Gameplay & Core Mecanics

Les mécaniques de jeu le blog de ShootingStar.

Archive pour novembre 2010

Je traînais sur le net à la recherche d’un bon jeu à demander pour Noël et je ne suis tombé sur rien de convaincant, que ce soit sur PC ou PS3 (les deux systèmes que j’ai). C’est alors que je suis tombé sur Edge of Twilight, une sorte de jeu d’action steampunk qui m’a fait fortement pensé à Demon’s Souls (allez savoir pourquoi).

Je vous renvoie sur cette vidéo de trailer :

YouTube Preview Image

Ça a l’air assez alléchant, si quelqu’un a des infos dessus, je suis preneur.

PS : Il y a un très court trailer de gameplay dispo aussi.

Achat compulsif fait il y a une semaine, j’ai été très surpris de ce jeu d’abord en mal et maintenant en franchement très bien ce qui m’arrive extrêmement rarement. En général, je flash sur un jeu, puis je m’en désintéresse à cause de la facilité ou bien de détails stupides (oui je suis difficile). C’est pourquoi il faut que je vous parle de Dragon Knight Saga, la compilation de Divinity 2 Ego Draconis et son extension Flames of Vengeance développés par les petits belges de Larian Studios qui ont heureusement trouvé un éditeur. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je rappelle que le jeu est développé par un studio petit budget, qu’il coûte 40 euros sur steam (et oui, le jeu + l’extension) et que… c’est franchement bon. NB : Je ne suis qu’à 10-15h de jeu, ce test ne s’applique qu’à Ego Draconis.

L’histoire de Divinity 2 narre l’épopée d’une jeune recrue chez les Draconis, des chasseurs de Dragons dans les contrées de Rivellon (et non pas Rivella). Cette recrue, c’est vous. On commence dans un espèce de village dans lequel on devra s’orienter entre trois disciplines : ranger, mage ou guerrier. N’ayez pas peur, cette orientation ne signifie pas grand chose, car à chaque montée de niveau vous pourrez rajouter des points où bon vous semble. Ce choix permet juste de commencer avec l’un ou l’autre équipement de base. Après votre courte initiation de Draconis (vous apprenez à lire dans les pensées en l’échange de quelques points d’expériences), vous êtes rapidement amené à traquer un dragon aperçu dans le vallon brisé. La suite de l’histoire est pour le moins mouvementée, mais je préfère vous laisser la surprise. Sachez juste qu’elle n’a rien de banal ou linéaire, la toile de quêtes annexes a un réel impact sur la quête principale. Impact qui selon plusieurs test est magnifié dans l’extension. On appréciera les courtes histoires narrant le premier épisode qu’on trouve éparpillées un peu partout sous forme de livres. C’est beaucoup moins pompeux à lire que les diarrhées de pages de Dragon Age.

Ici, nulle question de rats géants ou d’araignées, dès les premières quêtes on peut apprécier une certaine originalité dans la mise en scène, ainsi que dans l’objectif. Cette originalité va croissant et le nombre de quête devient presque affolant. Heureusement que ces dernières sont souvent reliées et amènent à s’entrecroiser.

Bien, parlons gameplay. C’est là que Divinity 2 peut en repousser plus d’un ou au contraire attirer votre curiosité. Si vous avez toujours voulu savoir à quoi ressembler un RPG-arcade et bien vous voilà servi. Les batailles sont frénétiques et font bien plus appel à vos réflexes qu’à vos statistiques. Roulade, saut périeux avant/arrière, strafe, tout y est pour danser avec les ennemis. Il est possible de mettre pause, mais personnellement je le fais uniquement pour prendre des potions. Tout le reste, je le fais en temps réel et dieu que c’est bon. Je me suis spécialisé en archer et je dois dire qu’on a l’impression parfois de jouer à UT, même si la visée se fait semi-automatiquement. Il est dommage cependant que quelques détails viennent gâcher cette joie : la musique est peu entraînante, les ennemis disparaissent vite après mourir (j’ai toujours une belle satisfaction à voir le tapis de cadavre que je génère) et les loots flottent en l’air comme dans un vieux beat’em all SNES. Le gros point négatif réside dans l’IA des ennemis. Le jeu souffre du syndrome Lineage 2, les ennemis ont l’air d’être “planté” comme des arbres et “s’activent” à votre présence. L’IA en elle-même n’est pas catastrophique, mais elle pourrait améliorée. Rassurez-vous, les joueurs à la recherche de challenge seront servis : les combats sont souvent bien durs et les potions peu abondantes.

Concernant l’arbre de compétences, ce dernier est plutôt simpliste, mais propose assez de choix pour vous faire un perso qui vous corresponde. On s’aperçoit vite que la limite des 5 points/compétence peut être surpassée grâce à un entraîneur personnel (j’y viens). Les branches sont au nombre de 4 : Mage, Ranger, Guerrier et Draconis. Les branches ne sont pas exclusive, donc vous pouvez très bien faire un perso multi-tâche, mais il sera moins spécialisé.

