Gameplay & Core Mecanics

Les mécaniques de jeu le blog de ShootingStar.

Archive pour février 2013

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Ouais cela fait presque un an que j’ai rien écrit, mais l’envie m’en reprend soudainement pour vous avertir de NE PAS acheter Dragon’s Dogma Dark Arisen qui arrive bientôt sur nos consoles tant adorées sur Nofrag. J’aurais pu parler des bons jeux auxquels j’ai joué cette année et l’année 2012, notamment Chivalry, Morrowind MGSO, Spellforce 2 ou encore MGS:HD collection, mais vous avertir est plus urgent.

Histoire et personnages

On commence par une intro assez laide, mais plutôt originale comparée à d’autres JRPG (oui je te regarde White Knight Chronicles). Le héros - l’élu que vous avez crée de toute pièce - habite un village de pêcheur pépère avec sa petite copine quand un dragon surgit de nulle part vient lui arracher le coeur. Sauf qu’au lieu de mourir, le héros devient l’Insurgé (Arisen en anglais donc) et se voit dans l’obligation de récupérer son coeur. Le périple commence ainsi. L’histoire s’arrête là. Le reste est totalement inintéressant. Le héros devra accomplir des quêtes insipides auprès de PnJs tout aussi vides. Aucun personnage n’est mémorable ou possède de charisme. On se force à suivre le fil rouge alors qu’il n’y a absolument rien à se mettre sous la dent. La fin arrive, quant à elle, un peu de nulle part. Soit on a été passionné par l’univers extrêmement générique et du coup la fin est MINDBLOWING, soit comme moi, la fin ne vous fera ni chaud ni froid. Le problème ici, c’est que l’univers est bien trop basique et les PnJs creux pour qu’on s’attache à quoique ce soit dans le jeu. Il parait d’ailleurs qu’il y a une histoire d’amour mais, personnellement j’ai rien vu.

Gameplay

C’est le point fort du jeu. Le système de combat typé hack’n slash est jouissif. En plus de l’attaque de base, vous pouvez attribuer 1 skill à chaque bouton pour un total de 3. Ces skills bien sûr dépendent de la classe que vous choisissez et peuvent évoluer au fil de l’aventure. Vous pouvez changer de classe à tout moment et une fois les skills appris vous pouvez les garder en changeant de classe. Certaines classes peuvent faire des esquives, d’autres parer avec un bouclier, ou encore d’autres vous permettent d’accomplir des double sauts. Il y a en tout 3 classes de base et 2 classes avancées pour chaque classe de base pour un total de 6. Cela crée des possibilités de customisation assez vaste mais limitées par la vitesse d’évolution du personnage. En réalité, vous apprenez très vite tous les skills d’une classe. Il n’y a pas de réelle sensation de montée en puissance, car il y a peu de skills différents et la limite arrive beaucoup trop tôt dans le jeu. L’impression de spécialisation est aussi artificielle parce que vous allez vite rouler sur l’or et avoir assez pour acheter tous les skills. En réalité, le jeu est extrêmement facile, que ce soit sur le plan des combats que sur le plan économique.

Les combats sont spectaculaires et difficiles au début seulement. Après une dizaine d’heure de jeu, rien ne posera de problèmes à part peut-être la toute fin. Personnellement, j’attribue ça au fait que les potions de soin s’amassent par wagons et qu’à chaque fois qu’on en prend une, le jeu se met sur pause et la vie remonte tout de suite. Niveau gestion de santé, c’est encore pire que l’auto-regen (que le jeu possède aussi par ailleurs). En gros, pour moi la meilleure gestion de la santé dans un RPG, c’est ce qu’on trouve dans The Witcher 2 : régénération très très lente et seulement hors combat qu’on peut augmenter avec des potions au préalable. Le système de Morrowind est aussi pas mal, car la vie remonte graduellement en fonction des potions prises en temps réel (ou pas). Alors si vous voulez, vous pouvez artificiellement augmenter la difficulté en ne prenant des potions que hors combat, mais au bout d’un moment, les combats sont si faciles que vous ne prendrez même plus de potions et qu’elles s’entasseront dans votre inventaire.

