Poivron (le blog de PopHip)
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avril 2009

Zen City de Grégoire Hervier : un livre trop bien

Mercredi 29 avril 2009 à 11:30

J’espère qu’avec un titre comme ça, je vais susciter la passion des foules, mais j’en doute.

Je copypaste la critique du Cafard Cosmique, parce que je suis un grosse feignasse, et surtout parce que je suis d’accord avec eux :

Bienvenue à Zen City : la Ville Transparence. Dans un cadre idyllique pyrénéen, un concepteur eu l’idée géniale de bâtir en 2003 une ville novatrice au sein de laquelle les cadres peuvent travailler sereinement - tout est fait pour satisfaire leur bien-être - en étant à la pointe de la compétitivité. Avec des salaires aguicheurs. En somme, c’est le Pérou !
Jusqu’à ce que le sang coule…
Deuxième roman d’un jeune auteur français prometteur.

Dominique Dubois, un cadre moyen parisien vient de se faire licencier. Il tombe par hasard sur une annonce intitulée « Global Life ». Il passe une série de tests qui vont le mener jusqu’à l’embauche. Il occupe le poste de statisticien et analyste de données en marketing.

Les habitants de Zen City possèdent un appareil révolutionnaire : le PerfectPhone. Il s’agit d’un smartphone multimédia muni d’un GPS et d’une caméra vidéo. Ils ont tous également sous la peau de la main une puce d’identification par radiofréquence. Où qu’ils se rendent dans la cité ils peuvent être localisés : Circulez, vous êtes pistés !
A plus grande échelle, c’est Zen City qui est entièrement sous surveillance. Jusqu’à l’intérieur des appartements. Les locataires sont fort heureusement au courant. Sécurité, quand tu nous tiens !
Zen City est une ville prévoyante. En particulier à l’égard de ses consommateurs. En effet au Zen marché - un hypermarché futuriste - l’on peut faire ses achats sur commande puisque le magasin « physique » est dépourvu de stock. Ainsi on déambule dans les allées et on clique sur les produits que l’on souhaite acheter puis nous sommes livrés à domicile.

Pour tromper son ennui affectif, ses dirigeants ont dégoté à Dubois une compagne proche de ses goûts. C’est une lituanienne qui répond au doux nom de Natouchka.

Le temps passe et tout semble aller pour le mieux. Sauf qu’un tragique événement va enrailler cette brillante mécanique.
Par ailleurs, Dominique a, bien malgré lui, fait disjoncter tout son immeuble en branchant un ampli de guitare. Une enquête sera menée. Mais surtout, depuis cet incident électrique, Dominique reçoit des messages d’un mystérieux réseau qui agit contre Zen City. Leur chef, Cypher, est un hacker. Les motivations de cette communauté virtuelle sont lucratives. Cypher va rencontrer clandestinement Dominique et l’intégrer plus ou moins de force à leur réseau. Le jeune cadre va voir progressivement le piège se refermer sur lui…

Zen City possède une forme très spécifique, puisque le récit est une retranscription du blog de Dominique Dubois, son journal intime accompagné des explications a posteriori du drame qu’il a vécu.

« La sécurité est la plus grande ennemie des mortels » [Shakespeare, in Macbeth].

L’un des thèmes récurrents du livre est celui du tout sécuritaire. En premier lieu via la vidéo surveillance. L’inoubliable « Big brother is watching you » orwellien ou encore le comic d’Alan Moore, V pour Vendetta. Cette obsession sécuritaire se développe au détriment de nos libertés individuelles. Le philosophe Jeremy Bentham imagina le panoptique : une tour centrale dans laquelle l’on peut voir sans être vu. Les citoyens de la Ville Transparence savent qu’ils sont surveillés. Certains vont jusqu’à se servir du système pour faire surveiller leur nounou et/ou femme de ménage lorsqu’ils sont chez eux. Cette dérive ne choque personne. Au contraire, elle rassure si des délits sont commis [ici un homicide].

Un type de société futuriste peu réjouissant si l’on s’y attarde un peu. Certes, un très grand confort, une aisance financière, une vie sécurisée. Que demander de mieux ? Mais qu’en est-il de la vie privée ? De cette administration qui nous déshumanise ? De cette manipulation machiavélique pour orienter les choix des consommateurs ? Verra-t-on l’avènement d’un homme robotique ? Ce qui serait une sorte de revirement vis-à-vis de la machine humanisante…

Zen City est un thriller futuriste décoiffant, qui nous fait frissonner et nous maintient en alerte. L’être humain ne doit pas se laisser manipuler, ne doit pas être influencé par les hautes instances qui tentent de restreindre nos libertés individuelles et collectives sous couvert d’une plus grande sécurité.
Grégoire Hervier invite à réfléchir sur l’évolution de nos sociétés industrielles et en particulier sur les dérives probables de la consommation à outrance. Et le meilleur moyen d’y parvenir est par exemple de suivre le sage conseil de Timothy Leary : « Il faut penser au lieu d’être pensé ».

