Squat temporaire

Temporaire, jusqu’à ce que j’en ai marre le blog de Ouamdu.

Darksiders, les hétérosexuels ont enfin leur Zelda

Mercredi 3 novembre 2010 à 19:00

darksidersBien qu’il soit sorti récemment sur PC (notamment dans une édition collector tout à fait charmante), c’est sur Xbox 360 que je me suis lancé dans Darksiders, enfonçant encore un peu plus la consolisation de mon âme. Je n’ai beau pas être un gros mordu de beat’em all, le jeu de Vigil Games m’a radicalement pris en otage depuis une quinzaine d’heures (environ les 3/4 du jeu).

Guerre épais

Bon, déjà le jeu a sacrément de la gueule. Le design “comics” est fabuleux (en même temps, c’est Joe Mad qui est aux commandes), les personnages ont un charisme de folie  et les décors son plutôt impressionnants, mélangeant gentiment les rues de New York avec un univers fantasy post-apo du plus bel effet. Les boss, tout comme certains mobs imposent le respect. Guerre (War en VO, c’est fou, non ?), le héros, transpire la classe à chacun de ses mouvements, à la fois calme et monstrueusement puissant.

Puisqu’on parle de mouvements, les animations, fondamentales dans ce genre de jeux, sont extrêmement fluides et rapides. Mais au-delà de la fluidité, les mouvements des personnages sont ultra-classes et, comme de coutume, les finish terriblement jouissifs et imaginatifs. Les développeurs ont effectué ici un vrai travail d’orfèvre. Pourquoi je m’attarde là-dessus ? Parce que ces aspects esthétiques rendent le jeu extrêmement gratifiant, et lui donnent son petit goût de reviens-y qui manquent à tant d’autres titres.

Zelda ?

Mais quel rapport avec le nabot vert et sa pouffiasse ? On retrouve dans Darksiders de nombreux éléments de gameplay déjà présents dans le jeu de Nintendo : le système de donjons, les énigmes, les “quarts” de santé, le chwal, et surtout les armes : boomerang, grappin, etc. On a donc l’impression de se retrouver devant un Zelda, en plus violent, plus gore, plus riche, plus adulte, plus classe (beaucoup plus classe, même), plus… plus… plus masculin, en somme.

Si le jeu est long, il n’est pas difficile, et on reste rarement bloqué sur un combat ou une énigme. Attention, il n’est pas “grave trop facile”, mais, si on finit régulièrement un combat avec une pichenette de santé, on meurt finalement assez peu souvent. En somme, le jeu est très bien équilibré et rarement frustrant, mais -les éléments graphiques sus-nommés aidant- on a toujours l’impression d’avoir accompli un truc de malade.

Au-delà de la baston pure et dure (et jouissive), on peut s’amuser à explorer le jeu pour trouver les petits bonus qui vont bien (”coeurs” supplémentaires, trésors, morceaux de l’armure-totalement-wtf…). Par ailleurs, avec les âmes récupérées sur les ennemis, on peut acheter de nouvelles upgrades pour les armes, de nouveaux objets ou encore des mouvements, de quoi apporter une certaine profondeur au jeu.

Vivement la suite

Darksiders est un jeu fabuleux : beau, fluide, furieux, long et riche. Une petite pépite sortie de nulle part que je recommande chaudement à mes nombreux et fidèles 3 lecteurs.

Seasons after Fall : Gameplay Trailer

Mercredi 27 octobre 2010 à 12:15

Loin de moi l’idée de soutenir un studio parce que celui-ci est petit, sans moyens et français. Par contre je soutiens volontiers Swing Swing Submarine, parce que leur jeu, Seasons after Fall, est beau et plein de bonnes idées :

Seasons after Fall - Trailer #1 de SwingSwingSubmarine sur Vimeo.

Samsung Galaxy S

Mercredi 20 octobre 2010 à 7:22

samsung-galaxy-s-1J’y connais vraiment rien en téléphones. Alors, le jour où mon fidèle Nokia 6550 slide a décidé de claquer, je me suis orienté vers le truc le plus attractif du moment, le Samsung Galaxy S, un smartphone haut de gamme sous Android. Petit test après un mois d’utilisation.

Les défauts
Le plus gros défaut du Galaxy S, c’est le même que tous les smartphone : son autonomie. Grossièrement, si on joue un peu, il faut recharger le merdier tous les deux jours, voire tous les jours. Oui, ça pique. Au-delà de ça, on regrettera l’absence d’un flash pour l’appareil photo, et -souci inhérent aux téléphone sous Android- l’impossibilité de mettre le réveil une fois le téléphone éteint. Enfin, amha le téléphone met un peu trop de temps à s’allumer. Oui, c’est tout.

