En dilettante

le blog de Sebseaz.

[Musique] Deux nouveaux morceaux.

Mardi 28 février 2012 à 21:23

Après six mois, voilà deux nouveaux morceaux. Un peu de douceur et pas mal de violence.

Vague (Gentle Threat Akira Remake)

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C’est basé sur le morceau “Gentle Threat” de Gonzales sur l’album “Solo piano”.

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J’ai décidé de ne pas toucher au sample et de le laisser tel quel, c’est l’amplitude du piano qui m’intéressait et si je le pitchais ça aurait tout niqué, c’est déjà assez rare de pouvoir mettre  une longue phrase de piano en boucle. C’est rare que j’utilise des voix de façon permanente sur un morceau, le sample provient d’un obscur pack de samples d’un dialecte chinois. Sinon je continue mon doctorat en delay et en reverse entamé sur “Pétales”.

Je voulais un truc planant, zen mais qui te triture le cerveau un peu quand même. J’ai passé énormément de temps sur les delays et les filtres sur la voix et les percus, il y a une dizaine de delay différents qui bougent. J’espère que ça vous plaira.

Audiophiles beware :

Tony’s Theme (Akira Remake)

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Un remake du “Tony’s Theme” de Giorgio Moroder de l’ost de Scarface.

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Un rêve de gosse accompli. J’ai toujours voulu faire quelque chose avec ce morceau que j’adore et qui m’a marqué. L’idée c’est de rendre sa violence à ce bon vieux Tony, de faire un truc punk, de faire un morceau badass quoi.

Techniquement il y a énormément de sample mis en reverse collé à  des samples pas en reverse pour garder le mouvement du synthé, pas mal de compression, un stéréo imager assez conséquent pour le côté massif et ample, une rythmique qui tabasse (à la “Paint in Black”). Dieu que je me suis pris la tête sur celui-là. Après j’ai bien conscience que sampler un morceau pour faire le même morceau mais en différent c’est soit totalement avant-gardiste soit totalement vain mais j’ai passé énormément de temps dessus donc autant le publier (Je voulais mettre un screen du découpage des samples de Tony’s theme mais pix est cassé donc…).

Voilà,  j’avais trouvé l’ossature de Vague en aout  et celle de Tony’s Theme en septembre, j’en peux plus d’écouter ces deux morceaux donc faut que ça sorte. Je suis content de Vague, je le trouve bien abouti. Tony’s Theme est un morceau punk donc il est comme il est, un peu sale et deglingué. J’espère que c’est original, que ça propose quelque chose et aussi qu’on entende que je me suis bien pris la tête.

J’espère sincèrement que ça vous plaira, les suggestions, les remarques, les questions sont toujours les bienvenues. Ah et c’est publié sous licence Creative Commons donc vous en faîtes ce que vous voulez.

Bref, je me suis remis à faire de la musique.

Mardi 22 novembre 2011 à 18:31

Bonjour,

Après une pause de 3 ans j’ai décidé de me remettre à la musique il y a six mois. C’est toujours du sampling mais un peu plus poussé cette fois.

C’est du dubstep psychadélique sans synthétiseurs™ ou plus simplement de la musique électronique basée sur des samples.

“Pétales”

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Parlons un peu technique puisque il y a une spécifité technique.

Hormis la boite à rythme et la cymbale ride tout les sons sont samplés de “Petite Fleur” de Sydney Bechet.

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Les samples sont pitchés, mis en reverse, filtrés, ralongés, delayés etc. Il n’y a aucun synthé générateur de sons. Ce n’est pas un remix, ce n’est pas du bootleg, c’est une sorte de remontage, c’est un peu tout l’inverse de ce que fait  madéon. Je trouvais sympa de prendre des fragments du même morceau et de les ré assembler pour lui faire dire autre chose. Il y a un gros côté psychadélique, musique de drogué, glitch et un côté rollercoaster. Ca a été une galère monstre à masterisé , mettre en place et tout , je voulais que tous les delays soient différents que tout bouge en permanence, bref je voulais plein de trucs.( 4 mois en mode berserk).