Pour ma part, j’ai vraiment été emballé par le livre : déjà par sa mise en forme, la première partie se fait sous forme de la retranscription d’un blog et de certains commentaires qui vont avec, c’est vraiment bien fait. Ça, c’est pour la forme.
Pour le fond, l’aspect que j’ai trouvé le plus intéressant, c’est celui de l’utilisation des puces RFID, utilisation poussée à son paroxysme, qui permet de tout contrôler, tout savoir.
Je vous conseille d’aller sur le site internet de Zen City , très intéressant et très complet sur les aspects traités dans le livre au niveau du nouveau marketing, de la surveillance, sans pour autant tomber dans la paranoïa primaire.
Et je vous conseille aussi d’aller lire l’interview de l’auteur.

L’exposition Our Body doit fermer

Mardi 21 avril 2009 à 13:21

Un juge des référés parisiens a interdit l’exposition anatomique “Our Body”, laissant 24 heures aux organisateurs pour suspendre la manifestation qui présente au public, depuis le 12 février à Paris, de vrais corps humains.

Déjà présentée à Lyon et Marseille, l’exposition devait s’achever le 10 mai à l’Espace 12, boulevard de la Madeleine, avant de migrer au Parc Floral du 22 mai au 23 août. Deux associations de lutte pour les droits humains avaient assigné la société Encore Events, organisateur de l’exposition, pour obtenir l’interdiction de cette manifestation.

Tandis qu’à l’audience du 1er avril, Encore Events avait souligné le caractère pédagogique et scientifique de la manifestation, les associations avaient argué qu’elle portait atteinte aux droits humains. Les corps du litige sont exposés depuis le 12 février à Paris.

Dans son ordonnance, le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris Louis-Marie Raingeard a estimé que cette exposition représentait “une atteinte illicite au corps humain” et que les “découpages” des corps qui sont proposés, ainsi que “les colorations arbitraires” et “les mises en scènes “déréalisantes” manquent de “décence”.

“L’espace assigné par la loi au cadavre est celui du cimetière” , rappelle le magistrat dans sa décision, considérant que “l’objectif commercial” poursuivi par les organisateurs “porte une atteinte manifeste au respect qui est dû” aux corps.

Au prix de 15,50 euros l’entrée, le public pouvait y découvrir 17 cadavres de Chinois, hommes et femmes, entiers ou disséqués. Les corps sont préservés par plastination, une technique qui consiste à remplacer les liquides organiques par du silicone.

L’exposition “Our Body” a déjà été proposée par d’autres organisateurs aux Etats-Unis, en Allemagne et en Espagne. Plus largement, ces expositions anatomiques ont été vues par plus de 30 millions de visiteurs dans le monde.

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Des gens ici ont été voir cette expo ? C’est vraiment si choquant que ça ? ( je sens venir les commentaires “bah, c’est que des chinois §§” ). Et la décision, elle vous paraît justifiée ?

source

Random header is random

Mercredi 15 avril 2009 à 22:49

Voilà. Merci Peio.

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Festival Mauvais Genre : Review

Mardi 14 avril 2009 à 21:47

Pendant que certains étaient au BIFF , moi, j’étais à Tours, pour un festival similaire , mais de moindre envergure, les 11-12-13 avril dernier.

La cérémonie d’ouverture, une fois les jurys présenté , s’est enchaînée sur deux courts métrages et un long.

Le premier court, Le Chasseur de rêves, film tourné avec un budget de 600 € , par Patrice Gamblin, géologue, nous emmène dans un monde où les hommes ne rêvent plus. Un chasseur est envoyé chercher une créature merveilleuse sensée permettre aux hommes de rêver à nouveau.

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J’ai bien aimé ce court, même si la fin m’a laissé un léger goût d’inachevé, ce qui d’après le réalisateur, est totalement normal, il voulait une fin la plus ouverte possible. C’est très bien filmé, dans un décor montagnard magnifique, les acteurs qui sont tous amateurs s’en sortent assez bien.

Plus d’infos, plus une longue interview et le teaser ici

Le second court de la soirée, The Painter of Skies, court métrage d’animation espagnol de Jorge Morais Yalle, où un peintre ancien pêcheur essaie de donner vie à ses peintures.

J’ai pas trop aimé le style de l’animation que j’ai trouvé trop brouillon, moi qui aime les choses relativement épurées, là, il y en avait de trop pour moi à l’écran .

Le trailer :

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Et enfin, pour clôturer la soirée, le long-métrage , The Disappeared , film Anglais de Johnny Kevorkian .