Beau, fluide, fonctionnel
Ce qui choque au premier coup d’oeil, c’est la qualité et la taille de l’écran OLED, extrêmement lumineux, qui restitue fidèlement les couleurs, une vraie petite tuerie. L’interface est belle et fluide, et le tout est extrêmement intuitif. Le téléphone se synchronise avec les comptes gmail, ce qui permet non seulement de récupérer ses mails, ses contacts, mais aussi ses photos picasa, etc. Le GPS (toujours basé sur google) est très agréable à utiliser. Seul bémol, l’actuelle version a du mal avec les itinéraires à pied.

Le téléphone gère le swype (qui fonctionne en faisant glisser ses doigts d’une lettre à l’autre) qui a personnellement changé ma vie. L’Android Market propose déjà pas mal d’applications essentielles (Photoshop Express, Transparis, Barcode scanner, Youtube…) et quelques jeux. Si on est encore loin de l’App Store d’Apple, les développeurs semblent se sortir les doigts pour faire grossir le catalogue.

Finissons ce petit test par une note légère en parlant des jeux, encore assez peu nombreux. Mon préféré étant Alchemy, où il faut mélanger des éléments pour en obtenir d’autres. On part des 4 éléments de base et il faut trouver les 300 que propose le jeu. Ça a l’air très chiant comme ça, mais c’est en réalité foutrement addictif. Angry Birds (en version bêta) est également disponible, ainsi que l’immortel Jewels, toujours aussi prenant. PopCap ne devrait pas tarder à envahir le marché Android avec son Plants VS Zombies, tout comme une floppée d’autres développeurs.

Y’a bon
A moins d’être fan absolu d’Apple (ce n’est pas grave, ça arrive à des gens très biens (je crois)), je ne peux que vous recommander le Galaxy S, téléphone aussi beau que puissant, égratigné par quelques menus défauts qu’on oublie finalement assez vite.

24 novembre : journée mondiale du jeu vidéo

Mardi 12 octobre 2010 à 18:22

27546_150519848307157_1803_nL’association Loisirs Numériques organise le 24 Novembre (un mois avant noël, pratique pour mémoriser le truc) la Journée Mondiale du Jeu Vidéo.

Alors oui : dans un premier temps, ça ne sera qu’en France, mais le truc pourrait prendre des proportions plus importantes au fil des années, si le joueur et les assos se bougent un peu.

Le concept ? Bah un peu comme les autres journées dédiées : des évènements libres d’accès un peu partout en France, des tournois, des réunions de fans, et des articles dédiés un peu partout sur Internet. Les premiers détails se trouvent ici, des news doivent arriver très très bientôt.

Si vous êtes intéressés par le projet, vous pouvez contacter les mecs de l’asso à cette adresse : Contact [at] loisirsnumeriques.org.

La confédération des gameuses libres

Jeudi 23 septembre 2010 à 12:30

“La CGL (Confédération des Gameuses Libres) est une assemblée de joueuses invétérées (mais qui ont d’autres hobbies à côté comme la cuisine, la musique, la mode, le dév’ et le tricot!! Si, si, c’est possible!!)”

hello-geekette

Une série totalement insupportable sur une pseudo-geek

Bon, c’est pas nouveau-nouveau, mais un groupe de morues a créé une page Facebook et un blog ring sensés “affranchir [les femmes] des étiquettes ancestrales”. Parmi les adhérentes à ce… truc totalement inutile, on notera la webmaster du site gamongirls (au secours) et surtout la starlette montante du petit écran (pour encore à peu près 6 mois), égérie des comiques de chez Gameblog, la meuf de Monsieur Poulpe.

Pourquoi je parle de ça ? Pour vous faire part, mes chers lecteurs, de mon agacement grandissant pour ces dindes qui se prennent pour des geeks parce qu’elles ont joué pendant une heure à WoW ou qu’elles ont fait une partie en coop sur L4D (sur console, bien sûr, what else ?). Elles ne font en fait que suivre un effet de mode franchement pénible, résultat probable de la casualisation du marché, et sont bien plus intéressées par les dernières boucles d’oreilles Mario que -totalement au hasard- de savoir si Duke Nukem Forever ou Fallout New Vegas tiendront toutes leurs promesses ou quand sortira le bouquin Metro 2034 en France.