Mais la technique dans le fond on s’en fout un peu, j’espère que le morceau est original et qu’il est bien. Je me la suis joué forever alone  sur ce morceau (je l’ai fait écouter à personne) de peur qu’on me dise que ce soit  pas bien et que je me décourage (je me décourage très facilement) donc si vous entendez des bizarreries trop bizares ou des trucs comme ça faites le moi savoir que je puisse corriger.

Sinon la musique c’est comme la drogue quand tu te refous à fond dedans t’as vite fait de te rappeler pourquoi t’avais arrêté.


Musique: Q-Tip. The Renaissance

Jeudi 12 mars 2009 à 15:19

“The Renaissance” est le dernier album de Q-tip

Q-Tip est principalement connu pour avoir été le MC et leader d’un des meilleurs groupes de hip hop des années 90 : A Tribe Called Quest. Originaire de New-York ce groupe était, avec De La Soul, le fer de lance d’un hip hop cool, détendu, conscient mais rigolo, aux sonorités jazz  joyeuses et groovy. Bref un son à l’opposé du gangtar rap, du G-Funk (Dr Dré etc…) qui arrivaient de l’ouest ou du rap hardcore qui viendra un peu plus tard avec Le Wu Tang Clan ou Mobb Deep.

Pour vous ressituer  A Tribe Called Quest, voilà trois morceaux marquants:

Can i Kick it ?

Bonita Applebum

I Left My Wallet En El Segundo

Q-Tip est aussi connu pour avoir produit quelques albums (Nas, Mobb Deep) et surtout pour avoir fait plus de 9000 featurings avec différents groupes parmi lesquels,  The Chemical Brothers, REM et même… Korn (wait what ?).

Alors The Renaissance, c’est bien ?

Déjà sur cet album vous n’entendrez pas: Du son Dirty South, tellement à la mode mais malheureusement trop cliché pour être intéressant. Des bitch, nigger crack whore, dawg, guns… De l’Auto-Tune de merde sur les voix (Hallelujah !!!). Des gens qui parlent sur du son sans se soucier d’une quelconque musicalité. Pour résumer, vous éviterez toutes les merdes qui gangrènent le rap actuel et rien que ça, c’est déjà rafraichissant.

Et oui c’est bien ; c’est du classique, le flow de Q-Tip est toujours aussi efficace. Un album cool à déguster au soleil pendant que vous vous sifflez une caïpirinha sur la plage de Sète (What else ?) en remuant gentiment la tête , vous disant que la vie est belle, que l’hiver c’était chiant, mais que l’été est bien là et qu’il est temps d’en profiter et de s’amuser.

Si je devais faire mon A, ma langue de pute je dirais quand même que le sieur Q-Tip ne prend pas trop de risque et ne se renouvelle pas des masses. On pourrait aussi dire que c’est vraiment du son calibré au cm près pour les auditeurs de Radio Nova, mais bon ça serait bouder son plaisir… ce que je ne ferais pas.

Sélection:

Life Is Better (Feat. Norah Jones)

Won’t Trade

ManWomanBoogie (Feat. Amanda Diva)

Gettin ‘up

Docu: A Very British Gangster

Jeudi 5 mars 2009 à 10:51

A very British Gangster est un documentaire de  Donald MacIntyre.

Le réalisateur a passé trois ans avec un parrain de la pègre de Manchester, Dominic Noonan, relatant ses exploits passés, et suivant sa vie très mouvementée.

Bon alors disons le tout de suite, il faut absolument que vous voyez ce film, il est tout simplement sidérant.