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Ce film raconte l’histoire d’un jeune homme, Matthew, revenu d’un hôpital psychiatrique dans lequel il était interné suite à la disparition de son petit frère alors qu’il était sensé le surveiller. Une fois revenu chez son père, il se met à avoir des visions dans lesquelles il aperçoit son petit frère.

J’ai vraiment adoré ce film, film de fantôme assez angoissant, même si y’a quelques éléments relativement grillés à 15 mères à la ronde. Plus d’infos sur ce film , avec le trailer sur Mad Movies. Et ça fait assez bizarre de retrouver Le mec qui joue joue Draco Malefoy dans Harry Potter dans ce film.

Ensuite, le lendemain, c’était la Nuit Interdite, le point fort du festival avec 3 courts et deux longs métrages.

Premier court, Side Effect, où un étudiante qui fait du baby sitting voit sa soirée virer au cauchemard (enfin surtout pour les parents). C’est vraiment très classique, j’ai été assez déçu, je pensais que j’allais être surpris, mais non, tout était prévisible, jusqu’à la scène finale.

Le trailer :

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Le deuxième court métrage, I Live In The Woods!, est un film d’animation totalement barré qui raconte une journée type d’un fermer américain et de sa rencontre avec Dieu. J’ai adoré le style graphique, le court est très bien réalisé, tout la salle s’est marrée/à applaudi tout le long, c’était vraiment une bonne surprise.

Le trailer :

http://www.vimeo.com/1082331

Vient ensuite le premier long métrage, Seventh Moon, par l’un des deux réalisateurs  du projet Blair Witch, Eduardo Sanchez. Il raconte l’histoire d’un couple d’américains partis passer leur lune de miel en Chine pendant la fête des fantômes.

Bon, je m’attendais  à mieux sachant que c’était Eduardo Sanchez aux commandes, même si le fait que le film se passe en Chine et allie à l’horreur des éléments de mythologie chinoise est un concept assez intéressant. Le film pèche par quelques longueurs et un final chiant au possible tentant de faire chialer la ménagère moyenne dont on aurait très bien pu se passer .

Le trailer :

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Ensuite, le court métrage le plus barré du festival , j’ai nommé Treevenge, court canadien qui raconte la révolte des sapins au moment noel, de façon assez gore, c’est un pur bijou du genre, du gros gore qui tache et qui fait rire, un petit extrait :

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Et enfin, le dernier film de cette nuit, La raiz del mal, film espagnol dans la continuité de treevenge, vu qu’il parle d’un village au moyen âge attaqué par des démons arbres. Ce film est du total n’importe quoi, les acteurs mauvais au possible, le script tient sur le buvard de lsd qu’a du absorber le real avant de pondre l’histoire, c’est gore, y’a un ratio de 3 nibards/minute , les dialogues sont exceptionnel , les insultes fusent “ Fils de bâtard d’un millier de putains” , bref, un grand moment de bonheur.

Le trailer :

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On à eu le droit à quelques “surprises” lors de cette nuit : Le trailer non censuré d’inglorious bastards, quelques faux trailers de Grindhouse, et le trailer du prochain Sam Raimi , qui s’annonce assez bien.

Donc, dans l’ensemble, un assez bon festival quand même, la qualité des courts surpassant celle des longs qui m’ont un peu déçus, je m’attendais tout de même à mieux.

Cuir-Moustache §

Vendredi 10 avril 2009 à 18:26
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Festival Mauvais Genre

Lundi 6 avril 2009 à 15:43

Dans la merveilleuse ville de Tours, se tiendra, les 11-12-13 avril prochain , et pour la troisième année consécutive, le Festival Mauvais Genre , festival de cinéma fantastique/polar/animation/sf.

Comme tous les ans, le point fort sera la Nuit Interdite , enchainement de films durant toute une nuit, grosse ambiance assurée .

Mais ce qui déchire vraiment cette année, c’est l’hommage à Jean Rollin, pionnier du cinéma de genre en France, qui viendra au festival, accompagné de la délicieuse Ovidie (c’est vrai qu’elle est bonne), que Jean Rollin à fait tourner récemment dans La nuit des horloges .

Bref, encore un bon moment  à passer en perspective, je ferais sûrement une review une fois le festival passé.

J’étais à la fraîche, j’me f’sait zizir , je buvais ma rebix dans le RER…

Dimanche 5 avril 2009 à 12:08
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Par R-wan , le chanteur de java. Je suis assez fan de Renaud, tout de moins de l’époque où il faisait encore de la bonne musique, l’époque où il buvait encore. Et je trouve que cette version est putain de trop bonne.

OrelSan : Interdit de Printemps de Bourges

Samedi 4 avril 2009 à 9:18

La Région ne veut pas d’OrelSan au Printemps

Le président du conseil régional demande la déprogrammation du rappeur OrelSan sous peine de revoir sa subvention au Printemps de Bourges.