Le système de pions est pas mal, mais honnêtement rien de transcendant. En gros, au début du jeu, en plus de créer votre avatar, vous créez votre pion principale. C’est avec lui que vous débuterez le jeu et vous pouvez le renvoyer à tout moment. L’IA est bien foutue, mais vous en aurez vite marre de leurs dialogues. Vous pouvez récupérer d’autres pions, deux en plus de votre pion principal, crées par d’autres joueurs, mais un mode coop aurait été bien meilleur. De plus, le jeu étant déjà facile, avec 3 pions, c’est une balade de santé. Vous aurez la possibilité de modifier le comportement du pion en allant dans des maisons closes des auberges. Les dialogues avec le pion permettent de lui donner une orientation offensive, défensive ou soutien.

Enfin, la création de personnage permet de créer un héros ainsi qu’un pion principal assez jolis. Les possibilités sont étoffées et le rendu des personnages est convainquant.

Univers et graphisme

Cependant, le plus gros point noir du jeu reste son univers et plus précisément son bestiaire. Le nombre d’ennemis différent est affligeant. Certes, il y a de grosses bêtes mythologiques, mais se faire attaquer 10 fois par la même chimère qui se balade dans le secteur c’est relou. Et ce n’est pas tout, le jeu ne propose aucun fast travel, même pas de caravane ou de téléporteur. Vous vous ferez chier à faire du backtracking pendant des heures montre en main et affronter les mêmes ennemis qui respawn aux mêmes endroits inlassablement. Que ce soit les harpies, les gobelins, les sauriens ou les morts-vivants, vous en aurez vite votre claque. Heureusement, il existe quelques pierres vous permettant de revenir à la ville principale.

Tiens, parlons en des villes. Il y a UNE seule ville encore plus petite que Vizima dans The Witcher 1. Le reste, c’est de la campagne “à la Oblivion” donc très générique. Il y a bien quelques cavernes, deux châteaux, une ruine, un village et quelques passages secrets souterrains mais on a vite fait le tour. Le monde est minuscule, environ un tiers de Morrowind. C’est seulement à la fin que ça devient un peu intéressant, mais j’avoue ne pas avoir eu la force de faire un new game tellement le jeu est redondant.

Les graphismes sont plutôt laids. Le jeu est flou dans la distance et les effets de bloom sont très violents. Sinon rien à signaler (de toute façon je m’en fous un peu des graphismes).

En bref

Dragon’s Dogma n’est pas une grosse bouse, mais devient rapidement fatiguant. Le jeu est vide et rien ne donne vraiment envie de jouer à part l’évolution du personnage qui atteint le maximum assez vite dans l’histoire. Pour vous donner un exemple, j’ai du avoir tous les skills de ma classe au maximum une dizaine d’heures avant la fin du jeu. Les aller-retours incessant deviennent vite pénible surtout avec les ennemis qui ne changent pas et réapparaissent aux mêmes endroits. Ca devient plus une corvée qu’un plaisir. L’histoire a l’air intéressante aux premiers abords et j’imagine que si on s’y intéresse à fond, la fin est surprenante, mais je n’ai pas pu accrocher du tout. Le système de pion n’est pas si intéressant que ça, car il rend le jeu beaucoup trop facile. Il n’y a donc ni challenge ni intérêt pour l’histoire ni personnage charismatique pour rattraper le tout. En bref, Dragon’s Dogma est un jeu médiocre et ne mérite certainement pas un achat de plus de 50 euros.

Un dernier mot pour rappeler la politique ignoble de Capcom qui vend un jeu non terminé et repropose une nouvelle version au prix fort un an plus tard sans possibilité d’acheter le contenu rajouté (alors que From Software l’a fait pour Dark Souls).