Dominic Noonan règne avec son frère Desmond “Desy” Noonan sur une banlieue pourrie de Manchester comme un roi. Il a 37 ans dont 22 passé en prison pour divers méfait ;  braquages, tortures, rapt, deal… un peu tout quoi. Il a un fils de 11 ans, Bugsy, qu’il a vu en tout et pour tout deux ans entre deux aller retour en zonzon. Il est ouvertement gay et s’entoure en permanence d’une bande de jeune loups âgés de 17 à 19 ans habillés en costard.

Dans le film on le voit entre autres : se confier ouvertement à la caméra, faire le coq dans la rue, régler tous les problèmes de voisinages, se faire persécuter par les flics pour tout et n’importe quoi, passer plusieurs fois devant le juges (dont une fois, pour l’enlèvement et la torture façon moyenâgeuse d’un mec de la pègre pour une rançon de 500 000 livres !). On voit aussi son grand frère camé au crack et à la C avouer à demi mots le meurtre d’une trentaine de personnes et on voit évoluer les gamins qui le suivent avec leur tronches tout droit sorti d’un film de Guy Ritchie.

On est vraiment dans une version misérabiliste  du parrain de Copolla, c’est tellement énorme qu’on croit que c’est un fake. Impression renforcé du fait que le réalisateur aime faire des jolis images avec de jolis ralentis et de jolis cadres. Ça alourdit considérablement le film. De plus il n’hésite pas une seconde, de par ses commentaires et ses questions, à faire dans le sensationnalisme gras. Sachez aussi que le réalisateur n’a aucune distance avec son sujet et qu’il épouse totalement sa cause. Pour lui Dominic Noonan est un type bien qui aide la communauté. Tout ça peut créer une vraie sensation de malaise à la vision du film.

Il est très étonnant de voir comment Noonan, sa famille et même son jeune fils se qualifient de gangster et le revendique ouvertement avec fierté, comme si c’était un statut social établi, normal, sans aucune discrétion ni honte.

Mais ce qui frappe le plus ici , c’est la misère. Elle est présente dans chaque plan. Dominic Noonan a pour seul signe extérieur de richesse ses costards. Il roule dans une bagnole pourrie, vit dans une maison dégueulasse entouré de ses jeunes, sa famille transpire la working class anglaise qui vit dans des baraques délabrés, en bouffant de la merde.

Bref, ce film est un ovni, et malgré les défauts lourds de réalisation, un visionnage vous est très chaudement recommandé. Il faut vraiment le voir pour le croire.

Cinéma : Lust, Caution

Jeudi 26 février 2009 à 2:16

Lust, Caution de Ang Lee.

Ang Lee est un réalisateur Taiwanais assez prolifique dont on retiendra surtout les films Raisons et Sentiments, Tigres et Dragons et Le Secret de Brokeback Mountain. Lust, Caution marque le retour d’Ang Lee au film tourné en Chine après les films Américains Hulk et Brokeback Mountain.

Pour résumer, le film se situe entre 1938 et 1944 à Hong Kong puis à Shangai pendant l’occupation de la Chine par les troupes japonaises. Il conte l’histoire d’une bande d’étudiants patriotes faisant partie d’une troupe de théâtre qui décident d’assassiner un politicien collabo. Le film va surtout s’intéresser à la liaison sulfureuse entre une de ces étudiantes Wong Chia Chi et le politicien en question . Bref, la petite histoire dans la grande, du classique quoi.

Commençons par en dire du mal.
Les personnages sont très caricaturaux et le film est un peu cousu de fil blanc. Les étudiants sont idéalistes et naifs, le collabo  pervers et arriviste se décrivant lui même comme une pute, et la jeune actrice  se faisant prendre à son propre jeu. On devine à l’avance ce qui va se passer et tout ça reste très blanc/noir, monocouhe.

Il semble aussi que Ang Lee ai voulu que la relation d’adultère des ses protagonistes soit le pendant sexuellement explicite de celle décrite dans In The Mood For Love (qui était platonique) de Wong Kar Wai (même acteur principal, même ambiance feutré, affiche très ressemblante).
Le problème étant que Lust Caution souffre vraiment de la comparaison avec In The Mood For Love. Ang Lee n’a vraiment pas le talent de réalisateur ni la classe de Wong Kar Wai, et puis franchement , quel film peut être plus beau que In The Mood For Love ?

