Jardin de mousses
Histoire d’un passage bref au Ginkakuji, le pavillon d’argent qui, hélas, était en rénovation. Cependant, j’ai pu profiter des jardins de mousses, ainsi que du jardin de sable. La désolation et la végétation luxuriante se côtoyaient ainsi de près. Ce désir de vide et cette volonté de tout s’alliaient dans un équilibre parfait.
Mais j’ai appris que l’équilibre, c’était la mort. L’équilibre signifie l’arrêt de tout échange en chimie et donc, la mort de l’organisme. Il y a quelque chose à méditer dans ce sable…
Les souvenirs du Japon s’effacent peu à peu de mon esprit, comme si ça n’avait été qu’un rêve. J’ai l’impression que ce passé est devenu inconsistant, comme s’il ne s’était rien passé. La vie continue et le passé s’éloigne, le poids de ce voyage n’est pas totalement parti de mes épaules, je crois. Chanceux sont les personnes encore en voyage, car le retour est bien plus dur qu’espéré.
Jardin de sable, esprit de bois.
Depuis les hauteurs du Ginkakuji.
Près du Biwa-ko, pris d’un bus. Voyage perte de temps, certes (on voulait se baigner au lac, mais le voyage était bien trop long, cher et le lac était trop chaud)…
A “+”

















