Le point central de Divinity 2, là où toute la saveur du gameplay se met en place, c’est l’acquisition de la tour de guerre. J’ai senti après 3-4h de jeu que ce dernier s’essoufflait et j’avais l’impression d’avoir commis une grosse erreur en l’achetant. J’ai persévéré jusqu’à vaincre Laiken, le possesseur de la tour de guerre. Et là, c’est total bonheur. On obtient la pierre draconique qui permet de se transformer en dragon et de voler un peu partout, le crâne de cristal qui permet d’invoquer une créature créée par vos soins, une tour avec plusieurs salle et un système de micro-management. Je m’explique. Une fois la tour acquise, vous avez accès à plusieurs personnages qui peuvent vous rendre des services. Ces personnages ont soit été choisi par vous durant la quête précédente, soit des anciens serviteurs de Laiken. Vous avez à disposition : un nécromancien, un alchimiste, un entraîneur et un enchanteur et des chercheurs pour aller trouver tout ce dont les autres ont besoin (ingrédients, gemmes ou bouts de cadavre). Chacun de ces personnages vous proposent leurs services : fabriquer une créature unique à partir de plusieurs membres de créatures rencontrées dans le jeu, fabriquer des potions et soigner vos chercheurs, augmenter la limite d’apprentissage d’une compétence, enchanter votre équipement et équiper vos chercheurs. Ces derniers d’ailleurs ramèneront plus ou moins vite ce que vous leur avez demandé en fonction de leur équipement. De plus, vos serviteurs peuvent vous donner des quêtes spéciales pour améliorer l’équipement de la tour et de vos hommes. Le meilleur, c’est que tout cela est équilibré, grâce à des ennemis puissants, une économie rude (l’argent ne coule pas à flots) et des loots uniques très rares.

La transformation en dragon est plutôt sympa. La pierre n’est pas utilisable n’importe où, car des champs de force anti-dragons vous en empêchent dans certains endroits. Vous aurez alors parfois l’occasion de les désactiver en y allant à pied. Le reste du temps, vous pouvez vous transformer là où il y a de la place et vous pouvez même le faire en sautant dans le vide. Une fois sous forme draconique, vos ennemis sont des wyverns, des gobelins volants, mais surtout des balistes et des nids de wyvern. Vous avez pour cela un souffle de feu à courte portée et une dizaine de compétences à choix allant de la boule de feu à des sorts de soin ou de protection. A savoir que le dragon est aussi “équipable”.

Je fais un petit encadré pour la capacité à lire dans les pensées, c’est vraiment utile pour certaines quêtes et ça apporte un plus indaignable, surtout que les quêtes ne sont pas marquées et qu’il faut souvent se débrouiller seul avec les indices qu’on a.

La musique, je trouve que presque tout est à jeter sauf celle de la séquence d’intro et quelques autres.

Enfin, les graphismes ne payent pas de mine, mais s’améliorent dans l’extension. A noter que certains endroits sont très beaux (vallon brisé) et que d’autres franchement laids (île de la sentinelle). Certains persos sont clonés, mais ça se remarque beaucoup moins que dans Gothic 4.

TL ; DR

Les + :

- Une histoire et des quêtes secondaires bien conçues, le jeu prend juste un peu de temps à se montrer intéressant (comptez quand même 5-6h).

- Un sysème de combat très arcade

- Un arbre de compétence plutôt libre, ce qui permet de créer le perso de nos désirs

- Un système de micro-gestion équilibré

- Se transformer en dragon (et c’est assez jouissif)

- Un jeu dur

- Un jeu long

- Un environnement plutôt ouvert, mais divisé en zones

- Pas d’aide aux joueurs handicapés (style marqueur rouge, grosse flèche sur la carte pour te dire où aller, etc..)

Les - :

- Les ennemis qui disparaissent et laissent des loots qui flottent (qui tournent et qui brillent aussi, oui c’est vraiment très moche)

- L’absence de sang aux impacts (mais certains décors en regorgent et sont bien dég)

- Des graphismes inégaux (l’île de la sentinelle est franchement moche)

- Un démarrage assez lent

- Des ennemis un peu con

- Quelques bugs, surtout au niveau de la résolution d’écran (facilement solvable en trifouillant dans le local)

- PS :  La voix du héros qui commente presque chacune de ses actions

Il y a des tests sur tous les sites francophones et ils sont plutôt bons. A ce prix là, je vous conseille vraiment de l’acheter si vous n’êtes pas trop rebutés par son côté arcade.

News : Un Demon’s Souls 2 ?

Mardi 9 novembre 2010

Ca vaut pas grand chose, mais je relaye une news datant du TGS de cette année ou From Software a laissé filtrer le titre de son prochain jeu : Project Dark (qui n’a rien à voir avec Thief). Pour le moment, on sait que c’est développé par la même team que Demon’s Souls, que c’est un action-RPG dark fantasy comme Demon’s Souls et … c’est tout.

Voilà le nom de domaine, mais à part un feu de camps et le nom du jeu, il n’y pas grand chose d’autre.

Je veille.