Premier vol de nuit pour le F-35A
Une magnifique série de photos venant de Lockheed Martin pour le premier vol de nuit du F-35A…
Le vol a été réalisé le 18 janvier à partir d’Edwards AFB, en Californie. Le pilote, Mark Ward, a décollé au soleil couchant (pour des photos vraiment cool) et est revenu après la nuit tombée.
La variante du F-35 qui a été utilisée pour ce vol est la version A, qui est la version “conventionnelle” (par rapport à la version STOVL des Marines, le F-35B ), destinée à l’USAF et d’autres forces aériennes dans le monde.
Le F-35, projet coûteux, monumental, continue à avancer… avec de nouveaux problèmes tous les mois.
Mais la version des Marines, en difficulté depuis le début de la crise (et un des premiers items du DoD à être mis sur l’autel sacrificiel avec les réductions de budget), a récemment été soutenu par Leon Panetta, le Secretary of Defense. On peut donc espérer qu’elle soit sauvée.
Suite au prochaine épisode…
Pour votre plus grand plaisir wallpaperistique:







23 janvier 2012 à 12:01 Citer
On dirait un avion de jeux-video avec ces tubes lumineux verts.
23 janvier 2012 à 12:21 Citer
En cas de vol en formation, ils trouvent tout leur sens!
23 janvier 2012 à 14:32 Citer
Je ne sais pas, je n’y connais rien du tout en aviation. Tu peux m’expliquer?
23 janvier 2012 à 16:25 Citer
Ben ça permet d’avoir un repère visuel sur l’appareil avec qui on vole en formation, sa position, sa distance, son attitude, même par nuit noire. L’avantage de ces bandes, c’est qu’elles sont moins flashy que les feux de navigation normaux, il y a moins de risque de repérage par un ennemi au sol ou en vol au-delà d’une certaine distance.
Me semble aussi que ces bandes on parfois un mode de fonctionnement passif, elles n’émettent aucune lumière mais sont visibles au travers de jumelles à vision nocturne.
Très chouettes ces photos, j’avais suivi à l’époque le choix entre le X-32 et le X-35. J’aimais bien l’OVNI de Boeing…
M’enfin entre l’arlésienne F-22, le très avorté AH-66, et ce F-35 qui peine à sortir, ça en fait beaucoup de programmes qui traînent et qui coûtent des montagnes de pognon (je sais, on a pas de leçons à donner avec notre splendide Rafale).
23 janvier 2012 à 16:35 Citer
Le F-22 et le RAH-66 c’est différent, ils ont été conçu juste avant la fin de la guerre froide et ont été réduits en volume lorsqu’on a plus eu besoin d’une force conventionelle conséquente. Ensuite, avec l’apparition de l’Apache Longbow et son radar, le Comanche (qui était censé aller en avant guider des cibles pour le Hellfire de l’apache) est devenu redondant, ce qui est bien dommage parce que c’est l’un des helicoptère les plus classe du monde. Pour le F-35 les problèmes sont principalement techniques.
23 janvier 2012 à 17:15 Citer
Je souhaite juste réagir sur ce point pour plus d’exactitude: le RAH-66 était censé faire la jonction entre les hélicoptères d’attaque au sol (RAH-66), tels l’AH-64 en effet, et les hélicoptères de reconnaissance (RAH-66), tels l’OH-58D Kiowa Warrior.
Après la fin de la Guerre froide, puis la Guerre du Golfe, il est apparu que le RAH-66 - programme coûteux au demeurant - avait perdu tout son intérêt puisque les AH-64A avaient évolué en AH-64D, les Kiowa étaient toujours d’actualité, et surtout une émergence fulgurante des UAV/UCAV qui rendaient le RAH-66 complètement obsolète.
En revanche, le programme RAH-66 a été extrêmement prolifique pour l’industrie au niveau technologie, car il y a fort à parier que le StealthHawk tire énormément de ce programme ainsi que d’autres hélicoptères furtifs non-dévoilés (on sait qu’il en existe au moins un autre type, plus un en développement).
23 janvier 2012 à 19:29 Citer
Très jolie, merci pour les photos.
Malgrès tout, j’apprécie plus l’allure du Sukhoï T-50 (alias PAK FA), lui aussi chasseur/multirôle de 5ème génération en cours de développement et de test. Espérons que son avenir sera plus radieux que son grand frère le Sukhoï S-47 (alias Berkut) qui fut au final plus un projet “vitrine technologique” qu’autre chose.
23 janvier 2012 à 19:45 Citer
Mouarf, autant rendre une moissonneuse batteuse furtive.
23 janvier 2012 à 19:53 Citer
Tu plaisantes?