Ben alors il est nul ce film ? non, du tout…

Déjà, il y a Tony Leung Chiu-wai ; toujours aussi parfait, qui avec son charisme magnétique, crève l’écran. Il incarne son personnage avec une justesse épatante. Très certainement un de mes acteurs préférés avec Dupontel et Kitano.

Mais la principale réussite de ce film ce sont les longues scènes de sexes ; On ne fait pas l’amour dans Lust, Caution, on baise. C’est sauvage, brutal et passionné, tout est filmé sans artifices de façon très explicite. Et ça fait plaisir de retrouver cet érotisme exacerbé  à notre époque où les films sont si aseptisés. Sans en atteindre les sommets on pense un peu au Dernier tango à Paris pendant ces scènes, et on se régale. J’adore la thématique de la naissance de l’amour entre deux personnes par le sexe, cette idée que l’amour peut découler du sexe et non l’inverse.


Et là on arrive à ce qui fait que je n’oublierais pas ce film de si tôt ; la musique d’Alexandre Desplat (déjà l’auteur de l’excellente bande originale de De battre mon cœur s’est arrêté).
Un thème d’une simplicité enfantine qui fait ressortir toute la complexité de la relation. A la fois triste, mystérieuse et épique, toute l’ambiance du film est accentuée et soutenue par cette bande son.
C’est incroyable, Alexandre Desplat a réussi à traduire en musique le sens des mots Lust, caution, le sens du film. On ressent  ce mélange de désir et de danger.
Cette musique nous fait  naviguer entre l’espoir de vivre quelque chose de beau et le sentiment désespéré qu’une autre terrible s’annonce. Rien que pour ça ce film vaut d’être vu.

Wong Chia Chi’s Theme

Falling rain

Lust, Caution

Bref, Lust, Caution n’est pas un grand film mais le souffle épique et la tension sexuelle qui le traverse font qu’on passe un bon moment.

[Musique] Préliminaires.

Jeudi 15 novembre 2007 à 18:14

Voilà un nouveau morceau, qui fera parti de mon nouveau projet qui devrait s’appeler “Imagée”.
On change totalement de registre par rapport à “Recycler”, fini les samples, les remixs on revient a de la musique fait main, beaucoup moins mainstream et plus personnelle.

La petite histoire derrière ce morceau:
En fait il date de 2004 mais vu qu’il est assez spécial je n’ai jamais réussi à le caler dans un projet, c’est le premier morceau que j’ai fait sur Ableton live.
Ça ressemble à une espèce de transe qui monte crescendo et qui descend pour mieux remonter et ainsi de suite jusqu’au final. Dès les premiers jets elle m’a évoqué le désir, la tension sexuelle, l’envie qu’on peut ressentir lors de préliminaires (elle aurait pu s’appeler “Distorsions” ou “Colère Éternelle” mais je suis resté sur ma première impression).
Tout le morceau a été composé à la guitare, que j’ai ensuite retranscrit en midi avec des plugs-in, rien a été enregistré c’est que de l’édition midi.
Le style ? bha je vous laisse le nommer parce que je n’en ai pas la moindre idée, post electro rock ? rock electro ? je sais pas.
Ca s’écoute assez fort si possible.

Seaz7-Préliminaires

Sinon sous l’impulsion de Sir_Carma j’ai ouvert un page CQFD si vous voulez y jeter un oeil.
Il a aussi crée une page pour poster nos collaborations musicales, lui il sait se servir de l’internet donc ça a plus de style….
Merci à lui.

Un Remix et Deux Instrus.

Mercredi 12 septembre 2007 à 17:06

Bon allez on réactive le blog après un été passé loin du pc, très sympathique et très éprouvant (boulot, plage, soirées, en boucle non stop).