Quadra en manque d’amour ? Teens opportunistes ? Fashion victims ? En tous cas, si vous avez la chance de discuter avec l’une d’entre elles lors d’une soirée bien arrosée (il le faudra, 99.9% des “gameuses libres” sont d’affeux boudins (Nielsen Netrating - Septembre 2010)), restez sur un sujet totalement superficiel. En effet, il semblerait qu’un sujet à fort potentiel comme le dernier film d’Uwe Boll sur Auschwitz ne donne qu’un flot d’inepties et de défonçage de portes ouvertes.

The Darkness

Mardi 31 août 2010 à 8:30

darknessÇa y est, c’est fait. Je suis foutu. J’ai acheté une Xbox 360. Foutu pour foutu, autant jouer à des jeux exclusifs aux consoles, non ? Mon premier contact avec The Darkness, c’était il y a 3 ans, pendant une présentation presse, et j’avais détesté. En plus de nous montrer un sale FPS console avec de l’auto-aim, 2k nous avait présenté la partie du jeu la moins réussie : la première demie-heure, qui allie intro sans intérêt et combat merdique dans un cimetière.

Les mains salies par le pad

Adapté du comics, le jeu raconte l’histoire de Jackie Estacado, un rital gothique qui se fait doubler par son oncle, patron de la mafia à New-York. Sauf que notre Jacquouille est possédé par le Darkness, un pouvoir très violent qui lui permet d’invoquer des Darklings (des genre de Gremlins avec différentes compétences, on y reviendra) et de faire des trucs plus ou moins horribles à ses ennemis.

La partie shoot est dans la moyenne des jeux console actuels. Il y a un peu d’auto aim qui permet de ne pas trop galérer. On a quelques armes très classiques mais on finira toujours par utiliser les flingues akimbo, qui sont bien plus précis (et plus fun) que le reste.

Meurs, sale gauchiste !

Heureusement, les pouvoirs du Darkness relèvent le niveau. Avant toute chose, le Darkness ne peut être utilisé efficacement que dans l’obscurité, on prend donc rapidement l’habitude de péter un maximum de lampes avant d’entamer une zone. Les différents pouvoirs permettent d’attaquer les ennemis de façon furtive avec un monstre rampant, les empaler ou soulever des bagnoles avec une queue façon Alien, ou encore leur broyer les os en créant des trous noirs.

Au-delà des pouvoirs, on peut invoquer les Darklings qui nous aident en attaquant les ennemis au corps à corps, avec une mitraillette, ou en se faisant sauter. Un autre Darkling envoie des éclairs et détruis les sources de lumière. Ils permettent aussi de résoudre de petites énigmes neuneus disséminées dans le jeu. Une fois les ennemis dessoudés, le Darkness peut leur dévorer le coeur avec une petite animation tout à fait dégueulasse et bienvenue.

Fear of the dark

Le jeu alterne les scènes de combat et de calme, dont la plupart se déroulent dans une station de métro où on peut effectuer des quêtes secondaires, appeler les numéros qu’on ramasse pendant toute l’aventure (ce qui débloque du contenu). Les stations servent aussi de hub entre les différents niveaux.

Mais cette richesse de gameplay n’est rien comparée au véritable point fort de The Darkness : son atmosphère. La musique mélancolique, présente pendant les passages calmes, est extrêmement prenante, et accompagne parfaitement le scénario à la The Crow, lequel se montre très sadique avec les différents personnages. L’histoire est bien racontée et on entre facilement dedans. Le jeu réussit là où la plupart des autres échouent : il nous fait ressentir des émotions.

Approuvé !

The Darkness est un jeu extrêmement attachant, notamment grâce à sa mise en scène et à son atmosphère très particulière. Le gameplay, assez riche, permet d’oublier un peu qu’on tient un pad dans les mains. Bref, si vous avez une console, allez-y, il se trouve à 10€ en grandes surfaces.

Civil war (with feathers)

Dimanche 15 août 2010 à 21:00

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Masters of Doom

Dimanche 18 juillet 2010 à 10:49

masters_of_doomJ’avais complètement loupé la news de Netsabes, alors quand j’ai découvert sur mon bureau un gros bouquin rouge intitulé “Les maîtres du jeu vidéo“, j’ai d’abord été sceptique. Puis la petite photo de Carmack et de Romero faisant le clown en haut de la couverture m’a mis la puce à l’oreille, et à l’ouverture du bouquin, j’eus la confirmation : je tenais dans les mains la version français de Masters of Doom, la biographie d’id Software.

Le bouquin commence par raconter l’enfance des deux John, puis leur rencontre, et relate en détail tout ce qui s’est passé jusque peu après la sortie de Daikatana chez Ion Storm. C’est écrit à la manière d’un roman, avec des tas d’anecdotes et de dialogues. C’est souvent très drôle et parfois un peu triste, surtout sur la fin, mais c’est  jamais chiant et j’ai dévoré le livre en quelques jours. La traduction est parfois un peu hasardeuse mais passe très bien.

