Pendant que certains étaient au BIFF , moi, j’étais à Tours, pour un festival similaire , mais de moindre envergure, les 11-12-13 avril dernier.
La cérémonie d’ouverture, une fois les jurys présenté , s’est enchaînée sur deux courts métrages et un long.
Le premier court, Le Chasseur de rêves, film tourné avec un budget de 600 € , par Patrice Gamblin, géologue, nous emmène dans un monde où les hommes ne rêvent plus. Un chasseur est envoyé chercher une créature merveilleuse sensée permettre aux hommes de rêver à nouveau.

J’ai bien aimé ce court, même si la fin m’a laissé un léger goût d’inachevé, ce qui d’après le réalisateur, est totalement normal, il voulait une fin la plus ouverte possible. C’est très bien filmé, dans un décor montagnard magnifique, les acteurs qui sont tous amateurs s’en sortent assez bien.
Plus d’infos, plus une longue interview et le teaser ici
Le second court de la soirée, The Painter of Skies, court métrage d’animation espagnol de Jorge Morais Yalle, où un peintre ancien pêcheur essaie de donner vie à ses peintures.
J’ai pas trop aimé le style de l’animation que j’ai trouvé trop brouillon, moi qui aime les choses relativement épurées, là, il y en avait de trop pour moi à l’écran .
Le trailer :
Et enfin, pour clôturer la soirée, le long-métrage , The Disappeared , film Anglais de Johnny Kevorkian .

Ce film raconte l’histoire d’un jeune homme, Matthew, revenu d’un hôpital psychiatrique dans lequel il était interné suite à la disparition de son petit frère alors qu’il était sensé le surveiller. Une fois revenu chez son père, il se met à avoir des visions dans lesquelles il aperçoit son petit frère.
J’ai vraiment adoré ce film, film de fantôme assez angoissant, même si y’a quelques éléments relativement grillés à 15 mères à la ronde. Plus d’infos sur ce film , avec le trailer sur Mad Movies. Et ça fait assez bizarre de retrouver Le mec qui joue joue Draco Malefoy dans Harry Potter dans ce film.
Ensuite, le lendemain, c’était la Nuit Interdite, le point fort du festival avec 3 courts et deux longs métrages.
Premier court, Side Effect, où un étudiante qui fait du baby sitting voit sa soirée virer au cauchemard (enfin surtout pour les parents). C’est vraiment très classique, j’ai été assez déçu, je pensais que j’allais être surpris, mais non, tout était prévisible, jusqu’à la scène finale.
Le trailer :
Le deuxième court métrage, I Live In The Woods!, est un film d’animation totalement barré qui raconte une journée type d’un fermer américain et de sa rencontre avec Dieu. J’ai adoré le style graphique, le court est très bien réalisé, tout la salle s’est marrée/à applaudi tout le long, c’était vraiment une bonne surprise.
Le trailer :
http://www.vimeo.com/1082331
Vient ensuite le premier long métrage, Seventh Moon, par l’un des deux réalisateurs du projet Blair Witch, Eduardo Sanchez. Il raconte l’histoire d’un couple d’américains partis passer leur lune de miel en Chine pendant la fête des fantômes.
Bon, je m’attendais à mieux sachant que c’était Eduardo Sanchez aux commandes, même si le fait que le film se passe en Chine et allie à l’horreur des éléments de mythologie chinoise est un concept assez intéressant. Le film pèche par quelques longueurs et un final chiant au possible tentant de faire chialer la ménagère moyenne dont on aurait très bien pu se passer .
Le trailer :
Ensuite, le court métrage le plus barré du festival , j’ai nommé Treevenge, court canadien qui raconte la révolte des sapins au moment noel, de façon assez gore, c’est un pur bijou du genre, du gros gore qui tache et qui fait rire, un petit extrait :

Et enfin, le dernier film de cette nuit, La raiz del mal, film espagnol dans la continuité de treevenge, vu qu’il parle d’un village au moyen âge attaqué par des démons arbres. Ce film est du total n’importe quoi, les acteurs mauvais au possible, le script tient sur le buvard de lsd qu’a du absorber le real avant de pondre l’histoire, c’est gore, y’a un ratio de 3 nibards/minute , les dialogues sont exceptionnel , les insultes fusent “ Fils de bâtard d’un millier de putains” , bref, un grand moment de bonheur.
Le trailer :
On à eu le droit à quelques “surprises” lors de cette nuit : Le trailer non censuré d’inglorious bastards, quelques faux trailers de Grindhouse, et le trailer du prochain Sam Raimi , qui s’annonce assez bien.
Donc, dans l’ensemble, un assez bon festival quand même, la qualité des courts surpassant celle des longs qui m’ont un peu déçus, je m’attendais tout de même à mieux.
C'est vous qui le dites