Squat temporaire

Temporaire, jusqu’à ce que j’en ai marre le blog de Ouamdu.

Archive pour la catégorie ‘Non classé’

sccPremière heure
Ma première heure sur la campagne solo de Splinter Cell Conviction a été une agréable surprise, je dois dire. Joliment emballé avec des graphismes sympathiques et une musique mignonnette, le gameplay offre de l’infiltration-bourrin extrêmement fluide et très accessible. Alors oui : ça n’a rien à voir avec du Splinter Cell traditionnel et le jeu, même en hard mode, est relativement facile.

Deux nouvelles features ont permis à tonton Ubi de rendre le jeu plus accessible :

1) Le dernier emplacement où les ennemis vous ont repéré est indiqué visuellement : cela vous permet de tendre des pièges avec des mines ou de vous mettre en position confortable pour les aligner.

2) Le “Mark & PWN” (je me souviens pas du vrai nom) : après avoir fait un silent kill, on peut marquer des ennemis (juqu’à 4 je crois), et d’une simple pression sur un bouton, Sam Fisher les atomise au ralenti d’une balle dans la poire.

Un jeu “Ubisoft”
Mes premières impressions m’invitaient à penser qu’Ubisoft avait enfin embauché des game designers. Et puis il y a eu ce passage de shoot bourrin en Afghanistan totalement débile qui n’a vraiment rien à faire là. Et la seconde partie de la campagne qui laisse peu à peu de côté l’aspect “infiltration” au profit du bourrinage pur et dur, sans parler du scénario qui dérive dans les conneries de complot gouvernemental qui côtoient les sentiments poignants du héros. Totalement gerbant.

Le jeu, alors propret au début de la campagne, part dans du grand n’importe quoi : dans certaines zones, on a (sans savoir pour quoi) une jauge de “Mark & PWN” infinie, on assiste à des fautes de goût incroyables, comme cette cinématique longuette impossible à sauter juste avant un passage bien chaud, des interrogatoires qui traînent en longueur… Heureusement, la campagne solo n’est pas toute seule sur la galette.

OSEF de Sam Fisher
En effet, jeu propose quelques (vastes) maps additionnelles, plus ouvertes, et jouables dans 4 modes de jeux différents, dont le plus jouissif amha est le mode Hunter, où il faut simplement déssouder tous les méchants de la map. Si on se fait repérer par l’IA, on a droit à 10 mecs supplémentaires. Déjà sympathique “de base”, le mode hunter prend toute sa saveur quand on se donne des challenges personnels, tels que “ne pas utiliser d’arme” par exemple.

On a aussi droit à une campagne coop à deux joueurs (qui raconte l’histoire qui précède celle de la campagne solo, mais ça on s’en branle un peu) que je n’ai qu’à peine efflurée mais qui est -de par sa nature multijoueur- bien plus intéressante que le mode histoire principal.

En conclusion
Splinter Cell Conviction est, dans la grande tradition des jeux Ubisoft, gâché par une ou deux idées totalement débiles (remember la malaria dans Far Cry 2) et des fautes de goût, et la courte campagne solo n’est vraiment pas fantastique. Cependant, les modes qui l’accompagnent sont assez jouissifs et bénéficient d’une excellente rejouabilité.

The Shield

Lundi 15 juin 2009

La semaine dernière est sortie en DVD l’ultime saison de The Shield, ce qui m’a enfin permis de voir la fin de cette excellente série, vu que je suis pas un sale :

  1. Américain (la série s’est terminée fin novembre là-bas)
  2. Flibustier
  3. Riche (la série a été diffusée sur Canal en début d’année)

Quéquecé ?

The Shield raconte l’histoire d’un commissariat dans un quartier fictif ultra pourrave de Los Angeles, Farmington. Grossièrement, en fil rouge, on suit l’histoire de Vic MacKey, un flic pourri jusqu’à l’os et sa brigade de choc (la Strike Team) dont les magouilles les entraînent dans des histoires toujours plus glauques, toujours plus dangereuses. A peu près à chaque épisode, l’équipe des inspecteurs enquête sur un nouveau meurtre, parfois en relation avec les petites affaires de la Strike Team. Autour de tout ça, gravitent la famille des différents protagonistes, des histoires de cul, de drogue, tout un tas de personnages secondaires et plein de trucs rigolos.

Le tout est filmé caméra au poing, diablement efficace, et chacun des épisodes dure une quarantaine de minutes. Voilà pour les présentations, passons au pourquoi cette série est si géniale.

Pourquoi cette série est si géniale

Cette série est géniale grâce à ses personnages : tous sont charismatiques, tous sont à double tranchant, tous sont interprétés par des acteurs talentueux, on s’intéresse à l’histoire de chacun, tout est fait pour qu’on s’attache au moindre grouillot du commissariat (oui, j’exagère, mais c’est à la mode sur internet)… Un exemple : Vic MacKey, le “héros”, est un monstre sans foi ni loi. Je spoil rien, là, c’est clair dès le premier épisode, et pourtant les scénaristes arrivent à le rendre extrêmement attachant au fil des épisodes, à travers, entre autres, les histoires avec sa famille. Certains personnages, très discrets au début, deviennent importants par la suite, et vice versa, mais au final, au bout des 7 saisons, on a l’impression de connaître par coeur chacun de protagonistes.

Cette série est géniale grâce à son scénario, qui, en plus de torturer ses personnages (au sens propre, même des fois), arrive à chaque saison à apporter son petit lot de fraîcheur à travers l’arrivée de personnages forts parfois campés par des bonnes tronches bien connues (Forest Whitaker absolument génial, Glenn Close…), des rebondissements qui arrivent toujours au bon moment, des brainfucks à base d’alliances et de guerres entre les gangs… On sort de chaque épisode épuisé et excité, et c’est dur de dire non à la petite voix qui nous sussure “Allez, un petit dernier avant d’aller se pieuter !”.

Bon, et enfin, cette série est géniale pour tout le reste, en fait : réalisation, musique, casting, décors (les coins pourris de L.A., le bercail…), tout cet enrobage qui fait qu’on adhère à mort, du premier épisode jusqu’au long générique du grand final.