Squat temporaire

Temporaire, jusqu’à ce que j’en ai marre le blog de Ouamdu.

Archive pour décembre 2010

Scott Pilgrim vs. The World

Dimanche 5 décembre 2010

scottScott Pilgrim vs. The World est le nouveau film d’Edgar Wright (Hot Fuzz, Shaun of the Dead) adapté du Comic du même nom.

Le pitch : Scott Pilgrim est un jeune loser entre-deux-jobs qui joue dans un groupe (les Sex Bob Ombs), et qui sort plus ou moins avec une chinoise de 17 ans. Il va cependant rencontrer la belle Ramona Flowers avec qui il ne pourra continuer à sortir que si il bat ses 7 ex maléfiques (!).

Le film est une excellente adaptation du comic : c’est frais, très geek (mais accessible), les acteurs sont bons. Les répliques sont excellentes, et on ne s’emmerde pas une seule seconde. Les combats sont extrêmement bien tournés et on retrouve le style de l’excellent Edgar Wright. Le scénario prend naturellement quelques libertés, mais rien de bien méchant, certains personnages y perdent juste un peu en profondeur.

Bref, allez le voir, et vite. Le film a fait un flop aux US, et n’est que très peu diffusé en France. Si vous avez la flemme de sortir, le Blu-Ray US est dézoné et contient les sous-titres FR, tout ça pour une vingtaine d’euros.

Fable 3 : le RPG pour les enfultes

Mercredi 1 décembre 2010

fable3Fable est le “RPG” (notez les guillements) de Microsoft pour sa Xbox 360. N’ayant qu’à peine approché les deux premiers, je me suis lancé dans ce troisième épisode sans conviction profonde ni aucune appréhension.

Des guillements, on t’a dit

Fable III est donc un “RPG” très console : on choisit son sexe et basta. Plus tard dans le jeu on pourra customiser son personnage (comme dans les Sims), mais également ses maisons (comme dans les Sims). L’évolution se fera à travers des machins lumineux -gagnés lors de quêtes ou lorsqu’on tue un ennemi- qui permettent d’ouvrir des coffres qui contiennent eux-même des améliorations d’attaques ou d’expressions pour les relations avec les PNJ.

Pas trop de quoi s’exciter à ce sujet, cela dit, vu que le relationnel -tout comme la propriété de maisons- est très accessoire et ne sert vraiment pas à grand chose. Ce n’est même pas très gratifiant, au final, et l’argent gagné n’a pas vraiment d’utilité. Ah oui, en parlant de trucs inutiles : le chien. Il ne sert qu’à vous indiquer les endroits à creuser. Oui, oui… c’est tout.

Fingers in the noze

La première partie de l’aventure est plutôt agréable : l’univers du jeu, quoi qu’un peu kikoo lol mdr, se tient et contient pas mal d’humour. Certaines situations sont bien trouvées et les quêtes associées fonctionnent bien. Par exemple, l’une des quêtes nous demande de faire rompre un couple en draguant et en épousant l’un des deux amoureux (selon le sexe du héros)… Reste que si l’emballage est correct et agréable, le gameplay est vraiment trop simpliste pour être intéressant et l’absence totale de challenge n’aide pas à faire passer la pilule.

Et c’est un peu le gros problème du jeu : il est beaucoup beaucoup beaucoup trop facile. J’ai dû crever une fois en tout début d’aventure. Les sorts sont tellement puissants qu’on finit par passer ses combats à enfoncer le bouton correspondant tout en baillant. Et ce, même contre le boss final.

La deuxième partie du jeu, justement, est totalement insupportable. Une fois qu’on a pris les rênes du royaume (ne criez pas au spoil : c’est indiqué partout, dans chaque pub), on se tape 3 heures interminables de gestion économique avec cet affreux dilemme : Soit on fait plaisir à ses potes et on dépense tous les sous du royaume (BIEEEEEN - GOOOOD - POSITIVE ATTITUDE), soit on économise et on se met tout le monde à dos (MAAAAAL - BEURK- CACA). Oh, rassurez-vous : ce choix manichéen douteux -présent pendant tout le jeu- ne semble finalement pas changer grand chose au dénouement final.

Pour ton cousin neuneu de 14 ans

Dommage, Fable 3 a un univers sympathique et plein d’humour, et les premières heures sont assez chouettes. Si celui-ci n’avait pas sombré dans la facilité à tous les niveaux (courbe de progression, discours “bien-mal”, gameplay…), on aurait pu avoir un bon RPG-Aventure. Au lieu de ça, on boucle le jeu en 10 heures (le double si on veut faire du 100%), et à la fin, on se demande pourquoi on a tenu si longtemps.