Gameplay & Core Mecanics

Les mécaniques de jeu le blog de ShootingStar.

Archive pour avril 2011

Ceci n’est pas un test, mais plus une impression sur ce début de jeu (environ 4h). Pour être bref, je trouve pour le moment le jeu clairement over-rated. Je sais que j’ai déjà une réputation de roi des haters, mais j’ai mes raisons. Pourquoi ? Parce que…

Gameplay

Bon après tout, on est là surtout pour parler de gameplay. Valkyria Chronicles est un T-RPG atypique se déroulant dans une Europe steampunk développé par Sega et sorti en 2008. En réalité, on devrait plutôt parler de genre hybride entre T-RPG et TPS. N’étant pas un grand fan de T-RPG, mes préférés restent les seuls auxquels j’ai joué à savoir FF Tactics, Valkyrie Profile Covenant of the Plume et Front Mission. Ici, on a aussi des unités de plusieurs types différents : scout, shocktrooper, sniper, engineer et lancer. Vous incarnez Welkin Gunther, un fils de général qui apprendra bien vite à conduire un tank, le seul j’imagine que vous aurez dans le jeu. Les batailles se passent sur des cartes en 3D (rassurez-vous) en cel-shading. Il existe trois modes : le command mode, l’action mode et le target mode.

Command Mode : C’est depuis une carte 2D que vous attribuez les positions de départ de chaque unité, la répartition des renforts, ainsi que l’attribution des command points. Pour mouvoir et faire tirer une unité, il faut d’abord lui attribuer un command point (le tank en nécessite 2). Le nombre de command point dépend du nombre d’unité désignées comme leader aka les personnages clés du jeu. Vous ne choisissez donc pas les leaders, le jeu se charge pour vous de dire quel personnage vous sera le plus attachant. Une fois le command point attribué, vous passez donc en Action Mode.

Action Mode : Ce mode se déroule sur la vraie carte de jeu. Vous dirigez votre personnage comme dans un TPS. Son rayon d’action dépend de sa barre d’Action Points. Seul les déplacements nécessitent des Actions Points. Une fois l’unité déplacée à l’endroit souhaitée, vous pouvez tirer, vous mettre à couvert ou repasser en Command Mode. Un CP permet seulement de tirer une fois avec une arme.  En Action Mode, les ennemis peuvent vous tirer dessus (tir d’interception) ce qui rappellera à certain Resonance of Fate, un autre jeu de Sega. NB : le tir d’interception est aussi valable pour vos unités si une unité ennemi passe à portée. Si vous décidez de tirer, vous passez alors en Target Mode.

Target Mode : Dans ce mode, le temps est arrêté, les ennemis ne peuvent pas vous tirer dessus et vous avez tout le loisir de viser précisément un ennemi. La visée se fait via un crosshair à l’instar d’un TPS. Pour le sniper, vous utilisez directement la lunette. Chaque unité à plusieurs armes différentes souvent on retrouvera arme principale + grenades. Dans ce mode, les engineers peuvent réparer les tanks. Une fois ciblée, votre ennemi reçoit les dégâts grossièrement localisés (tête = + de dégâts, reste du corps = dégâts normaux). L’ennemi peut-être surpris, auquel cas vous effectuez un stealth shot (+ de dégâts), il peut aussi esquiver votre tir, mais surtout il ripostera toujours. Une fois l’action effectué, vous pouvez de nouveau vous déplacez (si votre barre d’AP n’est pas vide) ou repasser en Command Mode. Une unité peut être jouée plusieurs fois de suite, mais à chaque fois, sa barre d’AP diminuera de 25%.

C’est à peu près tout, les combats paraissent complexes, mais il n’en est rien. J’ai déjà fait de grosses bourdes en jouant, voire plusieurs en une bataille, j’ai toujours réussi à gagner sans perdre une unité. Ah oui, vous pouvez perdre des unités définitivement mais cela n’a réellement aucun impact sur le jeu : il faut qu’un ennemi s’approche du corps de l’unité ou que cette dernière soit délaissée pendant 3 tours. Il suffit qu’un de vos alliés aille près d’elle pour la secourir et même la réutiliser via les renforts 2 tours plus tard. De plus vous recevez fréquemment de nouvelles recrues, gagner sans perdre d’unité se révèle donc extrêmement facile.

Passons maintenant au reste du gameplay. Et bien, c’est plutôt vide. Vous possédez un HQ dans lequel vous entraînez vos unités avec l’XP gagnée en combat, ceci permet qu’il n’y ait aucun écart de niveau entre unités. Un onglet R&D vous permet d’upgrader les armes et le tank (pour l’instant ça me paraît bien facile de tout upgrader). Vous pouvez aussi changer d’unités ainsi que leur équipement (acquis sur des cadavres en combat). Je souligne le fait que chaque unité possède des skills qui s’activent si les conditions sont réunies. Ces skills peuvent être positifs (comme un amoureux de la nature qui se retrouve en pleine nature) ou négatifs (comme un allérgique au pollen se trouvant dans une clairière).

Je ne sais pas si on se déplace dans le jeu, mais pour le moment, j’ai l’impression que tout le jeu se passe dans la même région et qu’il s’agit uniquement d’une succession de dialogues creux et de combats.

Histoire et personnages

C’est là que le jeu souffre de ses plus gros défauts. Les personnages sont absolument niais (dédicace à la mascotte cochon-ailé du jeu) et l’histoire très simpliste. Les armées de l’Europe de l’Est et Ouest se battent pour le ragnite, une ressource comparable au pétrole. Le pays du héros se trouve pile poil entre les deux et est une grosse ressource de ragnite, ah ben zut alors… Le héros affublé d’une grognasse encore plus niaise que lui rentre dans l’armée et décide de protéger son pays chéri.  Voilà. Il y a plein de détails sur chaque unité, mais c’est juste des infos dans le glossaire pour ceux qui n’auraient pas déjà eu une mort cérébral d’ennui pendant les dialogues. Tout ceci nuit extrêmement à la crédibilité du jeu et j’espère que ça évoluera.

Graphismes

J’ai jamais été fan du cel-shading, pourtant, Valkyria Chronicles brille par ses décors détaillés rappelant parfois certains décors de Nausicaä de Myiazaki. Les terrains par contre n’offrent aucune liberté d’action. On ne peut pas sortir des sentiers battus, ni entrer dans des maisons.

En bref

Un gameplay bien pensé, mais qui s’avère au final répétitif et sans challenge. L’histoire ne récupère rien et les personnages sont à vomir, à part si vous êtes fan de mangas pour décérébrés. J’espère que je me trompe lourdement et que la suite de l’aventure s’avérera mieux pensée et plus variée.