Poivron (le blog de PopHip)
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EURITMIX SUX MY DIX

Samedi 26 juin 2010 à 0:46

Comme ça me casse vraiment les couilles d’écrire, je copypaste une critique , demerdez-vous avec ça.

L’album de Computer Truck, “rock the boulevard, reach the bourgeois”, est une plongée entre culture club, hip-hop du bon vieux temps sponso par Herbie Hancock et sonorités sorties d’ordinateurs qui ne servaient pas encore à faire de la musique. Ici, le son c’est celui des pionniers de la génération high tech : Il flaire les 80’s à plein nez. Il respire la sueur de la boite de nuit du premier terminator et rappelle les bons vieux amstrad, amiga et consorts. Il sent les heures passées devant pacman ou double dragon, et il a cet effluve de breakbeat à l’ancienne, le parfum de cette époque où les rappeurs étaient plus portés sur les futals en cuir que sur les baggy-jeans.

Les seize mp3 gratuits qui composent cet opus mélangent l’influence d’une musique funky à son apogée et d’un disco qui avait lui conquis la planète à l’ère contemporaine des machines technoïdes, platines et autres ordinateurs. Ce qui donne des titres aux ambiances parfois bondissantes parfois prenantes. Les rythmes se montrent soient saccadés soient au contraire proches d’un boum-boum efficace et enjoué. Les sons utilisés sont eux lâchés fragmentés et laissent une impression minimaliste ponctuée d’une touche un peu kitch. Ce qui n’empêche pas les morceaux de ce net-album de cogner plus qu’ils ne déçoivent. Tantôt ils instaurent un climat de tension. Plus tard ils claquent des mains et braquent le regard sur les images saccadées d’une séquence visuelle filtrée au kaléidoscope. La bande son de ce disque résonne telle un jeu vidéo qui serait possédé, avec son lot de couleurs primaires et sa résolution sonore en 8 bits (maximum). Le(s) concepteur(s) de “rock the boulevard” superpose(nt) des sons relativement pauvres, sortis d’instruments gadgets trafiqués (cf le site), pour en faire des ensembles plus complexes qu’ils n’y paraissent. A la manière d’un jeu de plateforme les strates et niveaux se multiplient et les ambiances changent, parfois très rapidement. Les variations sont quasiment incessantes mais ne quittent pourtant jamais l’univers du groupe. Les thèmes sonores évoluent mais pas leur texture. Car si la texture des sons évoque des atmosphères pixellisées, leur assemblage fini par tourner au rubicube musical. Les samples de voix sont blindés d’effets à la déformation robotique, les bruitages de jeux vidéo et d’autres jouets pour bambin sont omniprésents. Computer truck disperse, dissémine puis agence et enchevêtre ses sons comme pour mieux exprimer la joie de l’éternel contre-pied, du besoin de la variation surprise et incessante. Avec cependant le risque de se prendre les pieds dans le tapis et de se retrouver avec quelques ratés sur les bras. Une impression de surrégime ou encore de désordre se fait parfois ressentir. L’outro en est une belle illustration avec son infâme gribouillage sonore qui évoque plus un r2d2 lors d’une séance de torture qu’une quelconque réalisation musicale.

Bref, en piochant des sons relégués au rang de vestiges ringards pour les installer dans des procédés de conception que la musique électronique maîtrise aujourd’hui parfaitement, Computer truck mélange symbiose et décalage envers notre époque. Il en ressort une touche personnelle dure à imager, presque incongrue. Un peu comme si Madness avait troqué ses solos de cuivres contre des rafales de bruitages issus d’une gameboy, comme si les Prodigy avaient eux aussi joué dans “retour vers le futur”. Cette musique rappelle les yeux écarquillés des jeunes de l’époque, découvrant un compact disc pour la première fois et se demandant comment ce bout en plastique semblant être tombé d’une soucoupe volante va émettre du son.
Comme quoi, on peut toujours faire confiance aux anciens qui ont essuyé les plâtres à coup de disquettes souples taille 5 pouces et demi, de batteries électroniques 1 pièce, ou encore de clavier fisher price… Et qui ne les ont semble t il jamais vraiment lâchés !


Mais comme je suis pas une pute, je mets des extraits :

Donc pour commencer, la chanson du titre de l’article :

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Cracovian Scene

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Donc, l’ensemble de l’album est un mélange hip-hop/disco/funk/8bits , c’est vraiment du très bon, et ce’st chopable en plein de formats sur le site du label :

Da ! Heard It Records

Au passage, le label propose d’excellents autres albums , et à pour but de promouvoir ce genre de zik, je pense  à Pocketmaster qui est pas mal dans la même veine.

par Pignouf
28 juin 2010 à 11:45

old.

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