J’ai terminé Zeno Clash
La semaine dernière, c’est avec étonnement que je me suis rendu compte qu’une version quasi définitive de Zeno Clash avait été ajoutée à mon compte Steam. Les chiliens cocaïnomanes d’ACE Team m’avait déjà fait le plaisir de m’envoyer une preview jouable de leur jeu (la même que celle dont vous a parlé Dr.Loser l’autre jour) et celle-ci m’avait vraiment étonnée, pour toutes les raisons citées dans l’article de NoFrag. En attendant une version gold (il me manque juste la toute fin, surement une cinématique avec une chute au scénario) voilà ce que je pense de Zeno Clash…
Pour venir à bout de la campagne solo et de ses 18 chapitres, il m’aura fallu un peu moins de 4 heures. En sachant que le jeu sera vendu une vingtaine d’euros, qu’il propose des combats au corps à corps très rythmés et un univers jamais vu auparavant (si, c’est la vérité), on peut déjà affirmer qu’il mérite de finir dans votre panier à sa sortie. Parce que oui, il a beau être le premier jeu d’un studio indépendant au budget riquiqui, Zeno Clash est une réussite qui concrétise souvent avec brio tout ce qu’il entreprend.
Les niveaux sont très petits, très linéaires, mais incroyablement variés. Les lieux sont tous uniques, bourrés de détails, et ne se répètent pratiquement jamais. On passe de l’incompréhensible à l’inexplicable, en lâchant une fois de temps en temps un petit « c’est quoi ce délire ?! » devant ce qu’on a sous les yeux. C’est tellement agréable d’être dans cet univers très soigné et délirant qu’on en oublierai presque qu’on fait toujours la même chose pendant 4 heures : tirer sur des mecs et se battre à main nue. Là encore, l’attention apportée aux combats permet de laisser les choses se faire tranquillement, sans qu’on ait grand-chose à y redire.
Les coups portés et reçus durant les combats au corps à corps sont très nombreux. On se prend des coups de boule, de poing, de pied et parfois même des projectiles dans la tronche. Les animations du personnage sont très chaloupées et les mouvements de caméra prononcés permettent de sentir et de ressentir les châtaignes données et reçues. Les armes sont peu nombreuses mais toutes disponibles dès les tout premiers chapitres. Mis à part leur design, elles ne sont pas toujours très originales, mais les sensations une fois en mains sont largement honorables pour un jeu qui se focalise avant tout sur des combats au corps à corps.
Détail important et qui participe beaucoup à la réussite des bastons : les collisions entre vos adversaires. Pour être clair, si vous frappez un type suffisamment fort pour être propulsé plusieurs mètres en arrière et qu’il y’a quelqu’un sur sa trajectoire, la scène ressemblera à une partie de bowling avec des rats à quatre nichons et des perroquets humains en guise de quille. Un élément du gameplay qui peut paraître banal, mais qui fait toujours son petit effet à l’écran, d’autant que le moteur physique à tendance à faire valdinguer les corps assez généreusement.
Il y a pas mal d’autres choses à dire à propos de Zeno Clash, mais je vais m’arrêter là pour l’instant. Si je devais qualifier mes heures passées sur ce jeu, j’utiliserais des mots comme “surprenant”, “plaisant” et “attachant”, grâce à son univers singulier et ses personnages énigmatiques. Bien sûr, tout n’est pas parfait et certains n’hésiteront pas à le pointer du doigt comme étant parfois répétitif, voir ennuyant à certains moments. C’est pas faux, mais il n’empêche que pour 20€, vous aurez droit à un jeu unique et complètement dingue, avec un système de combat au corps à corps riche et qui vaut la peine d’être essayé.
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Rien à voir : Le poulet de Bob
Tags: ACE Team, Cocaïne, Kronenbourg, Zeno Clash



9 février 2009 à 23:15 Citer
J’avoue que j’étais plutôt perplexe quand les premières infos sur ce jeu sont apparus.
Ta “preview” laisse présager le meilleur.
9 février 2009 à 23:21 Citer
Magnifique Poulet, je vais tenter le truc !
Et Zeno aussi je pense !
10 février 2009 à 0:02 Citer
Je pense que je vais tenter l’aventure aussi, l’univers du jeu me semble assez génial et ca fait trop longtemps que j’attends un bon système de combat à mains nues dans les fps. Et il faut encourager les développeur indé les enfants ! (ca sera le 2eme jeu que j’achète ces 6 derniers mois après The Witcher EE, mon dieu je vieillis)
10 février 2009 à 1:13 Citer
Me tarde de pouvoir mettre la main dessus, j’adore vraiment le concept de ce jeu !
10 février 2009 à 2:11 Citer
Ca a l’air très sympa. Comment tu t’es débrouillé pour avoir cette version?
Sinon, dans le genre étonnant, il y a The great forever tomorrow..
10 février 2009 à 9:57 Citer
J’avais même pas remarqué, je l’ai aussi…
10 février 2009 à 11:34 Citer
Il faut être Grand Reporter.
10 février 2009 à 17:31 Citer
J’ai reçu un mail de Andres Bordeu (fondateur du studio ACE Team) dans la nuit, concernant mon article. La présence de cette version de ZC sur nos comptes Steam est un accident : c’est la version actuellement en développement dans leurs studios au Chili, et ils ne comprennent pas comment elle a fait pour arriver jusqu’à nous.
Moi non plus :-)
10 février 2009 à 21:01 Citer
Probablement à cause de l’ouverture quantique du portail des hommes-perroquets jouant au bowling avec les rats de l’espace, sur ordre télépathique du roi des autruches dansant la rhumba.
Il parait qu’on peut faire des trucs assez dingues pendant un trip sous acids, comme par exemple balancer une version beta sur des comptes steam au hasard for the lulz.