I am nothing, no one, nobody, no more

Get out of life alive le blog de SnippyHolloW.

Archive pour décembre 2008

Je pense que ça vaut le coup d’être partagé. Elle bosse pas mal d’éco à Sciences Po (Bordeaux). Je ferais peut-être à l’occasion un billet sur le fonctionnement des marchés financiers si ça en intéresse certains. Je lui laisse la plume.

Tout provient des subprimes US qui sont des prêts immobiliers à taux variables. "L’american way of life" implique que les américains doivent être propriétaires de leur maison. Or, les ménages US de la middle class étant fortement proprio, les banques ont fait des propositions à des ménages moins solvables. Les subprimes sont des prêts consentis à ces ménages avec, dans un premier temps, de très faibles remboursements. Le système pouvait marcher s’il n’avait pas été généralisé car, plus les ménages modestes prenaient des crédits, plus le risque de non remboursement était fort et donc plus le taux d’intérêt était élevé. Or, le principe des taux révisables, est que si les taux augmentent, les remboursements de prêts suivent le même rythme. On estime à 37 % des ménages US sous le coup de subprimes. Que s’est-il passé ?
1. du point de vue des ménages : ils se sont retrouvés brutalement dans l’incapacité de rembourser des emprunts qui avaient triplé en 1 an. Ils ont donc "fait faillite" et leur maison a été saisie. Là où cela pose problème, c’est que ce fut un mouvement de masse quasi simultané (sur quelques mois). Les banques dont la maison était le dépôt de garantie du prêt accordé, ont donc vendu les maisons pour récupérer leurs fonds. Mais comme toutes les banques ont fait la même chose en même temps, les prix de l’immobilier se sont effondrés et les banques ont été mises en difficulté financière : d’où les faillites bancaires et des compagnies d’assurance aux Etats-Unis.
2. du point de vue des investisseurs institutionnels : le système bancaire US est fondé sur la titrisation (transformation des prêts en titres que l’on vend sur les marchés financiers). Comme au début des subprimes, les classes moyennes ont remboursé avec un taux d’intérêt relativement élevé, les banques ont fait des titres sur les subprimes, très rémunérateurs pour leurs acheteurs. Et cela s’est généralisé à l’échelle des marchés financiers de la planète. C’est l’effet boule de neige qui débute. Avec l’insolvabilité des ménages puis les difficultés les banques, il fallait vendre les titres pour récupérer les fonds que l’effondrement du marché immobilier rendait de fait impossible. Comme tous les investisseurs institutionnels ont fait la même chose, il y a eu un effondrement des bourses. C’est ce qu’on appelle le mimétisme. Or, c’est la capitalisation boursière qui donne des fonds aux entreprises (pour investir, innover, croître) …
3. La crise économique : comme les banques ne prêtent plus (manque de confiance, risque trop grand d’insolvabilité) les entreprises et ménages ne peuvent investir et demander des rallonges de trésorerie en attendant de vendre leur production. Dans ce cas, on arrête ou on ralentit la production (faute de moyens) et cela produit de chômage et une crise économique majeure. On a évoqué 1929 ; c’est joli "journalistiquement", mais pas tout à fait économiquement vrai. Si la crise financière a eu un effet de loupe, il faut se souvenir que l’économie européenne et mondiale était déjà fragilisée depuis ce printemps avec le choc pétrolier issu de la spéculation.

Le problème est que le retournement des marchés peut être rapide dans un sens comme dans l’autre (marchés financiers ou autres, cf le cours du pétrole divisé par 3 en 4 mois). Mais qu’en ce qui concerne l’économie réelle, pour embaucher un salarié, remettre une production en route, le délai de réaction est d’environ 6 mois minimum.
Maintenant, si on raisonne en terme de cycle Kitchin de croissance et de délai de réaction de l’économie réelle, à supposer que la confiance revienne aujourd’hui même, je vois mal comment on pourrait réussir à baisser le chômage d’ici le premier trimestre 2010 (en étant optimiste, toutes choses égales par ailleurs, sauf si la France et DSK arrivent à convaincre d’une relance éco mondiale, mais les libéraux, Angela Merkel en tête ne sont pas très chauds).
De plus, le manque de réglementation des marchés et de transparence des banques n’a fait qu’envenimer la situation. Or, il y a bien des agences de notations mais celles-ci sont payées par les banques & co qu’elles notent. Cherchez l’erreur. D’où la nécessité d’instaurer des règles du jeu. Le marché ne fonctionne qu’à partir du moment où les règles sont respectées : il fallait simplement que les financiers de Wall street et les banquiers US respectent les règles que l’on voit dans les cours d’économie de Première ES chapitre « L’institutionnalisation des marchés. »

Aller plus loin : « Le Capitalisme est en train de s’autodétruire » Patrick Artus & Marie Paul Virard.
Alternatives Economiques Hors Série n° 75 Novembre 2008.

Nota : Cet article a du être publié "trop vite" après le suivant qui n’apparait pas dans la liste des billets … À bon entendeur, c’est des photos de ski.

Encore un peu de ski

Dimanche 14 décembre 2008

Vendredi aux 7 Laux :

Samedi aux 2 Alpes :

Week-end de ski magique

Lundi 8 décembre 2008

J’ai pu tester mes tout nouveaux Big Trouble (limited) en conditions adaptées. Même peut-être trop pour mes 1m94 83kg, des Huge Trouble seraient encore mieux passés ! J’étais chez un ami d’enfance en Haute-Savoie avec un coloc et un pote de l’école. Entre 70 et 150 cm de poudreuse à peu près partout.

Mes batons :

Samedi à Combloux, on a fait nos traces le matin et on les a refaites l’aprèm, seuls dans la station. Il n’a pas arrété de neiger, brouillard pas super dense et on se les est pas caillées. Plantage de batons, avant :

et après :

Dimanche aux Contamines, on a fait nos traces le matin et j’ai mangé pas mal de neige l’aprèm, pas du tout d’attente aux remontées, grand beau, froid sans vent, l’exercice nous tenant au chaud encore une fois. Je me suis fait opérer des croisés du genou droit il y a un peu moins d’un an et demi et ça tirait fort avec beaucoup de [peuf + pente], et les doubles spatules à bouger derrière …

Avant, c’était la merde : "c’est dans tel sous-dossier ou tel autre ?", "où mettre ce doc qui parle de 3 trucs ?", etc.

Je suis en train de mettre des tags sur mes cours et publis. Pour l’instant ça ressemble à ça (il en manque pas mal, la logique par exemple) :

Et je vais passer les publis dans BibDesk … Changement radical de rangement !