Squat temporaire

Temporaire, jusqu’à ce que j’en ai marre le blog de Ouamdu.

Archive pour juin 2010

Et toi… À quoi tu joues ?

Dimanche 20 juin 2010

http://www.dailymotion.com/videoxdoaj2

dementium_2J’ai très mal vécu la mort de ma carte graphique. Deux jours après, je ne m’en étais pas encore remis. En plus de ça, le manque de jeu commençait à se faire sentir, il me fallait un fix en attendant l’arrivée de la 5770. Un truc violent et malsain, me permettant d’extérioriser ma tristesse. Je ne remercierai jamais assez mon collègue de m’avoir prêté Dementium 2 sur Nintendo DS.

Comme le 1, mais en mieux
Le premier Dementium était beau, avec une atmosphère géniale, mais souffrait de gros problèmes de conception, notamment d’un système de sauvegarde débile et d’une fâcheuse manie de faire respawner les monstres d’une pièce à chaque fois qu’on y retournait. Lourd. Heureusement, les développeurs ont commencé par corriger ces deux défauts et ont installé des points de sauvegardes de façon intelligente.

Premier choc en démarrant le jeu : c’est beau. Encore plus beau que le premier. Les décors fourmillent de détails plus ou moins malsains, les textures et les modèles sont très réussis. Second choc, juste après le premier : Dementium 2 est entièrement localisé en français, du texte à l’écran jusqu’aux voix en passant par les panneaux in-game. Rare pour un jeu DS ! Surtout que les voix sont plutôt convaincantes, en tous cas, bien plus que la plupart celles des jeux nextgen.

Les musiques héritées du premier épisode font toujours leur petit effet et contribuent, avec les sons bien dérangeants qui nous harcèlent entre deux silence de mort, à développer une atmosphère glauque et oppressante. Dans le noir et au casque, ce petit jeu DS arrive donc à mettre le joueur mal à l’aise et même à faire sursauter de temps en temps.

L’antre de la folie
Dans Dementium 2, on se réveille dans un hôpital psychiatrique et on est directement conduit à notre cellule. Heureusement (?), le personnage a de nombreuses hallucinations qui lui permettent, dans ce cas précis, de s’échapper. Concrètement on passe dans une version cradouille du niveau dans lequel on se trouve, exactement comme dans F.E.A.R. Le but du jeu va être plus ou moins de comprendre ce qui se passe.

Le jeu est assez linéaire mais nous fait traverser des décors plutôt variés, très réussis, dont une bonne partie en extérieur, qui font énormément penser à Blood (ça y est, on y vient), tout comme l’arsenal. On y retrouve des armes plus ou moins classiques, allant du simple flingue au combo briquet+bombe aérosol ainsi qu’une massue ou encore un pistolet à clous. Le jeu alterne agréablement des combats au corps à corps très rigolos et des gunfigts un peu mous du genou. Le tout reste très maniable.

Les ennemis sont plutôt variés (zombies divers, gardes de sécurité, machins qui sautent à la Half-Life), certains demandant des techniques bien spécifiques pour les dessouder, et certains boss -en particulier l’avant-dernier- sont assez gigantesques, même si ils manquent un peu de patate. Au-delà des combats, le jeu propose quelques mini-énigmes rafraîchissantes et jamais soûlantes.

En fait, le jeu n’a que deux gros défauts. Premièrement, il est bien trop facile. En mode normal, je ne suis mort qu’une seule fois contre le boss final, et comprenez bien que j’ai toujours été nul contre les boss. Deuxièmement, le jeu est vraiment trop court : je l’ai bouclé en 4 petites heures. On débloque petit à petit des arènes pour le mode “survie” (où on doit descendre des ennemis dans des arènes) mais cela ne devrait pas amuser les gens plus de dix minutes.

Un très bon FPS sur DS
Avec son ambiance glauque et malsaine ainsi que son arsenal bien fourni, Dementium 2 fait beaucoup penser à Blood, et un peu à F.E.A.R., aussi. Dommage que le jeu, terriblement accrocheur, ne se finisse si vite. Il est déjà disponible aux U.S. et sortira en France le 24 juin (à priori). A essayer absolument.