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Film : The Curious Case of Benjamin Button (David Fincher)

Hier, je suis allé voir ce très bon film (en VOSTFR bien sûr) au cinéma et je compte aujourd’hui vous en livrer mes impressions. Pour être honnête, je ne savais pas qu’à la base c’était une adaptation d’un livre, ce qui m’a légèrement déçu à posteriori. Le réalisateur de Fight Club, ici, a su mener son projet à bien et avec brio. Cependant, ce qui me déçoit, c’est que les films sont de plus en plus des adaptations de livres (ou autre, plus rarement), ce qui ne rend pas hommage au travail de scénariste dans le milieu du cinéma. Enfin bref, le film n’en est pas moins bon et je pense que je chicane, alors commençons tout de suite…

Le scénario est simple : un homme, Benjamin Button (Brad Pitt) naît vieux et est abandonné par son père à une maison de retraite. Il est facilement accepté parmi les retraités (qui se ressemblent s’assemblent) et vit sa vie comme n’importe quelle autre personne, mais à l’envers.

En réalité, après visionnage, on se rend compte que le fait que le personnage principale naisse vieux est plus un événement secondaire (servant aussi à montrer ô combien ils font de superbes images de synthèse), qu’une source scénaristique majeure (sauf à la fin bien sûr, mais je ne vous gâcherai pas le plaisir). A travers tout le film (qui dure quand même trois heures), Benjamin Button découvre la vie à la manière de Forest Gump. Très ouvert d’esprit, il lie rapidement des liens amicaux avec des personnes extérieures. On peut constater que la seule phase de rejet clairement exprimée est celle de son vrai père au tout début. Il n’y a pas de scènes d’humiliation au contraire de Forest Gump (qui d’ailleurs est une référence qui revient dans le film).

La philosophie du film est tout à fait à contre-sens par rapport à Fight Club. Alors, que ce dernier était un film basé sur l’auto-destruction du personnage, on a affaire ici à un développement tout à fait particulier qui aboutit à une philosophie à laquelle j’adhère totalement.

Voici en résumé ce que j’ai retiré de cette philosophie :
La vie est remplie d’occasions (d’événements) que l’on saisit ou pas. Le fait d’en saisir une (ou pas) n’est pas en soit un acte objectivement bon : “Il y a des moments qu’il vaut mieux laisser passer.” (citation approximative du film). En réalité, la vie nous incite à changer perpétuellement. Biologiquement parlant, un organisme qui ne s’adapte à rien, ne survie pas. Ici, Benjamin Button change d’activité sans cesse (comme Forest Gump du reste). Ces occasions ne résultent pas seulement du fait de la causalité, il y a une essence divine (et là j’y vais de mon interprétation de croyant) qui rend ces occasions possibles. Ce sont souvent des virages très importants dans une vie. Enfin et c’est surtout sur ce point précis que j’aimerai m’arrêter : les occasions ne sont en rien une obligation, le fait d’en saisir une n’est pas un acte bénéfique au sens religieux ou moral, ni le contraire. Ce sont des moments ou une vie peut basculer partiellement ou intégralement et c’est à nous d’y mettre une définition bénéfique ou pas. C’est ainsi que l’on change et c’est aussi ainsi que l’on prend conscience de notre situation morale/sociale/comportementale.

Ne vous laissez pas enfermer dans un cercle vicieux en pensant que jamais vous ne changerez. La vie fait que n’importe qui est amené à changer en saisissant ou pas des occasions. Un refus de changer peut très vite entraîner l’auto-destruction.

NB : Le refus de changer n’est pas le refus d’occasion. Exemple : refuser de travailler pour une grosse société peut très bien amené à une nouvelle voie morale/philosophique ailleurs. Ignorer (de manière active) cette proposition, c’est ignorer le changement et donc ignorer sa situation et rester tel quel.

En ce qui concerne les défauts du films, je l’ai trouvé un peu longuet. Il est vrai que pour clore un tel film, on est en droit de s’attendre à le voir enfant, puis bébé. Cependant, vers les deux tiers du film, je me suis senti déjà rempli. Passé le climax du film, la dernière partie n’est qu’une suite d’évidences légèrement pompeuses qu’on aurait aisément compris avec un texte sur écran noir d’un seul paragraphe.

En bref, allez voir ce film, il est superbe autant du côté visuel (la scène de la danse nocturne est sublime) que du côté philosophique.

Enjoy !

7 commentaires pour “Film : The Curious Case of Benjamin Button (David Fincher)”

  1. Dert dit :

    Mouais, il est clairement trop long, ma copine a trouvé ça nul (pourtant plus “cérébrale” que moi)… moi c’est leur relation impossible qui m’a fait tripper (mais c’est 1/3 du film)

  2. Savon_ouf dit :

    Fight Club, c’était mieux parcequ’ils font du savon avec de la graisse humaine.
    CQFD.

  3. divide dit :

    “Benjamin Button découvre la vie à la manière de Forest Gump”
    Pas étonnant, vu que Eric Roth, le scénariste de Benjamin Button, est aussi le scénariste… de Forrest Gump.

    Sinon j’ai bien aimé le film, et quelques plans m’ont vraiment émus, mais il était vraiment sans surprise…

    A voir: Le making of de Digital Domain

  4. Anahkiasen dit :
  5. Eucalyptus dit :

    Shooting : t’es au courant que Fight Club, c’est aussi un livre à la base ? :P

  6. ShootingStar dit :

    Oui et c’est bien dommage.

    haha man6.

  7. Xav dit :

    Le livre est excellent.

    Chuck Palahniuk is gut.

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