Gameplay & Core Mecanics

Les mécaniques de jeu le blog de ShootingStar.

Archive pour juillet 2011

[Impressions] Nier (Cavia)

Vendredi 15 juillet 2011

Pour la petite histoire, j’ai longtemps hésité à acheter ce jeu, car je suis assez récalcitrant aux beat’em all et hack’n slash sur console. Après une petite après-midi de recherche un peu partout à Genève, je l’ai trouvé à 59 chf à la Fnac… sauf que le caissier m’a fait payer 29 chf. Aucune idée du pourquoi du comment, mais j’étais vachement content.

Nier, c’est quoi ? En fait, c’est pas vraiment un beat’em all, ni un hack’n slash. C’est un mix entre pas mal de genre différents : action/aventure, shoot’em up, beat’em all, action rpg, hack’n slash. Vous jouez un personnage au nom choisi par vous même. Appelons-le Nier pour faire simple. Le jeu est en deux versions au Japon, mais comme on a pas les yeux bridés, on parlera que de notre version : Nier Gestalt. Le héros est le père d’une fille atteinte d’une maladie mortelle : la nécrose runique. Il doit vaincre un maximum d’ombres et récupérer les vers scellés qui sont des sorts pour la guérir. L’histoire ne s’arrête pas là, mais je me garde de vous spoiler. Le jeu se passe 1000 ans après le déclin de la technologie et l’Homme est retourné à une époque similaire au moyen-âge avec quelques restant de la civilisation précédente. Les Ombres sont des entités plutôt moches, souvent de forme humanoïde, cherchant à éliminer la race humaine. Petit aparté, car je n’en reparlerai pas plus tard, le jeu est très moche. On est plus proche d’un jeu PS2 que PS3. Les personnages sont pas trop mal modélisés, mais les décors sont vides et manquent cruellement de finition. Heureusement, on s’y fait assez vite, le charisme des personnages prenant le pas sur le reste.

Histoire et personnages

Comme dit précédemment, l’histoire de Nier est simple, mais mystérieuse. Heureusement, on reste loin des travers du JRPG, mais étant proche de la fin, je me garde de vous spoiler trop. Vous commencez peu avant la fin de la période technologique. Nier et sa fille se trouvent dans une mauvaise passe, coincés dans une sorte de hangar encerclés d’Ombres. Pour survivre, Nier est contraint de troquer son âme contre la puissance d’un livre magique. Vous commencerez alors à monter de niveaux jusqu’au niveau 30 tout en tuant des Ombres et acquérant de nouveaux sorts. Le prologue se termine là. Étrangement, la suite se passe 1000 ans plus tard, dans un village typé moyen-âge aux côté de votre fille toujours malade, mais sans livre et sans sorts et au niveau 1. Comment sont-ils restés en vie autant de temps ? Là est la question qui vous restera en tête probablement jusqu’à la fin. La quête principale est longue et assez passionnante pour vous tenir en haleine tout le long du jeu. Vous serez amené à aider pas mal de gens, tout autant intéressants que les personnages principaux.

Les personnages sont vraiment attachant. Le côté mature de l’histoire, ainsi que le charisme des personnages est un atout majeur de Nier et probablement celui qui vous scotchera jusqu’à la fin de l’histoire. Vous rencontrerez Kaïné, une fille torturée connaissant la magie et avec son petit secret. Vous aurez aussi l’occasion d’être accompagné par Emile, un enfant lui aussi ayant ses secrets. Mais le meilleur personnage à mes yeux reste Grimoir Weiss, le livre magique accompagnant Nier où qu’il aille. Superbement doublé en anglais, les dialogues qu’il entretient avec Nier sont intéressants et agrémentent l’aventure de petites réflexions philosophiques. En général, les dialogues sont très bien écrits, renforçant le côté enchanteur du jeu. Vous aurez même droit à un moment purement textuelle comme dans les très vieux text-RPG.

Bande son

Avant de m’attaquer au gros (le gameplay comme toujours), il faut mentionner la bande son qui vaut à elle seule le détour. Je me suis surpris à rester près d’une chanteuse dans le village juste pour écouter la chanson jusqu’à la fin. Chaque morceau est superbe et vous transportera dans cet univers atypique qu’est Nier. C’est clairement l’élément le plus enchanteur du jeu.