On commence par le remix du Positively Inclined de Wax Tailor.
J’ai eu connaissance du concours de remix le 29 août, avec comme date butoir le 31 août, donc j’ai fais ce que j’ai pu.
En fait j’ai sorti de mes cartons une instru que j’avais fait il y a six mois et qui collait par magie plutôt bien à l’accapella, j’ai mis quelques heures à caler le truc, à le retoucher un peu (rajouter la dernière partie) et voilà.
Je n’ai, bien évidemment, pas gagner le concours mais je suis plutôt content de mon morceau.
Les vainqueurs sont en écoute sur le myspace de waxtailor vous me direz si c’est mieux chuis pas allez écouter ( en 56k une page myspace c’est huit jours de chargement)

WT-Positively Inclined_Seaz7-SystemRemix.mp3

On enchaîne avec une instru Hip-hop prête à l’emploi.
En fait je voulais me tester au format “production prêt à raper, prêt à scratcher” et au passage au format couplet/refrain.
Le nom du morceau dit tout, c’est sombre, triste et ça tache. C’est un peu long à écouter comme ça mais faut comprendre que c’est fait pour qu’un type pose ou scratch dessus, d’ailleurs si y en a que ça tente, faites vous plaisir c’est open source. J’en suis content, l’ambiance est là.

Dark.mp3

On fini par un dernier beat Hip-hop qui fait parti du projet “Recycler”
Alors c’est un mélange d’un truc de Barry white que je retrouve plus, de l’intro de cette daube infâme de “Panic at the disco”, du “Get Misunderstood” des TroubleMakers (qui sert beaucoup) et d’un sample que j’ai ripé sur le premier épisode de samurai7 (qui donne l’ambiance guerière du truc). Encore une fois l’ambiance est là donc ça me va.

Panic.mp3

Voilà, tous les feedbacks sont les bienvenus, la suite pour bientôt (je suis sur pas mal de truc en même temps donc y a des choses en route).

Children Of Men

Mardi 24 juillet 2007 à 23:08

Bon, on quitte un peu la musique pour parler de Children of men de Alfonso Cuaron que j’ai vu hier soir et qui m’a vraiment emballé. Faut savoir que je suis vraiment très rarement conquis par un film, pour dire le dernier en date c’était “Crash”(Collision) en 2005 qui est vraiment exceptionnel.

Le synopsis, on le connaît tous (sinon il est dans le lien du dessus) donc je vais pas trop m’attarder dessus, disons que c’est un scénario très solide d’anticipation qui ferait bonne figure aux cotés d’un “Blade Runner” ou d’un “Akira” (mes deux oeuvres archi cultes).
Je vais plutôt m’attarder sur les point forts du film:

- On commence par Clive Owen qui est un acteur vraiment excellent. De “Sin City” en passant par “Inside Man” jusqu’à “Closer” (qui est pourtant un bon film de merde) il peut tout être; charismatique, violent, drôle, pathétique, héroique. Bref il a un registre incroyable et une classe pas possible (petit h.s: ça reste incompréhensible pour moi qu’il ne soit pas le nouveau James Bond, j’aime bien Daniel Craig mais la première chose que je me suis dit en voyant Casino Royale c’est: “James Bond n’est pas blond” point final)

- Les lieux du film. Il y a trois lieux dans le film: le centre ville de Londres semi futuriste, la campagne anglaise, et le camp de réfugiés. Ils sont tous très réussi et marquent très bien les différentes étapes du scénario. Aucun abus d’images de synthèses ou de fioritures visuelles, juste des petits détails qui vont donner l’ambiance poisseuse du film. Le choix de remplir les images de protagonistes (souvent des flics et des réfugiés) plutôt que de choses purement décoratives est un très bon parti je trouve.