De notre bureau d’Orléans

Jeudi soir, François Bonneau a publié un communiqué dans lequel, après avoir dit tout le mal qu’il pense de certaines chansons du rappeur OrelSan, il demande aux organisateurs du Printemps « de prendre leurs responsabilités » concernant la venue d’OrelSan au festival, le 27 avril. Daniel Colling fera connaître sa réponse lundi.

“ Contraire à nos valeurs ”

« Je suis allé voir de près les textes de plusieurs des chansons d’OrelSan (*) : c’est intolérable qu’on puisse dire, écrire ou chanter de telles choses, et c’est inacceptable de penser que ces paroles puissent être entendues. » Le président du conseil régional ne finasse pas : « La liberté d’expression, ici, ce n’est pas le sujet : il y a des limites qui sont ici dépassées. Je reconnais au directeur (excellent) du Printemps (une manifestation magnifique) le droit de maintenir le concert, mais en aucun cas la Région ne peut cautionner directement ou indirectement le mépris de valeurs qui sont au cœur de sa politique, comme le respect, et la dignité de la femme ». Mais François Bonneau va plus loin : « Même s’il ne chante pas ces chansons au Festival, il les a écrites et diffusées. Cela ne s’oublie pas, comme ne s’oublie pas non plus, par exemple, le passé troublant d’un homme politique ou les dérapages d’un Dieudonné. »
Le président de Région demande donc la déprogrammation du rappeur sous peine d’amputer la subvention de la région (380.000 €) au festival : « Il appartient aux organisateurs de cette manifestation de prendre leur responsabilité : si le maintien du concert était confirmé, nous prendrions les nôtres. »
Réaction du Printemps de Bourges : « Daniel Colling, qui a appris la position de François Bonneau après la presse, en a été très surpris puisque, jusqu’ici, il n’y avait pas eu d’échanges à ce sujet. »

(*) « Sale pute » et « La Saint-Valentin ».

OrelSan a été déprogrammé à Poitiers, où il devait se produire jeudi.

Bruno Besson

Et un autre article sur la chanson polémique, Sale Pute :

OrelSan, c’est le feuilleton de la semaine. Dernier épisode : François Bonneau, le président socialiste de la région Centre, l’un des principaux bailleurs du Printemps de Bourges, menace de réduire les subventions allouées au festival si sa direction ne retire pas OrelSan.
OrelSan a été déprogrammé à Poitiers. Il s’est attiré les foudres de Valérie Létard, secrétaire d’État à la Solidarité, qui a promis de demander à la justice « d’examiner dans quelles conditions des suites judiciaires peuvent être engagées ». Valérie Létard qui avait emboîté le pas de la communiste, Marie-George Buffet, première à demander la déprogrammation d’OrelSan au Printemps de Bourges, rapidement suivie de Ni putes Ni soumises.
N’oublions pas la Grande Loge Féminine de France, soutenue par huit autres obédiences maçonniques. Sa grande maîtresse Yvette Nicolas a écrit à la ministre de la Culture Christine Albanel : « Bien qu’il semble que cette chanson ne figure plus dans le répertoire du Printemps de Bourges et ne soit accessible sur Internet qu’à une personne majeure, je vous demande l’application de l’article 24 de la loi de la presse de 1881 prévoyant que toute incrimination de provocation à commettre un crime (viol ou meurtre) ou une atteinte à l’intégrité de la personne, ou une agression sexuelle par tous moyens de diffusion est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende ».

Surexposition de violence

Ce qui est embarrassant, c’est que tout le monde, dans cette histoire, est tombé dans le piège de la facilité et de l’immédiateté. OrelSan, d’abord, qui a choisi la façon la plus primaire de décrire le dépit amoureux. Un vieil exercice de style qui mélange l’amour et la violence depuis la nuit des temps. Il suffit de relire Euripide, dont Médée, délaissée par Jason fait brûler sa rivale jusqu’à la mort et assassine ses enfants.
OrelSan est tombé dans le piège de la surexposition de la violence, peut-être – même s’il dit le contraire – pour se faire connaître, avec l’idée que ce texte ferait du buzz.
Et il en a fait. Tout comme en font aussi aujourd’hui ses détracteurs. Tout le monde aurait pu laisser “ Sale pute ” dans un recoin d’Internet, comme beaucoup d’autres horreurs qui n’émeuvent personne. Mais non. On n’ose pas croire que la lutte « anti-OrelSan » soit une bonne gagneuse d’opinion publique.

Christophe Colinet

Les communistes, les francs-maçons, les socialistes sur le dos. Pas mal. J’en connais une à qui ça va faire plaisir. J’aime assez le parallèle avec Médée, au moins les journaleux de la NR ont un minimum de culture.