Gameplay

Par où commencer… tout d’abord par le fait que ENFIN on peut changer le niveau de difficulté à TOUT moment et ça, c’est vraiment super. Autrement, vous vous battez comme dans un beat’em all. Carré permet de lancer une attaque simple et triangle une attaque propre au type de l’arme (épée à une main, lance, épée à deux mains). Les sorts, le bouton d’esquive et le bouton de parade peuvent être assigner comme bon vous semble sur les 4 gâchettes de la manette PS3. Cela veut dire qu’au maximum vous pouvez avoir 4 sorts assignés (si on supprime esquive et parade). De toute façon, vous pouvez réassigner les sorts/techniques à tout moment. Les ennemis quant à eux possèdent aussi des sorts. La plupart du temps, les sorts ennemis sont des patterns de balle ressemblant à celle des shoot’em up (Ikaruga par exemple). Les vôtres sont plutôt hétéroclites : le poing noir, le javelot noir, le projectile noir (s’apparentant à une arme de shmup aussi), le rempart noir, etc.. Chacun ayant une action propre et des situations plus ou moins favorables à leur usage. Chaque sort/technique/arme est upgradable par deux mots. Ces mots se récupèrent de manière aléatoire sur l’ennemi. Ces derniers permettent d’ajouter des effets spéciaux (confusion, paralysie (mon préféré), poison, faiblesse, vol de vie) eux-même upgradable via d’autres mots. En outre, d’autres mots servent à augmenter les stats de des armes/sorts/techniques auxquels ils sont attribués. Par exemple, une arme peut avoir un mot pour “paralysie” et un autre pour “niveau 8″ ce qui produira une probabilité qu’à chaque coup vous infligiez une paralysie de niveau 8 sur l’ennemi. Plus simplement, un sort peut bénéficier d’un mot pour “+25% magie” qui augmentera les dégâts magiques de 25% et un autre pour “consommation PM -25%” qui réduira la consommation de PM (points de magie pour ceux qui suivent pas). Ajoutez à cela la possibilité d’upgrader chaque arme via les items collectés un peu partout et vous avez un système assez béton.

Nier n’est pas seulement pourvu d’une histoire linéaire. Il y a pas mal de quêtes annexes, mais la plupart sont des quêtes fedex ou farming. Vous pouvez aussi pêcher et cultiver votre potager mais ces idées sont peu exploitées et vite ennuyantes. L’économie du jeu est assez bien foutu (mode difficile en tout cas). Ce n’est qu’à la fin que j’ai eu une pétée de tune grâce à des récompenses de quête dans les 30000G. Cependant, vous ne pouvez pas toujours tout acheter et vous devez faire des choix. Sachez qu’il y a trois villes différentes proposant des armes différentes. Vous pouvez aussi récupérer des arme en accomplissant des quêtes et en cherchant un peu.

Pour les autres aspects du jeu, vous aurez quelques situation en vue 3D isométrique rappelant celles des hack’n slash, quelques phases en 2D lorsque vous entrez dans des maisons, quelques phases de plateforme 2D et 3D, des phases de shoot’em up dans lesquelles certains boss envoient des patterns de balle par paquet de cinquante, un passage en text-RPG et même un petit passage survival horrror.

En bref

Nier part un peu dans tout les sens, mais reste captivant de part son histoire mature et ses personnages attachant. Ce jeu est à conseiller à tous, car il ne ressemble à aucun autre. C’est dommage qu’il se sabote avec des graphismes très en deçà des capacités d’une PS3 et des environnements peu nombreux et vides, même si variés. D’autant plus que vous serez amené à visiter plusieurs fois la même ville/plaine/usine/etc..

Ah et il n’y a pas de QTE.

NB : Il reste probablement quelques fautes.

EDIT : Je viens de finir le jeu pour la première fois. Il y a un monstrueux twist à la fin. Le jeu vaut vraiment la peine. Un des meilleurs jeu sur PS3.