-Les scènes d’actions. Et là on touche au putain d’exploit de ce film. Il faut savoir que les deux choses qui m’emmerdent le plus dans les films de S.F ou d’action modernes ce sont les images de synthèse très envahissantes (surtout dans les plans larges où mêmes les acteurs sont remplacés) et surtout le putain de montage “Clips M.T.V”, un plan/une image, des scènes d’actions sensés donnés de la nervosité et qui personnellement m’horripilent et me font totalement décrocher de la séquence (SAW et tout les films post 2000).
Ici le réalisateur a prit le parti dans les deux principales scènes d’actions (dans la voiture et au camp de réfugiés) de tout tourner uniquement en plan séquences. Et putain quelle réussite! On ne décroche pas une seule seconde, le souffle rythmée par les explosions, les coups de feu, et les corps qui tombent. On est complètement subjugué par la tension et la nervosité qui s’en dégagent. De loin la plus grande réussite de ce film (normalement les longues scènes d’action me font décrocher d’un film, ici j’étais scotché).
De plus il n’y a aucun abus d’image de synthèse, juste quelques explosions et quelques raccords (le bébé peut être aussi?) donc ça me va à ravir. (HS: Je sais pas pourquoi mais toutes les miniatures et les décors cartons pâtes des films comme Conan, Blade Runner, Star Wars ou tout film 70/85 me paraissent plus tangibles, réels que les images de synthèse, la moria de le sda par exemple, peut être par ce que je sais que ça n’existe pas ou un problème d’éclairage, de texture.)

Voilà, sinon la musique est sympa sans casser des briques (mention très spéciale pour avoir caser le sublime Life in a Glass House de RadioHead dans une séquence).
Bref très bon film j’en verrais sûrement les défauts au bout de plusieurs visionnages mais très forte impression sinon.

P.S: le nouvel album de UNKLE déchire sinon.

[Musique] "Recycler" Suite et Fin

Mercredi 11 juillet 2007 à 23:50

Bon allez, voici les derniers morceaux du projet “Recycler”

Les pieds

Bon j’en suis pas spécialement fier, c’est un mélange vite fait pour le fun qui est quand même sympa.
L’idée c’était de faire quelque chose de l’intro de “Jtraine des pieds” d’Olivia Ruiz que je trouvais sympa. Je l’ai mélangé avec un bout de l’outro de “Idiothèque” de RadioHead, l’intro de Scorpion grass de Peter Von Poehl et un beat retravaillé venant d’un morceau (je sais pas lequel) de Aline de Lima. Après ça bascule sur le piano du morceau Broken Promise de Placebo.

Africa House A.K.A le morceau de la honte.

En fait ce morceau je l’ai fait parce que, dans mon entourage, on me tanne souvent sur le fait que ma musique est trop spé, trop triste, trop pas commerciale quoi.
Pour prouver aux autres (et aussi un peu à moi même) que moi aussi je pouvais faire du David Guetta matiné de Paquito si j’en avais envie, j’ai fait ce truc.
Alors voilà, moi aussi je peux faire de la house (style que je n’aime pas) bien ethnique, bien dégueulasse, bien calibré pour le dance floor.
Sinon le morceau original est très sympa c’est juste un morceau traditionnel Africain (je sais pas exactement ce que c’est, je l’ai ripé sur une compile de mon frère).

Damage

C’est le dernier morceau du projet et j’en suis très fier parce qu’il est super complexe et qu’il sonne bien. C’est un peu l’aboutissement du projet, à savoir utiliser plein de fragments de différentes chansons pour en faire une totalement nouvelle qui ne sonne pas du tout comme les originales.
Bon alors c’est un mélange de
“The Rakes”-”Binary love”
“The cinematic orchestra-Exit music(for a film).”
“the bad plus-Karma police”
“Lauren Hoffman”-Broken
“Lauren Hoffman”-White Sheets”(le violon et la batterie nerveuse)
Ouais tout ça, j’ai juste rajouté une piste de batterie.