- Composante acoustique: On arrive à faire de mieux en mieux, les pales en composite avec bout spécial dont j’ai oublié le nom réduisent fortement le bruit. Je me souviens de l’EC120 que j’ai piloté il y a quelques années, dont un des points de vente était son bruit fortement réduit, eh ben on l’entendait moins arriver. Je suis prêt à parier que des techniques avancées du DoD combinées à un vol proche du sol rendent l’hélicoptère très furtif.
- Composante radar: La voilure tournante est malheureusement un gros point radar, mais il n’empêche que la composante furtivité est très importante. Surtout maintenant, où les plus grosses menaces pour les hélicos (à part les MANPADS) viennent des vieux Shilka/Tungunska qui sont un peu partout dans le Moyen-Orient, sans parler des SA-9, SA-2 et autres merdouilles des années 60. Allez hop, un coup de furtivité, tout de suite on se sent plus en sécurité.
- Composante IR: Contre les MANPADS, un hélico est bien dépourvu. Quoique: la disco ball, combinée aux avancées technologiques de tuyère et de matériaux augmentent énormément la survabilité d’un hélicoptère en cas d’attaque. (entendre: améliore de manière indirecte l’impact des flares sur le MANPADS).
Tout ça contribue à rendre un hélicoptère bien moins visible et laisse moins d’avance à un aggresseur potentiel pour se préparer.
Peut-être que pour toi ça ne te parle pas, mais entre le vacarme d’un CH-47D et un EC-120 (je parle de ce que je connais), en passant par une Gazelle, il y a fort à parier qu’un RAH-66 voire un Stealth Hawk possède d’excellentes chances et capacités de survie sur le champ de bataille.
23 janvier 2012 à 21:18 Citer
- Composante acoustique: On arrive à faire de mieux en mieux, les pales en composite avec bout spécial dont j’ai oublié le nom réduisent fortement le bruit. Je me souviens de l’EC120 que j’ai piloté il y a quelques années, dont un des points de vente était son bruit fortement réduit, eh ben on l’entendait moins arriver. Je suis prêt à parier que des techniques avancées du DoD combinées à un vol proche du sol rendent l’hélicoptère très furtif.
–> L’aile de poulet ! Par contre d’un point de vue acoustique, il faudrait l’inclinaison de l’autre côté (ie côté pale avancement) pour réduire le bruit (blade/vortex interaction notamment). Mais de là à qualifier des hélicoptères avec, on en est loin à cause de problèmes aérodynamiques et dynamiques très fun… http://rotorcraft.arc.nasa.gov/Research/Programs/rotor_design.html
- Composante radar: La voilure tournante est malheureusement un gros point radar, mais il n’empêche que la composante furtivité est très importante. Surtout maintenant, où les plus grosses menaces pour les hélicos (à part les MANPADS) viennent des vieux Shilka/Tungunska qui sont un peu partout dans le Moyen-Orient, sans parler des SA-9, SA-2 et autres merdouilles des années 60. Allez hop, un coup de furtivité, tout de suite on se sent plus en sécurité.
–> Mouais, j’y connais pas grand chose là dedans…
- Composante IR: Contre les MANPADS, un hélico est bien dépourvu. Quoique: la disco ball, combinée aux avancées technologiques de tuyère et de matériaux augmentent énormément la survabilité d’un hélicoptère en cas d’attaque. (entendre: améliore de manière indirecte l’impact des flares sur le MANPADS).
–> Je pense que c’est de l’ordre 2 voire 3 par rapport à l’acoustique externe
Tout ça contribue à rendre un hélicoptère bien moins visible et laisse moins d’avance à un aggresseur potentiel pour se préparer.
Peut-être que pour toi ça ne te parle pas, mais entre le vacarme d’un CH-47D et un EC-120 (je parle de ce que je connais), en passant par une Gazelle, il y a fort à parier qu’un RAH-66 voire un Stealth Hawk possède d’excellentes chances et capacités de survie sur le champ de bataille.
–> Effectivement, il y a probablement moyen d’optimiser le bruit externe en ayant des phases d’approches convenables. Mais c’est pas du tout simple ni résolu comme problème…
24 janvier 2012 à 21:23 Citer
Hop, je reviens à la charge. La seule composante de “furtivité” admissible dans le domaine militaire c’est bien de l’IR comme je l’avais pas compris. En effet en radar, les hélicoptères sont de toutes manières indétectables en se mettant simplement en rase-motte. Et en acoustique, la technologie actuelle ne permet pas d’automatiser efficacement cette information dans l’armement.
Il reste donc du potentiel de furtivité en infra-rouge, mais une fois de plus ça sera pas facile. Et à propos des MANPADS et autres sol-air le fait est qu’on considère plutôt que la menace viens du haut plutôt que du bas dans l’armée française…
25 janvier 2012 à 0:06 Citer
Mouais, c’était peut-être vrai pendant la Guerre Froide, mais les seuls dangers au-dessus d’un hélicoptère de combat ces jours-ci sont les lignes à haute tension…