Squat temporaire

Temporaire, jusqu’à ce que j’en ai marre le blog de Ouamdu.

Archive pour mars 2014

2004-05-05_ouamdu2Salut à toi, cher lecteur, moi, c’est Ouamdu. Ça se prononce comme ça s’écrit, avec un “u” à la fin. Tu ne me connais peut-être pas, depuis quelques mois, je suis plutôt discret sur Internet. Mon boulot ? Je travaille dans un domaine étrange, la psychométrie. C’est super sérieux, comme industrie, on conçoit des tests qui sont utilisés dans le recrutement, l’orientation et la mobilité interne. Nos clients sont des grosses et petites boîtes qui veulent en savoir un peu plus sur leurs candidats avant de leur faire passer un entretien. Ma fonction ? Je suis responsable marketing, j’analyse, je conçois des offres, je gère aussi des projets de temps en temps. Je gagne ma vie correctement, et on me file pas mal de responsabilités.

Ce qui est amusant dans tout ça, c’est que je ne serais peut-être pas arrivé là sans Nofrag.

Flashback (”éclair en arrière”, pour les québécois)
On est quelque part entre 2002 et 2003, je ne sais plus trop, c’est vraiment loin. À l’époque, je suis étudiant en informatique dans un IUT de la région parisienne, dans la même classe que channie. Tout comme lui, je suis un gros geek de jeux vidéo, d’ailleurs, il n’est pas rare qu’on se foute sur la gueule à Quake III, installé en toute discrétion dans la salle de TP. J’ai atterri en informatique parce que, grossièrement, c’est le seul truc qui m’intéresse vaguement. À vrai dire, à cette époque, je ne m’intéresse pas du tout à mes études ou à ma carrière. C’est aussi à ce moment que l’ADSL arrive à la maison, ainsi que l’accès illimité à internet et à ses communautés. L’un des tout premiers sites (et aussi l’un des seuls, il faut bien le dire) sur lequel je m’inscris, c’est Nofrag, et c’est à cette occasion que je créé ce pseudo, qui vient d’un épisode de l’émission radio “Le Monde de Monsieur Fred”. Je ne me souviens plus exactement du pourquoi du comment, mais il me semble que c’est parce que je poste beaucoup de messages et de liens vers des actualités, toujours est-il qu’après quelques mois d’activité, je rejoins l’équipe de rédaction de Nofrag.

C’est une période assez géniale. J’apprends à écrire des news grâce à Dr.Loser et Netsabes, même si je ne m’entends pas trop avec ce dernier à cette époque, je me fais les dents avec ma première interviewmes premiers tests, mes premiers concours, et même (le truc que j’avais complètement oublié) mes premières tentatives artistiques. Au-delà de ça, ça me permet de comprendre comment marchent les communautés sur internet.

Mes premières armes sur Photoshop. Impressionnant, je sais.

Mes premières armes sur Photoshop. Impressionnant, je sais.

Après, c’est un peu le flou, j’avoue. La mémoire, ça n’a jamais été mon fort. Je me souviens en bordel de conflits en interne et/ou de moi qui finit par ne plus en ramer pas une. Toujours est-il que je redeviens simple péon, et je passe à la concurrence. J’ai aussi des souvenirs, quelque part en 2004, alors que je suis en pleine année de licence, d’une grosse scission de la communauté, d’une bande de vieux cons, dont je fais partie, qui quittent Nofrag pour créer l’asile, un endroit super cool (mais pas tant que ça). Aujourd’hui, ces conflits me semblent complètement ineptes, mais à l’époque, c’était un beau bordel.

L’heure de gagner la croûte
2005. Fin des études. Je sors de ma fac diplômé d’une licence en gestion de projet/communication, et avec une seule idée en tête : travailler dans l’univers du jeu vidéo. Sincèrement, on m’aurait demandé de récurer les chiottes d’un éditeur, j’aurais accepté sans hésiter. Tant que c’était dans les jeux vidéo, ça m’intéresse. Mon CV est alors effroyablement maigre : deux pauvres diplômes, un niveau d’anglais acceptable, une expérience en tant que jardinier l’été, une autre dans un garage à faire de la saisie informatique. Histoire de connecter tout ça à mon objectif, j’ajoute à la fin une ligne : “Activités extra-professionnelles : rédacteur sur Nofrag.com, ZeDen.net”, ça et deux trois autres trucs plus ou moins vrais (sérieusement, il y a vraiment des gens qui ont cru que je faisais du sport à cette époque-là ?).

Après trois mois de recherche, je suis invité à passer un entretien chez un distributeur de jeux, pour un poste presque inconnu à l’époque : “Community manager”. Je rencontre le directeur commercial, le directeur technique, et le PDG, pour une durée totale de trois heures. À la toute fin, le big boss joue franc-jeu avec moi : “Sincèrement, vos diplômes ne nous intéressent pas trop, mais par contre on aime bien votre expérience de rédacteur, et on connait nofrag, c’est quoi votre pseudo, au fait ? Ah oui, je me souviens !”. Et voilà, mon premier job. La paye est minable, mais le boulot est super et me permets de faire mes premières armes dans un service marketing pendant presque deux ans.

Gros temps fort de ma carrière dans le jeu vidéo : la visite de mon studio préféré à Seattle

Gros temps fort de ma carrière dans le jeu vidéo : la visite de mon studio préféré à Seattle en 2008

Après ça, j’ai été quatre ans en agence, à faire du community management et de l’achat de publicité, toujours dans le jeu vidéo. J’ai travaillé avec des clients prestigieux sur des missions de plus en plus importantes. Je me suis vraiment éclaté. Je n’étais jamais bien loin de Nofrag, on a même fait quelques trucs ensemble. Puis j’ai migré chez un éditeur pour faire du vrai marketing stratégique en tant que chef de produit, sur des MMO free-to-play que tu ne peux probablement pas blairer. De loin ma meilleure expérience dans le jeu vidéo. Dommage, ça s’est terminé au bout de onze mois quand le siège a décidé qu’en dehors de l’Asie, ils n’avaient aucune chance de faire de la thune. Une occasion pour moi de changer d’industrie pour voir un peu autre chose. J’en ai aussi profité pour choper un master 2 en marketing dans la foulée, histoire d’avoir le diplôme qui va avec ma fonction, tant qu’à faire.

Nofrag toujours là
Bien sûr (et heureusement), Nofrag n’est pas la seule raison pour laquelle j’en suis arrivé là (j’ai d’énormes qualités, dont la modestie est la plus évidente), mais je trouve amusant de penser que ce site dédié aux simulateurs de meurtres y a contribué à sa façon.
Depuis que j’ai quitté le jeu vidéo, je joue beaucoup moins, et je m’intéresse globalement moins aux actus et aux chamailleries sur internet. Néanmoins, Nofrag fait partie de ces rares sites que je continue de visiter plusieurs fois par jour.

Longue vie au site, à Dr.Loser et à Netsabes, que l’allégresse emplisse votre demeure jusqu’à la fin des temps. Et de la thune aussi. Faites-vous de la thune. Plein.

PS : Si vous avez des précisions ou des corrections à apporter à ce qui est expliqué, lâchez-vous dans les commentaires. Ma mémoire est vraiment lamentable.