Change

Pour faire original finissons par l’origine du projet “Recycler” en fait c’est un remix du remix de “Everybody’s gotta learn some time” de Beck (tiré de la B.O du splendide “Eternal sunshine of the spotless mind” de Gondry).
En fait j’adore le couplet de ce morceau mais j’exècre totalement le refrain que je trouve insupportable. N’arrivant pas à écouter le morceau je décide de le modifier pour ne garder que le couplet, de là est né tout le reste du projet.
J’ai rajouté la basse, le piano et déformé un peu le tout.

Voilà c’est fini, vous pouvez retrouver l’ensemble du truc , tout est en téléchargement libre (il faut s’inscrire pour le download, j’en suis désolé mais c’est une obligation qu’ils ont rajouté il y a peu)

En ce moment je suis, entre autres, sur un remix d’Intergalactic des Beastie Boys dont vous pouvez écouter un W.I.P ici. Comme j’arrive pas à determiner si c’est bien ou pas et que j’avance plus j’aimerais bien avoir des avis ou des suggestions sur le truc pour savoir si je le finis ou si je laisse tomber.

[Musique] "Recycler" Suite

Mercredi 27 juin 2007 à 17:26

Allez on enchaîne, voici la suite de cet article.

Sun is shinig over the Rainbow

C’est le second morceau que j’ai fait, il est plutôt rigolo et j’en suis content, c’est un mélange du medley de ‘Somewhere over the Rainbow/What a Wonderful World’, de Israel Kamakawiwo’ole et de Sun is shinig de Bob Marley

En fait j’ai baissé la mandoline d’une octave pour la faire sonner comme une guitare, monté de quelques ton sunday shining pour l’harmonie (j’aime bien le fait que la guitare et la basse de sunday shining fasse une sorte de gimmick répétitif sur la progression d’accord de la mandoline). J’ai ensuite monté d’une octave le la mandoline au moment du chant de what a wondeful world pour donner l’impression qu’une meuf chante quand ça part. J’ai rajouté la piste de drum et beaucoup de reverb un peu partout pour faire dub.

Goodbye Philadelphia

C’est un mélange de la B.O de “Phyladelphia” de Bruce Springsteen et de Neil Young et de la B.O de “Goodbye Lenin” de Yann Tiersen

Bon c’est un peu le bordel, mais le morceau s’est fait presque tout seul, la progression des deux collait parfaitement, j’ai juste monté d’un ton le piano de Goodbye Lenin et j’ai rajouté les 3 pistes de drums.

Fahrenheit

Pas de mélange ce coup ci, juste un remix très dark hip-hop, genre je me la pète Dj Shadow avec utilisation intensive du “Beat Reapeat”, de la B.O du jeu Fahrenheit par Angelo Badalamenti (Le mec qui fait la musique de tout les David Lynch dont l’inoubliable thème de Twin Peaks). Le morceau joue beaucoup sur la superposition de plusieurs pistes de drums, 4 au moment du refrain (c’est un peu une marque de fabrique décidément).

Pour l’anecdote j’avais été franchement super impressionné par ce thème (Luca’sTheme) et la façon dont il est mis en image ( la scène du parc sous la neige particulièrement) dans la première partie du jeu.

Je crois que c’est grâce à cette musique que pour la première fois dans un jeu, je me sentais impliqué dans le sort de mon avatar et que je ressentais une certaine empathie pour lui (c’est selon moi la grande réussite de Fahrenheit, les Q.T.E à la con et la seconde partie de n’importe quoi étant ses très gros défauts), vivement “Heavy Rain”. Pour ceux qui ont apprécié la musique, c’est en téléchargement ici.

Bon il me reste 4 morceaux à présenter et on aura fait le tour du truc, en ce moment je suis lancé sur un remix d’intergalactic des Beastie Boys, pour ceux que ça intéresse il y a tout un tas d’accapella sur le site des Beastie.

Voilà, merci pour l’écoute et accessoirement vous avez le droit de poster des feedbacks dans les commentaires hein…..