  Moi je ne le ferais pas, j’ai “décidé” d’arrêter. Je met des guillemets parce que je ne l’ai jamais vraiment décidé, c’est juste une réponse que j’ai dû donner lorsqu’il a fallu en donner une.

J’ai dans un dossier, environs 60% des travaux que j’aurais dû montrer, imprimer et rendre. Pour la plus part ce ne sont que des premiers jets tandis que le reste requière encore certaine finitions que je ne ferais pas.

Lorsque l’on arrête quelque chose, on aime le faire sur une bonne note. Mais moi je m’arrête sur de l’inachevé et du bâclé. Du vite fait, mal fait.

Je commence par recherche graphique.

L’auto-portrait:

Je déteste les auto-portaits. Je veux dire les vrai, ceux dans lesquels le visage y est reconnaissable. C’était l’unique consigne pour ce travail et j’ai dû m’y contraindre. Le problème de l’auto-portait c’est que tout peut vite devenir compliqué. Il me restait juste à refaire une partie de la post production. Je suis pas chaud pour poster ma tronche sur mon blog, mais autant jouer le jeux jusqu’au bout.

La carte de visite:

Le plus dur, c’est du trouver une idée qui rende bien sur un format aussi minuscule (54x 85 mm).


Médicament, drogue, alcool (addiction):

J’ai pas grand chose à dire sur celle-ci, juste le cadrage trop serré qui me frustre un peu.


Non à la violence (affiche):

Bon le genre de thème qui m’inspire pas, j’ai donc fait dans le cucul la praline.
Je dois corriger le geste de la main, on dirait qu’elle va recevoir la bouteille, et non pas qu’elle vient de la lancer. Elle manque aussi un peu de lisibilité, on ne comprend pas forcément que c’est un cocktail molotov de ff..fff..fff…leurs. Je devais aussi poser dessus une accroche du genre “tuer c’est mal”. Je suis tombé vachement bas sur ce coup.

Thème Libre
Je voulais faire quelque chose de simple, et j’ai opté pour des scultures fait d’objets en équilibre surréaliste.

La boite

Jeudi 10 décembre 2009 à 19:04

Quand je parle dans ma tête, je me dis “tu”, pour pas me sentir seul. Parfois je dis “vous” pour me respecter, mais à vrai dire, je ne le fais pas souvent. Je n’aime pas me parler en “je”, ça revient à me sentir seul dans ma tête, et ça c’est terrible.

Souvent lorsque je commente mentalement ma vie, je chuchote, je murmure et quand je croise le regard de quelqu’un, je reste muet pendant quelques secondes, de peur que mes mots s’échappent par mes yeux et trahissent mes pensées.

Parfois, quand j’ai le regard perdu au loin, c’est que j’oublie que je suis là. Alors dans ma tête je commence à me tutoyer à haute voix. Nos échanges sont souvent intenses, je parle de choses qui fâchent, qui me font honte, et puis on commence à hurler. Ca s’arrête soudainement quand je me rend compte que je suis entrain de froncer les sourcils ou que je suis entrain de chuchoter pour de vrai. Après je me sens idiot et je me dis qu’on est de trop là dedans et qu’il faudrait faire un peu de place.

Je sais que je me  tutoies parce que il y a trop de bordel dans ma tête, et que j’ai peur d’être tout seul avec. Souvent on parle de jardin pour désigner le refuge où l’on y laisse nos secrets. Je trouve ça stupide, les secrets que l’on garde pour soi sont rarement à l’image d’une fleur. Ce serait plutôt un vide ordure où personne ne passe pour trier les déchets. Une grosse pile fumante, qui grossit toujours, et dont l’odeur ne fait que devenir plus forte.

Je crois qu’on dit jardin secret pour se rassurer, pour oublier un peu ce qu’il y a derrière cette porte. Jardin secret en faite, je crois que c’est le nom de cette porte qui cache ces ordures. Une belle porte vivante, qui est capable de sourire, rire  et qui parfois dit:

” oui ça va et toi?”
” Quoi? Non je pense à rien.”

Et même parfois Innocemment elle dit:

” On se boit une bière?”

Parfois la porte elle ne fonctionne pas, elle grince, la peinture s’écaille, elle ne fait et ne dit plus rien. Alors je reste seul jusqu’à ce qu’elle soit retapée. Malheureusement c’est pas toujours possible, souvent il faut faire ce qui doit être fait, avec un beau jardin secret ou sans.

[Musique] Un son fragile

Vendredi 13 novembre 2009 à 21:42

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi le plus belle instant en musique, c’est la découverte. Pour le reste, ce n’est à la fois qu’une succession de tentatives afin de retrouver cet instant sans jamais pouvoir y parvenir, mais aussi un enrichissement constant de nouvelles sensations.

Une pochette qui intrigue et semblant vouloir parler pour l’album. Et dessus un nom qui fait frémir, un écho muet à ce que semble contenir l’objet: God is a Astronaut.

A la fois le nom du groupe et le nom de l’album, God is Astronaut est le petit dernier du groupe éponyme Irlandais. Ce qui est choquant lorsqu’on le se renseigne un peu sur ces derniers, c’est de voir qu’ils ne sont que trois, tant leur son est riche et puissant.

GIAA est donc un groupe parmi tant d’autres, évoluant dans ce que l’on nome sans pour autant définir facilement: le post-rock.  Ce qui les distingue de cette masse qui à tendance à tomber dans la ressemblance facile avec des groupes tels que explosions in the sky, mogwai ou encore GYBE, c’est définitivement leur son et ça dès les premières secondes de l’album.

Un son contrasté tant il revêt d’aspects, à la fois fragile et mélancolique, il est tout aussi puissant et orageux. Un son atmosphérique qui n’évite pas le coté cliché du post-rock: le progressif. Mais ce qui n’est pas là pour déplaire, bien au contraire, difficile de nier la jouissance que procure cette progression qui sans cesse s’intensifie et qui finalement retombe sans cette frustration de ne pas avoir été jusqu’au bout.

Je termine cet article avec le premier titre de l’album; Shadows

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