Je n’étalerai pas ma critique pour éviter de spoiler mais après avoir lu ce roman, on ne peut que respecter ces mecs totalement tarés et passionnés qui ont fait richesse avec leur passion.

Liens :

Et toi… À quoi tu joues ?

Dimanche 20 juin 2010 à 20:07

http://www.dailymotion.com/videoxdoaj2

Dementium 2 : le fils spirituel de Blood

Mercredi 2 juin 2010 à 12:42

dementium_2J’ai très mal vécu la mort de ma carte graphique. Deux jours après, je ne m’en étais pas encore remis. En plus de ça, le manque de jeu commençait à se faire sentir, il me fallait un fix en attendant l’arrivée de la 5770. Un truc violent et malsain, me permettant d’extérioriser ma tristesse. Je ne remercierai jamais assez mon collègue de m’avoir prêté Dementium 2 sur Nintendo DS.

Comme le 1, mais en mieux
Le premier Dementium était beau, avec une atmosphère géniale, mais souffrait de gros problèmes de conception, notamment d’un système de sauvegarde débile et d’une fâcheuse manie de faire respawner les monstres d’une pièce à chaque fois qu’on y retournait. Lourd. Heureusement, les développeurs ont commencé par corriger ces deux défauts et ont installé des points de sauvegardes de façon intelligente.

Premier choc en démarrant le jeu : c’est beau. Encore plus beau que le premier. Les décors fourmillent de détails plus ou moins malsains, les textures et les modèles sont très réussis. Second choc, juste après le premier : Dementium 2 est entièrement localisé en français, du texte à l’écran jusqu’aux voix en passant par les panneaux in-game. Rare pour un jeu DS ! Surtout que les voix sont plutôt convaincantes, en tous cas, bien plus que la plupart celles des jeux nextgen.

Les musiques héritées du premier épisode font toujours leur petit effet et contribuent, avec les sons bien dérangeants qui nous harcèlent entre deux silence de mort, à développer une atmosphère glauque et oppressante. Dans le noir et au casque, ce petit jeu DS arrive donc à mettre le joueur mal à l’aise et même à faire sursauter de temps en temps.

L’antre de la folie
Dans Dementium 2, on se réveille dans un hôpital psychiatrique et on est directement conduit à notre cellule. Heureusement (?), le personnage a de nombreuses hallucinations qui lui permettent, dans ce cas précis, de s’échapper. Concrètement on passe dans une version cradouille du niveau dans lequel on se trouve, exactement comme dans F.E.A.R. Le but du jeu va être plus ou moins de comprendre ce qui se passe.

Le jeu est assez linéaire mais nous fait traverser des décors plutôt variés, très réussis, dont une bonne partie en extérieur, qui font énormément penser à Blood (ça y est, on y vient), tout comme l’arsenal. On y retrouve des armes plus ou moins classiques, allant du simple flingue au combo briquet+bombe aérosol ainsi qu’une massue ou encore un pistolet à clous. Le jeu alterne agréablement des combats au corps à corps très rigolos et des gunfigts un peu mous du genou. Le tout reste très maniable.

Les ennemis sont plutôt variés (zombies divers, gardes de sécurité, machins qui sautent à la Half-Life), certains demandant des techniques bien spécifiques pour les dessouder, et certains boss -en particulier l’avant-dernier- sont assez gigantesques, même si ils manquent un peu de patate. Au-delà des combats, le jeu propose quelques mini-énigmes rafraîchissantes et jamais soûlantes.

En fait, le jeu n’a que deux gros défauts. Premièrement, il est bien trop facile. En mode normal, je ne suis mort qu’une seule fois contre le boss final, et comprenez bien que j’ai toujours été nul contre les boss. Deuxièmement, le jeu est vraiment trop court : je l’ai bouclé en 4 petites heures. On débloque petit à petit des arènes pour le mode “survie” (où on doit descendre des ennemis dans des arènes) mais cela ne devrait pas amuser les gens plus de dix minutes.

Un très bon FPS sur DS
Avec son ambiance glauque et malsaine ainsi que son arsenal bien fourni, Dementium 2 fait beaucoup penser à Blood, et un peu à F.E.A.R., aussi. Dommage que le jeu, terriblement accrocheur, ne se finisse si vite. Il est déjà disponible aux U.S. et sortira en France le 24 juin (à priori). A essayer absolument.